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Quand la maison commune brûle, les intérêts généraux doivent primer les intérêts individuels

« Á nda gaɗə vogú ń ndáw giy á ɗé ? á kəda gaɗa. » (N’gèlègədma Mafahay)

 

« Et on dit que la maison a brûlé ? Dit le chien. » (Proverbe Mafa)

 

« And we say that the house burned? Said the dog.» (Mafa Proverb)

 

Moralité : Un être humain qui se respecte place l’intérêt collectif avant l’intérêt individuel, garde l’espoir même en cas de lourdes pertes, et ne se comporte pas comme un animal.

 

Proverbe envoyé par Goulimé Michel

Département des Sciences Biologiques
Université de Ngaoundéré – Cameroun
Professeur des Lycées
Sciences de la Vie et de la Terre, de l’Éducation à l’Environnement, d’Hygiène et de la Biotechnologie (SVTEEHB)

 Invitation : Nous invitons les internautes de tous les pays du monde à nous envoyer les proverbes dans leurs langues maternelles en précisant leur traduction en français ou en anglais et leur signification. Nous nous efforcerons de les commenter à la lumière de la Bible.

Commentaire à la lumière de la Bible

Le monde entier est secoué par des tensions et des crises diverses même si certaines nations en ressentent les soubresauts plus que d’autres.  Or, dans un contexte agité, les populations ne réagissent pas de la même manière. Tandis que certains se battent pour éteindre l’incendie qui menace de décimer la barque commune, d’autres cherchent plutôt à noyer leurs semblables en vue d’en tirer des profits égoïstes. Dans ce dernier cas de figure, l’intérêt individuel annihile tout capital d’altruisme ou de patriotisme au point où l’intérêt supérieur de la nation s’évanouit comme par enchantement.

 

C’est justement ce phénomène qui intéresse le proverbe Mafa mentionné ci-dessus. Michel GOULIME, qui a bien voulu le soumettre à notre analyse, a aussi eu la gentillesse de le situer dans son contexte culturel en ces termes : « Ce proverbe est tiré d’un récit imaginaire Mafa. On raconte qu’un chien en promenade avait appris que la maison de son maître était en feu. Consterné, il prit ses pattes au cou pour l’aider. Arrivé dans la cour de la maison, le chien, sans effort aucun, aperçut immédiatement son plat bien à l’écart et à l’abri de l’incendie qui ravageait la maison de son maître. Quand il vit son plat, il s’exclama : et on dit que la maison brûle, alors que mon plat n’a pas été touché ! Pour ce chien, la vie se résume à l’existence de son plat; tant que son plat existe, il ne manquera pas de quoi manger. »

 

A première vue, l’herméneutique de ce proverbe est aisée. Cependant il faut se garder d’une approche simpliste car, en réalité, ceci est une parole de sagesse à triple référence. S’il est tout à fait logique d’y voir une condamnation de l’égocentrisme à peine voilée sous le manteau de l’ironie, ce qui en constitue de fait la première facette, il faudrait encore se replonger dans l’imaginaire mafa pour déceler la seconde facette de l’adage tant elle semble défier les contours contextuels susmentionnés. En effet, la seconde facette se trouve dans la consolation résultant d’un constat important que fait le chien : il réalise que son plat est à l’abri de l’incendie. Tout n’est donc pas perdu. Il y a de l’espoir. Mais attention, il ne faudrait pas s’arrêter là car ce proverbe insolite oppose un être humain (le maître) à un animal (le chien). Du coup, une étincelle en illumine subtilement une troisième facette dont la nature est philosophique : l’être humain qui ne voit que ses gains personnels dans un contexte où la communauté est en danger n’est pas différent d’un animal. En somme, trois leçons se dégagent de ce proverbe :

  • L’intérêt de la communauté doit l’emporter sur l’intérêt individuel.

  • En cas de perte lourde, il faut garder l’espoir en s’appuyant sur ce qui a été préservé.

  • Un être humain digne de ce nom doit se démarquer de l’animal dont le comportement est purement instinctif.

Ces trois leçons s’inscrivent dans la droite ligne des recommandations bibliques. Penchons-nous d’abord sur la première. La Bible encourage justement la considération des intérêts des autres. Aussi est-il écrit dans Philippiens 2:3-4 (Version Louis Segond): « Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres.” Ceci rejoint, entre autres, le texte de 1 Corinthiens 10:24 (Version Louis Segond) où il est écrit: « Que personne ne cherche son propre intérêt, mais que chacun cherche celui d’autrui.”

