Archive for the ‘vie sociale’ Category

ESPOIR POUR UNE SOCIETE AMERICAINE DECHIREE: LECONS TIREES D’UN PROVERBE ZAMBIEN

“Cikuni ca utsi koma kufumula” (Chewa proverb/Zambia)

“The firewood that smokes too much just remove it.” (Chewa proverb/Zambia)

“Le bois de chauffage qui fume trop, il suffit de l’enlever.” (Proverbe Chewa/Zambie)

 

Moralité : On ne peut rester dans une case où un morceau de bois dégage beaucoup de fumée, tout le monde sera gêné. La source du problème doit être enlevée.

Nota Bene : Ce proverbe, que nous commentons dans le lignes suivantes, est tiré du recueil de mille proverbes Chewa collectés par Toon van Kessel, Cf. Toon van Kessel Dzedzere-dzedzere salingana nkugweratu (Lusaka : FENZA Publications, 2015) p. 29.

 

COMMENTAIRE A LA LUMIERE DE LA BIBLE

 

   Ces derniers temps, les mauvaises nouvelles se succèdent sur le sol américain au rythme des calamités comparables à une rediffusion de l’antique film jobien. A peine percevons-nous une faible lueur d’espoir dans un contexte national encore hanté par le Covid-19 que s’invitent des scènes abominables qui font saigner les cœurs des communautés afro-américaines déjà affaiblies par quatre siècles de plaies non cicatrisées. Le cas le plus récent de George Floyd, un Afro-Américain de 46 ans mort étouffé au cours d’une arrestation cauchemardesque, a envoyé des foules entières d’hommes et de femmes de toutes races dans les rues des principales villes des États-Unis, voire du monde. La colère est à son paroxysme. Les rues grondent. Les voix les plus pessimistes hurlent. Il est clair que les démonstrations pacifiques trouvent leur légitimé dans le cri de détresse d’une frange de la société qui étouffe sous le poids de la machine du racisme sous ses diverses formes et couleurs. Par contre les pillages, les destructions des biens publiques, les vols, et diverses scènes de violence, ne se justifient pas. D’ailleurs ils sont condamnés, y compris par la famille de la victime. Une injustice ne saurait réparer une autre injustice car, comme l’a si bien dit Henri Lacordaire, “L’injustice appelle l’injustice ; la violence engendre la violence. ” Seulement, au-delà des appels au calme et à la paix de la communauté afro-américaine, des communautés sœurs et des autorités, les foules sont difficilement maîtrisables. Que faire ?

   C’est là où le proverbe Chewa susmentionné trouve tout son sens. Replaçons-le d’abord dans son contexte géographique et social. L’adage renvoie à une scène familière en zone rurale africaine où le bois est utilisé pour la cuisson et le chauffage.  Le chauffage d’une maison pendant la saison froide est particulièrement délicat car le feu doit être alimenté avec art et méthode. La qualité du bois de chauffage joue alors un rôle capital car, même secs, certains bois dégagent une fumée incommodante, insupportable, voire potentiellement mortelle pour la famille. Dans ce cas, la seule solution est de retirer le morceau de bois qui risque d’étouffer les occupants/occupantes de la maison, de l’éloigner de la case et de l’éteindre.  Forts du principe qui se dégage de cet acte, les Chewa citent ce proverbe pour montrer aux membres de leur communauté la sagesse de s’attaquer à la source du ou des problèmes qui dérangent la vie en société. Ceci renvoie à plusieurs cas dans les Saintes Écritures. Citons-en deux.

   Le premier cas qui nous vient à l’esprit est celui de Néhémie qui, en plus des attaques extérieures, était confronté à de graves tensions internes décrites au chapitre 5 du livre éponyme. En leader avisé, il a vite compris que les dissensions internes sont les plus dangereuses dans une nation. Aussi condamna-t-il immédiatement les injustices sociales identifiées par les victimes elles-mêmes. Mais, il ne s’arrêta pas là. Il engagea immédiatement toute la société sur la voie des réparations. D’ailleurs il donna lui-même le bon exemple et son entourage immédiat fit de même (Neh. 5 :10), ce qui créa une émulation au niveau de toute la population (Neh. 5 :13). La paix revint au sein de la communauté.

   Le second exemple est tiré du Nouveau Testament. Le chapitre 6 du livre des Actes y décrit une crise qui menaçait dangereusement la jeune communauté chrétienne : Les Hébreux négligeaient les veuves des Hellénistes dans la distribution quotidienne de nourriture. Il y avait donc là une injustice qui n’avait pas sa place dans l’assemblée. Dès que les apôtres apprirent ce qui se passait, ils agirent immédiatement pour éteindre le feu avant qu’il ne se propage : ils demandèrent à la communauté ecclésiale de choisir des distributeurs ayant d’excellentes qualités morales et spirituelles et leur confièrent cette responsabilité. L’effet positif fut immédiat pour la communauté tout entière : La justice fut rétablie et l’église connut une croissance très remarquable.

