Cet enseignement, présenté dans le contexte de la fête des Pères, explore le chapitre 10 du livre des Proverbes sous le thème « Les enfants sages font le bonheur de leurs parents et de leurs prochains». Le verset clé est Proverbes 10:1 : un fils sage fait le bonheur de son père, tandis qu’un fils insensé cause du chagrin à sa mère.
Cadre et méthode
L’enseignement situe d’abord le chapitre dans la structure du livre : les Proverbes 1 à 9 forment un prologue à la vie sage adressé surtout à la jeunesse, tandis que le chapitre 10 ouvre la section des « principes pour la vie sage » destinée à tous. Le fil conducteur de tout le livre reste Proverbes 9:10 : « La crainte de l’Éternel est le commencement de la sagesse. »
Une notion clé est rappelée : la poésie hébraïque ne rime pas avec les sons mais avec les pensées, à travers le parallélisme. Trois types sont distingués : le synonymique (comparaison, par « comme »), l’antithétique (contraste, par « mais ») et le synthétique (complément, par « et »). Le chapitre 10 utilise abondamment le contraste entre le juste et le méchant.
Les cinq sections du chapitre
1. Sagesse et richesse (v.1-5). La sagesse vise plus haut que le matérialisme et évite les biens mal acquis, qui mènent à la mort. Dieu pourvoit aux besoins de ceux qui le craignent (cf. Matthieu 6), mais cela n’autorise pas la paresse : l’éthique du travail est valorisée (« la main active enrichit », l’image de la fourmi).
2. Sagesse et communication (v.6-14). La personne sage est bénie, vit dans l’intégrité, fait des remarques constructives, prononce des paroles de vie et pratique l’amour qui couvre les fautes. À l’inverse, l’insensé cache la violence dans ses propos, tombe dans l’oubli et cause sa propre perte (exemple de Judas trahissant Jésus par un baiser).
3. Sagesse et sécurité (v.15-17). La vraie sécurité ne réside pas seulement dans la fortune. Celui qui accepte la critique est sur la voie de la vie. Un conseil pratique de gestion est proposé : la règle des « 4 paniers » (Dieu, épargne, investissement, dépenses courantes).
4. Sagesse et paroles (v.18-21). L’enseignement insiste sur l’art de savoir parler et savoir se taire (Ecclésiaste 3:7) : « le silence tue, le silence guérit ; la parole tue, la parole guérit. »
5. Contraste entre justes et méchants (v.22-32). Une comparaison systématique oppose les deux destinées : les méchants subissent la ruine, la déception et l’effacement, tandis que les sages jouissent de la bénédiction de Dieu, de la sécurité, d’une bonne destinée et de paroles bienveillantes.
À retenir
Cinq leçons résument le message : la sagesse enrichit honnêtement et durablement, guide la communication, constitue la meilleure sécurité, sait quand parler et se taire, et assure une excellente destinée. La conclusion s’appuie sur le Psaume 1 (le juste comme l’arbre planté près de l’eau) et invite chacun à trouver sa ressource dans le « divin Rocher », avant la prière et la bénédiction d’Aaron (Nombres 6:24-26).
Prof. Moussa Bongoyok
This teaching, presented in the context of Father's Day, explores Chapter 10 of the Book of Proverbs under the theme "Wise children bring joy to their parents and neighbors." The key verse is Proverbs 10:1: a wise son brings joy to his father, while a foolish son causes grief to his mother.
Context and Method
The teaching first situates the chapter within the book's structure: Proverbs 1–9 form a prologue on wise living addressed primarily to the youth, whereas Chapter 10 opens the section on "principles for wise living" intended for everyone. The central thread running through the entire book remains Proverbs 9:10: "The fear of the Lord is the beginning of wisdom."
A key concept is reiterated: Hebrew poetry relies not on rhyming sounds but on rhyming thoughts, achieved through parallelism. Three types are distinguished: synonymous (comparison, using "like"), antithetic (contrast, using "but"), and synthetic (complement, using "and"). Chapter 10 makes extensive use of the contrast between the righteous and the wicked.
