Archive for the ‘human relations’ Category

Adieu papa –Poème en hommage au papa Bongoyok Djengai

 

Notre père, Bongoyok Djengai, a été promu en gloire le 7 Avril 2017  à Maroua des suites d’une courte maladie.

Rochers de Mbouzao, lancez un grand cri de détresse.

Un ennemi invisible s’est introduit dans la forteresse.

Hélas ! il a frappé durement et rapidement, tel un vent violent.

Hélas ! il se réjouit pour l’instant de son triomphe mirobolant.

Arbres de Soulédé, entonnez des chants funèbres.

Cailloux de Mbardam, portez la couleur des ténèbres.

Car le pionnier du poste agricole de Soulédé s’est évanoui,

Plongeant les cœurs éplorés de sa famille et de ses amis dans la nuit.  

Nuages de larmes, arrosez généreusement nos âmes.

Honorables lumières, veuillez cacher ce jour infâme.

Privez-le de l’éclat qui l’a vu naître d’un fils de Mbardam et d’une fille de Roua.

Effacez l’instant fatidique de son dernier soupir dans un hôpital de Maroua.

Papa, nous aurions voulu être à tes cotés au moment du grand voyage ;

Nous aurions souhaité te serrer dans nos bras sur le chemin des âges ;

Mais l’appel du Créateur en qui tu as cru était si pressant

Que tu t’en es allé sans attendre la mélodie de nos cœurs reconnaissants.

Tu fus pour nous un modèle d’ardeur au travail, de discipline, de courage,

De protection de l’environnement, de sagesse et d’amour sans barrage.

Ton investissement incontestable dans notre éducation

Depasse de loin les contours humains de l’appréciation.

Voici venu le temps de nous séparer pour un moment,

Au milieu de la désolation, de cris de douleur et de larmoiement.

Nos cœurs meurtris te disent : « nous nous reverrons un jour, va en paix papa,

Repose-toi dans les bras de celui qui te donna vie, passion et compas. »

Père Eternel, toi qui nous donnas notre père biologique,

Toi qui le repris en ton temps et dans ta divine logique,

Reçois la gloire qui te revient éternellement

Et daigne pardonner nos bégaiements.

 

Prof. Moussa Bongoyok

Californie (USA), le 8 Avril 2017

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2017

 

English translation of the above poem:

Rocks of Mbouzao, utter a cry of distress.
An invisible enemy has entered the fortress.
Alas! He hit hard and fast, like a violent wind.
Alas! He rejoices for the moment in his triumph.
Trees of Soulede, sing funeral songs.
Stones of Mbardam, wear the color of darkness.
For the pioneer of the agricultural post of Soulede has vanished,
Plunging the tears of his family and friends into the night.
Clouds of tears, water our souls generously.
Honorable lights, please hide this infamous day.
Deprive it of the splendor which saw him born of a son of Mbardam and a daughter of Roua.
Eliminate the fateful moment of his last breath in a hospital in Maroua.
Dad, we would have liked to be by your side at the time of the great journey;
We would have liked to hold you in our arms on the way of the ages;
But the call of the Creator whom you believed was so urgent
That you have gone without waiting for the melody of our grateful hearts.
You were for us a model of ardor at work, of discipline, of courage,
Of protection of the environment, of wisdom and love without a dam.
Your incontestable investment in our education
Far exceeds the human contours of appreciation.
Here comes the time to part for a moment,
In the midst of desolation, cries of pain and tears.
Our bruised hearts say to you: « We shall meet again one day, go in peace dad,
Rest in the arms of the one who gave you life, passion and compass. »
Eternal Father, you who gave us our biological father,
You who took him back in your time and in your divine logic,
Receive the glory that belongs to you eternally
And deign to pardon our stuttering.

(c) copyright by Moussa Bongoyok, 2017

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Conférence internationale sur la famille

Affiche  IUDI Conference 2016.jpgProgramme de la conference.jpg

DANGER DES MAUVAISES COMPAGNIES

« Watunga na nianga nta wele yumina ku zulu nzo » (Proverbe Kongo)

«Si tu cours avec la paille, tu finiras sur le toit de chaume.» (Proverbe Kongo)

« If you run with the straw you will finish on a roof of stubble. » (Kongo proverb).

