Cet enseignement biblique présente une analyse exégétique et missiologique du chapitre 1 des Proverbes d’un point de vue évangélique, s’appuyant sur la présentation savante de Moussa Bongoyok intitulée Aux sources de la sagesse divine pour une mission plus fructueuse. L’étude examine le rôle fondamental de la crainte du Seigneur (yir’at YHWH) comme condition épistémologique et spirituelle pour la véritable sagesse, la connaissance et une mission chrétienne efficace. Par une exégèse minutieuse du texte hébreu et un engagement avec la recherche évangélique contemporaine, cet article explore les quatre grandes sections de Proverbes 1 : l’introduction et le but des Proverbes (vv. 1–6), la clé de la sagesse dans la crainte du Seigneur (v. 7), l’avertissement contre les compagnons maléfiques (vv. 8–19), et l’appel personnifié de la Sagesse dans l’espace public (vv. 20–33). L’enseignement examine en outre les dimensions christologiques de la littérature de la sagesse de l’Ancien Testament, soutenant que le Christ est l’incarnation ultime de la sagesse divine (1 Corinthiens 1:24, 30 ; Colossiens 2:3). Des implications missiologiques sont retenues pour l’évangélisation et le discipulat contemporains dans un monde complexe et pluraliste, soulignant la nécessité de la sagesse divine pour un témoignage chrétien fécond. L’étude intègre la sagesse proverbiale africaine pour démontrer la résonance interculturelle des thèmes de la sagesse biblique et conclut par des applications pratiques pour l’Église mondiale.
This biblical teaching presents an exegetical and missiological analysis of Proverbs chapter 1 from an evangelical perspective, drawing upon the scholarly presentation by Moussa Bongoyok entitled Aux sources de la sagesse divine pour une mission plus fructueuse. The study examines the foundational role of the fear of the Lord (yir’at YHWH) as the epistemological and spiritual prerequisite for true wisdom, knowledge, and effective Christian mission. Through careful exegesis of the Hebrew text and engagement with contemporary evangelical scholarship, this article explores the four major sections of Proverbs 1: the introduction and purpose of the Proverbs (vv. 1–6), the key to wisdom in the fear of the Lord (v. 7), the warning against evil companions (vv. 8–19), and the personified call of Wisdom in the public square (vv. 20–33). The teaching further investigates the Christological dimensions of Old Testament wisdom literature, arguing that Christ is the ultimate embodiment of divine wisdom (1 Corinthians 1:24, 30; Colossians 2:3). Missiological implications are drawn for contemporary evangelism and discipleship in a complex, pluralistic world, emphasizing the necessity of divine wisdom for fruitful Christian witness. The study integrates African proverbial wisdom to demonstrate the cross-cultural resonance of biblical wisdom themes and concludes with practical applications for the global church.
Keywords: Proverbs 1, fear of the Lord, wisdom, evangelical theology, missiology, exegesis, Christology, African proverbs, Solomon
Cet enseignement propose une introduction complète au livre vétérotestamentaire des Proverbes dans une perspective théologique évangélique. En s’appuyant sur le prologue de Proverbes 1:1–6, l’étude examine la question de l’auteur, la structure littéraire, les caractéristiques poétiques et les grands thèmes théologiques du livre. Une attention particulière est accordée au concept du mashal dans la tradition sapientiale hébraïque, au rôle de l’attribution salomonienne et à l’histoire rédactionnelle de la collection. L’introduction explore les sept grandes divisions structurelles des Proverbes, analyse les trois principaux types de parallélisme hébraïque — synonymique, antithétique et synthétique — et retrace onze fils thématiques récurrents qui parcourent l’ensemble du livre. L’analyse théologique se concentre sur la crainte de l’Éternel comme principe fondateur de la sagesse, la personnification de la sagesse dans Proverbes 8 et la portée christologique de la sagesse au sein de l’herméneutique évangélique. L’étude considère également la pertinence missiologique des Proverbes, notamment dans les contextes interculturels où les traditions proverbiales servent de ponts pour la communication de l’Évangile. Le cours conclut en affirmant la pertinence durable des Proverbes pour la formation de disciples, la formation morale et l’éducation théologique, soutenant que leur tradition sapientiale trouve son accomplissement ultime dans la personne et l’œuvre de Jésus-Christ, qui est la sagesse de Dieu incarnée.
