
Photograph by Moussa Bongoyok, © September 12, 2006 – Far North Cameroon
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https://youtu.be/ex8cvzr1ack
Proverbes 24 clôt les Paroles des sages en rassemblant les grands thèmes des chapitres précédents. Il s’ouvre sur une mise en garde contre l’envie des méchants, dont le cœur médite la violence, et il se termine sur l’image d’un champ envahi d’épines, au mur effondré. Entre ces deux tableaux, le sage oppose sans cesse ce que bâtit la sagesse et ce que détruit la folie : la maison fondée par la sagesse et remplie de trésors, la force que donne la connaissance, le juste qui tombe sept fois et se relève, face aux complots du méchant, à sa lampe qui s’éteint et à la ruine du paresseux qui arrive « comme un homme armé ».
Au centre de tout se tient le Dieu qui pèse les cœurs et rend à chacun selon ses œuvres (v. 12). Ce regard divin change tout. Il rend vaine l’envie des méchants, puisqu’ils n’ont pas d’avenir ; il démasque l’indifférence de celui qui détourne les yeux de ceux qu’on traîne à la mort ; il interdit la joie maligne devant la chute de l’ennemi ; et il retire à l’homme le droit de se venger, puisque rendre selon les œuvres appartient à Dieu seul (v. 29). La sagesse véritable n’est donc pas une habileté à réussir : c’est une manière de vivre sous le regard de Dieu, avec courage, compassion, droiture et persévérance.
L’Évangile donne à ce chapitre sa profondeur ultime. Devant le Dieu qui pèse les cœurs, aucun homme ne peut se présenter juste ; et pourtant, en Christ, Dieu déclare juste celui qui croit, sans renier sa justice, parce que le Fils a porté le jugement (Rm 3:26). Celui qui a été « mené à l’abattoir » délivre ceux qu’on traîne à la mort ; celui qui s’est relevé d’entre les morts garantit que le juste se relèvera ; celui qui a porté la couronne d’épines fait refleurir la vigne ravagée. Proverbes 24 nous laisse ainsi devant une double invitation : bâtir notre vie sur la sagesse de Dieu, et ne jamais cesser, malgré nos chutes, de nous relever en lui.
Prof. Moussa Bongoyok
Proverbs 24 closes the Words of the Wise by drawing together the major themes of the preceding chapters. It opens with a warning against envying the wicked, whose hearts plot violence, and it ends with the image of a field overgrown with thorns, its wall broken down. Between these two scenes, the sage constantly contrasts what wisdom builds with what folly destroys: the house founded by wisdom and filled with treasures, the strength that knowledge gives, the righteous one who falls seven times and rises again, set against the schemes of the wicked, his lamp that goes out, and the ruin of the sluggard that comes “like an armed man.”
At the center of it all stands the God who weighs hearts and repays each person according to their deeds (v. 12). This divine gaze changes everything. It makes envy of the wicked pointless, since they have no future; it exposes the indifference of the one who looks away from those being dragged to death; it forbids gloating over an enemy’s fall; and it takes from us the right to avenge ourselves, since repaying according to deeds belongs to God alone (v. 29). True wisdom, then, is not a knack for success: it is a way of living under God’s gaze, with courage, compassion, uprightness, and perseverance.
The Gospel gives this chapter its ultimate depth. Before the God who weighs hearts, no one can stand as righteous; and yet, in Christ, God declares righteous the one who believes, without denying his own justice, because the Son bore the judgment (Rom 3:26). The one who was “led to the slaughter” delivers those being dragged to death; the one who rose from the dead guarantees that the righteous will rise again; the one who wore the crown of thorns makes the ravaged vineyard bloom again. Proverbs 24 thus leaves us with a twofold invitation: to build our lives on the wisdom of God, and never to stop, despite our falls, rising again in him.
Prof. Moussa Bongoyok








