Archive for the ‘human relations’ Category

Boko Haram and Trauma – Boko Haram et Traumatisme

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Living like a millionaire with a dollar a day: a tribute to a spiritual giant

When our tears lose their vocabulary,

When our loss frightens the ordinary,

When any type of paper runs from ink,

When the boat of our joy wants to sink,

Lord, we will still praise you.

 

Truly we miss our father Jack Murray.

Emptiness is coloring everything with fury

Two types of tears gain in altitude:

Tears of sorrow and tears of gratitude.

Lord, show us what to do.

 

The architect of the Francophone University,

Has silently vacated the city.

The Board conference room is weeping.

Diplomas and awards are sleeping.

Is this an academic coup?

 

He was an excellent mentor.

He was a living bookstore.

He was a friend always on our side

When life pushed us aside.

His heart was always true.

 

Jack embraced the universe.

He welcomed the diverse.

He always had a word of prayer

For anyone finding life hard to bear

And for those who are thriving too.

 

He lived like a millionaire

With a dollar a day.

He gave like a billionaire

With joy in every way.

Your servant truly honored you.

 

Lord, teach us how to catch Jack’s passion

For spiritual generosity without ration.

Move all the fibers of our soul,

In the direction of Your scroll,

Never again to say adieu.

 

Moussa Bongoyok with Jim and Nancy Kyser, and Fred and Marjorie Krauss.

Half Moon Bay, California (USA),  May the 25th 2018

 

Rev. John (Jack) M. Murray (1928-2018) was the former General Director of European Christian Mission and first Chairman of the Board of directors for the Francophone University of International Development (FUID)/ Institut Universitaire de Développement International (IUDI).

(c) Copyright by Moussa Bongoyok, 2018.

 

Jack 3

 

Adieu papa –Poème en hommage au papa Bongoyok Djengai

 

Notre père, Bongoyok Djengai, a été promu en gloire le 7 Avril 2017  à Maroua des suites d’une courte maladie.

Rochers de Mbouzao, lancez un grand cri de détresse.

Un ennemi invisible s’est introduit dans la forteresse.

Hélas ! il a frappé durement et rapidement, tel un vent violent.

Hélas ! il se réjouit pour l’instant de son triomphe mirobolant.

Arbres de Soulédé, entonnez des chants funèbres.

Cailloux de Mbardam, portez la couleur des ténèbres.

Car le pionnier du poste agricole de Soulédé s’est évanoui,

Plongeant les cœurs éplorés de sa famille et de ses amis dans la nuit.  

Nuages de larmes, arrosez généreusement nos âmes.

Honorables lumières, veuillez cacher ce jour infâme.

Privez-le de l’éclat qui l’a vu naître d’un fils de Mbardam et d’une fille de Roua.

Effacez l’instant fatidique de son dernier soupir dans un hôpital de Maroua.

Papa, nous aurions voulu être à tes cotés au moment du grand voyage ;

Nous aurions souhaité te serrer dans nos bras sur le chemin des âges ;

Mais l’appel du Créateur en qui tu as cru était si pressant

Que tu t’en es allé sans attendre la mélodie de nos cœurs reconnaissants.

Tu fus pour nous un modèle d’ardeur au travail, de discipline, de courage,

De protection de l’environnement, de sagesse et d’amour sans barrage.

Ton investissement incontestable dans notre éducation

Depasse de loin les contours humains de l’appréciation.

Voici venu le temps de nous séparer pour un moment,

Au milieu de la désolation, de cris de douleur et de larmoiement.

Nos cœurs meurtris te disent : « nous nous reverrons un jour, va en paix papa,

Repose-toi dans les bras de celui qui te donna vie, passion et compas. »

Père Eternel, toi qui nous donnas notre père biologique,

Toi qui le repris en ton temps et dans ta divine logique,

Reçois la gloire qui te revient éternellement

Et daigne pardonner nos bégaiements.

 

Prof. Moussa Bongoyok

Californie (USA), le 8 Avril 2017

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2017

 

English translation of the above poem:

Rocks of Mbouzao, utter a cry of distress.
An invisible enemy has entered the fortress.
Alas! He hit hard and fast, like a violent wind.
Alas! He rejoices for the moment in his triumph.
Trees of Soulede, sing funeral songs.
Stones of Mbardam, wear the color of darkness.
For the pioneer of the agricultural post of Soulede has vanished,
Plunging the tears of his family and friends into the night.
Clouds of tears, water our souls generously.
Honorable lights, please hide this infamous day.
Deprive it of the splendor which saw him born of a son of Mbardam and a daughter of Roua.
Eliminate the fateful moment of his last breath in a hospital in Maroua.
Dad, we would have liked to be by your side at the time of the great journey;
We would have liked to hold you in our arms on the way of the ages;
But the call of the Creator whom you believed was so urgent
That you have gone without waiting for the melody of our grateful hearts.
You were for us a model of ardor at work, of discipline, of courage,
Of protection of the environment, of wisdom and love without a dam.
Your incontestable investment in our education
Far exceeds the human contours of appreciation.
Here comes the time to part for a moment,
In the midst of desolation, cries of pain and tears.
Our bruised hearts say to you: « We shall meet again one day, go in peace dad,
Rest in the arms of the one who gave you life, passion and compass. »
Eternal Father, you who gave us our biological father,
You who took him back in your time and in your divine logic,
Receive the glory that belongs to you eternally
And deign to pardon our stuttering.