This course offers a comprehensive introduction to the Old Testament book of Proverbs from an evangelical theological perspective. Drawing upon the prologue in Proverbs 1:1–6, the study examines the question of authorship, the literary structure, the poetic features, and the major theological themes of the book. Particular attention is devoted to the concept of the mashal within the Hebrew wisdom tradition, the role of Solomonic attribution, and the redactional history of the collection. The introduction explores the seven major structural divisions of Proverbs, analyzes the three primary types of Hebrew parallelism—synonymous, antithetical, and synthetic—and traces eleven recurring thematic threads that run throughout the entire book. The theological analysis focuses on the fear of the Lord as the foundational principle of wisdom, the personification of wisdom in Proverbs 8, and the Christological significance of wisdom within evangelical hermeneutics. The study also considers the missiological relevance of Proverbs, particularly in intercultural contexts where proverbial traditions serve as bridges for communicating the Gospel. The course concludes by affirming the enduring relevance of Proverbs for discipleship, moral formation, and theological education, arguing that its wisdom tradition finds its ultimate fulfillment in the person and work of Jesus Christ, who is the incarnate wisdom of God.
Keywords: Book of Proverbs, wisdom literature, evangelical theology, Hebrew parallelism, mashal, fear of the Lord, Solomonic authorship, Old Testament missiology, Christological interpretation.
La péricope de Philippiens 4:17-23 constitue la conclusion de l’une des épîtres les plus joyeuses du Nouveau Testament. Dans ce passage final, l’apôtre Paul aborde deux thèmes fondamentaux qui s’entrelacent de manière inséparable : la théologie de la générosité chrétienne et les salutations qui scellent la communauté fraternelle en Christ. Par une analyse exégétique approfondie du texte grec — en particulier des termes δόμα (doma, don) et καρπός (karpos, fruit) — cette étude démontre que la générosité ne constitue pas simplement une vertu morale, mais un acte de foi profond qui engage le donateur dans une dynamique spirituelle aux conséquences éternelles. Par ailleurs, l’examen des formules de salutation révèle une ecclésiologie fondée sur la grâce (χάρις) et l’appartenance collective à Dieu par l’union avec Jésus-Christ. La présente étude adopte une approche méthodologique combinant l’exégèse grammatico-historique et la théologie biblique, dans la tradition évangélique et missiologique. Il ressort de cette analyse que la promesse divine de Philippiens 4:19 — selon laquelle Dieu « subviendra pleinement à tous vos besoins selon ses richesses en gloire en Jésus-Christ » — ne constitue pas une garantie de prospérité matérielle inconditionnelle, mais une assurance de provision divine souveraine pour ceux qui, dans l’obéissance, s’engagent fidèlement dans l’œuvre du Seigneur.
The pericope of Philippians 4:17–23 constitutes the conclusion of one of the most joyful epistles in the New Testament. In this final passage, the Apostle Paul addresses two fundamental themes that are inextricably intertwined: the theology of Christian generosity and the greetings that seal the fraternal community in Christ. Through an in-depth exegetical analysis of the Greek text—specifically the terms δόμα (doma, gift) and καρπός (karpos, fruit)—this study demonstrates that generosity is not merely a moral virtue, but a profound act of faith that engages the giver in a spiritual dynamic with eternal consequences. Furthermore, an examination of the greeting formulas reveals an ecclesiology founded upon grace (charis) and a collective belonging to God through union with Jesus Christ. This study adopts a methodological approach combining grammatical-historical exegesis and biblical theology, situated within the evangelical and missiological tradition. This analysis reveals that the divine promise in Philippians 4:19—that God « will fully supply all your needs according to his riches in glory in Christ Jesus »—does not constitute a guarantee of unconditional material prosperity, but rather an assurance of sovereign divine provision for those who, in obedience, faithfully commit themselves to the work of the Lord.
Quand les langues africaines deviennent instruments de l’Évangile : l’IUDI ouvre une voie nouvelle – When African languages become instruments of the Gospel: IUDI opens a new path
Mokolo, 25 mars 2026 — Mayo Tsanaga, Extrême-Nord du Cameroun – Mokolo, March 25, 2026 — Mayo Tsanaga, Far North of Cameroon
C’est dans un élan de foi et de vision prophétique que l’Institut Universitaire pour le Développement Intégral — l’IUDI University — a franchi, ce mercredi 25 mars 2026, une étape décisive de son histoire académique et missionnaire. À Mokolo, au cœur de la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, le Dr Timothée Mouanodji, mandaté par le Professeur Moussa Bongoyok, Président Fondateur de l’institution, a officiellement proclamé le lancement d’une initiative de formation en langues africaines — une initiative que l’on peut, sans exagération, qualifier d’acte fondateur pour l’avenir de la mission évangélique sur le continent.
