Archive for the ‘war’ Category

FOR A SUBSTANTIAL BUSINESS, IT TAKES SIGNIFICANT MEANS

Malagasy Proverb

“Kojeja bi-löha tsy lanin’akôho boty.” (Ohabolana malagasy)

“Criquet à grosse tête ne peut être mangé par un poussin chétif.” (Proverbe malgache)

“A weak chick cannot eat a bigheaded grasshopper.”  (Malagasy proverb)

Meaning: For a substantial business, it takes significant means

Proverb source: Fulgence FANONY Öhabölaňa betsimisaraka (2011) p.46

Commentary in light of the Bible

Madagascar is a country that deserves more attention than other African countries. It is an extensive reservoir of under-tapped wisdom. The Malagasy have known not to sacrifice their linguistic values ​​on the altar of modernity. Language is the horse of culture. We then understand the cultural richness of the big island, which is manifested, among other things, by the density of its proverbs.

The one that caught our attention here relates to a fact that, at first glance, may seem trivial. It’s no surprise that a chick has trouble eating a grasshopper. As a keen observer, the Malagasy sage only draws a lesson from it for more complex social situations. When you have an important business, whatever the field, you must use substantial resources. It assumes that one did serious evaluation work beforehand to avoid embarking on a futile adventure. But, when the gain is considerable, we will not skimp on financial, material, or human resources.

This proverb is reminiscent of the parables of the hidden treasure and the pearl in Matthew 13:44-46:

« 44 The kingdom of heaven is like a treasure buried in a field. A man discovers it: he hides it again, goes away, overflowing with joy, sells everything he owns, and buys this field.45 This is what the kingdom of heaven still looks like: a merchant is looking for beautiful pearls. 46 When he has found one of great value, he goes and sells everything he has and buys this precious pearl. »

These two proverbs refer to the same reality. In both cases, a person finds an asset of great value beyond his assets. She decides to sell all her possessions to acquire what is more precious. The phrase « the kingdom of heaven is like… » introduces these parables and clearly outlines their parameters. We are here in a spiritual context. Faced with eternal life with all its values ​​and blessings, the ephemeral goods of this world are no match. Of course, the purpose of this proverb is not to teach that eternal salvation is linked to the dispossession of material wealth but to stick only to that which is spiritual. It is instead a question of priority, of the ability to overcome the pitfalls on the way to the kingdom of God. Other biblical texts, like Matthew 5:29-30 or 6:33, Rom. 8:18, Phil. 3:7-8 can shed some light on this. It is appropriate to sacrifice goods or privileges when they constitute an obstacle to the glorious riches of the kingdom of heaven.

If the context naturally lends itself to a spiritual interpretation, the principle that emerges from this pericope is also valid in other areas of social life. For example, Africa is being shaken badly now by corporate groups, organizations, and movements that make no secret of their purpose to sow terror or destabilize regions, nations, or a large group of countries. Someone who carefully considers the strike forces of the terrorist groups and the means at their disposal is entitled to wonder whether the national and international communities are investing the necessary ressources. In addition, extreme poverty rages on the African continent and fuels insecurity.

No country in the world, however small, is to be neglected; but seeing the more than a hundred billion of euros invested in Ukraine (https://www.statista.com/statistics/1303432/total-bilateral-aid-to-ukraine) compared to what is injected into a country like the Democratic Republic of Congo , or the countries of the Sahel, to name a few, there is reason to be doubtful.

The future of the world will not happen without the African continent. By the year 2100, Africa will be the most populous continent. Its resources are infinitely more significant than what is communicated by geologists or economists. The proof is that no year passes without discovering new deposits of mining, gas, or oil resources on the continent. The Chinese, who have been very active there in recent years, quickly understood this, even if it is not always in the interest of Africa. President Joe Biden’s recent meeting with African Heads of State is a good start. However, a more mature, holistic strategy involving African leaders is needed.

A collegial action will make it possible to realize, for example, that it is vital to carry out strategic activities at the local, national, continental, and international levels and to mobilize resources far more significant than those announced. Indeed, a ready-made solution outside the continent imposed on African leaders with unilateral conditions will never achieve the desired objectives. However, the continent’s human and mineral resources are so crucial that investing today to build stronger and more peaceful nations will generate infinitely more wealth for both nationals and the international community in the medium and long term. Only how many ears hear the advice of Malagasy friends? How many strategists still consider the teachings of the Lord Jesus Christ?