The Chapter's Five Sections 1. Wisdom and Wealth (vv. 1–5). Wisdom aims higher than materialism and avoids ill-gotten gains, which lead to death. God provides for the needs of those who fear Him (cf. Matthew 6), but this does not justify laziness; a strong work ethic is valued ("diligent hands bring wealth," the image of the ant). 2. Wisdom and Communication (vv. 6–14). The wise person is blessed, lives with integrity, offers constructive remarks, speaks words of life, and practices the love that covers over offenses. Conversely, the fool conceals violence in his words, falls into oblivion, and brings about his own ruin (an example being Judas betraying Jesus with a kiss).3. Wisdom and security (vv. 15–17). True security does not lie solely in wealth. The person who accepts criticism is on the path of life. A practical management tip is offered: the "four baskets" rule (God, savings, investment, and daily expenses). 4. Wisdom and words (vv. 18–21). The teaching emphasizes the art of knowing when to speak and when to remain silent (Ecclesiastes 3:7): "silence kills, silence heals; words kill, words heal." 5. Contrast between the righteous and the wicked (vv. 22–32). A systematic comparison contrasts their two destinies: the wicked face ruin, disappointment, and erasure, while the wise enjoy God’s blessing, security, a good destiny, and gracious words.
Key Takeaways Five lessons summarize the message: wisdom brings honest and lasting wealth, guides communication, provides the best security, discerns when to speak and when to be silent, and ensures an excellent destiny. The conclusion draws upon Psalm 1 (the righteous person as a tree planted by the water) and invites everyone to find their strength in the "divine Rock," followed by prayer and the Aaronic blessing (Numbers 6:24–26).
Cet enseignement biblique présente le chapitre 9 comme la conclusion de la longue introduction (chapitres 1 à 9) du livre des Proverbes, structurée autour de deux banquets opposés : celui de la Sagesse et celui de la Folie. Toutes deux lancent un appel aux « simples », mais conduisent à des destinées radicalement différentes — la vie ou la mort.
Verset clé : Proverbes 9:10 — « La clé de la sagesse, c’est de révérer l’Éternel, et la science des saints, c’est le discernement. »
Le développement suit quatre mouvements :
I. L’appel de la Sagesse (9:1–6) — La Sagesse, dépeinte en noble maîtresse de maison, bâtit une demeure aux sept colonnes (symbole de plénitude et de perfection selon la tradition proche-orientale), prépare un festin et envoie ses servantes inviter les inexpérimentés à manger, à abandonner la stupidité et à marcher sur la voie du discernement.
II. L’accueil réservé à la Sagesse (9:7–11) — Il convient de distinguer ici le moqueur (לֵץ, lêts — l’arrogant qui méprise la sagesse) du sage, qui accueille la correction et grandit. Le cœur du problème est l’attitude envers Dieu : craindre et connaître l’Éternel.
III. Synthèse par antithèse (9:12) — Le verset insiste sur la responsabilité personnelle : chacun récolte les fruits de son choix, sans pouvoir en rejeter la faute sur autrui (rappel d’Adam et Ève, d’Ézéchiel 18:20, de Romains 14:12).
IV. L’appel de la Folie (9:13–18) — La Folie (כְּסִילוּת), femme bruyante et insensée, propose les «eaux dérobées » et le « pain mangé en secret ». Son plaisir illicite cache une issue mortelle : ses invités sont déjà au séjour des morts.
La jeunesse est vivement encouragée à suivre l’exemple des figures bibliques inspirantes (Joseph, Daniel, Esther, Marie, le jeune donateur des cinq pains, Jean-Marc, etc.) et le témoignage de Joe Castillo. Il y a de l’espoir mais il faut agir vite pour rectifier le tir.
Conclusion — Reprenant Hubbard (2002), le message central est que la sagesse et la folie se disputent notre allégeance, que le choix nous appartient, et que dire oui à la Sagesse, c’est répondre à l’Éternel lui-même dans une obéissance empreinte de révérence.
Prof. Moussa Bongoyok
« Two Voices, Two Destinies » — Proverbs 9
This biblical teaching presents Chapter 9 as the conclusion to the lengthy introduction (Chapters 1–9) of the Book of Proverbs, structured around two contrasting banquets: that of Wisdom and that of Folly. Both issue a call to the « simple, » yet lead to radically different destinies—life or death.
Key Verse: Proverbs 9:10 — « The key to wisdom is revering the Lord, and the knowledge of the Holy One is discernment. »
The exposition follows four movements:
I. Wisdom’s Call (9:1–6) — Wisdom, portrayed as a noble mistress of the house, builds a dwelling with seven pillars (a symbol of fullness and perfection in Near Eastern tradition), prepares a feast, and sends out her maidservants to invite the inexperienced to eat, to forsake stupidity, and to walk the path of discernment.
II. The Reception of Wisdom (9:7–11) — A distinction must be made here between the mocker ((לֵץ, lêts —the arrogant person who scorns wisdom) and the wise person, who welcomes correction and grows. The heart of the matter is one’s attitude toward God: fearing and knowing the Lord.