La Parole de Dieu mérite d’être entendue dans toutes les langues
Le Dr Mouanodji a d’emblée ancré son propos dans une réalité que l’Écriture elle-même illustre avec éclat dès le jour de la Pentecôte : chaque peuple a le droit d’entendre les merveilles de Dieu dans sa propre langue (Actes 2.11). En ce sens, les langues africaines ne sauraient être réduites à de simples vecteurs d’échange quotidien. Elles sont, dans leur profondeur, les dépositaires vivantes de l’identité, de la mémoire collective et de la sagesse des peuples que le Seigneur a façonnés sur ce continent béni.
Le Cameroun, souvent désigné comme l’« Afrique en miniature », offre à cet égard une illustration saisissante de cette diversité providentiellement donnée : plus de deux cent cinquante langues vernaculaires y coexistent, témoignant de la richesse inouïe du dessein créateur de Dieu. Sur le seul axe reliant Bamenda à Ndop, dans le Ngokotoudja, pas moins de seize langues distinctes se succèdent sur trente-six kilomètres à peine — réalité qui interpelle avec force toute institution désireuse de servir ces communautés avec authenticité et respect.
Une vision holistique au service du Royaume
Cette initiative s’inscrit pleinement dans la vocation fondatrice de l’IUDI : former des hommes et des femmes dans la plénitude de leur être — intellectuellement, culturellement, socialement et spirituellement — afin qu’ils deviennent, à leur tour, des artisans du Royaume de Dieu dans leurs milieux respectifs. Car l’Évangile, pour porter tous ses fruits, doit s’incarner. Il doit prendre racine dans le sol culturel et linguistique de ceux à qui il est annoncé.
Cette conviction n’est pas nouvelle. Elle traverse l’histoire entière de la mission chrétienne : de Wycliffe traduisant les Écritures en anglais aux missionnaires pionniers qui, sur le sol africain, ont appris les langues locales pour mieux porter la Bonne Nouvelle. L’expérience missionnaire, confirmée par des décennies de témoignage sur le terrain, atteste sans équivoque que la Parole de Dieu touche les cœurs en profondeur lorsqu’elle est proclamée dans la langue qui porte l’âme d’un peuple.
Des engagements concrets pour une mission durable
Fort de ces convictions théologiques et académiques, l’IUDI s’engage résolument à :
encourager l’étude scientifique et systématique des langues africaines ;
les intégrer dans les cursus d’enseignement, de théologie et de développement communautaire ;
soutenir activement les projets de traduction des ressources bibliques et éducatives en langues locales.
Ces engagements ne sont pas de simples déclarations d’intention ; ils constituent la feuille de route d’une institution qui croit fermement que la Grande Commission (Matthieu 28.19-20) exige des moyens à la hauteur de son ambition : rejoindre chaque peuple, chaque culture, chaque communauté dans ce qu’elle a de plus profond et de plus singulier. Cette formation est accessible depuis le niveau primaire jusqu’au niveau doctoral, pour toute langue africaine réunissant un groupe d’au moins vingt (20) candidats dûment inscrits. La coordination générale du programme, notamment la supervision des inscriptions et la gestion des aspects logistiques sur l’ensemble du territoire camerounais, est assurée par le Révérend Pasteur Moussa Waleme, Coordinateur national de l’initiative.
Un appel à la mobilisation de toute la communauté académique
En conclusion, le Dr Mouanodji a adressé un appel vibrant et solennel à l’ensemble de la communauté universitaire de l’IUDI — étudiants, enseignants, chercheurs et partenaires. Que chacun s’approprie cette initiative avec passion, rigueur et amour du prochain, pour en faire un levier de transformation profonde au service des communautés camerounaises et, au-delà, de l’Afrique tout entière.
Que ce lancement soit, à la gloire de Dieu, le commencement d’une ère nouvelle — une ère où les langues africaines, pleinement réhabilitées et célébrées, deviennent de puissants instruments de connaissance, de développement intégral et d’annonce de l’Évangile jusqu’aux extrémités de la terre.
Soli Deo Gloria.
It is in a spirit of faith and prophetic vision that the University Institute for Integral Development — IUDI University — took a decisive step in its academic and missionary history on Wednesday, March 25, 2026. In Mokolo, in the heart of the Far North region of Cameroon, Dr. Timothée Mouanodji, mandated by Professor Moussa Bongoyok, Founding President of the institution, officially proclaimed the launch of an initiative for training in African languages — an initiative that can, without exaggeration, be described as a founding act for the future of the evangelical mission on the continent.