Signification: Les mauvaises compagnies sont une source de danger. Dis-moi qui tu hantes, je te dirai qui tu es.

Commentaire à la lumiere de la Bible

J’aime beaucoup les proverbes africains. Ils ont l’art de partir des éléments insignifiants, des faits et gestes ordinaires de la vie pour propulser adroitement dans un univers philosophique profond tout en gardant les racines solidement enracinées dans la vie pratique. Le proverbe Kongo que voici en est une belle illustration. Chez de nombreux peuples africains, même en plein 21e siècle, les habitations ont des toits de chaume. La paille constitue, dans ce cas-là, la matière première. Elle est savamment sélectionnée, coupée, tissée et arrangée selon les styles architecturaux du contexte. Quoique cela soit rare et ce en dépit de tous les efforts déployés dans le tri, il arrive que l’on retrouve sur le toit des feuilles, de petites brindilles ou de la paille d’une autre espèce.   De même que la paille et les éléments qui s’y assimilent se retrouvent sur le toit de chaume, ceux qui fréquentent des hommes ou des femmes de moralité douteuse connaitront le même sort.

En partant du monde végétal, le Kongo vise en fait la profondeur même du comportement des membres de la société. Il est important de savoir choisir ses amis et ses compagnons car, même si au départ nous ne le réalisons pas, nous finirons par penser, parler et agir comme eux. Et comme le mal reste rarement impuni, nous partagerons inévitablement leurs déboires et leurs châtiments.

Dans la Bible, Lot était en bonne compagnie jusqu’au jour où il a porté son choix sur Sodome et Gomorrhe. Au départ, il pensait qu’il avait fait un choix excellent. Il s’est fié à la vue et la suite de sa vie fut une véritable tragédie (Genèse 19). Samson avait des talents exceptionnels. Il est tombé dans le panneau de mauvaises compagnies et y a perdu sa vue puis sa vie (Juges 16). Le fils prodigue de la parabole a tourné le dos à sa famille pensant trouver son bonheur dans le libertinage en compagnie des gens de mauvaise vie. Mal lui en a pris car s’est retrouvé dans une situation telle que les cochons qu’il gardait étaient mieux nourris que lui. Heureusement, il s’est ressaisi et a rejoint le bercail (Luc 16). La Bible est formelle : Attention, ne vous y trompez pas: Les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs.” (1 Corinthiens 15 :33).

Soyons sages. Sachons avec qui nous passons le clair de notre temps. Sachant choisir nos meilleurs amis. Ayons l’audace de nous détourner de la voie de ceux qui nous attirent vers le mal et loin du Seigneur. Et, si nous sommes présentement tombés dans ce piège, ayons le courage de nous repentir comme le fils prodigue et de retourner sur la bonne voie. Choisissons plutôt nos meilleurs amis et nos partenaires parmi ceux qui ont une bonne conduite, qui aiment le seigneur et qui sont déterminés à mener une vie d’intégrité aux yeux des êtres humains et de Dieu même s’il faut pour cela nager à contre courant dans un contexte mondial qui est de plus en plus enveloppé par les forces du Malin.

 

Moussa Bongoyok

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2016

BAS LES MASQUES!

« Pats n’keɗ ngwoz a gi kayah » (n’gèlègedma mafahai)

« Un soleil qui a tue la femme dans le champ d’aubergine. » (proverbe mafa)

[Littéralement: « Un soleil qui tue la femme dans la case d’aubergine. »]

« A aun that kills the woman in the eggplant farm. » (Mafa proverb)

Signification: C’est un fait invraisemblable. C’est assez proche de la vérité mais complètement faux.