Prof. Moussa Bongoyok

NOËL: UNE FÊTE, DEUX CONCEPTS CLÉS

Aujourd’hui est un grand jour pour la chrétienté et pour ceux et celles qui, sans pratiquer le christianisme, ont adopté Noël par solidarité ou pour convenances personnelles. Aussi nous semble-t-il opportun de stimuler la réflexion sur le sens profond de cette fête et son impact pour l’humanité à la lumière de Luc 2 :13-14.

Il est écrit dans la péricope susmentionnée : “Et tout à coup apparut, aux côtés de l’ange, une multitude d’anges de l’armée céleste qui chantaient les louanges de Dieu: Gloire à Dieu au plus haut des cieux! Et paix sur la terre aux hommes qu’il aime.”  (BDS) Ces paroles font suite à la naissance du Seigneur Jésus-Christ et à son annonce solennelle aux bergers qui gardaient leurs troupeaux dans les parages de Bethléem. C’était dans la nuit. Le moment ne pouvait pas être mieux choisi pour annoncer la naissance de la Lumière du monde. Mais le symbole ne s’arrête pas là, car le choix des bergers semble hautement déconcertant. En effet, les bergers n’avaient pas bonne presse à cette époque-là. Ils étaient perçus comme des personnes sales, malhonnêtes et peu fiables. Ils étaient donc en marge de la société.  Mais, curieusement, c’est sur eux et non sur les autorités politiques, les religieux ou les hommes et les femmes d’affaires que le choix de Dieu se porte pour avoir la primeur de cette annonce aussi extraordinaire qu’exceptionnelle. Mais, quel est le sens profond de cette démarche divine ?

La clé herméneutique semble se trouver dans les deux concepts clés de la louange angélique : la gloire et la paix. Quoique le texte original soit en grec, les termes  dóxa (gloire) et eirênê (paix) renvoient naturellement à des réalités hébraïques du fait que les premiers auditeurs étaient juifs. Ainsi, la gloire ne traduit pas seulement la beauté externe et l’excellence de la nature divine. Elle reflète aussi le mot hébreu kavod qui signifie « gloire, honneur, respect, distinction, et importance ». Ainsi, au-delà de la dimension esthétique, la majesté divine est si immense qu’elle pèse d’un poids terrifiant. Du coup, les normes et conventions humaines s’écroulent comme des châteaux de cartes devant la gloire divine, ce qui donne aux bergers la même valeur aux yeux de Dieu que n’importe quel autre individu dans la société. Le raisonnement est simple : si les personnes marginalisées par leurs semblables sont valorisées par Dieu lui-même, nul n’est dorénavant exclu. Noël est manifestement une bonne nouvelle pour tous, sans discrimination aucune. Qu’en est-il du second concept ?

Là aussi, il serait aberrant de voir en la paix mentionnée dans ce texte la notion d’absence de guerre et de conflit que confère le sens étymologique de ce terme en grec. Il faudrait plutôt comprendre ce mot dans son contexte culturel et religieux. Ainsi, le vocable « paix » renvoie plutôt au terme hébreu shalom.  Il exprime l’idée d’une harmonie dans toutes les dimensions de la condition humaine. C’est l’harmonie avec Dieu(y compris le salut éternel), avec soi-même, avec ses semblables, avec ses activités, et avec son environnement. Bref, c’est un bien-être holistique. À Noël, Dieu annonce à l’humanité la solution au déséquilibre pluridimensionnel causé par la chute dans le jardin d’Eden. À travers le Christ, Dieu ne s’intéresse pas seulement au salut de son âme, mais aussi à son épanouissement physique, psychologique, social, économique, environnemental, et à sa santé intégrale. C’est d’ailleurs sous ce paradigme totalitaire que le Seigneur Jésus plaça son ministère à travers la lecture du passage du livre d’Esaïe qui s’y rapporte avec force détails (cf. Luc 4 :16-19 et Esaïe 61 :1-2 [ancienne version grecque]). Ainsi, les bergers sont devenus agents de transformation totale. Ils ont promptement assumé cette responsabilité, en propageant la bonne nouvelle dans leur environnement immédiat (cf. Luc 2 :16-20). L’on comprend alors que si des citoyens mis au ban de la société peuvent être des catalyseurs d’une paix holistique sous la nouvelle économie du salut, ceux et celles qui ont une position sociale plus honorable peuvent le faire davantage.