God’s Word deserves to be heard in all languages
From the outset, Dr. Mouanodji anchored his remarks in a reality that Scripture itself vividly illustrates on the day of Pentecost: every people has the right to hear the wonders of God in their own language (Acts 2:11). In this sense, African languages cannot be reduced to mere vectors of daily exchange. They are, in their depth, the living repositories of the identity, the collective memory and the wisdom of the peoples that the Lord has shaped on this blessed continent.
Cameroon, often referred to as « Africa in miniature », offers in this regard a striking illustration of this providentially given diversity: more than two hundred and fifty vernacular languages coexist there, testifying to the incredible richness of God’s creative plan. On the only axis linking Bamenda to Ndop, in Ngokotoudja, no less than sixteen distinct languages follow one another over barely thirty-six kilometers — a reality that strongly challenges any institution wishing to serve these communities with authenticity and respect.
A holistic vision at the service of the Kingdom
This initiative is fully in line with the founding vocation of the IUDI: to form men and women in the fullness of their being — intellectually, culturally, socially and spiritually — so that they in turn become artisans of the Kingdom of God in their respective environments. For the Gospel, in order to bear all its fruits, must be incarnate. It must take root in the cultural and linguistic soil of those to whom it is announced.
This belief is not new. It runs through the entire history of Christian mission: from Wycliffe translating the Scriptures into English to the pioneering missionaries who, on African soil, learned the local languages to better bring the Good News. The missionary experience, confirmed by decades of witness in the field, unequivocally testifies that the Word of God touches hearts deeply when it is proclaimed in the language that carries the soul of a people.
Concrete commitments for a sustainable mission
On the strength of these theological and academic convictions, the IUDI is resolutely committed to:
to encourage the scientific and systematic study of African languages;
integrate them into teaching, theology and community development curricula;
Actively support projects to translate biblical and educational resources into local languages.
These commitments are not mere declarations of intent; they are the roadmap of an institution that firmly believes that the Great Commission (Matthew 28:19-20) requires resources that are equal to its ambition: to reach every people, every culture, every community in its deepest and most singular form. This training is accessible from primary to doctoral level, for any African language bringing together a group of at least twenty (20) duly registered candidates. The overall coordination of the program, including the supervision of enrollment and the management of logistical aspects throughout Cameroon, is provided by Rev. Pasteur Moussa Waleme, National Coordinator of the initiative.
A call for the mobilization of the entire academic community
In conclusion, Dr. Mouanodji addressed a vibrant and solemn appeal to the entire university community of IUDI — students, teachers, researchers and partners. May everyone take ownership of this initiative with passion, rigour and love of neighbor, to make it a lever for profound transformation at the service of Cameroonian communities and, beyond that, of Africa as a whole.
May this launch, to the glory of God, be the beginning of a new era — an era in which the African languages, fully rehabilitated and celebrated, become powerful instruments of knowledge, of integral development and of the proclamation of the Gospel to the ends of the earth.
Drawing on a study of the original Greek terms — notably μεριμνάω (merimnaō), προσευχή (proseuché), εἰρήνη (eirēnē), and λογίζομαι (logizomai) — the biblical teaching demonstrates that this peace rests upon a twofold dynamic: on the one hand, the sovereign action of God who guards hearts and minds in Jesus Christ (verses 6-7) and, on the other hand, the responsibility of the human being who must discipline thought and put apostolic teaching into practice (verses 8-9). The study integrates contributions from systematic theology, New Testament linguistics, and practical theology to show that biblical peace (shalom) transcends the mere absence of conflict and constitutes a state of fullness grounded in the covenant with God. The lecture concludes by highlighting the pastoral, pedagogical, and andragogical implications of this Pauline teaching for the contemporary Church.
Cet enseignement biblique propose une analyse exégétique et théologique approfondie de Philippiens 4:6-9, passage dans lequel l’apôtre Paul expose les fondements d’une paix profonde accessible au croyant. En s’appuyant sur l’étude des termes grecs originaux — notamment μεριμνάω (merimnaō), προσευχή (proseuché), εἰρήνη (eirēnē) et λογίζομαι (logizomai) —, l’article démontre que cette paix repose sur une double dynamique : d’une part, l’action souveraine de Dieu qui garde les cœurs et les pensées en Jésus-Christ (versets 6-7) et, d’autre part, la responsabilité de l’être humain qui doit discipliner sa pensée et mettre en pratique l’enseignement apostolique (versets 8-9). L’étude intègre les apports de la théologie systématique, de la linguistique néotestamentaire et de la théologie pratique pour montrer que la paix biblique (shalom) transcende la simple absence de conflit et constitue un état de plénitude fondé sur l’alliance avec Dieu. Cet exposé conclut en soulignant les implications pastorales, pédagogiques et andragogiques de cet enseignement paulinien pour l’Église contemporaine.