 

La seconde leçon nous rappelle un épisode de la vie de David décrite dans 1 Samuel 30 où il semblait avoir tout perdu. La ville de Tsiqlag où il avait trouvé refuge avec ses amis et les membres de leurs familles respectives était complètement brûlée en leur absence. Au départ, ils étaient convaincus d’avoir tout perdu : leurs biens, et surtout leurs épouses et enfants bien-aimés. La détresse était à son summum, à telle enseigne que les amis intimes de David menaçaient de le tuer. C’est dans ce contexte où la crise était à son paroxysme que David a eu la sagesse de réaliser une vérité spirituelle profonde : Dieu est un rempart contre le désespoir. C’est alors qu’il reprit courage en s’appuyant sur l’Éternel, se lança à la poursuite des assaillants et, le Seigneur aidant, il retrouva tout. Bien plus, Il amassa un butin considérable en guise de bonus. C’est ce genre de disposition intérieure qui permit à David de reprendre courage et de renverser une situation désespérante que la sagesse Mafa conseille face à l’adversité et aux pertes les plus colossales.

 

La troisième et dernière leçon est aussi un écho de ce que Dieu avait déjà révélé dans la Bible. Dès la création, Dieu a voulu clairement distinguer l’être humain de l’animal en le créant à son image (Genèse 1:26). Malgré la chute, il n’a pas perdu l’image de Dieu. A ce propos, le Dictionnaire Biblique Westphal fait bien de relever que

« La chute, d’ailleurs, n’effacera pas entièrement cette image de Dieu en l’homme, qui toujours sera distinct du reste des créatures, y compris les animaux. Seul en effet dans l’univers, l’homme est doué de raison et de conscience, c’est-à-dire capable de s’élever de l’intelligence des faits particuliers qu’il constate à la compréhension des lois générales du monde, et d’éprouver le désir d’un idéal moral, la souffrance de n’y pas parvenir, la repentance, la joie de devenir meilleur ; grâce à cette ressemblance divine, il pourra connaître, aimer et servir son Créateur.»

Il est donc normal que Dieu attende des hommes et des femmes qu’ils ne se comportent pas comme des bêtes privées de raison (Cf. Jude 1 :10). Par ailleurs, le Seigneur réserve un châtiment exemplaire à ceux et celles qui méprisent leur dignité si nous nous en référerons, entre autres textes bibliques, à 2 Pierre 2 :12 (Bible du Semeur) qui déclare : « Mais ces hommes-là agissent comme des animaux dépourvus de raison qui ne suivent que leurs instincts et sont tout juste bons à être capturés et tués, car ils se répandent en injures contre ce qu’ils ne connaissent pas. Aussi périront-ils comme des bêtes. »

 

Malheureusement, l’humanité semble s’enfoncer chaque jour davantage dans une animalité déconcertante au point où d’aucuns en viennent à affirmer avec le compositeur et pianiste français Erik Satie (1866-1925) : « Plus je connais les hommes, plus j’admire les chiens. » Pourtant, tel n’est pas le plan du Dieu Créateur pour la société humaine. Au contraire il a mis en nous la raison, la volonté et les atouts nécessaires pour surmonter nos penchants égocentriques en vue de bâtir des familles, des communautés, et des nations où règnent l’unité dans la diversité, la justice sociale dans la miséricorde, l’amour dans la vérité, la prospérité dans la solidarité, et le vivre ensemble dans le respect mutuel. Évidemment, pour que cet idéal se mue en une dynamique de transformation sociétale positive et concrète, chacun, à son niveau, est appelé à placer l’intérêt collectif avant l’intérêt individuel, à sauvegarder l’espoir quelle que soient la lourdeur des pertes subies et à refuser quotidiennement de se rabaisser au niveau d’une bête féroce pour son semblable.  C’est à ce prix que les concertations, les dialogues, les médiations, et diverses autres initiatives ayant pour but d’éteindre les mille et un feux existentiels qui menacent de détruire nos pays, nos régions, nos communautés, nos églises, ou nos familles, porteront des fruits doux et durables. Que Dieu nous vienne en aide !

 

Pr Moussa Bongoyok

(Copyright by Moussa Bongoyok, 2019)

Pasteur René DAIDANSO

PROVERBES PARKWA (PODOKO)

Proverbes Parkwa (recueil 2)

  1. « Narә ujә yәwә da harә maɗi laki a daraja mәna », en Français : « Même une goutte d’eau dans la mer a sa valeur »

Explication : personne n’est insignifiant dans un groupe, chacun a son rôle à jouer et sa contribution à construire ensemble avec les autres

  1. « A utsəkә ka dә huɗa », en Français : « Tu as la poule dans le ventre »

Explication: Le proverbe s’adresse à celui qui mange trop et qui mange de tout, comme si une fois dans son ventre, une poule qui y demeurent mange tout et il a à nouveau faim.

  1. « A gәli a vaki kutәrә hiyә la”, en Français : « Le mil ne grandit pas en une journée »

Explication: Pour réaliser un projet, il faut de la patience. Ça ne se réalise pas du jour au lendemain, mais ça doit prendre du temps. Parfois, on ne s’aperçoit pas combien de temps et comment cela a pris, tout comme on ne peut s’avoir quand et comment le mil germe et grandit. (L’agriculture du mil est la principale activité économique des Parkwa).

  1. « Wayә mәgә deke », en Français : « regardez ce fou là-bas ».