III. Synthesis through Antithesis (9:12) — This verse emphasizes personal responsibility: each person reaps the fruit of their own choice, unable to shift the blame onto others (recalling Adam and Eve, Ezekiel 18:20, and Romans 14:12).
IV. The Call of Folly (9:13–18) — Folly (כְּסִילוּת), a loud and senseless woman, offers « stolen waters » and « bread eaten in secret. » Her illicit pleasure conceals a deadly outcome: her guests are already in the realm of the dead.
Young people are strongly encouraged to follow the example of inspiring biblical figures (Joseph, Daniel, Esther, Mary, the young boy who offered the five loaves, John Mark, etc.) and the testimony of Joe Castillo. There is hope, but one must act quickly to set things right.
Conclusion — Drawing on Hubbard (2002), the central message is that Wisdom and Folly vie for our allegiance, that the choice is ours, and that saying yes to Wisdom means responding to the Lord Himself in reverent obedience.
Le troisième chapitre du livre des Proverbes constitue l’un des passages les plus riches et les plus denses de la littérature sapientiale de l’Ancien Testament. Rédigé sous la forme d’instructions paternelles, ce chapitre entrelace les thèmes de la confiance en Dieu, de la quête de la sagesse et de l’intégrité dans les relations humaines. Le présent enseignement biblique propose une étude exégétique et théologique approfondie de Proverbes 3:1-35. L’analyse porte d’abord sur le contexte littéraire et historique du passage, puis sur une étude détaillée des trois grandes sections du chapitre : la confiance en l’Éternel (vs. 1-12), les bénédictions rattachées à la sagesse (vs. 13-20) et l’intégrité de la sagesse (vs. 21-35). L’étude des termes hébreux clés tels que chesed (חֶסֶד), emeth (אֱמֶת), batach (בָּטח) et leb (לֵב) révèle la profondeur sémantique du texte original et ses implications pour la vie chrétienne contemporaine. L’étude conclut en soulignant la pertinence missionnaire de ce chapitre pour l’Église d’aujourd’hui.
The third chapter of the book of Proverbs is one of the richest and densest passages in the sapiential literature of the Old Testament. Written in the form of fatherly instructions, this chapter interweaves the themes of trust in God, the quest for wisdom and integrity in human relationships. This Bible teaching provides an in-depth exegetical and theological study of Proverbs 3:1-35. The analysis begins with the literary and historical context of the passage, followed by a detailed study of the chapter’s three main sections: trust in the Lord (vss. 1–12), the blessings of wisdom (vss. 13–20), and the integrity of wisdom (vs. 21–35). The study of key Hebrew terms such as chesed (חֶסֶד), emeth (אֱמֶת), batash (בָּטח) and leb (לֵב) reveals the semantic depth of the original text and its implications for contemporary Christian life. The study concludes by emphasizing the missionary relevance of this chapter for the Church today.
L’Afrique est riche en valeurs culturelles et linguistiques. Elle compte en son sein 2 154 langues. Malheureusement, l’anglais, le français, l’arabe, le portugais et l’espagnol dominent encore le paysage académique, plus de soixante ans après l’indépendance. Que faire pour changer la donne ? L’Institut Universitaire de Développement International (IUDI) est convaincu que le développement du continent africain passe inéluctablement par la valorisation des langues et cultures africaines. Or, sur ce terrain, et malgré les imperfections relevées çà et là, les missionnaires chrétiens ont fait un excellent travail développant des alphabets pour des langues africaines en rédigeant des livres et brochures utiles pour l’enseignement, la santé publique, la formation professionnelle. En collaboration avec des Africains, ils ont aussi appris nos langues et traduit la Bible ou des portions des Saintes Ecritures dans diverses langues du terroir. Il revient à la nouvelle génération d’Africains, sans aucune discrimination religieuse ou ethnique, d’évaluer le chemin parcouru et de bâtir là-dessus pour redonner aux langues africaines ses lettres de noblesse de la maternelle jusqu’au niveau de l’enseignement supérieur. Un Bantou, par exemple, devrait être en mesure de soutenir sa thèse de doctorat en langue bantoue sans transiter par une langue étrangère. L’IUDI s’y attelle et exige déjà que ses étudiants et étudiantes rédigent les résumés de leurs mémoires et thèses dans leurs langues maternelles. Bien plus encore, il travaille avec ses agences d’accréditation pour que, dans un proche avenir, la rédaction des mémoires et des thèses puisse aussi se faire dans les langues africaines, pourvu que les membres du jury aient les qualifications académiques nécessaires et soient en mesure de lire, comprendre et évaluer le travail en question.