Shalom ! Souhaiteriez-vous vous joindre à nous en ligne chaque dimanche ? Veuillez nous indiquer votre pays de résidence et nous vous enverrons le lien approprié pour la rencontre sur TEAMS. Nous sommes présentement en train d’étudier systématiquement l’épître aux Philippiens dans son contexte missiologique. Au plaisir d’apprendre ensemble aux pieds du divin Maître !
La rencontre sur l’évangélisation et mission tous les dimanches sur TEAMS à 19 h heure du Cameroun – 18 h heure de la Côte d’Ivoire – 10 h heure de la Californie – 13 h heure de New York – Étude systématique de l’épître aux Philippiens dans son contexte missiologique.
« 12 Alors les apôtres quittèrent la colline qu’on appelle mont des Oliviers, située à environ un kilomètre de Jérusalem, et rentrèrent en ville. 13 Dès leur arrivée, ils montèrent à l’étage supérieur de la maison où ils se tenaient d’habitude. C’étaient Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques, fils d’Alphée, Simon le Zélé, et Jude, fils de Jacques. 14 D’un commun accord, ils se retrouvaient souvent pour prier, avec quelques femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec les frères de Jésus. 15 Un de ces jours-là, Pierre se leva au milieu des frères. Ils étaient là environ cent vingt. » — Actes 1.12-15
Un modèle biblique pour un temps de visitation
Après l’ascension glorieuse de notre Seigneur, approximativement cent vingt disciples se réunirent dans la chambre haute pour persévérer dans la prière. C’est dans ce contexte d’unité, de ferveur et d’attente confiante que le Saint-Esprit descendit, donnant naissance au mouvement missionnaire qui, jusqu’à aujourd’hui, transforme des vies en nombre incalculable.
Nous croyons fermement que le même Dieu agit encore lorsque Son peuple se tient devant Lui avec fidélité et persévérance. Ses promesses demeurent assurées :
« Invoque-moi, et je te répondrai » (Ps 50.15)
« Demandez, et l’on vous donnera » (Mt 7.7-11)
« Si deux d’entre vous s’accordent pour demander… » (Mt 18.19)
« Tout ce que vous demanderez avec foi… » (Mt 21.22)
« Si vous demandez quelque chose en mon nom… » (Jn 14.14)
« Si mes paroles demeurent en vous… » (Jn 15.7)
Notre Seigneur lui-même vécut une vie de prière intense ; les apôtres en firent une priorité absolue :
« Et nous, nous continuerons à nous appliquer à la prière et au ministère de la parole. » (Actes 6.4)
L’histoire de l’Église, y compris ce proverbe africain profond — « Si la marmite bout, c’est parce qu’il y a le feu en bas »— nous rappelle que la prière est le feu de toute œuvre missionnaire.
Un appel sacré : 120 intercesseurs pour un impact mondial
Nous invitons humblement 120 disciples de Jésus-Christ, nés de nouveau, aimant le Seigneur et désireux de voir Son règne progresser, à s’engager dans une chaîne ininterrompue d’intercession.
Votre engagement : seulement 15 minutes par jour
Un quart d’heure quotidien pour intercéder pour :
le salut des âmes,
la croissance de l’Église,
l’avancement de l’Évangile,
la mission dans les nations,
la formation d’hommes et de femmes au sein de l’Institut universitaire de développement international (IUDI) et d’institutions similaires, afin qu’ils soient bien préparés à annoncer efficacement la Bonne Nouvelle et à former les nouveaux convertis de manière à ce qu’ils puissent à leur tour former d’autres personnes, comme indiqué dans 2 Timothée 2:2.
la protection et l’encouragement des serviteurs de Dieu.
Objectif : une chaîne internationale active 24h/24, 7j/7
Afin d’assurer la continuité de la prière, chaque volontaire est invité à indiquer :
sa disponibilité,
deux créneaux horaires possibles dans la journée.
Nous répartirons ensuite les plages de manière harmonieuse, afin qu’aucune heure de la journée ne soit laissée sans intercesseur.
Comment rejoindre l’Opération 120 ?
Priez et réfléchissez devant Dieu.
Décidez en toute liberté si l’Esprit vous appelle à participer.
Écrivez à : contributionsafricaines[at]gmail.com ou répondez directement sur ce site. Veuillez remplacer le [at] par @.
Chaque volontaire recevra :
un contact direct en vue d’une rencontre de prière spéciale une fois par semaine (en plus des prières quotidiennes),
les sujets de prière réguliers,
des encouragements spirituels,
des témoignages hebdomadaires des interventions du Seigneur.