(c) copyright by Moussa Bongoyok, 2017

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Conférence internationale sur la famille

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DANGER DES MAUVAISES COMPAGNIES

« Watunga na nianga nta wele yumina ku zulu nzo » (Proverbe Kongo)

«Si tu cours avec la paille, tu finiras sur le toit de chaume.» (Proverbe Kongo)

« If you run with the straw you will finish on a roof of stubble. » (Kongo proverb).

Signification: Les mauvaises compagnies sont une source de danger. Dis-moi qui tu hantes, je te dirai qui tu es.

Commentaire à la lumiere de la Bible

J’aime beaucoup les proverbes africains. Ils ont l’art de partir des éléments insignifiants, des faits et gestes ordinaires de la vie, pour propulser adroitement dans un univers philosophique profond tout en gardant les racines solidement fixées dans la vie pratique. Le proverbe Kongo que voici en est une belle illustration. Chez de nombreux peuples africains, même en plein 21e siècle, les habitations ont des toits de chaume. La paille constitue, dans ce cas-là, la matière première. Elle est savamment sélectionnée, coupée, tissée et arrangée selon les styles architecturaux du contexte. Quoique cela soit rare et ce en dépit de tous les efforts déployés dans le tri, il arrive que l’on retrouve sur le toit des feuilles, de petites brindilles ou de la paille d’une autre espèce.   De même que la paille et les éléments qui s’y assimilent se retrouvent sur le toit de chaume, ceux qui fréquentent des hommes ou des femmes de moralité douteuse connaitront le même sort.

En partant du monde végétal, le Kongo vise en fait la profondeur même du comportement des membres de la société. Il est important de savoir choisir ses amis et ses compagnons car, même si au départ nous ne le réalisons pas, nous finirons par penser, parler et agir comme eux. Et comme le mal reste rarement impuni, nous partagerons inévitablement leurs déboires et leurs châtiments.

Dans la Bible, Lot était en bonne compagnie jusqu’au jour où il a porté son choix sur Sodome et Gomorrhe. Au départ, il pensait qu’il avait fait un choix excellent. Il s’est fié à la vue et la suite de sa vie fut une véritable tragédie (Genèse 19). Samson avait des talents exceptionnels. Il est tombé dans le panneau de mauvaises compagnies et y a perdu sa vue puis sa vie (Juges 16). Le fils prodigue de la parabole a tourné le dos à sa famille pensant trouver son bonheur dans le libertinage en compagnie des gens de mauvaise vie. Mal lui en a pris car s’est retrouvé dans une situation telle que les cochons qu’il gardait étaient mieux nourris que lui. Heureusement, il s’est ressaisi et a rejoint le bercail (Luc 16). La Bible est formelle : Attention, ne vous y trompez pas: Les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs.” (1 Corinthiens 15 :33).

Soyons sages. Sachons avec qui nous passons le clair de notre temps. Sachant choisir nos meilleurs amis. Ayons l’audace de nous détourner de la voie de ceux qui nous attirent vers le mal et loin du Seigneur. Et, si nous sommes présentement tombés dans ce piège, ayons le courage de nous repentir comme le fils prodigue et de retourner sur la bonne voie. Choisissons plutôt nos meilleurs amis et nos partenaires parmi ceux qui ont une bonne conduite, qui aiment le seigneur et qui sont déterminés à mener une vie d’intégrité aux yeux des êtres humains et de Dieu même s’il faut pour cela nager à contre courant dans un contexte mondial qui est de plus en plus enveloppé par les forces du Malin.

 

Moussa Bongoyok

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2016

BAS LES MASQUES!

« Pats n’keɗ ngwoz a gi kayah » (n’gèlègedma mafahai)

« Un soleil qui a tue la femme dans le champ d’aubergine. » (proverbe mafa)

[Littéralement: « Un soleil qui tue la femme dans la case d’aubergine. »]

« A aun that kills the woman in the eggplant farm. » (Mafa proverb)

Signification: C’est un fait invraisemblable. C’est assez proche de la vérité mais complètement faux.

 

Commentaire à la lumière de la Bible

 

           Cette expression proverbiale plonge ses racines dans l’histoire lointaine d’un effort infructueux de masquer un crime passionnel. Tout est parti d’une violence conjugale qui a très mal tourné. Elle s’est soldée par la mort d’une femme des suites de coups que lui infligea son mari. Ce dernier, au lieu de reconnaître son forfait, se hâta plutôt de jeter le corps dans le champ d’aubergine – qui est l’un des domaines privés des femmes en pays mafa – et de clamer haut et fort son innocence tout en prenant le soin de préciser que c’est le soleil qui a tué sa femme pendant qu’elle cultivait. Malheureusement pour lui, les voisins ne tardèrent pas à découvrir la supercherie car, s’il est vrai que l’ardeur du soleil est redoutable en pleine saison sèche (surtout dans la période qui correspond à la fin de la saison sèche et que les Mafa appellent begdza), la température est plutôt clémente en saison pluvieuse. Ce mari fut donc condamné pour crime doublé de mensonge. Et c’est à partir de ce jour que les Mafa utilisent l’expression « le soleil qui a tué la femme dans le champ d’aubergine» pour designer, avec une bonne dose d’ironie, un fait invraisemblable. Elle est plus fréquemment utilisée quand le soleil est particulièrement brûlant.