Ce message combien profond a donc une portée plus vaste que ne le laisse transparaître une lecture superficielle du texte ! Le fait qu’il soit mis par écrit, conservé, traduit en de multiples langues et à la portée du public contemporain nous interpelle tous. Fêter Noël, dans l’esprit du récit biblique c’est surpasser les dimensions superficielles, matérielles, commerciales, voire mondaines, pour vivre les valeurs qu’elle renferme.  Comme l’a si bien dit l’ancien Président américain John Calvin Coolidge (1872-1933) “Noël n’est pas un jour ni une saison, c’est un état d’esprit.” Si, au-delà du caractère festif et temporel, chaque être humain pouvait puiser dans la profondeur de sa relation avec le Dieu Créateur de l’univers et de tout ce qu’il renferme pour être un instrument de paix dans toutes ses dimensions, le monde serait meilleur. Qu’il plaise au Seigneur de nous accorder le courage, la sagesse, la force et la persévérance nécessaires pour être des ambassadeurs et des ambassadrices du shalom, en paroles et en actes, sur une terre largement en proie aux forces négatives et à la violence sous ses multiples formes !

 

Prof. Moussa Bongoyok

Noël 2022

The Prayer of Habakkuk

  • In what ways COVID-19 has impacted the local economy and even spiritual life negatively?
  • What do we learn from Habakkuk in such challenging times and how do we apply these lessons to our individual and collective lives?
  • Joy must characterize the life of a follower of the Lord Jesus Christ. If there is no joy in your daily life, please watch as there is certainly a spiritual leak. Ask yourself these diagnostic questions: Am I complaining often? Do I have the tendency to blame others for almost everything? Do I talk to myself negatively? Do I dwell in my past successes or failures? Do I resist to change? Do I want to please everybody (which by way is am impossible task)? Do I doubt God’s wonderful plan for my life? Do I neglect my Bible study, church attendance, and prayer life? I am hiding to commit sin or life my life like an ungodly person without a respectful fear of God? Am I jealous? Am I envious? Am I afraid of what will happen to me given my current life circumstances? Bring these issues to the Lord in prayer and your will enjoy His peace and joy.
  • Prof. Moussa Bongoyok

WHO WILL LIVE FOR THOSE WHO NO LONGER HAVE HEADS? A shout in the desert of International Community

You didn’t hear… or did you hide willingly under the bed of abstraction?

Maybe you did hear about Boko Haram and other terrorist movements in action…

But, you see, your geography professor told you as did your musician,

With all the calm and seriousness of an academician,

That Kousseri, Maroua, Mora, Tourou, Moskota, Koza, Ouzal, Mozogo,

And other localities or infrahuman countries must go,

Because their humanity index is so low, and,

They are located on an unknown planet, the land of tomorrow.

Why worry about the future

While one calmly drinks today’s culture?

 

Maybe you didn’t see what is happening on social media as your soul became a taro…

Because, above all, you must set your economic priorities right to beat the antihero

And accumulate as much power and things as you can carry in your empty barrow.

Your business professor told you so, with his academic sombrero.

Your financial advisor is such a genius so different from the harrow

That you gather things, things and more things, and the great dinero.

You eat power, power and more power over bones without a marrow.

Aren’t they mere keys to your success today and tomorrow?

Your eyes can’t see while you dream to be the next pharaoh

And, after all, your neighbor is just a dried arrow!

 

Who will cry for those who no longer have heads?

Who will become a shelter for those who no longer have beds?

Who will eat for those who can no longer smell the odor of fresh breads?

Who will bring joyous colors to lives painted in multiple reds?

Who will tell Europe, America, Asia and others, that Boko Haram spreads

Faster and deeper than the swiftest fighters and meds?

Who will act? Who will dig? Who will lovingly address the roots

Instead of relying solely on boots?

 

Oh! I wish you and I were the recovered triumphant shouts of the voiceless!

Oh! I wish you and I were the beautiful tears of the tearless!

Oh! I wish you and I were the real wealth of the resourceless!

Oh! I wish you and I were the reconstructed ramparts of the powerless!

Oh! I wish you and I were the regained smiles of the hopeless!

Oh! I wish you and I were the lost but found face of the faceless!

Oh! I wish you and I were the living image of the divine rock for the baseless!