« À très bientôt dans la chambre haute virtuelle ! »
Dans l’attente joyeuse de collaborer avec vous pour l’avancement du Royaume,
« Qui sème dans les larmes moissonnera avec des cris de joie ! Qui s’en va en pleurant alors qu’il porte sa semence reviendra en poussant des cris de joie, alors qu’il portera ses gerbes. » Psaume 126:5-6
Excellente année de joie et de bénédictions multidimensionnelles!
Shalom à Tous!
Qu’en cette nouvelle année 2024, il plaise au Seigneur de vous accorder la grâce de jouir des fruits de vos travaux, investissements, et sacrifices. Qu’il transforme vos problèmes en solutions, vos obstacles en opportunités, vos ennemis en amis, vos besoins en abondance et vos larmes en cris de joie. Que Dieu vous bénisse selon l’immensité de sa grandeur, et d’une bénédiction irrévocable! Amen.
Moussa et Priscille Bongoyok
« Those who sow with tears will reap with songs of joy. Those who go out weeping, carrying seed to sow, will return with songs of joy, carrying sheaves with them. » Psalm 126:5-6
Happy New Year of Multidimensional Joy and Blessings!
Shalom!
In this new year 2024, may it please the Lord to grant you the grace to enjoy the fruits of your work, investments and sacrifices! May He transform your problems into solutions, your obstacles into opportunities, your enemies into friends, your needs into abundance, and your tears into cries of joy! May God bless you according to the immensity of His greatness and with irrevocable blessing!
Mon épouse Priscille Mbalidam et moi exécutons ce chant au rythme de ganzavar en ce jour de Noël 2023. Même loin du terroir, notre cœur n’oublie pas les montagnes du pays Mafa. Ceci est un vieux chant de Noël dans le cantique en langue mafa (voir texte original ci-dessous). Il invite à aller saluer le Roi des rois, né à Bethléhem. Ce chant a été adapté au rythme de Houdok à l’église évangélique de Soulédé (Mayo-Tsanaga, Extrême-Nord Cameroun) dans les années 1980 par Korié la femme de Neguem Chéné. Elle fut sage-femme au dispensaire protestant de Soulédé.
My wife and I are performing this song to the rhythm of ganzavar this Christmas Day 2023. Even far from the land, our hearts do not forget the mountains of the Mafa country. This is an old Christmas carol in the Mafa language hymnbook (see original text below). It invites us to go and greet the King of kings, born in Bethlehem. This song was adapted to the rhythm of Houdok at the evangelical church of Soulédé (Mayo Tsanaga, Far North of Cameroon) in the 1980 s by Korié, the wife of Neguem Chéné. She was a midwife at the Protestant dispensary in Soulédé.
La conscience africaine n’oubliera pas le discours que le Président Nicolas Sarkozy prononça le 26 juillet 2007 sur le campus de l’Université Cheikh-Anta-Diop à Dakar et pendant lequel il déclara péremptoirement « Le drame de l’Afrique c’est que l’homme Africain n’est pas assez entré dans l’histoire. » De quelle histoire parlait-il ? Celle qui est écrite par des personnes peu soucieuses de l’objectivité et qui lisent les évènements du passé avec les lunettes de l’arrogance, de la condescendance, voire du mépris ? A-t-il pris le soin de lire les écrits de celui dont l’université où il a prononcé ces paroles porte le nom ? A-t-il lu ceux de Joseph Ki-Zerbo ? A-t-il étudié de nombreux livres d’histoire écrits par d’honnêtes Occidentaux et Africains qui soulignent avec force le rôle non négligeable et parfois prépondérant des Africains dans l’histoire de l’humanité ? Ce n’est donc pas surprenant que ce discours ait été décrié par de nombreux intellectuels à travers le monde. Mais il convient cependant de transcender le niveau des plaintes stériles pour avancer résolument sur la voie de reconstitution de l’histoire de l’Afrique dans toute sa richesse, sa diversité et sa splendeur.
