Archive for the ‘Universite Francophone de Développement International’ Category

Sosi ngaya a Yesu- Thank you Jesus- Mafa Music

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Thank you, Jesus, Thank you

You are the King of kings

Alpha and Omega

The Morning Star

The Way

The Prince of Peace

The Father of Grace

The Truth

The Eternal Life

The Good Shepherd

The Bread of Life

The Source of living water

You opened the eyes of Bartimaeus

You healed the man with leprosy

You give life

Give me your wisdom

Lead me

Watch over your Church

Watch over our family

We give you all our hearts

We give you all our life

Rule over it…

 

Merci, Jésus, merci

Tu es le Roi des rois

Tu es Alpha et Omega (le Commencement et la fin)

L’Etoile du matin

Le Chemin

Le Prince de la Paix

Le Père de la grâce

La Vérité

La Vie éternelle

Le Bon berger

Le Pain de la vie

La Source d’eau vive

Tu as ouvert les yeux de Bartimée

Tu as guéri le lépreux

Tu donnes la vie

Donne-moi ta sagesse

Guide-moi

Veille sur ton Eglise

Veille sur notre famille

Nous te donnons entièrement nos cœurs

Nous te donnons notre vie entière

Règne là-dessus …

Musique et paroles:  Pr Moussa Bongoyok

(c) copyright by Moussa Bongoyok, 2017

 

Institut Universitaire de Développement International

Conférence internationale sur la famille

Affiche  IUDI Conference 2016.jpgProgramme de la conference.jpg

La souffrance précède le bonheur

“Mògò tè hèra sòrò ni i ma nyani.”  (proverbe bambara)

“On ne connaît pas le bonheur sans avoir éprouvé la souffrance.” (proverbe bambara)

“We do not know happiness without experiencing suffering.” (Bambara proverb)

Signification: Le bonheur ne s’obtient pas dans la facilité, il faut souffrir d’abord.

Source: http://voyageforum.com/discussion/proverbes-bambara-4-d5038788/ 3/26/16

 

Commentaire à la lumière de la Bible

Chaque année, la communauté chrétienne célèbre la reine des fêtes : Pâques. Paradoxalement, elle passe presque inaperçue. Pourtant, la naissance et la mort expiatoire de notre Seigneur Jésus Christ n’auraient aucun sens sans sa résurrection corporelle. Pâques est donc une occasion pour nous de célébrer la vie, la victoire sur la mort, la confirmation de l’œuvre de la rédemption et l’espérance de la vie éternelle. Mais Pâques est aussi une occasion de réfléchir sur la souffrance qui précède le bonheur car, comme le dit si bien la sagesse bambara, « on ne connaît pas le bonheur sans avoir éprouvé la souffrance.” En clair, derrière tout bonheur se cache la souffrance.

Le bonheur que nous célébrons en cette période festive a été arraché au bout d’une souffrance indescriptible et d’une mort brutale (Voir Esaïe 53 ; Matthieu 26 ; Marc 15 ; Luc 23 ; Jean 19). La Parole est devenue chair. Dieu a embrassé les dures conditions de la vie humaine après la chute. Le Seigneur Jésus Christ a bravé la soif, la faim, la fatigue, la haine, l’adversité, le rejet, la tentation, les moqueries, les fausses accusations, la douleur morale, la douleur physique et la mort atroce par crucifixion sans avoir été coupable. Mais, il a volontairement accepté de payer ce prix inestimable pour le bonheur de quiconque croit en lui et lui confie la direction totale de sa vie.

Oui, sans la souffrance endurée par le Seigneur par amour pour une humanité pécheresse et perdue, le chemin du bonheur ne s’ouvrirait pas devant nous. Pâques devrait donc être avant tout une célébration de l’amour de Dieu. C’est une occasion, plus que jamais, de lui exprimer notre reconnaissance pour son amour manifesté par le don, la mort et la résurrection du Christ Jésus. Et, en retour, que pouvons-nous donner au Créateur de l’univers et de tout ce qu’il renferme ? A priori rien, car tout lui appartient y compris la vie de chaque être humain. Voilà pourquoi, la meilleure façon de lui exprimer notre profonde gratitude est de lui restaurer la direction de notre vie et d’être des ambassadeurs de son amour. Aimons-nous les uns les autres comme il nous a aimé. Aimons même nos ennemis comme le Seigneur nous le recommande (Mt 5 :43-48). Un tel amour ne se fait pas sans douleur mais, comme Michel Houellebecq l’a si bien relevé « Il faut accepter l’amour avec tout son cortège de souffrances, parce que l’amour ne vient pas sans souffrance, et c’est par là qu’il est grand ! ».  