Explication: selon une dévinette Parkwa, il s’agit de la porte. Elle est assimilée à un fou parce qu’elle est statique, inerte et immobile. Le fou c’est celui qui ne veut pas travailler. Il refuse de bouger parce qu’il ne veut pas travailler et il se prend au piège quand le danger arrive.

  1. « Ma tavә fәtәla ndi mudarә kәni farә ba sәda ŋgutsa », en Français : « Même quand on rase la tête les cheveux finissent encore par sortir »

Explication: ce proverbe était utilisé pour encourager les travailleurs au champ. Il faut en effet labourer le champ deux ou trois fois avant de récolter.

  1. « Menә mәndә dzalә slɨrә laki a uzhә mbulә la », en Français: « Celui qui a mal a la dent ne mange pas le tamarin »

Explication: lorsqu’on mange des tamarins non murs, les dents s’aggacent. De même, celui qui est malade doit éviter de manger tout ce qui peut aggraver sa maladie.

  1. « Gumba dә yәwә laki a tsamәla akә nda ndә yәwә ufuwә fa la », en Français: « le crapeau dans l’eau ne sais pas qu’il existe de l’eau chaude »

Explication: On peut se vanter, se divertir ou s’en foutre de tout; mais viendra un moment ou quelque chose va s’abattre sur nous à l’improviste, comme si on jettait un crapeau dans l’eau chaude.

  1. « Na menә mbәɗәla sәkurә ɓurә sә ɗala la; Na menә mbәɗәla ɓurә sәkurә sә shehi la », en Français : « Le sucre ne peut pas remplacer le sel dans la sauce, ni le sel remplacer le sucre dans le thé »

Explication : Nous avons ici joint deux proverbes, mais en réalité qui disent la même chose. Quelque la valeur qu’on représente à certains endroits, quelque part nous devenons sans valeur voire même un vice. Sachons dans ce cas nous retirer pour laisser la place à qui elle revient de droit. Une fois que le sucre est versé dans la sauce, ou que le sel est versé dans le thé, même une forte dose de l’ingrédient normal ne pourra pas réparer le problème d’un côté comme de l’autre.

  1. « Ba nәwalә ndәli hawә zlaɗa laki nәsa », en Français : « Un homme qui fuit devant un problème/un danger/une souffrance est une femme ».

Explication : Dans une famille, en cas de danger, c’est l’homme qui doit l’affronter tandis que la maman met les enfants à l’abri. En cas de souffrances et de problèmes, c’est le mari qui doit chercher les solutions, et subvenir aux besoins. Démissionner dans ces cas, c’est renoncer à la place de père de famille. Ce qui risque de créer un déséquilibre dans la famille en question.

  1. « A nda gana shifi la », en Français : « La vie n’a pas de prix ».

Explication : La vie humaine n’est pas une valeur marchande. Il faut être prêt pour sacrifier tout si cela peut aider à sauver ne serait-ce qu’une vie. Jusqu’à récemment dans les sociétés traditionnelles, on voyait une grande mobilisation pour aider les malades mourants ou les femmes enceintes. Mêmes les ennemis jurés s’entraidaient dans ces situations.

  1. « Dә vara kamba menә ŋә ndi tsamәla daraja ndәɗi yәwa », en Français : « C’est dans le désert qu’on reconnait l’importance d’une goute d’eau » (Oussalaka Jean Wadawa).

Explication : Quand on est dans le manque, même un apport minime a la valeur d’un grand don.

  1. « Sayә a tsari ɓәlәvә kwa lәkutu ŋә ndi dzɨgә nafә mәna », en Français: « C’est quand les jujubes sont bons qu’on en jette l’arbre [avec des pierres] ».

Explication : Quand l’arbre a de bon fruits, on le harcèle, on jette des pierres dessus, etc. pour que ses fruits tombent et qu’on en mange. De même, dans la vie, quand les gens s’acharnent sur toi, cela peut être le signe de la grandeur de ta personnalité.

  1. « Na manә ŋgәlalu ndi akә ndula ta da havә kayәutsәkә la », en Français: « On ne peut pas empêcher le chat sauvage de s’approcher du poulailler ».

Explication: Le chat sauvage se nourrissant des volailles, on peut dire qu’il est impossible d’éloigner un individu de là où se trouve la source de sa ration alimentaire. Le proverbe était destiné à encourager les populations à revenir au village pendant les pluies pour cultiver les terres, héritages des ancêtres. Jusqu’à nos jours, plusieurs Podoko travaillant dans l’informel dans les grandes villes (Yaoundé, Douala, Ngaoundéré, Kousseri, Garoua, etc.) pour gagner leur vie, reviennent toujours au village vers les mois de mai et juin. Ils cultivent les terres, recoltent et repartent aussitôt en ville. Parfois, le père de famille demeure en ville, mais sa famille fait toujours ce type de va-et-vient

  1. « Mәtsәrә mbehә nawa, a mbehә tà pasla », en Français: « Le voleur vole les chèvres pour les égorger ».