Oh! I wish you and I were the real value of lives so priceless!

Regardless of our religious backgrounds, we are all humans;

Would you and I actively navigate against the currents and stop treating others as subhumans?

 

Moussa Bongoyok, PhD

Professor of Intercultural Studies and Holistic Development

President of Institut Universitaire de Développement International (IUDI)

Quand la maison commune brûle, les intérêts généraux doivent primer les intérêts individuels

« Á nda gaɗə vogú ń ndáw giy á ɗé ? á kəda gaɗa. » (N’gèlègədma Mafahay)

 

« Et on dit que la maison a brûlé ? Dit le chien. » (Proverbe Mafa)

 

« And we say that the house burned? Said the dog.» (Mafa Proverb)

 

Moralité : Un être humain qui se respecte place l’intérêt collectif avant l’intérêt individuel, garde l’espoir même en cas de lourdes pertes, et ne se comporte pas comme un animal.

 

Proverbe envoyé par Goulimé Michel

Département des Sciences Biologiques
Université de Ngaoundéré – Cameroun
Professeur des Lycées
Sciences de la Vie et de la Terre, de l’Éducation à l’Environnement, d’Hygiène et de la Biotechnologie (SVTEEHB)

 Invitation : Nous invitons les internautes de tous les pays du monde à nous envoyer les proverbes dans leurs langues maternelles en précisant leur traduction en français ou en anglais et leur signification. Nous nous efforcerons de les commenter à la lumière de la Bible.

Commentaire à la lumière de la Bible

Le monde entier est secoué par des tensions et des crises diverses même si certaines nations en ressentent les soubresauts plus que d’autres.  Or, dans un contexte agité, les populations ne réagissent pas de la même manière. Tandis que certains se battent pour éteindre l’incendie qui menace de décimer la barque commune, d’autres cherchent plutôt à noyer leurs semblables en vue d’en tirer des profits égoïstes. Dans ce dernier cas de figure, l’intérêt individuel annihile tout capital d’altruisme ou de patriotisme au point où l’intérêt supérieur de la nation s’évanouit comme par enchantement.

 

C’est justement ce phénomène qui intéresse le proverbe Mafa mentionné ci-dessus. Michel GOULIME, qui a bien voulu le soumettre à notre analyse, a aussi eu la gentillesse de le situer dans son contexte culturel en ces termes : « Ce proverbe est tiré d’un récit imaginaire Mafa. On raconte qu’un chien en promenade avait appris que la maison de son maître était en feu. Consterné, il prit ses pattes au cou pour l’aider. Arrivé dans la cour de la maison, le chien, sans effort aucun, aperçut immédiatement son plat bien à l’écart et à l’abri de l’incendie qui ravageait la maison de son maître. Quand il vit son plat, il s’exclama : et on dit que la maison brûle, alors que mon plat n’a pas été touché ! Pour ce chien, la vie se résume à l’existence de son plat; tant que son plat existe, il ne manquera pas de quoi manger. »

 

A première vue, l’herméneutique de ce proverbe est aisée. Cependant il faut se garder d’une approche simpliste car, en réalité, ceci est une parole de sagesse à triple référence. S’il est tout à fait logique d’y voir une condamnation de l’égocentrisme à peine voilée sous le manteau de l’ironie, ce qui en constitue de fait la première facette, il faudrait encore se replonger dans l’imaginaire mafa pour déceler la seconde facette de l’adage tant elle semble défier les contours contextuels susmentionnés. En effet, la seconde facette se trouve dans la consolation résultant d’un constat important que fait le chien : il réalise que son plat est à l’abri de l’incendie. Tout n’est donc pas perdu. Il y a de l’espoir. Mais attention, il ne faudrait pas s’arrêter là car ce proverbe insolite oppose un être humain (le maître) à un animal (le chien). Du coup, une étincelle en illumine subtilement une troisième facette dont la nature est philosophique : l’être humain qui ne voit que ses gains personnels dans un contexte où la communauté est en danger n’est pas différent d’un animal. En somme, trois leçons se dégagent de ce proverbe :

  • L’intérêt de la communauté doit l’emporter sur l’intérêt individuel.

  • En cas de perte lourde, il faut garder l’espoir en s’appuyant sur ce qui a été préservé.

  • Un être humain digne de ce nom doit se démarquer de l’animal dont le comportement est purement instinctif.

