Equal world Map – Copyright (c) by Contributions africaines, 2026
Africa Did Not Grow. Our Eyes Did.
After 457 years, the United Nations has voted to correct a map that made Africa look far smaller than it is. Africa did not grow that day; our eyes did. And the delay is the real lesson: the mathematics was never in doubt, only the will. « A false balance is an abomination to the LORD, but a just weight is his delight » (Proverbs 11:1).
The gap remains wide between what we know about Africa and what we are willing to do alongside Africa. International peace cannot be achieved without justice, for « the effect of righteousness will be peace » (Isaiah 32:17). Yet every one of us can close that gap: pray with names and specifics, listen before proposing, and act tangibly and for the long haul — for Africa, for her hurting diaspora scattered across the world, and for every region the old map made small.
The world has corrected its map. Let us correct our hearts. And let every God-fearing person move resolutely beyond a change of projection to concrete steps taken alongside Africa and her children abroad — humbly, lovingly, courageously, and holistically. That is Micah 6:8 with a compass in hand: do justice, love mercy, walk humbly with your God. Anything less leaves the map corrected and the world unchanged.
Moussa Bongoyok
L’Afrique n’a pas grandi : c’est notre regard qui s’est corrigé
Après 457 ans, les Nations Unies ont voté la correction d’une carte qui faisait paraître l’Afrique bien plus petite qu’elle ne l’est. Ce jour-là, l’Afrique n’a pas grandi : c’est notre regard qui s’est corrigé. Et le retard est la véritable leçon : les mathématiques n’ont jamais fait de doute, seule la volonté manquait. « La balance fausse est en horreur à l’Éternel, mais le poids juste lui est agréable » (Proverbes 11.1).
L’écart demeure large entre ce que nous savons sur l’Afrique et ce que nous sommes disposés à faire aux côtés de l’Afrique. La paix internationale ne saurait être atteinte sans la justice, car « l’œuvre de la justice sera la paix » (Ésaïe 32.17). Pourtant, chacun de nous peut combler cet écart : prier en nommant des personnes et des situations précises, écouter avant de proposer, et agir concrètement et dans la durée — pour l’Afrique, pour sa diaspora meurtrie dispersée à travers le monde, et pour toutes les régions que l’ancienne carte rendait petites.
Le monde a corrigé sa carte. Corrigeons nos cœurs. Et que tous ceux et celles qui craignent Dieu aillent résolument au-delà d’un simple changement de projection, vers des actes concrets accomplis aux côtés de l’Afrique et de ses enfants de la diaspora — humblement, avec amour, avec courage et de manière holistique. C’est Michée 6.8, boussole en main : pratiquer la justice, aimer la miséricorde, marcher humblement avec son Dieu. Faute de quoi, la carte aura été corrigée et le monde, lui, sera resté le même.
Comment penser quand les larmes amères chantent en chœur ?
Adama, ton départ est si brusque
À nos yeux enveloppés de douleur,
Que du fond de notre âme débusque
Un questionnement sans couleur :
Que signifie ce départ énigmatique
Sans Jàmm ak jàmm et le dernier jour de l’an ?
Est-ce un subtil sermon charismatique
Comme pour nous dire dans ton dernier élan
Que tu as déjà terminé ta mission et ta course
Après avoir servi avec amour, diligence, zèle et fidélité ?
Est-ce une invitation à puiser à la divine source
En toute sincérité et dans l’intégrité
Afin d’achever avec honneur notre terrestre pèlerinage
Quand viendra notre tour de rejoindre notre Créateur ?
Seigneur apprends-nous à gérer notre temps sans gaspillage.
De tous tes dons et talents fais-de nous d’excellents administrateurs.
Nous ses amis, ses parents, sa famille, ses sœurs et ses frères
Secoués par l’ouragan de la peine sur l’océan de la séparation.
Apprends-nous à garder les yeux fixés sur ta divine sphère
D’où jaillira la seule consolation de nos âmes en divagation.
Moussa Bongoyok
Le 1er Janvier 2019
Suite au décès du Pasteur Adama DIOUF survenu le 31 décembre 2018 dans son Sénégal natal et plus précisément à l’hôpital Saint Jean de Dieu de Thiès des suites d’une courte maladie. Adama est né le 5 Septembre 1964 à Langomack au Sénégal. A l’heure de sa promotion en gloire, il était Président du Conseil d’Administration de l’Institut Universitaire de Développement International (IUDI) et WAR CC Advisor à World Vision.
Adama fut un excellent pasteur, un pionnier courageux, un enseignant dynamique, un missionnaire passionné, un visionnaire équilibré, un ami sincère de tous les enfants, un ambassadeur infatigable de la compassion chrétienne et de la paix auprès des adeptes de diverses religions à travers le monde, un excellent leader, un père de famille attentionné, un fidèle serviteur de l’Éternel. Nous remercions le Seigneur qui a bien voulu nous le prêter comme camarade de classe, ami intime, plus que frère, et très proche collaborateur dans le ministère. Mon épouse Priscille et moi sommes également reconnaissants à notre Père céleste pour la grâce de le revoir encore en sa sainte présence et pour l’éternité selon la bienheureuse espérance décrite dans 1 Corinthiens 15. Nous invitons tous les frères et sœurs à prier et à soutenir son épouse Sylvie et leurs enfants.
Note: « Jàmm ak jàmm », qui apparaît dans le dixième vers, signifie « au revoir » en Sérère (la langue maternelle de Adama DIOUF).