Explication: Un voleur ne peut pas garder longtemps l’objet volé, ni chercher à le fructifier. “Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire”. Ceci est tellement réel dans le contexte traditionnel, où l’objet volé est grande et maniable.

  1. « Zlavә kәda ɓekә zaɓi a ce daŋa la », en Français: « Un chien ne se montre pas faible chez lui ».

Explication: Au village, le chien est chargé de garder la maison. Lorsqu’il aboit, il fait preuve de son autorité sur son territoire. Peu importe sa peur ou sa faiblesse, le chien aboit toujours à la vue de tout inconnu (homme ou animal) qui s’approche de sa zone. De même l’homme doit aussi se montrer courageux et fort quand il faut défendre sa propriété ou les siens.

  1. « Zlavә kәda uzhә ɗafә a patәwә la », en Français: « Le chien ne mange pas avec le choix ».

Explication: Dans presque tous les mythes et toutes les légendes traditionnelles Parkwa, les relations d’inimitiées sont symbolisées par le chien et le chat. Deux ennemis ne peuvent donc se mettre ensemble pour prendre un repas, à moins qu’ils ne se soient reconciliés. De même, la façon donc le repas est pris dans un environnement social, ou dans une famille, fait foi de l’état et de la santé de la relation entre les individus concernés.

  1. « Nda mәndә kurә dzәgwa zhɨdә mәtɨ dә huɗә harә la », en Français: « Personne ne peut changer les lignes dans les paumes des mains ».

Explication: Il y a des voyants qui lisent à travers les lignes des paumes des mains pour prédire l’avenir de la personne. Et comme ces lignes ne changent pas, cela laisse à entendre que notre destin est tracé bien avant notre naissance, et que nous n’avons qu’à l’accepter. Mais cette explication est fanatique. Pourtant, on peut le comprendre dans un notre sens: Dieu a pour chacun un merveilleux plan que nul ne peut changer.

  1. « A walalәda mehɨyaŋwә akә melɨya akә nda ndә kɨlәfә a dagala », en Français: « C’est la souris de la cuisine (mehɨyaŋwә) qui dit à la souris des champs (melɨya) qu’il y a du poisson dans l’étagère »

Explication: Dans l’architecture podoko, on construisait dans la cuisine une sorte d’étagère en terre battue pour garder les choses d’usage courante comme le sel, le cube, le poisson, la potasse, la graisse, etc. C’était donc un endroit privilégié de ravitaillement pour les souris. Parfois, on y retrouvait même des souris des champs. On estimait donc que c’est la souris de maison qui leur a filé l’information. Ceci sous-entend que les voleurs font commerce ensemble avec des troupes infiltrées dans les lieux cibles. Ou encore, en cas de problème de vol dans le village, il ne faut pas écarter l’hypothèse d’un complice au sein même du village.

  1. « Megirәla hәrәdegweɗe », Expression idiomique qui signifie en français « Quand on te fais du bien, toi tu réponds par le mal ».

  2. « Tà dzava kuzәrә laki sayә mbɨlәlaka mәkukuri maka dәhala », En Français: « Avant de commencer à attacher ton foin, tu dois d’abord étaler ta corde ».

Explication: Chaque chose à son temps, et il ne faut pas inverser les rôles. Dans certains, cas, la loi de cause à effet est incontournable: tu ne peux pas entamer le volet 2 du travail sans avoir terminé le volet 1, sinon le travail ne serait pas digne.

  1. « Menә mәndә a yәwә mbavә a cege laki, a dә ŋa dà bɨrәdә kuma sә udzara la! », En Français: « Celui qui a la soupe dans sa marmite ne doit pas aller à la chasse aux souris avec les petits enfants ».

Explication: Exhortation à éviter la gloutonnerie, l’excès de table et l’accaparement. Celui en a déjà assez doit laisser les autres chercher les leurs en tranquilité. La gourmandise ne paie pas.

  1. « Ŋgulәmә dakarә ndәguva ɗәwa harә menә ŋә jemi narә maka kwaraku ŋa », En Français: « Vaut mieux pour toi faire face à hyène que d’être jugé par ta conscience ».

Explication: La conscience est un juge interne. Elle nous condamne, nous ronge et peut nous détruire affectivement et moralement. Le mental est plus important que le corps, donc une attaque du mental par notre propre conscience n’est pas préférable à une attaque physique d’une hyène. Il faut donc que chaque homme soit en règle avec sa conscience, faire le bien et ne pas être accusé par sa propre conscience.

  1. « Ŋә wa hɨyә dà ɓɨzhә mekuɗehe na? », En Français: « A qui est ce mil que l’oiseau (de la famille de pigeons et colombes) va détruire? ».