 

Commentaire à la lumière de la Bible

 

           Cette expression proverbiale plonge ses racines dans l’histoire lointaine d’un effort infructueux de masquer un crime passionnel. Tout est parti d’une violence conjugale qui a très mal tourné. Elle s’est soldée par la mort d’une femme des suites de coups que lui infligea son mari. Ce dernier, au lieu de reconnaître son forfait, se hâta plutôt de jeter le corps dans le champ d’aubergine – qui est l’un des domaines privés des femmes en pays mafa – et de clamer haut et fort son innocence tout en prenant le soin de préciser que c’est le soleil qui a tué sa femme pendant qu’elle cultivait. Malheureusement pour lui, les voisins ne tardèrent pas à découvrir la supercherie car, s’il est vrai que l’ardeur du soleil est redoutable en pleine saison sèche (surtout dans la période qui correspond à la fin de la saison sèche et que les Mafa appellent begdza), la température est plutôt clémente en saison pluvieuse. Ce mari fut donc condamné pour crime doublé de mensonge. Et c’est à partir de ce jour que les Mafa utilisent l’expression « le soleil qui a tué la femme dans le champ d’aubergine» pour designer, avec une bonne dose d’ironie, un fait invraisemblable. Elle est plus fréquemment utilisée quand le soleil est particulièrement brûlant.

            Cette parole de sagesse mafa nous rappelle une réalité dont la Bible parle abondamment : la tendance qu’a l’être humain à reconnaître difficilement ses fautes, voire à les rejeter sur les autres. Tout a commencé dans le jardin d’Eden où Adam, confronté par le Dieu Créateur immédiatement après la chute, pointa un doigt accusateur vers Eve. Eve, sans hésiter, accusa plutôt le serpent. Pourtant, chacun d’entre eux avait péché et le jugement divin frappa les trois (cf. Genèse 3).

            Au lieu de tirer des leçons de ce qui est arrivé à nos ancêtres, nous continuons malheureusement à nous livrer au même jeu avec une intensification effroyable. Par conséquent, le même virus moral fait d’énormes ravages dans nos sociétés humaines. Pourtant, tôt ou tard la vérité finira par éclater. Et, même si personne ne parvenait à découvrir la réalité ici bas, que ferons-nous devant le Seigneur qui connaît parfaitement le cœur humain et ses multiples masques ?

           Au lieu de tomber dans le piège du mensonge, du reniement, de fausses accusations, et de la supercherie sous ses multiples facettes, il vaut mieux avoir le courage et l’honnêteté de reconnaître sa faute ou sa part de responsabilité. La voie de la paix intérieure, du pardon et de la réconciliation avec Dieu et avec les prochains passe par là.

Moussa Bongoyok

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2015

ENTENDRE ET EXPERIMENTER

 “Ngon àw mba tá, gèr mba.” (proverbe sara/Tchad)

« L’enfant va d’abord en voyage et découvre l’étranger. » (proverbe sara/Tchad)

“In order to really discover the foreigner, a child needs to travel first.” (Sara proverb, Chad)

Moralité: Celui [ou celle] qui reste sur place, sans quitter le village, ne connait rien. Pour connaitre les coutumes des personnes étrangères, il faut voyager.

Source: http://www.tchad.org/recherche/proverbes/sara.html

Commentaire à la lumière de la Bible

Nous écrivons ces lignes dans les locaux du séminaire de théologie biblique de Beatenberg (Suisse) où nous séjournons brièvement. Nous avons lu des écrits sur cette école qui forme des missionnaires et des dirigeants d’églises depuis 1945. Nous avons même entendu des témoignages des ressortissants de cette institution. Mais jamais nous n’avons perçu certains détails combien précieux et profonds comme nous le faisons en ce moment. Les Sara ont raison de dire que le voyage permet de découvrir l’étranger.

Toutefois, au-delà du voyage, nous pensons que ce qui marque la différence, c’est l’expérience personnelle. Dans la Bible, la reine de Saba avait entendu parler du roi Salomon. Mais, ce n’est qu’après avoir effectué elle-même le déplacement et rencontré ce roi qu’elle a pu se rendre à l’évidence que la réalité était nettement plus formidable (1 Rois 10 :1-10).   De même, de nombreux personnages bibliques dans les évangiles et dans le livre des Actes avaient entendu parler du Seigneur Jésus, mais ce n’est qu’après l’avoir rencontré personnellement qu’ils ont compris combien il est merveilleux. Le cas de la conversion spectaculaire de l’apôtre Paul sur le chemin de Damas est particulièrement frappant (Cf. Actes 9). Mais, de nos jours, combien de personnes veulent aller au-delà de ce qu’elles entendent au sujet du Seigneur Jésus pour chercher à le rencontrer personnellement, à explorer la profondeur de son amour et à puiser aux sources de ses trésors spirituels incomparables et vivifiantes ? L’on comprend pourquoi le Seigneur pouvait s’exprimer en ces termes en Matthieu 12 :42 (Bible du Semeur): « Au jour du jugement, la reine du Midi se lèvera avec ces gens de notre temps et elle les condamnera, car elle est venue du bout du monde pour écouter l’enseignement plein de sagesse de Salomon. Or, il y a ici plus que Salomon!”.