Ces trois leçons s’inscrivent dans la droite ligne des recommandations bibliques. Penchons-nous d’abord sur la première. La Bible encourage justement la considération des intérêts des autres. Aussi est-il écrit dans Philippiens 2:3-4 (Version Louis Segond): « Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres.” Ceci rejoint, entre autres, le texte de 1 Corinthiens 10:24 (Version Louis Segond) où il est écrit: « Que personne ne cherche son propre intérêt, mais que chacun cherche celui d’autrui.”

 

La seconde leçon nous rappelle un épisode de la vie de David décrite dans 1 Samuel 30 où il semblait avoir tout perdu. La ville de Tsiqlag où il avait trouvé refuge avec ses amis et les membres de leurs familles respectives était complètement brûlée en leur absence. Au départ, ils étaient convaincus d’avoir tout perdu : leurs biens, et surtout leurs épouses et enfants bien-aimés. La détresse était à son summum, à telle enseigne que les amis intimes de David menaçaient de le tuer. C’est dans ce contexte où la crise était à son paroxysme que David a eu la sagesse de réaliser une vérité spirituelle profonde : Dieu est un rempart contre le désespoir. C’est alors qu’il reprit courage en s’appuyant sur l’Éternel, se lança à la poursuite des assaillants et, le Seigneur aidant, il retrouva tout. Bien plus, Il amassa un butin considérable en guise de bonus. C’est ce genre de disposition intérieure qui permit à David de reprendre courage et de renverser une situation désespérante que la sagesse Mafa conseille face à l’adversité et aux pertes les plus colossales.

 

La troisième et dernière leçon est aussi un écho de ce que Dieu avait déjà révélé dans la Bible. Dès la création, Dieu a voulu clairement distinguer l’être humain de l’animal en le créant à son image (Genèse 1:26). Malgré la chute, il n’a pas perdu l’image de Dieu. A ce propos, le Dictionnaire Biblique Westphal fait bien de relever que

« La chute, d’ailleurs, n’effacera pas entièrement cette image de Dieu en l’homme, qui toujours sera distinct du reste des créatures, y compris les animaux. Seul en effet dans l’univers, l’homme est doué de raison et de conscience, c’est-à-dire capable de s’élever de l’intelligence des faits particuliers qu’il constate à la compréhension des lois générales du monde, et d’éprouver le désir d’un idéal moral, la souffrance de n’y pas parvenir, la repentance, la joie de devenir meilleur ; grâce à cette ressemblance divine, il pourra connaître, aimer et servir son Créateur.»

Il est donc normal que Dieu attende des hommes et des femmes qu’ils ne se comportent pas comme des bêtes privées de raison (Cf. Jude 1 :10). Par ailleurs, le Seigneur réserve un châtiment exemplaire à ceux et celles qui méprisent leur dignité si nous nous en référerons, entre autres textes bibliques, à 2 Pierre 2 :12 (Bible du Semeur) qui déclare : « Mais ces hommes-là agissent comme des animaux dépourvus de raison qui ne suivent que leurs instincts et sont tout juste bons à être capturés et tués, car ils se répandent en injures contre ce qu’ils ne connaissent pas. Aussi périront-ils comme des bêtes. »

 

Malheureusement, l’humanité semble s’enfoncer chaque jour davantage dans une animalité déconcertante au point où d’aucuns en viennent à affirmer avec le compositeur et pianiste français Erik Satie (1866-1925) : « Plus je connais les hommes, plus j’admire les chiens. » Pourtant, tel n’est pas le plan du Dieu Créateur pour la société humaine. Au contraire il a mis en nous la raison, la volonté et les atouts nécessaires pour surmonter nos penchants égocentriques en vue de bâtir des familles, des communautés, et des nations où règnent l’unité dans la diversité, la justice sociale dans la miséricorde, l’amour dans la vérité, la prospérité dans la solidarité, et le vivre ensemble dans le respect mutuel. Évidemment, pour que cet idéal se mue en une dynamique de transformation sociétale positive et concrète, chacun, à son niveau, est appelé à placer l’intérêt collectif avant l’intérêt individuel, à sauvegarder l’espoir quelle que soient la lourdeur des pertes subies et à refuser quotidiennement de se rabaisser au niveau d’une bête féroce pour son semblable.  C’est à ce prix que les concertations, les dialogues, les médiations, et diverses autres initiatives ayant pour but d’éteindre les mille et un feux existentiels qui menacent de détruire nos pays, nos régions, nos communautés, nos églises, ou nos familles, porteront des fruits doux et durables. Que Dieu nous vienne en aide !

