Archive for the ‘vie religieuse’ Category

Conférence internationale sur la famille

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UN TEMPS POUR TRAVAILLER

“Bawan damana baturen rani.” (Hausa proverb)

Slave during the rains lord in the dry season.” (Hausa proverb)

“Esclave en saison pluvieuse, roi en saison seche.” (proverbe Hausa)

Signification: Il y a un temps pour travailler et un temps pour se divertir.

Source : C.E.J. Whitting Hausa & Fulani Proverbs (Lagos, The Government Printer, 1940) p. 105.

Commentaire à la lumière de la Bible

L’habitat naturel des Hausa se situe principalement en zone sahélienne caractérisée par une courte saison pluvieuse et une longue saison sèche. Dans un tel contexte, le paysan ne saurait s’amuser en saison pluvieuse sans courir le risque de regretter amèrement une telle irresponsabilité. Par contre, celui ou celle qui travaille intensément pendant cette période a plus de chance d’avoir une bonne récolte et d’en jouir pleinement en saison sèche.

C’est dans ce contexte que s’inscrit le proverbe sur lequel nous méditons. En clair, ce proverbe est une exhortation à laisser tomber l’orgueil et les nombreux défauts qui constituent des obstacles sur la voie de l’ardeur au travail, et à se rabaisser même au niveau de l’esclave s’il le faut pour un temps, en vue de gagner un plus grand honneur au moment opportun. Force est de relever que le travail précède la réjouissance. L’ordre est important. Le discernement du temps convenable pour chaque type d’activité aussi.

Ceci nous rappelle plusieurs textes bibliques. Le plus célèbre est Ecclésiastes 3 :1-8 qui souligne avec force qu’il y a un temps pour toute chose. L’alternance des saisons, des circonstances et des opportunités impose donc la sagesse dans tous nos agissements sur terre. Sur une note plus spirituelle, deux autres textes méritent notre attention. Le premier, qui provient du même livre, interpelle les jeunes à ne pas oublier le Dieu Créateur au temps de la jeunesse car le vieillissement et la mort attendent au carrefour (Ecclésiastes 12 :1-8). Malheureusement, nombreux sont ceux et celles qui n’atteignent même pas la vieillesse car, comme l’a si bien dit Martin Heidegger « Dès qu’un homme est né, il est assez vieux pour mourir. » Or, et c’est justement là qu’intervient notre troisième texte, qui affirme que le sort de tout être humain est de mourir une seule fois après quoi intervient le jugement divin (Hébreux 9 :27).

Dans tous ces cas, il est important de travailler, d’exceller au service de Dieu et du prochain, avant qu’il ne soit tard. Ceci n’est pas sans entrainer des sacrifices. Mais la joie, la satisfaction et la récompense qui accompagnent tôt ou tard un travail honorable sont de nature à nous encourager dans nos diverses tâches.

Moussa Bongoyok

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2015

NON A L’INGRATITUDE

“To a nasti suudu, yeetu damugal.” (Balndol fulbe)

“Si tu entres dans la maison, remercie la porte.” (proverbe peul)

“When you enter into the house, thank the door.” (Fulbe proverb)

Signification: Nous devons remercier ceux qui ont contribué à notre succès dans la vie.

 

Commentaire à la lumière de la Bible

Les proverbes africains constituent un véritable réservoir de trésors. C’est toujours avec joie et satisfaction que nous les examinons. Celui que nous vous proposons présentement est tiré de la sagesse peule et semble à priori être une absurdité. Comment un être intelligent peut-il remercier une porte ?  Ne faut-il pas remercier plutôt celui ou celle qui est en est à l’origine ? Telles sont les questions qui viennent à l’esprit de ceux qui font une lecture superficielle de cet adage. Mais, dans ce contexte, les Fulbe utilisent le symbole de la porte pour renvoyer à une réalité plus profonde. La porte désigne ici tout ce qui nous permet de parvenir au succès, au repos, ou à la sécurité.

Du coup, nous sommes interpellés au plus profond de notre condition existentielle. Combien de temps avons-nous songé à remercier ceux et celles qui nous ont permis de parvenir au niveau où nous sommes aujourd’hui ?