            Cette parole de sagesse mafa nous rappelle une réalité dont la Bible parle abondamment : la tendance qu’a l’être humain à reconnaître difficilement ses fautes, voire à les rejeter sur les autres. Tout a commencé dans le jardin d’Eden où Adam, confronté par le Dieu Créateur immédiatement après la chute, pointa un doigt accusateur vers Eve. Eve, sans hésiter, accusa plutôt le serpent. Pourtant, chacun d’entre eux avait péché et le jugement divin frappa les trois (cf. Genèse 3).

            Au lieu de tirer des leçons de ce qui est arrivé à nos ancêtres, nous continuons malheureusement à nous livrer au même jeu avec une intensification effroyable. Par conséquent, le même virus moral fait d’énormes ravages dans nos sociétés humaines. Pourtant, tôt ou tard la vérité finira par éclater. Et, même si personne ne parvenait à découvrir la réalité ici bas, que ferons-nous devant le Seigneur qui connaît parfaitement le cœur humain et ses multiples masques ?

           Au lieu de tomber dans le piège du mensonge, du reniement, de fausses accusations, et de la supercherie sous ses multiples facettes, il vaut mieux avoir le courage et l’honnêteté de reconnaître sa faute ou sa part de responsabilité. La voie de la paix intérieure, du pardon et de la réconciliation avec Dieu et avec les prochains passe par là.

Moussa Bongoyok

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2015

ENTENDRE ET EXPERIMENTER

 “Ngon àw mba tá, gèr mba.” (proverbe sara/Tchad)

« L’enfant va d’abord en voyage et découvre l’étranger. » (proverbe sara/Tchad)

“In order to really discover the foreigner, a child needs to travel first.” (Sara proverb, Chad)

Moralité: Celui [ou celle] qui reste sur place, sans quitter le village, ne connait rien. Pour connaitre les coutumes des personnes étrangères, il faut voyager.

Source: http://www.tchad.org/recherche/proverbes/sara.html

Commentaire à la lumière de la Bible

Nous écrivons ces lignes dans les locaux du séminaire de théologie biblique de Beatenberg (Suisse) où nous séjournons brièvement. Nous avons lu des écrits sur cette école qui forme des missionnaires et des dirigeants d’églises depuis 1945. Nous avons même entendu des témoignages des ressortissants de cette institution. Mais jamais nous n’avons perçu certains détails combien précieux et profonds comme nous le faisons en ce moment. Les Sara ont raison de dire que le voyage permet de découvrir l’étranger.

Toutefois, au-delà du voyage, nous pensons que ce qui marque la différence, c’est l’expérience personnelle. Dans la Bible, la reine de Saba avait entendu parler du roi Salomon. Mais, ce n’est qu’après avoir effectué elle-même le déplacement et rencontré ce roi qu’elle a pu se rendre à l’évidence que la réalité était nettement plus formidable (1 Rois 10 :1-10).   De même, de nombreux personnages bibliques dans les évangiles et dans le livre des Actes avaient entendu parler du Seigneur Jésus, mais ce n’est qu’après l’avoir rencontré personnellement qu’ils ont compris combien il est merveilleux. Le cas de la conversion spectaculaire de l’apôtre Paul sur le chemin de Damas est particulièrement frappant (Cf. Actes 9). Mais, de nos jours, combien de personnes veulent aller au-delà de ce qu’elles entendent au sujet du Seigneur Jésus pour chercher à le rencontrer personnellement, à explorer la profondeur de son amour et à puiser aux sources de ses trésors spirituels incomparables et vivifiantes ? L’on comprend pourquoi le Seigneur pouvait s’exprimer en ces termes en Matthieu 12 :42 (Bible du Semeur): « Au jour du jugement, la reine du Midi se lèvera avec ces gens de notre temps et elle les condamnera, car elle est venue du bout du monde pour écouter l’enseignement plein de sagesse de Salomon. Or, il y a ici plus que Salomon!”.

Ne nous contentons pas de ce que les gens disent au sujet du Seigneur Jésus-Christ car malheureusement il y a tant de faussetés et d’hérésies à son sujet. Cultivons plutôt une relation profonde avec lui. Il est vivant. Il se manifeste en tout lieu et à tout moment. Si vous ne l’avez pas encore fait, allez à lui tel(le) que vous êtes, ouvrez-lui votre cœur là où vous êtes, invitez-le dans votre vie, et vous ferez une expérience beaucoup plus merveilleuse que celle de la reine de Saba.

 © Copyright by Moussa Bongoyok, 2014.

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