Au-delà de la joie du Seigneur qui nous anime en cette fête de Pâques n’oublions jamais la souffrance incomparable du Seigneur par amour pour nous. Soyons reconnaissants en paroles et en actes. Ne quittons jamais le sentier de l’amour qui sait braver les multiples facettes de la souffrance pour le plus grand bonheur de nos prochains et pour la gloire du Roi des rois.

Moussa Bongoyok

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2016

 

ATTAQUER LE MAL A LA RACINE

  1. « Kɨlɨ kɨlә taka ŋә ŋgayә ndzәɗәla taka », ou en onomatopée : « tseku-tseku peye tseku pe », (proverbe parkwa [podoko])

  2. en Français : « casse moi une épine pour enlever l’épine » (proverbe parkwa [podoko])

  3. « break a thorn for me in order to remove the thorn » (Parkwa/Podoko proverb)

Explication : Dans les travaux champêtres, il peut arriver que les épines piquent les travailleurs, et que ces épines restent dans les paumes des mains ou des pieds ou dans n’importe quelle autre partie du corps. Pour extraire cette épine, on a besoin d’une autre épine. C’est donc par l’épine qu’on extrait l’épine, comme pour dire « on éteint le feu par le feu ». Ceci peut aussi signifier que pour résoudre un problème, il faut partir de la source de ce problème.

Proverbe soumis et commenté par Alliance Fidèle ABELEGUE – Etudiant à l’Institut Universitaire de Développement International (IUDI) et à l’Université de Yaoundé I

(c) copyright by Contributions africaines, 2016

BAS LES MASQUES!

« Pats n’keɗ ngwoz a gi kayah » (n’gèlègedma mafahai)

« Un soleil qui a tue la femme dans le champ d’aubergine. » (proverbe mafa)

[Littéralement: « Un soleil qui tue la femme dans la case d’aubergine. »]

« A aun that kills the woman in the eggplant farm. » (Mafa proverb)

Signification: C’est un fait invraisemblable. C’est assez proche de la vérité mais complètement faux.

 

Commentaire à la lumière de la Bible

 

           Cette expression proverbiale plonge ses racines dans l’histoire lointaine d’un effort infructueux de masquer un crime passionnel. Tout est parti d’une violence conjugale qui a très mal tourné. Elle s’est soldée par la mort d’une femme des suites de coups que lui infligea son mari. Ce dernier, au lieu de reconnaître son forfait, se hâta plutôt de jeter le corps dans le champ d’aubergine – qui est l’un des domaines privés des femmes en pays mafa – et de clamer haut et fort son innocence tout en prenant le soin de préciser que c’est le soleil qui a tué sa femme pendant qu’elle cultivait. Malheureusement pour lui, les voisins ne tardèrent pas à découvrir la supercherie car, s’il est vrai que l’ardeur du soleil est redoutable en pleine saison sèche (surtout dans la période qui correspond à la fin de la saison sèche et que les Mafa appellent begdza), la température est plutôt clémente en saison pluvieuse. Ce mari fut donc condamné pour crime doublé de mensonge. Et c’est à partir de ce jour que les Mafa utilisent l’expression « le soleil qui a tué la femme dans le champ d’aubergine» pour designer, avec une bonne dose d’ironie, un fait invraisemblable. Elle est plus fréquemment utilisée quand le soleil est particulièrement brûlant.

            Cette parole de sagesse mafa nous rappelle une réalité dont la Bible parle abondamment : la tendance qu’a l’être humain à reconnaître difficilement ses fautes, voire à les rejeter sur les autres. Tout a commencé dans le jardin d’Eden où Adam, confronté par le Dieu Créateur immédiatement après la chute, pointa un doigt accusateur vers Eve. Eve, sans hésiter, accusa plutôt le serpent. Pourtant, chacun d’entre eux avait péché et le jugement divin frappa les trois (cf. Genèse 3).