Ne nous contentons pas de ce que les gens disent au sujet du Seigneur Jésus-Christ car malheureusement il y a tant de faussetés et d’hérésies à son sujet. Cultivons plutôt une relation profonde avec lui. Il est vivant. Il se manifeste en tout lieu et à tout moment. Si vous ne l’avez pas encore fait, allez à lui tel(le) que vous êtes, ouvrez-lui votre cœur là où vous êtes, invitez-le dans votre vie, et vous ferez une expérience beaucoup plus merveilleuse que celle de la reine de Saba.

 © Copyright by Moussa Bongoyok, 2014.

LE RICHE NE TRAITE QU’AVEC LES RICHES

“May koudi sey may koudi” (Hausa proverb)

“Le riche ne traite qu’avec les riches.” (Proverbe Hausa)

“Rich people deal only with the rich.” (Hausa Proverb)

Signification: “De nos jours quand tu es pauvre, personne ne t’approche, personne ne veut de toi; tu restes seul dans ton coin.”

(Comme promis, nous sommes heureux de commenter ce proverbe recueilli par le Dr Emmanuel BECHE. Nous vous encourageons aussi à nous faire parvenir d’autres proverbes africains)

Parallélisme biblique

 

La richesse occupe une place très importante dans la culture hausa. Un petit tour dans le contexte suffit pour constater avec quel empressement les griots entourent les riches, leur font mille et une courbettes et les comblent de louanges. Mais au-delà de ce phénomène social, en fins observateurs, les Hausa constatent qu’en réalité les riches ne veulent pas s’associer aux pauvres. Ils préfèrent la sécurité du cercle des nantis pour des raisons évidentes : non seulement les pauvres ne leur apportent rien mais ils les dérangent par leur condition infrahumaine et par leurs sollicitations. On comprend alors la douleur des moins nantis que communique parfaitement notre proverbe. Mais en réalité, ce genre de comportement honore t-il Dieu ?

 

Dans Proverbes 22 :2, la Bible attire notre attention sur le fait que: «Riche et pauvre ont ceci en commun: c’est l’Eternel qui les a faits l’un et l’autre. » Il est donc important de respecter la dignité des pauvres. D’ailleurs la vraie richesse n’est pas matérielle (cf. Prov. 22 :1, 4, 9 ; Luc 16 :11 ; 1 Tim, 6 :17).  Personne ne doit être acceptée ou rejetée sur la base de ce qu’il ou elle a. Mieux, la Bible recommande que nous aimions les pauvres, les marginalisés et les victimes des nombreuses injustices de notre société. La parabole du bon samaritain en est une illustration éloquente (cf. Luc 10 :25-37). Il est aussi écrit  dans Proverbes 21 :13 que « Celui qui fait la sourde oreille quand le malheureux appelle à l’aide, appellera lui-même à l’aide sans obtenir de réponse.”

Ce qui me frappe le plus dans la Bible, c’est que Dieu ne s’est pas contenté de nous donner des ordres dans ce domaine. Il nous a laissé un exemple parfait en la personne de notre Seigneur Jésus-Christ (cf. Philipiens 2). En lui, Dieu s’est fait pauvre. Il a vécu une vie on ne peut plus modeste. Il s’est dépouillé pour enrichir les pauvres d’une richesse plus profonde et éternelle. Il a cheminé avec les pauvres sans repousser les riches. Il est mort et ressuscité pour que tous les êtres humains, pauvres et riches, aient la vie éternelle s’ils placent en lui toute leur confiance pour le salut. Comment ignorer un si grand amour pour chaque être humain indépendamment de ses titres, de son savoir, de ses avoirs ou de ses mérites ? Son exemple nous interpelle.