 

Pr Moussa Bongoyok

(Copyright by Moussa Bongoyok, 2019)

Les cris de douleur d’un peuple en détresse suite aux exactions meurtrières de Boko Haram

 

Lamentations d’un jeune Mafa de Moskota condamné à l’exil dans des conditions infrahumaines suite aux exactions meurtrières de la secte islamiste Boko Haram contre les populations du Mayo Tsanaga dans l’Extrême-Nord du Cameroun.
Lamentations of a young Mafa from Moskota condemned to live in exile, and in infrahuman conditions, following the murderous killings of the Islamist sect Boko Haram against the populations of Mayo Tsanaga in the Far North of Cameroon.

Musique du terroir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Conférence internationale sur la famille

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ATTAQUER LE MAL A LA RACINE

« Wudin  i’al a sendiraa bee buubi.” (balndol fulbe)

“Jette l’os et tu te débarrasseras des mouches. » (proverb fulbe)

“Throw away the bone and you get rid of the flies.” (Fulbe proverb)

Signification: La meilleure façon de résoudre un problème est d’attaquer le mal à la racine. Débarrasse-toi de ce qui peut t’attirer des ennuis.

Commentaire à la lumiere de la Bible

Le conseil combien pratique du proverbe susmentionné est pourtant difficilement appliqué dans la vie quotidienne. L’être humain dépense beaucoup d’énergie pour nier, camoufler ou justifier les problèmes au lieu d’y faire face avec tout le courage et le sérieux que cela implique. Dans le domaine spirituel, par exemple, la Bible cite de nombreux cas. Dès le jardin d’Eden (Genèse 3 :1-24), juste après la chute, nous voyons Adam accuser Eve d’être à l’origine de la désobéissance et ignorer sa propre part de responsabilité. Eve a aussitôt rejeté le tort sur le serpent. Et pourtant, la sentence divine n’a épargné personne puisque les trois étaient coupables. On s’attendrait à ce que l’humanité en tire des leçons.  Malheureusement, le même jeu continue encore de nos jours et semble même prendre des proportions plus inquiétantes. Il n’y a qu’à observer de près ce qui se passe dans certains milieux diplomatiques. Même quand un homme ou une femme se résout à solutionner un problème clairement identifié il ou elle se borne souvent à s’attaquer aux symptômes. Il n’est donc guère étonnant que ses efforts ne soient pas couronnés de succès. Des moyens énormes sont gaspillés chaque année dans des réunions, des consultations ou des dialogues infructueux tandis que le mal continue inexorablement son effet dévastateur. En cela le proverbe peul a raison, tant que l’os est conservé, les mouches ne bougent pas d’un pouce.

Et pourtant, la Bible recommande une solution simple mais efficace : il faut s’attaquer à la source du problème. Dans le domaine du péché, par exemple, il ne sert à rien de justifier son forfait ou même de blâmer les autres.  Il vaut mieux reconnaitre simplement sa transgression et la confesser. Les Saintes Ecritures sont formelles : « Celui qui cache ses fautes ne prospérera pas, celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde. » (Proverbe 28 :13, Bible du semeur). Le psalmiste a donné un témoignage qui abonde dans le même sens : « Heureux l’homme dont la faute est effacée, et le péché pardonné! Heureux l’homme au compte de qui l’Eternel ne porte pas le péché et qui est exempt de mauvaise foi! Tant que je taisais ma faute,  je m’épuisais à gémir sans cesse, à longueur de jour. Sur moi, le jour et la nuit, ta main s’appesantissait,  ma vigueur m’abandonnait comme l’herbe se dessèche lors des ardeurs de l’été. Je t’ai avoué ma faute, je n’ai plus caché mes torts,  j’ai dit: «Je reconnaîtrai devant l’Eternel les péchés que j’ai commis. Alors tu m’as déchargé du poids de ma faute. » (Psaume 32 :1-5, Bible du Semeur).

Quand le fils prodigue de la parabole (Luc 15 :11-31) a compris l’énormité de sa bêtise, il n’a pas cherché à faire semblant que tout allait bien. Il n’a pas non plus cherché à accuser les autres ou encore moins à justifier son péché. Il est allé vers son père et a demandé sincèrement pardon. Les bénédictions reçues en retour étaient au-delà de ce qu’il pouvait imaginer.