Explication: La mekuɗehe est un oiseau de la famille des pigeons et des colombes, qui saccage les récoltes (mil et fonio principalement). Il déterre aussi les graines après la semence. On a mis sur pied plusieurs stratégies pour l’empêcher d’atteindre ses buts dans les champs. Selon le proverbe on peut aussi avoir l’interprétation selon laquelle, qu’il n’est pas sage d’entreprendre quelque chose quand on est pas sûr de la sécuriser et de la réussir. Nous devons travailler en connaissance de cause et, si on est sûr que l’entreprise est vouée à l’échec dès le début, voudrais mieux ne rien faire. Il faut d’abord écarter tous ce qui pourrait venir affecter négativement son évolution ou sa réussite. Souvent en période de famine, les couples chez les Podoko s’abstenaient de tout rapport sexuel pour ne pas avoir un enfant dont on sait qu’on n’en pourra pas prendre soin.

  1. « A dәfehe dәfә kәda ɗaba menә akә zlavә ŋa ndzi daŋa », En Français: « Le chien a perdu sa valeur à force de ne pas rester chez lui ».

Explication: Le rôle du chien dans les sociétés traditionelles est de garder la maison ou accompagner son maître à la chasse. Si le chien se promène çà et là de façon à demeurer plus ailleurs que chez son maître, il perd son importance aux yeux de celui-ci, il se dévalorise. Il en est de même pour les hommes, qui sont exhortés à ne pas oublier leurs origines, à toujours revenir chez soi pour aider les autres. Si avec nos richesses nous construisons ailleurs ce qui n’existe pas chez nous, nous contribuons à la regression de nos sociétés natales. Ce proverbe est de nos jours brandi quand un jeune podoko (garçon ou fille) ayant fait des études ou un travail aisé, entreprend un projet de mariage exogamique.

Proverbe soumis et commentés par Alliance Fidèle ABELEGUE – Etudiant à l’Institut Universitaire de Développement International (IUDI) et

à l’Université de Yaoundé I

(c) Copyright by Contributions africaines, 2016

Conférence internationale sur la famille

Affiche  IUDI Conference 2016.jpgProgramme de la conference.jpg

UN TEMPS POUR TRAVAILLER

“Bawan damana baturen rani.” (Hausa proverb)

Slave during the rains lord in the dry season.” (Hausa proverb)

“Esclave en saison pluvieuse, roi en saison seche.” (proverbe Hausa)

Signification: Il y a un temps pour travailler et un temps pour se divertir.

Source : C.E.J. Whitting Hausa & Fulani Proverbs (Lagos, The Government Printer, 1940) p. 105.

Commentaire à la lumière de la Bible

L’habitat naturel des Hausa se situe principalement en zone sahélienne caractérisée par une courte saison pluvieuse et une longue saison sèche. Dans un tel contexte, le paysan ne saurait s’amuser en saison pluvieuse sans courir le risque de regretter amèrement une telle irresponsabilité. Par contre, celui ou celle qui travaille intensément pendant cette période a plus de chance d’avoir une bonne récolte et d’en jouir pleinement en saison sèche.

C’est dans ce contexte que s’inscrit le proverbe sur lequel nous méditons. En clair, ce proverbe est une exhortation à laisser tomber l’orgueil et les nombreux défauts qui constituent des obstacles sur la voie de l’ardeur au travail, et à se rabaisser même au niveau de l’esclave s’il le faut pour un temps, en vue de gagner un plus grand honneur au moment opportun. Force est de relever que le travail précède la réjouissance. L’ordre est important. Le discernement du temps convenable pour chaque type d’activité aussi.

Ceci nous rappelle plusieurs textes bibliques. Le plus célèbre est Ecclésiastes 3 :1-8 qui souligne avec force qu’il y a un temps pour toute chose. L’alternance des saisons, des circonstances et des opportunités impose donc la sagesse dans tous nos agissements sur terre. Sur une note plus spirituelle, deux autres textes méritent notre attention. Le premier, qui provient du même livre, interpelle les jeunes à ne pas oublier le Dieu Créateur au temps de la jeunesse car le vieillissement et la mort attendent au carrefour (Ecclésiastes 12 :1-8). Malheureusement, nombreux sont ceux et celles qui n’atteignent même pas la vieillesse car, comme l’a si bien dit Martin Heidegger « Dès qu’un homme est né, il est assez vieux pour mourir. » Or, et c’est justement là qu’intervient notre troisième texte, qui affirme que le sort de tout être humain est de mourir une seule fois après quoi intervient le jugement divin (Hébreux 9 :27).

Dans tous ces cas, il est important de travailler, d’exceller au service de Dieu et du prochain, avant qu’il ne soit tard. Ceci n’est pas sans entrainer des sacrifices. Mais la joie, la satisfaction et la récompense qui accompagnent tôt ou tard un travail honorable sont de nature à nous encourager dans nos diverses tâches.

Moussa Bongoyok

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2015

NOEL OU LA GENEROSITE DIVINE EN ACTION

Wĕnnaam nug wogma. (Proverbe moaaga du Burkina Faso)

La main de Dieu est longue. (Proverbe moaaga du Burkina Faso)

God’s hand is long (Moaaga Proverb from Burkina Faso)

Moralité: La générosité divine surpasse de loin la générosité humaine.