Il est vrai que les pauvres sont de plus en plus nombreux dans notre monde qui sombre inexorablement dans un égocentrisme maladif. Il est difficile, voire impossible, d’aider tout le monde. Toutefois, si nous pouvons faire la différence ne serait-ce que pour une personne que Dieu place sur notre chemin quand les moyens le permettent, nous aurons honoré notre Seigneur. Mais ne nous arrêtons pas là car même sans sou, nous pouvons beaucoup faire pour les pauvres : un regard amical, un sourire, des paroles d’encouragement, une prière, un coup de main, un renseignement utile, et tout autre geste semblable,  peuvent faire des merveilles dans la vie de ceux qui sont isolés pour la simple raison qu’ils se trouvent dans les filets d’une paupérisation galopante. Cela demande des efforts, du sacrifice, du discernement et du courage. Mais le Seigneur cheminera avec nous sur ce sentier qu’il maitrise parfaitement. Suivons-le ! 

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2013

Proverbes africains collectés par le Dr. Emmanuel Béché pour le compte de l’UFDI et qui seront commentés ultérieurement.

 

Proverbes en langues africaines Langues Traductions en français Significations
Kat outou kama tol anguiyo Kenga/Tchad Voir avec les yeux ne tue pas la gazelle. Si le chasseur se contente de voir courir la gazelle, il ne pourra pas l’avoir comme gibier. Donc, il faut agir si l’on veut réaliser un projet; il faut fournir des efforts si l’on veut réussir.
Kada ayi kad gone korondjo Le soleil te donnera un petit poulet. Après avoir travaillé, on s’attend à une récompense.
Bourou wang nedj nafigna yo L’âne ne se moque pas des oreilles de ses semblables. Observe-toi avant de critiquer les autres.
Kla o do va dedingne Mada/Cameroun Le bébé est allé chez ses oncles maternels. L’enfant est endormi.
Dlangneza a ga zal shawé a ma heleré dédé da Le WC d’un paresseux ne se remplit jamais. Celui qui n’aime pas le travail n’a rien dans son grenier.
Ahal gagna monagna dingne dingne La main est attachée. Il/elle est égoïste.
Géné ba tua-na Gbanga/Cameroun L’étranger ne prend jamais possession de la maison hospitalière. On ne perd rien en offrant l’hospitalité à l’étranger.
Dé tua vi gon na koro On ne construit pas une maison après la tornade, mais avant. Les actes nécessaires doivent être posés à temps, jamais après.
Gan tui ée zu kara Qui est dépassé par sa charge accuse le coussin/ qui danse mal accuse son pantalon. Il est important d’assumer toujours la responsabilité de ses actes.
Nay may backna vi huda ngali kam kuna Massa/Cameroun On ne réclame pas la peau d’une chèvre brûlée. Une fille qui a connu tant d’hommes n’a pas le privilège d’une vierge.
Wurr nikk kud mulamna La sueur coule sur toi (personnellement). On doit résoudre les problèmes familiaux en famille.
May koudi sey may koudi Haoussa/Cameroun Le riche ne traite qu’avec les riches. De nos jours, quand tu es pauvre, personne ne t’approche, personne ne veut de toi; tu restes seul dans ton coin.
Nélal sioutinaan, ammaa humtintaake Foulbé L’envoyé fait reposer l’envoyeur mais ne le satisfait pas. Quand vous envoyez une personne quelque part avec une information, l’information exacte ou originale arrive à destination avec beaucoup de modifications.
Mô lamàan mô haanné, mâa mô méête daknaan màa môhhàa aâ Dourou Tu manges le grand repas, tu ne te rassasies pas; ce n’est pas en nettoyant le fond de l’assiette avec du doigt que tu vas te rassasier.
Komie gubai na ge ma bbedjeg sei de dane ddi Nangjere Tu ne dois pas t’appuyer sur les genoux de ton prochain pour te lever. Ne compte pas sur autrui pour ta vie. Compte plutôt sur toi-même.
Toue gaï seubaa na keurandeureu gaï kaseureu Kabalaye/Tchad Quand une chèvre perce le « séco » pour sortir, tous ses « enfants » la suivent par la même voie. Tes mauvais comportements se transmettent à tes enfants.