De même, quand le message de l’apôtre Pierre dans Actes 2 :14-36 a touché les auditeurs et qu’eux-mêmes ont demandé ce qu’il fallait faire, le prédicateur a répondu sans détour : « Changez, et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus-Christ, pour que vos péchés vous soient pardonnés. Alors, vous recevrez le don du Saint-Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour ceux qui vivent dans les pays lointains, tous ceux que le Seigneur notre Dieu fera venir à lui. » (Actes 2 :38, Bible du Semeur.

Chers amis, ne cherchons pas à camoufler ou à justifier nos péchés. Si nous le faisons, les « mouches » du remord, de la culpabilité, de la mauvaise conscience, de la malédiction, du jugement divin et de la condamnation nous poursuivront toujours. Et pourtant, Dieu est prêt à nous accorder son pardon (1 jean 1 :8-9) et à nous donner la force de ne plus patauger dans même boue spirituelle. Sachons-donc nous débarrasser de « l’os qui attire les mouches » en demandant clairement  pardon à Dieu et aux prochains offensés.  C’est alors que nous obtiendrons miséricorde et expérimenterons la paix de Dieu.

Moussa Bongoyok

(c) Copyright by Moussa Bongoyok, 2009

UNIS CONTRE LE TERRORISME

« Ri stad a woulada watsak azbai. » (N’gèlègèdma Mafahai)

« Une seule main ne peut pas découper un poulet. » (proverbe Mafa)

« One hand can not cut a chicken. » (Mafa proverb)

Moralité : Nul n’est autosuffisant. L’union fait la force.

 

(Ce proverbe nous a été envoyé par Pierre Guiyéké du Cameroun. Nous encourageons les internautes à nous envoyer aussi des proverbes dans leurs langues maternelles et nous serons heureux de les commenter.)

 

Commentaire à la lumière de la Bible

 

La marche républicaine du dimanche 11 Janvier 2015 restera gravée dans les annales de l’histoire de Paris, de la France et du monde. Elle est une réponse éloquente aux douloureux attentats de Charlie-Hebdo, de Montrouge et de Vincennes. La présence à cette marche d’une cinquantaine de chefs d’Etat et de gouvernement est remarquable. La mobilisation de près de 4 millions de personnes (qui ont une diversité de convictions religieuses, politiques ou idéologiques) autour d’un même idéal est un symbole éloquent. Aucune âme sensible ne saurait être indifférente face à la mort et aux souffrances indescriptibles infligées aux victimes du terrorisme tant en France que dans de nombreux pays du monde que nous ne saurons perdre de vue. Mais, en plus de la sympathie et de la solidarité, l’humanité est appelée à se poser une question sérieuse pour sa propre survie: Comment arrêter la vague des attaques terroristes ?

 

Le terrorisme étant un phénomène très complexe, nous ne saurons répondre à cette question dans un cadre si limité. Nous nous contentons de souligner ici un principe qui doit être pris en compte dans la réflexion et que les Mafa expriment si bien quand ils disent : « Ri stad a woulada watsak azbai » (une seule main ne peut pas découper un poulet). Il s’agit de l’union. En pays mafa, ce proverbe attire l’attention des membres de la société sur l’importance de l’interdépendance et de l’unité. Ceci nous rappelle 1 Corinthiens 12 où la Bible parle justement de l’interdépendance entre les membres d’un même corps. Aucun membre, si important soit-il, ne peut survivre seul.

 

Dans une certaine mesure, la communauté humaine est comme un corps. Ensemble, nous pouvons accomplir des exploits que nos aptitudes individuelles ne peuvent que saluer de très loin. Seuls, nous sommes limités. Ces limites s’appliquent aussi à nos pays respectifs. Aucune nation n’est assez forte, riche ou intelligente pour vaincre le terrorisme international toute seule. Une approche globale s’impose tant pour en identifier les causes profondes que pour y remédier efficacement, au cas par cas, tout en prenant en compte les réalités contextuelles.

Que Dieu nous vienne en aide !

 

Moussa Bongoyok

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2015.

 

Veuillez aussi consulter: https://contributionsafricaines.com/2014/05/18/violences-destructrices-quelles-solutions/

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