Mais, l’IUDI ne veut pas s’enfermer dans le silo académique puisqu’il se veut aussi un mouvement de développement transformationnel. Or, la religion et la langue jouent un rôle incontournable dans le développement durable. Aussi l’IUDI lance-t-il un concours annuel de lecture et de mémorisation de textes rédigés ou traduits dans les langues africaines. Un avis formel de concours sera annoncé très prochainement sur Contributions Africaines. En attendant, veuillez affûter vos talents linguistiques. Ci-dessous, le Président de l’IUDI donne l’exemple en lisant le 1er chapitre du livre de Proverbes en mafa.
L’Institut Universitaire de Développement International (IUDI)
Africa is rich in cultural and linguistic values. It has 2,154 languages. Unfortunately, English, French, Arabic, Portuguese, and Spanish dominate the African academic landscape more than 60 years after independence. What can fellow Africans do to change the situation? The University Institute for International Development (IUDI) thinks that the development of the African continent inevitably requires the enhancement of African languages and cultures. However, in this field, and despite the imperfections noted here and there, Christian missionaries have done an excellent job developing alphabets for African languages and translating books and pamphlets useful for teaching, public health, vocational training, and translating the Bible or portions of the Bible into various local languages. It is up to the new generation of Africans, without any religious or ethnic discrimination, to assess the progress made and build on it to restore African languages to their former glory from kindergarten to higher education. A Bantu, for example, should defend his doctoral thesis in the Bantu language without going through a foreign language. IUDI is aiming at it. It already requires its students to write abstracts of their dissertations and theses in their mother tongues. Much more, it works with its accreditation agencies so that, soon, students will have the option of writing their dissertations, and theses can in any African language, provided that the jury members have the necessary academic qualifications and can read, understand, and understand and evaluate the work in question.
Nevertheless, IUDI does not want to lock itself into the academic silo since it wants to be a transformational development movement. Religion plays an essential role in sustainable development. It, therefore, launches an annual competition for reading and memorizing texts written or translated into African languages. A formal notice of competition will be announced very soon on Contributions Africaines. In the meantime, please each African is kindly requested to hone his or her language skills. Below, the IUDI President sets an example by reading the 1st chapter of Proverbs in the Mafa language.
The University Institute for International Development (IUDI) University of International Development https://iudi.org/
In what ways COVID-19 has impacted the local economy and even spiritual life negatively?
What do we learn from Habakkuk in such challenging times and how do we apply these lessons to our individual and collective lives?
Joy must characterize the life of a follower of the Lord Jesus Christ. If there is no joy in your daily life, please watch as there is certainly a spiritual leak. Ask yourself these diagnostic questions: Am I complaining often? Do I have the tendency to blame others for almost everything? Do I talk to myself negatively? Do I dwell in my past successes or failures? Do I resist to change? Do I want to please everybody (which by way is am impossible task)? Do I doubt God’s wonderful plan for my life? Do I neglect my Bible study, church attendance, and prayer life? I am hiding to commit sin or life my life like an ungodly person without a respectful fear of God? Am I jealous? Am I envious? Am I afraid of what will happen to me given my current life circumstances? Bring these issues to the Lord in prayer and your will enjoy His peace and joy.
Chant composé et exécuté par HELE Solange à l’attention du peuple Mafa.
Song composed and performed by HELE Solange for the attention of the Mafa people.
« Je demanderai à Dieu par miséricorde de nous protéger. Ensuite, je vais enfumer, pour aider à purifier l’air, donner des médicaments et les prendre. J’éviterai les lieux, et les personnes, où ma présence n’est pas nécessaire pour ne pas être contaminé et aussi infliger et affecter les autres, pour ne pas causer leur mort par suite de ma négligence. Si Dieu veut me prendre, il me trouvera sûrement et j’aurai fait ce qu’il attendait de moi, sans être responsable ni de ma propre mort ni de la mort des autres. Si mon voisin a besoin de moi, je n’éviterai ni lieu ni personne, mais j’irai librement comme indiqué ci-dessus. Voyez, c’est une telle foi qui craint Dieu parce qu’elle n’est ni impétueuse ni téméraire et ne tente pas Dieu. » Martin Luther
Source :Œuvres de Luther Volume 43 p. 132 la lettre « Que l’on puisse fuir une peste mortelle » écrite au révérend Dr. John Hess.