Cicita tu d’a nga hla ahinad’a di Marba/Tchad Un seul doigt ne peut soulever une pierre. L’union fait la force.
Alein ma zlit akulo yorgo colol lâ mi te vut agu ma ned’a L’oiseau qui se lève tôt mange du fruit mûr. Le bonheur appartient à celui qui se réveille tôt.
Kakka njeda bälura digrat bei deîda Si le crapaud manque du poil au pubis, c’est parce qu’il est resté bras croisé. Rien ne se gagne sans peine; il faut d’abord travailler dur pour gagner son pain.
Ablauda ce njuvu ma galak’â Marba/Tchad On peut vider un fût d’eau salée, si l’on se met à en goûter tour à tour. Si plusieurs personnes s’entendent pour une cause donnée, ils peuvent la réaliser facilement.
Kubera ku jinie an beie kobie Nangjere/Tchad Le sang qui coule de ton nez passera par ta bouche. Quelles que soient les mésententes dans une famille, lorsqu’un frère est en difficulté, on est obligé de venir à son secours.
Kusie kang ddi, tu tie yaii bà À ton absence, ta chèvre met bas à un mâle. Personne d’autre ne peut mieux garder le bien de son prochain que le propriétaire lui-même.
Kulemaye gubaie ge ma bejege sue de dane ddi On ne peut pas s’appuyer sur les genoux de son prochain pour se lever. Il vaut mieux compter sur ses efforts personnels pour réussir plutôt que sur ceux d’autrui.
Bu sabur ra sa’a gordjo ku Zimé Le patient peut avaler une braise. Dans toutes circonstances, un homme patient a des solutions.
Béti ki bi ah sa moudjo al Mbaï Le singe qui dort ne mangera pas le haricot. L’homme est le boulanger de sa vie. S’il ne travaille pas, il n’a pas droit au pain.
Sinda goto ah al koro Si tu n’a pas de cheval, monte l’âne. Ne fait pas l’impossible pour résoudre un problème, contente-toi de ce que tu as.
Ci mkpaem me’ ne ta mbyi laebbi Tikar L’homme courageux seul ramasse beaucoup de termites. Le courageux ne recule pas devant les obstacles; il arrive toujours à ses fins.
Be ta ngwè banni lé ,shèli ci’ kwan Attache-toi les faveurs du piroguier même pendant la sécheresse. Ne néglige jamais les relations humaines; sois prudent et prévoyant.
Ngnyum mwu’ ta saèm ya konni Les cheveux grandissent, mais prennent soin d’éviter le front. Il faut savoir toujours se limiter; la patience a des limites.
Ngnyum mwu lwikwaen tà win yè wù danmi be’swu’ bwaeti Quand les cheveux de ton voisin brûlent, commence à tremper ta calvitie. Un homme averti en vaut deux.
A wouri hilife a haye pidi gnéme kayé Mousgoum On n’achète pas le poisson dans l’eau. Avant d’acheter un article ou de s’engager dans un projet, il faut d’abord bien le voir et y réfléchir.
Bera ur cu tiso djassimi Lame Celui qui s’énerve vite ne peut pas hériter des biens de ses parents. Si quelqu’un n’est pas patient dans la vie, il ne peut pas réussir les bonnes choses.
Vaïtchime cufary vaïhoubééé mi Un bélier ne peut pas devenir un bouc. Sois heureux de ce que tu es.
Bwe bwe djia ya de bwe ne nya kande Maka Rester longtemps sur une place finit par déchirer ton habit. Il faut quitter les choses ou problèmes avant qu’il ne soit trop tard.
Ngon yeil tar kei tôn Panbode/Tchad Le petit de l’oiseau accepte toujours son nid. Quelles que soient tes origines, n’y renonce pas.
Doevevogo te bet élé Éton Une seule main ne peut pas grimper un arbre. La solitude rend l’homme fragile; l’union fait la force.
Mintak mee ya te karnye La joie n’est pas contagieuse. Les états d’âme, les pensées et les comportements de l’homme ne sont pas prévisibles objectivement.
Ngul y tsan y na be La force du coup de pied se trouve dans la cuisse. La raison d’être, de vivre d’un individu se trouve dans sa culture. Il ne peut interagir avec son environnement que s’il y est intégré.
Y lee ndogo ya te woe piyes Le manguier ne produit jamais les avocats. L’individu provient héréditairement et socialement d’une entité sociale donnée.