Malheureusement, l’ingratitude se colle aisément à la peau humaine. Les sacrifices consentis par les parents biologiques ou adoptifs pour nous éduquer, nous soigner et nous soutenir de mille et une manières sont vite oubliés même quand cela est renforcé par l’ordre divin d’honorer les parents (Exode 20 :12 ; Deutéronome 5 :16 ; Ephésiens 6 :2). Les efforts déployés par nos dirigeants pour assurer la paix, l’ordre et la sécurité dans le pays sont vite oubliés dès que surviennent les moindres défaillances. Les amis, les enseignants, les encadreurs et les multiples bienfaiteurs sombrent facilement dans les oubliettes. Même le Dieu Créateur – qui a bien voulu nous accorder la vie, la santé, et la capacité d’étudier ou de travailler – est ignoré avec une facilité fort surprenante dès qu’on estime que l’on a tout ce qu’il faut dans la vie. « Le bien a pour tombeau l’ingratitude humaine. » disait Alfred de Musset. Hélas, il avait raison. Mais est-ce le plan de Dieu pour l’humanité ?

Force est de relever que la Bible place les ingrats dans le même cercle que les orgueilleux, les blasphémateurs et les irréligieux (Cf. 2 Timothée 3 : 1-3). L’ingratitude n’est donc pas le plan de Dieu pour l’humanité. Nous devons apprendre à remercier ceux qui nous font du bien. Quand nous réussissons, ne perdons jamais de vue que plusieurs personnes ont fait de nous ce que nous sommes. Par-dessus tout, remercions Dieu en toute chose (Psaume 107 :1-2 ; Colossiens 3 :17 ; 1 Thessaloniciens 5 :17).

Moussa Bongoyok

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2015

NOEL OU LA GENEROSITE DIVINE EN ACTION

Wĕnnaam nug wogma. (Proverbe moaaga du Burkina Faso)

La main de Dieu est longue. (Proverbe moaaga du Burkina Faso)

God’s hand is long (Moaaga Proverb from Burkina Faso)

Moralité: La générosité divine surpasse de loin la générosité humaine.

 Source : Wendinminté Ouedraogo Proverbes du Moogo Tome I s.d. p. 172.

 

Commentaire à la lumière de la Bible

Notre sœur Catherine du Burkina Faso a bien voulu nous faire parvenir un trésor de proverbes de son pays qui nous occupe en cette période de vacances de Noël. Wendinminté Ouedraogo, l’auteur des deux tomes de Proverbes du Moogo, a fait un excellent travail et il mérite d’être salué et encouragé. L’Afrique dort sur d’énormes richesses culturelles dont elle a pourtant besoin tant pour son propre développement holistique que pour celui des autres continents.

En parcourant le premier tome du livre qui n’est malheureusement pas daté, nos yeux se sont longuement attardés sur le proverbe susmentionné qui semble bien cadrer avec cette période où les chrétiens célèbrent la venue du Seigneur Jésus-Christ dans ce monde. Dans son commentaire, l’auteur compare la générosité divine avec la générosité humaine et trouve que : « La main de Dieu est celle qui partage et qui ne discrimine pas, c’est la main qui sauve. Le partage de Dieu est juste et équitable. Chaque être humain a sa part. Qu’il s’agisse du pauvre, du riche, de l’infirme, de l’orphelin, de la veuve, de la personne âgée, de la femme ou de l’enfant, etc. » (p. 172).

 

Ceci illustre bien le don parfait, célébré en cette fête de Noël, en la personne du Christ Jésus. Il est un don de Dieu pour le salut de quiconque croit en lui (Jean 3 :16). Il est venu pour toutes les couches sociales. Sa naissance a été célébrée en haut lieu par les anges (Luc 2 :9-14) et par des personnages de haut rang (Matthieu 2 :10-11). Elle a aussi été acclamée parmi les êtres humains, hommes et femmes, de condition plutôt modeste (Luc 2 :4-7 ; 14-38). Durant son ministère terrestre, le Seigneur a accueilli et servi tout le monde : hommes et femmes, petits et grands, Juifs et non Juifs, religieux et irréligieux, riches et pauvres, bien portants et malades, amis et ennemis. Une simple relecture du Nouveau Testament suffit pour s’en rendre compte.

 

Fort de cet exemple parfait, nous invitons nos sœurs et frères disciples du Seigneur Jésus-Christ à fêter Noël dans le même esprit. Partageons la joie du Seigneur avec nos prochains sans discrimination aucune. Aimons-les d’un amour sincère. Soyons généreux dans la limite de nos possibilités tout en faisant usage de la sagesse et du discernement dans chaque circonstance. Faisons du bien à nos semblables selon la mesure de la grâce que Dieu nous accorde. Et, par-dessus tout, ne gardons pas pour nous-mêmes le trésor de la Bonne nouvelle du salut gratuit en Jésus-Christ pour le salut de quiconque se repent et croit en lui. Au contraire, partageons-la humblement mais fidèlement (Mt 28 :18-20 ; Actes 1 :8 ; 1 Pierre 3 :15). Cela honorera Dieu, la source du bonheur que nous célébrons en cette saison.

Moussa Bongoyok

© Copyright, 2014.

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