Justement, de nombreux intellectuelles et intellectuels africains ont pris conscience de l’importance de se lancer davantage dans la recherche et l’écriture afin de corriger de telles vues erronées sur une frange importantissime de l’humanité. En prenant de telles décisions, ils ont peut-être médité sur les paroles du proverbe africain, souvent cité par l’écrivain nigérian Chinua Achebe : « Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, l’histoire de la chasse glorifiera toujours le chasseur. » Parmi les historiens d’Afrique francophone, Joseph Ki-Zerbo (1922-2006) est incontestablement celui qui a le plus marqué la discipline et dont la mémoire mérite d’être respectueusement saluée. Parti d’un contexte où – comme les écoliers d’Afrique francophone de son époque – il a récité par cœur que ses ancêtres étaient des Gaulois, l’on peut mesurer le chemin parcouru par ce géant intellectuel. Il n’a pas suivi de cours d’histoire du continent africain à l’école coloniale française, mais il s’est armé de courage pour braver les préjugés et rechercher des données historiques africaines qui étaient volontairement ou involontairement occultées. Admis à la Sorbonne dont le prestige reste encore intact aujourd’hui, il étudie avec application l’histoire et réussit brillamment au diplôme de l’agrégation d’histoire en 1956. Le Burkina Faso (jadis appelé Haute Volta) peut être fier d’avoir donné au continent son premier professeur agrégé d’histoire. Il aurait pu se tailler une position confortable loin des eaux troubles de l’Afrique coloniale, mais il a choisi d’être aux côtés de ses sœurs et frères Africains. Sa production littéraire est abondante. Il a, entre autres, déblayé le terrain de l’histoire générale d’Afrique, forgé une méthodologie interdisciplinaire capable de reconstituer les faits historiques marquants dans un contexte où il y a très peu de documents historiques écrits du fait de l’oralité dominante. Il ne s’est pourtant pas enfermé dans sa discipline. Ses initiatives dans le domaine du développement endogène et de l’éducation sont encore visibles. Par exemple, le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) est sorti de son imagination en 1964 et c’est concrétisé le 22 janvier 1968 à Niamey. C’est ici le lieu de souligner que l’histoire, la vraie, n’est pas prisonnière du passé mais s’en inspire pour mieux naviguer le présent et bâtir l’avenir.
Le Professeur Kouassi Célestin l’a compris. Comme Ki-Zerbo, il refuse de consommer et de transmettre avec une passivité déconcertante une histoire rédigée entièrement sous d’autres cieux et qui filtre occasionnellement des aspects qui ternissent directement ou indirectement l’image ou les intérêts des pays qui financent les recherches. Professeur, puis Recteur d’une université chrétienne, il est historien de formation. Il aurait pu explorer n’importe quel domaine historiographique mais il a choisi, dans ce volume, de se pencher sur l’histoire du christianisme en Afrique. Ce choix est heureux quand on sait le rôle clé qu’ont joué les Africains dans l’histoire du Christianisme et le développement de la réflexion théologique. Que serait la théologie occidentale sans le fondement posé par les théologiens Africains tels que Clément d’Alexandrie, Tertullien, Athanase d’Alexandre ou Augustin d’Hippone (connu plus facilement sous le nom de Saint Augustin) ? Thomas C. Ogden le démontre d’ailleurs à travers son livre How Africa Shaped the Christian Mind (2007).
L’histoire est une branche de la connaissance qui étudie le passé, mais cet exercice ne se fait pas machinalement. Cette discipline exige un examen critique des évènements rapportés oralement ou par écrits, des sources et même des motivations dans le but de reconstituer la vérité, autant que faire se peut. Cela requiert une approche méthodique, un attachement à l’objectivité, une lutte permanente contre ses propres préjugés, un discernement alerte, une accumulation de preuves accessibles, et une dénonciation courageuse des erreurs ou des contre-vérités historiques des recherches précédentes. Le professeur Kouassi s’est attelé ardemment à cette tâche gigantesque. Partant des débuts de l’Église et poussant son survol jusqu’à nos jours, cet historien talentueux a revisité l’histoire du christianisme avec les regards avertis d’un Africain soucieux de relever la place et le rôle clé de son continent au sein de cette religion qui est malheureusement perçue à travers le prisme de l’Occident. Ce livre renferme de nombreux documents inédits. Conscient de l’immensité de la tâche de rédaction de l’histoire de l’Église en Afrique, il donne aux lectrices et lecteurs les outils nécessaires pour conserver les archives l’église locale, effectuer des recherches et publier des biographies de personnages africains importants mais méconnus sur un site consacré et accessible partout dans le monde : https://dacb.org.
La démarche andragogique de l’auteur, sa grande capacité de synthèse, la richesse de son œuvre et la qualité académique de ses analyses historiques sont très remarquables. La lecture de ce livre et son utilisation comme manuel de cours dans les facultés de théologie et les instituts bibliques en Afrique et dans le monde seront une source d’inspiration et contribueront au changement de paradigme pour une transformation positive des sociétés humaines.