Menyang mot ane meki me oyem o tui me vwa o mini e meme vwa Ewondo Le frère de l’homme est le sang qui coule de la langue, tu craches une partie, tu avales le reste. On ne peut abolir le lien de sang qui nous relie à nos frères.
Ba kar ki loué nvou be bele nding Ewondo On n’appelle pas le chien avec le fouet. On ne peut pas prétendre vouloir rassembler et réconcilier quand on fait preuve de méchanceté.
Ting elé biyon bi fey afan ndzang Si tu te retrouves deux fois sous le même tronc d’arbre en forêt, tu es égaré. Celui qui commet deux fois la même faute, manque de sagesse.
Wali kone wali ka yan Mbo/Littoral J’ai les ongles mais je n’ai pas le niébé. La providence ne peut pas tout donner. Il faut donc accepter ce que l’on a et s’en réjouir.
Mo bayoung a teum mo money Celui qui a des hommes autour de lui, dépasse celui qui a de l’argent. Il faut accorder la primauté aux ressources humaines et non à de l’argent.
Gawlangga ni wayara key vottara Moussey La prostituée est un jujubier au bord de la route. La prostituée est exposée à tout type de danger.
Vamang loomu ham mang lunama ka biidi Le criquet destiné au crapaud ne peut pas échapper. Personne ne peut détruire la chance de l’autre.
Korra li bona cini, golo,ga lawgio Quand l’âne finit de boire de l’eau au puits, il veut que ce puits soit bouché. Une fois que vous ayez rendu service à un malhonnête, celui-ci ne vous reconnaît plus.
Laïra Picoloni irité ni tintin Les oiseaux de même plumage volent ensemble. Ceux qui vivent ensemble se ressemblent et ont tendance à adopter les mêmes comportements.
 Lhara kaï lhalhaguara ni kai barima halaug Le sort réservé au criquet est réservé à tous les insectes. Dans une situation de guerre, on ne cible pas seulement le chef, mais l’ensemble des éléments du groupe.
Lhara djivira an lata ka baguidi Un bienfait n’est jamais perdu. Un bon acte que tu poses sera toujours récompensé.
Fatta dew ka so zoydi Le soleil d’une journée ne sèche pas les arachides. Les premières fautes sont facilement pardonnables.
Suu bay korokna tin voumdemba u djéera Les paresseux accusent le mange-mil. Celui qui ne n’aime pas le travail ou ne fait rien de sérieux trouve toujours des excuses en accusant les autres.
Kaka u gina bowong gina kangu Le hangar finira par s’écrouler sur celui qui reste longtemps sous son abri. Rester longtemps sous la dépendance de quelqu’un n’est pas une assurance. Car il finira toujours par vous abandonner d’une manière ou d’une autre, soit par la mort, le refus…
Ngot ta lhou ka tindi grak votti On n’abandonne jamais une calebasse au croisement des routes. Une fille qui manque d’une meilleure éducation peut être abandonnée à cause de son mauvais comportement.
Banang-na dang wayang soung-na L’ami intime est plus qu’un frère consanguin. Par rapport à un frère de même sang, l’ami intime peut mieux gérer ce qu’on lui confie. Car le consanguin ne tardera pas à abuser de la confiance de son autre frère.
Sounda ong so ngolo Le travail libère ou offre une grande récompense. Celui qui rend beaucoup service obtient toujours une récompense, même celle à laquelle il ne s’attendait pas du tout.
Vira hirhirra ni wayna plantanga La brutalité est la sœur de la tragédie. Être brutal et imprudent  a toujours des conséquences désastreuses.
Bad va hay madei kana Massa On attrape facilement le criquet tôt le matin quand il y a encore la rosée. Il faut profiter des opportunités dès qu’elles se présentent.
Mul ngam fum jar zolnga La vraie huile se trouve dans l’os dur. C’est dans la persévérance et l’endurance que l’on parvient à vivre aisément.(c) Copyright by Emmanuel Beche et Université Francophone de Développement International, 2012
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