 Source : Wendinminté Ouedraogo Proverbes du Moogo Tome I s.d. p. 172.

 

Commentaire à la lumière de la Bible

Notre sœur Catherine du Burkina Faso a bien voulu nous faire parvenir un trésor de proverbes de son pays qui nous occupe en cette période de vacances de Noël. Wendinminté Ouedraogo, l’auteur des deux tomes de Proverbes du Moogo, a fait un excellent travail et il mérite d’être salué et encouragé. L’Afrique dort sur d’énormes richesses culturelles dont elle a pourtant besoin tant pour son propre développement holistique que pour celui des autres continents.

En parcourant le premier tome du livre qui n’est malheureusement pas daté, nos yeux se sont longuement attardés sur le proverbe susmentionné qui semble bien cadrer avec cette période où les chrétiens célèbrent la venue du Seigneur Jésus-Christ dans ce monde. Dans son commentaire, l’auteur compare la générosité divine avec la générosité humaine et trouve que : « La main de Dieu est celle qui partage et qui ne discrimine pas, c’est la main qui sauve. Le partage de Dieu est juste et équitable. Chaque être humain a sa part. Qu’il s’agisse du pauvre, du riche, de l’infirme, de l’orphelin, de la veuve, de la personne âgée, de la femme ou de l’enfant, etc. » (p. 172).

 

Ceci illustre bien le don parfait, célébré en cette fête de Noël, en la personne du Christ Jésus. Il est un don de Dieu pour le salut de quiconque croit en lui (Jean 3 :16). Il est venu pour toutes les couches sociales. Sa naissance a été célébrée en haut lieu par les anges (Luc 2 :9-14) et par des personnages de haut rang (Matthieu 2 :10-11). Elle a aussi été acclamée parmi les êtres humains, hommes et femmes, de condition plutôt modeste (Luc 2 :4-7 ; 14-38). Durant son ministère terrestre, le Seigneur a accueilli et servi tout le monde : hommes et femmes, petits et grands, Juifs et non Juifs, religieux et irréligieux, riches et pauvres, bien portants et malades, amis et ennemis. Une simple relecture du Nouveau Testament suffit pour s’en rendre compte.

 

Fort de cet exemple parfait, nous invitons nos sœurs et frères disciples du Seigneur Jésus-Christ à fêter Noël dans le même esprit. Partageons la joie du Seigneur avec nos prochains sans discrimination aucune. Aimons-les d’un amour sincère. Soyons généreux dans la limite de nos possibilités tout en faisant usage de la sagesse et du discernement dans chaque circonstance. Faisons du bien à nos semblables selon la mesure de la grâce que Dieu nous accorde. Et, par-dessus tout, ne gardons pas pour nous-mêmes le trésor de la Bonne nouvelle du salut gratuit en Jésus-Christ pour le salut de quiconque se repent et croit en lui. Au contraire, partageons-la humblement mais fidèlement (Mt 28 :18-20 ; Actes 1 :8 ; 1 Pierre 3 :15). Cela honorera Dieu, la source du bonheur que nous célébrons en cette saison.

Moussa Bongoyok

© Copyright, 2014.

Proverbes africains collectés par le Dr. Emmanuel Béché pour le compte de l’UFDI et qui seront commentés ultérieurement.

 