Prof. Moussa Bongoyok
Fondateur de l’Institut Universitaire de Développement International
Professeur des Études Interculturelles et de Développement Holistique
Christianity and Societies: Africa, nursery and center of gravity of the Christian faith
African conscience will not forget the speech that President Nicolas Sarkozy gave on July 26, 2007, on the campus of Cheikh-Anta-Diop University in Dakar, during which he peremptorily declared, “The tragedy of Africa is that the African man has not entered enough into history. » What story was he talking about? The one written by people with little concern for objectivity and who read past events with the lenses of arrogance, condescension, and even contempt? Did he take the care to read the writings of the man whose name the university where he spoke these words bears? Has he read those of Joseph Ki-Zerbo? Has he studied numerous history books written by honest Westerners and Africans who forcefully underline the significant and sometimes dominant role of Africans in the history of humanity? It is, therefore, not surprising that many worldwide intellectuals decried this speech. But it is nevertheless necessary to transcend the level of sterile complaints to move firmly on the path to reconstituting the history of Africa in all its richness, diversity, and splendor.
Many African intellectuals have become aware of the importance of engaging more in research and writing to correct such erroneous views on a significant segment of humanity. In making such decisions, they may have meditated on the words of the African proverb, often quoted by Nigerian writer Chinua Achebe: « Until lions have their historians, the history of hunting will always glorify the hunter. » Among the historians of French-speaking Africa, Joseph Ki-Zerbo (1922-2006) is undoubtedly the one who has had the most significant impact on the discipline and whose memory deserves to be respectfully saluted. Starting from a context where – like the schoolchildren of French-speaking Africa of his time – he recited by heart that his ancestors were Gauls, we can measure the path traveled by this intellectual giant. He did not take a history course on the African continent at the French colonial school. Still, he steeled himself with the courage to defy prejudice and seek out African historical data that was voluntarily or involuntarily hidden. Admitted to the Sorbonne, whose prestige remains intact today, he diligently studied history and succeeded brilliantly in his history aggregation diploma in 1956. Burkina Faso (formerly called Upper Volta) can be proud of having given the continent its first associate professor of history. He could have carved out a comfortable position far from the troubled waters of colonial Africa, but he chose to be alongside his African sisters and brothers. His literary production is abundant. He has, among other things, cleared the ground for Africa’s general history and forged an interdisciplinary methodology capable of reconstructing significant historical facts in a context where there are very few written historical documents due to the dominant orality. However, he did not lock himself into his discipline. Its initiatives in the field of endogenous development and education are still visible. For example, the African and Malagasy Council for Higher Education (CAMES) came out of his imagination in 1964 and came to fruition on January 22, 1968, in Niamey. This is the place to emphasize that true history is not a prisoner of the past but is inspired by it to navigate the present better and build the future.
Professor Célestin Kouassi understood this. Like Ki-Zerbo, he refuses to consume and transmit with disconcerting passivity a history written entirely in other places and which occasionally filters aspects that directly or indirectly tarnish the image or interests of the countries that finance the research. Professor, then Rector of a Christian university, is a trained historian. In this volume, he could have explored any historiographical area, but he chose to focus on the history of Christianity in Africa. This choice is fortunate when we know the critical role that Africans have played in the history of Christianity and the development of theological reflection. What would Western theology be without the foundation of African theologians such as Clement of Alexandria, Tertullian, Athanasius of Alexander, or Augustine of Hippo (known more easily as Saint Augustine)? Thomas C. Ogden demonstrates this through his book How Africa Shaped the Christian Mind (2007).
History is a branch of knowledge that studies the past, but this exercise is not done mechanically. This discipline requires critically examining events reported orally or in writing, sources, and even motivations to reconstruct the truth as much as possible. This requires a systematic approach, a commitment to objectivity, a permanent struggle against one’s prejudices, alert discernment, an accumulation of accessible evidence, and a courageous denunciation of previous research’s errors or historical untruths. Professor Kouassi took on this gigantic task ardently. Starting from the beginnings of the Church and extending his overview to the present day, this talented historian has revisited the history of Christianity with the informed eyes of an African keen to highlight the place and key role of his continent within this religion, which is unfortunately perceived through the prism of the West. This book contains many previously unpublished documents. Recognizing the immensity of writing the history of the Church in Africa gives readers the tools necessary to preserve local church archives, research and publish biographies of critical African figures. Little is known about a dedicated site that is accessible worldwide: https://dacb.org.
The author’s andragogical approach, his extraordinary capacity for synthesis, the richness of his work, and the academic quality of his historical analyses are remarkable. Reading this book and its use as a course manual in theological faculties and biblical institutes in Africa and worldwide will inspire and contribute to the paradigm shift for a positive transformation of human societies.
Prof. Moussa Bongoyok
Founder of the University Institute of International Development
Professor of Intercultural Studies and Holistic Development