            Au lieu de tirer des leçons de ce qui est arrivé à nos ancêtres, nous continuons malheureusement à nous livrer au même jeu avec une intensification effroyable. Par conséquent, le même virus moral fait d’énormes ravages dans nos sociétés humaines. Pourtant, tôt ou tard la vérité finira par éclater. Et, même si personne ne parvenait à découvrir la réalité ici bas, que ferons-nous devant le Seigneur qui connaît parfaitement le cœur humain et ses multiples masques ?

           Au lieu de tomber dans le piège du mensonge, du reniement, de fausses accusations, et de la supercherie sous ses multiples facettes, il vaut mieux avoir le courage et l’honnêteté de reconnaître sa faute ou sa part de responsabilité. La voie de la paix intérieure, du pardon et de la réconciliation avec Dieu et avec les prochains passe par là.

Moussa Bongoyok

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2015

SPORT ET SAGESSE

Il-Haraka baraka.(Egyptian proverb) 

Movement is a blessing (Egyptian proverb).

Le movement est une bénédiction (proverbe égyptien).

Signification: Il est bon de faire des efforts physiques.

Source: http://arabic.desert-sky.net/coll_proverbs.html

 

Commentaire à la lumière de la Bible

       Les sociétés traditionnelles africaines étaient riches en activités, mais deux d’entre elles semblaient occuper le premier rang : l’agriculture et l’élevage. Or, ces deux activités impliquaient beaucoup d’efforts physiques, surtout qu’à l’époque, les gens n’avaient pas accès à tous les outils modernes, qui – faut-il le relever – demeurent inaccessibles à un grand pourcentage de la masse paysanne africaine même en ce 21e siècle. Dans ce contexte, il n’était presque pas nécessaire d’inviter les populations à faire du sport. C’était une partie intégrante de la vie quotidienne.

       Aujourd’hui, surtout dans les milieux urbains africains, nous assistons à un nouveau phénomène qui constitue une véritable atteinte à la santé publique. Nous avons un nombre sans cesse croissant de personnes qui travaillent dans des bureaux, se déplacent en moto ou en voiture et s’exercent rarement. Dans certains cercles, cela est perçu comme un symbole de réussite. Pourtant l’organisme humain, pour son bon fonctionnement, a besoin d’exercice corporel. Par contre, le manque d’exercice physique a des effets néfastes sur la santé. Nous comprenons alors la sagesse du proverbe égyptien susmentionné : il-Haraka baraka (le mouvement est une bénédiction).

       Il intéressant de constater qu’après avoir créé le premier être humain, Dieu ne l’a pas laissé sombrer dans l’inactivité, vu que le jardin d’Eden avait pratiquement tout ce dont il avait besoin pour sa survie. Dieu a donné à Adam une double mission : celle de cultiver et de garder le jardin (Genèse 2 :15). Cela impliquait naturellement des efforts physiques. Dieu, dans sa divine sagesse, savait que cela était utile pour l’épanouissement mais aussi pour la santé de l’être humain. Par ailleurs, la Bible admire la discipline et l’esprit de sacrifice des athlètes et les prend en exemple (1 Corinthiens 9 : 24-27 ; 2 Timothée 2 :5 ; 4 :7). Elle nous invite également à prendre soin de notre corps (1 Corinthiens 6 :19-20, Ephésiens 5 :29).

       Cependant, s’il est important de prendre soin du corps, il est encore plus important de prendre soin de l’âme (1 Tim. 1 :4). Il est donc extrêmement dangereux de sacrifier systématiquement les heures de prière, d’études bibliques et de culte sur l’autel du sport et d’autres activités liées strictement à l’épanouissement physique ou matériel. Le plan de Dieu est que nous parvenions à un bon équilibre afin que nous soyons en bonne santé physique et spirituelle. Consacrons un temps régulier aux exercices physiques car cela est nécessaire pour une bonne santé physique mais ne négligeons pas notre santé spirituelle dans la foulée. Dieu veut que nous prospérions tant au plan physique qu’au plan spirituel (Cf. 3 Jean 1 :2).

Moussa Bongoyok

 

© copyright by Moussa Bongoyok, 2015.

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