Proverbes en langues africaines Langues Traductions en français Significations
Kat outou kama tol anguiyo Kenga/Tchad Voir avec les yeux ne tue pas la gazelle. Si le chasseur se contente de voir courir la gazelle, il ne pourra pas l’avoir comme gibier. Donc, il faut agir si l’on veut réaliser un projet; il faut fournir des efforts si l’on veut réussir.
Kada ayi kad gone korondjo Le soleil te donnera un petit poulet. Après avoir travaillé, on s’attend à une récompense.
Bourou wang nedj nafigna yo L’âne ne se moque pas des oreilles de ses semblables. Observe-toi avant de critiquer les autres.
Kla o do va dedingne Mada/Cameroun Le bébé est allé chez ses oncles maternels. L’enfant est endormi.
Dlangneza a ga zal shawé a ma heleré dédé da Le WC d’un paresseux ne se remplit jamais. Celui qui n’aime pas le travail n’a rien dans son grenier.
Ahal gagna monagna dingne dingne La main est attachée. Il/elle est égoïste.
Géné ba tua-na Gbanga/Cameroun L’étranger ne prend jamais possession de la maison hospitalière. On ne perd rien en offrant l’hospitalité à l’étranger.
Dé tua vi gon na koro On ne construit pas une maison après la tornade, mais avant. Les actes nécessaires doivent être posés à temps, jamais après.
Gan tui ée zu kara Qui est dépassé par sa charge accuse le coussin/ qui danse mal accuse son pantalon. Il est important d’assumer toujours la responsabilité de ses actes.
Nay may backna vi huda ngali kam kuna Massa/Cameroun On ne réclame pas la peau d’une chèvre brûlée. Une fille qui a connu tant d’hommes n’a pas le privilège d’une vierge.
Wurr nikk kud mulamna La sueur coule sur toi (personnellement). On doit résoudre les problèmes familiaux en famille.
May koudi sey may koudi Haoussa/Cameroun Le riche ne traite qu’avec les riches. De nos jours, quand tu es pauvre, personne ne t’approche, personne ne veut de toi; tu restes seul dans ton coin.
Nélal sioutinaan, ammaa humtintaake Foulbé L’envoyé fait reposer l’envoyeur mais ne le satisfait pas. Quand vous envoyez une personne quelque part avec une information, l’information exacte ou originale arrive à destination avec beaucoup de modifications.
Mô lamàan mô haanné, mâa mô méête daknaan màa môhhàa aâ Dourou Tu manges le grand repas, tu ne te rassasies pas; ce n’est pas en nettoyant le fond de l’assiette avec du doigt que tu vas te rassasier.
Komie gubai na ge ma bbedjeg sei de dane ddi Nangjere Tu ne dois pas t’appuyer sur les genoux de ton prochain pour te lever. Ne compte pas sur autrui pour ta vie. Compte plutôt sur toi-même.
Toue gaï seubaa na keurandeureu gaï kaseureu Kabalaye/Tchad Quand une chèvre perce le « séco » pour sortir, tous ses « enfants » la suivent par la même voie. Tes mauvais comportements se transmettent à tes enfants.
Cicita tu d’a nga hla ahinad’a di Marba/Tchad Un seul doigt ne peut soulever une pierre. L’union fait la force.
Alein ma zlit akulo yorgo colol lâ mi te vut agu ma ned’a L’oiseau qui se lève tôt mange du fruit mûr. Le bonheur appartient à celui qui se réveille tôt.
Kakka njeda bälura digrat bei deîda Si le crapaud manque du poil au pubis, c’est parce qu’il est resté bras croisé. Rien ne se gagne sans peine; il faut d’abord travailler dur pour gagner son pain.
Ablauda ce njuvu ma galak’â Marba/Tchad On peut vider un fût d’eau salée, si l’on se met à en goûter tour à tour. Si plusieurs personnes s’entendent pour une cause donnée, ils peuvent la réaliser facilement.
Kubera ku jinie an beie kobie Nangjere/Tchad Le sang qui coule de ton nez passera par ta bouche. Quelles que soient les mésententes dans une famille, lorsqu’un frère est en difficulté, on est obligé de venir à son secours.
Kusie kang ddi, tu tie yaii bà À ton absence, ta chèvre met bas à un mâle. Personne d’autre ne peut mieux garder le bien de son prochain que le propriétaire lui-même.
Kulemaye gubaie ge ma bejege sue de dane ddi On ne peut pas s’appuyer sur les genoux de son prochain pour se lever. Il vaut mieux compter sur ses efforts personnels pour réussir plutôt que sur ceux d’autrui.
Bu sabur ra sa’a gordjo ku Zimé Le patient peut avaler une braise. Dans toutes circonstances, un homme patient a des solutions.
Béti ki bi ah sa moudjo al Mbaï Le singe qui dort ne mangera pas le haricot. L’homme est le boulanger de sa vie. S’il ne travaille pas, il n’a pas droit au pain.
Sinda goto ah al koro Si tu n’a pas de cheval, monte l’âne. Ne fait pas l’impossible pour résoudre un problème, contente-toi de ce que tu as.
Ci mkpaem me’ ne ta mbyi laebbi Tikar L’homme courageux seul ramasse beaucoup de termites. Le courageux ne recule pas devant les obstacles; il arrive toujours à ses fins.
Be ta ngwè banni lé ,shèli ci’ kwan Attache-toi les faveurs du piroguier même pendant la sécheresse. Ne néglige jamais les relations humaines; sois prudent et prévoyant.
Ngnyum mwu’ ta saèm ya konni Les cheveux grandissent, mais prennent soin d’éviter le front. Il faut savoir toujours se limiter; la patience a des limites.
Ngnyum mwu lwikwaen tà win yè wù danmi be’swu’ bwaeti Quand les cheveux de ton voisin brûlent, commence à tremper ta calvitie. Un homme averti en vaut deux.
A wouri hilife a haye pidi gnéme kayé Mousgoum On n’achète pas le poisson dans l’eau. Avant d’acheter un article ou de s’engager dans un projet, il faut d’abord bien le voir et y réfléchir.
Bera ur cu tiso djassimi Lame Celui qui s’énerve vite ne peut pas hériter des biens de ses parents. Si quelqu’un n’est pas patient dans la vie, il ne peut pas réussir les bonnes choses.
Vaïtchime cufary vaïhoubééé mi Un bélier ne peut pas devenir un bouc. Sois heureux de ce que tu es.
Bwe bwe djia ya de bwe ne nya kande Maka Rester longtemps sur une place finit par déchirer ton habit. Il faut quitter les choses ou problèmes avant qu’il ne soit trop tard.
Ngon yeil tar kei tôn Panbode/Tchad Le petit de l’oiseau accepte toujours son nid. Quelles que soient tes origines, n’y renonce pas.
Doevevogo te bet élé Éton Une seule main ne peut pas grimper un arbre. La solitude rend l’homme fragile; l’union fait la force.
Mintak mee ya te karnye La joie n’est pas contagieuse. Les états d’âme, les pensées et les comportements de l’homme ne sont pas prévisibles objectivement.
Ngul y tsan y na be La force du coup de pied se trouve dans la cuisse. La raison d’être, de vivre d’un individu se trouve dans sa culture. Il ne peut interagir avec son environnement que s’il y est intégré.
Y lee ndogo ya te woe piyes Le manguier ne produit jamais les avocats. L’individu provient héréditairement et socialement d’une entité sociale donnée.
Menyang mot ane meki me oyem o tui me vwa o mini e meme vwa Ewondo Le frère de l’homme est le sang qui coule de la langue, tu craches une partie, tu avales le reste. On ne peut abolir le lien de sang qui nous relie à nos frères.
Ba kar ki loué nvou be bele nding Ewondo On n’appelle pas le chien avec le fouet. On ne peut pas prétendre vouloir rassembler et réconcilier quand on fait preuve de méchanceté.
Ting elé biyon bi fey afan ndzang Si tu te retrouves deux fois sous le même tronc d’arbre en forêt, tu es égaré. Celui qui commet deux fois la même faute, manque de sagesse.
Wali kone wali ka yan Mbo/Littoral J’ai les ongles mais je n’ai pas le niébé. La providence ne peut pas tout donner. Il faut donc accepter ce que l’on a et s’en réjouir.
Mo bayoung a teum mo money Celui qui a des hommes autour de lui, dépasse celui qui a de l’argent. Il faut accorder la primauté aux ressources humaines et non à de l’argent.
Gawlangga ni wayara key vottara Moussey La prostituée est un jujubier au bord de la route. La prostituée est exposée à tout type de danger.
Vamang loomu ham mang lunama ka biidi Le criquet destiné au crapaud ne peut pas échapper. Personne ne peut détruire la chance de l’autre.
Korra li bona cini, golo,ga lawgio Quand l’âne finit de boire de l’eau au puits, il veut que ce puits soit bouché. Une fois que vous ayez rendu service à un malhonnête, celui-ci ne vous reconnaît plus.
Laïra Picoloni irité ni tintin Les oiseaux de même plumage volent ensemble. Ceux qui vivent ensemble se ressemblent et ont tendance à adopter les mêmes comportements.
 Lhara kaï lhalhaguara ni kai barima halaug Le sort réservé au criquet est réservé à tous les insectes. Dans une situation de guerre, on ne cible pas seulement le chef, mais l’ensemble des éléments du groupe.
Lhara djivira an lata ka baguidi Un bienfait n’est jamais perdu. Un bon acte que tu poses sera toujours récompensé.
Fatta dew ka so zoydi Le soleil d’une journée ne sèche pas les arachides. Les premières fautes sont facilement pardonnables.
Suu bay korokna tin voumdemba u djéera Les paresseux accusent le mange-mil. Celui qui ne n’aime pas le travail ou ne fait rien de sérieux trouve toujours des excuses en accusant les autres.
Kaka u gina bowong gina kangu Le hangar finira par s’écrouler sur celui qui reste longtemps sous son abri. Rester longtemps sous la dépendance de quelqu’un n’est pas une assurance. Car il finira toujours par vous abandonner d’une manière ou d’une autre, soit par la mort, le refus…
Ngot ta lhou ka tindi grak votti On n’abandonne jamais une calebasse au croisement des routes. Une fille qui manque d’une meilleure éducation peut être abandonnée à cause de son mauvais comportement.
Banang-na dang wayang soung-na L’ami intime est plus qu’un frère consanguin. Par rapport à un frère de même sang, l’ami intime peut mieux gérer ce qu’on lui confie. Car le consanguin ne tardera pas à abuser de la confiance de son autre frère.
Sounda ong so ngolo Le travail libère ou offre une grande récompense. Celui qui rend beaucoup service obtient toujours une récompense, même celle à laquelle il ne s’attendait pas du tout.
Vira hirhirra ni wayna plantanga La brutalité est la sœur de la tragédie. Être brutal et imprudent  a toujours des conséquences désastreuses.
Bad va hay madei kana Massa On attrape facilement le criquet tôt le matin quand il y a encore la rosée. Il faut profiter des opportunités dès qu’elles se présentent.
Mul ngam fum jar zolnga La vraie huile se trouve dans l’os dur. C’est dans la persévérance et l’endurance que l’on parvient à vivre aisément.(c) Copyright by Emmanuel Beche et Université Francophone de Développement International, 2012
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