   Dans les deux cas, les sources des tensions ont été identifiées et des mesures adéquates ont été prises puis mises en œuvre sans délai. Quelles leçons pouvons-nous en tirer pour trouver une solution à la crise actuelle ? Disons-le d’emblée mais sans perdre de vue la délicatesse d’une crise qui perdure depuis le 17e siècle : une issue est possible. La colère afro-américaine présentement explosive est d’autant plus forte qu’elle est alimentée par de nombreuses causes profondes. Aussi longtemps que l’attention sera rivée sur les symptômes facilement perceptibles et parfois déformées par des gens malintentionnés, la communauté risque de sombrer dans un cycle de violences aussi imprévisibles que destructrices pour toute la société.  Par contre si, en tant que société, nous prenons notre courage à deux mains pour enfin écouter attentivement les cris agonisants des victimes désespérées, identifier les racines des tensions actuelles, et nous engager résolument à attaquer les racines du racisme et des injustices sociales dans un esprit d’amour, de paix, de justice et de sagesse, l’Amérique sortira de cette crise plus forte que jamais. Cela inspirerait même d’autres nations à travers le monde qui connaissent des tensions similaires.

   Concrètement, la prière s’impose avant toute démarche car nous aurons besoin de la sagesse divine pour mieux faire face à la situation actuelle dont la complexité est évidente. Ensuite, tout en restant en prière pendant tout le processus, une approche méthodique s’impose. Nous en proposons modestement une en 5 étapes :

  1. Les principaux leaders de la communauté afro-américaines (reconnus comme tels par la majorité des Afro-Américains eux-mêmes), au-delà des considérations socio-politiques ou religieuses, doivent se retrouver (même par visio-conférence) en vue de mettre sur pied une équipe de coordination.

  2. L’équipe de coordination mise en place définira une stratégie et des mécanismes pour identifier la nature et les causes profondes de chaque injustice sociale dont leur communauté est victime, tout en impliquant la majorité de leurs frères et sœurs dans la collecte des données fiables. Cette première phase gagnerait à être aussi strictement interne que possible car personne ne saurait décrire la profondeur de la douleur afro-américaine mieux que les victimes elles-mêmes.

  3. Cette équipe procédera de la même manière pour les propositions de solutions concrètes qui permettront d’attaquer le mal à la racine. A ce stade, il serait sage de commencer la réflexion au niveau interne mais d’impliquer ensuite les vrais amis/amies externes à communauté afro-américaine car ils/elles se retrouvent dans tous les groupes raciaux. Cela aura l’avantage de renforcer la pertinence de la démarche, de peaufiner le style communicationnel en anticipant les objections de ceux et celles qui sont en dehors de la communauté en vue de réajuster conséquemment les arguments, et de maximiser ainsi la chance d’adoption des solutions proposées par la majorité de la société.

  4. Les solutions seront présentées aux plus hautes autorités compétentes du pays pour que des décisions conséquentes soient prises et suivies d’effets.

  5. L’équipe dirigeante et les autorités mettront alors sur pied, d’un commun accord, un mécanisme de suivi, d’évaluation et de réajustements éventuels pour que les mesures ainsi prises soient effectivement appliquées dans le présent et préservées pour les générations futures. Elles penseront aussi aux stratégies de prévention et de transformation des conflits éventuels dans la justice et la non-violence.

   En somme, nous sommes à un carrefour délicat de l’histoire. La voie que nous emprunterons déterminera le dénouement heureux ou malheureux des événement futurs. Notre prière est que Dieu nous donne la capacité d’emprunter courageusement la bonne voie de la paix et de la justice sociale. Les États-Unis d’Amérique et – par ricochet – tous les pays du monde entier ont intérêt à ne pas prêter le flanc aux facteurs de destruction du vivre ensemble dans la paix et la solidarité, surtout en ce contexte de pandémie aux contours incertains et aux conséquences aussi multidimensionnelles qu’imprévisibles. Que Dieu donne à chacun d’entre nous la sagesse, le courage et la volonté de contribuer activement à bâtir la paix et l’unité sur le socle de la justice sociale !

 

 Moussa Bongoyok, PhD

Professeur des Études Interculturelles et de Développement Holistique

 

(c) Copyright by Moussa Bongoyok, 2020.

CONFINEMENT: UN TEMPS POUR REFLECHIR…

« Considérons cette période comme un temps de grâce pour nous arrêter et regarder dans quelle folie nous avons marché jusqu’ici. Notre vie était devenue une course effrénée, où nous n’avions même plus le temps de réfléchir.
C’est pourquoi, aujourd’hui, je voudrais que nous nous concentrions ensemble sur les choix fondamentaux que nous devrions faire dans notre vie de tous les jours. Premièrement : Réalisons que nous ne pouvons pas mettre notre confiance dans les hommes. Nos représentants politiques, qui nous avaient promis un monde meilleur, n’honorent pas les engagements pour lesquels ils ont été élus, et les prévisions de nos grands spécialistes humains, sont presque tous les jours remises en cause … Si vous voulez approfondir ce sujet je vous conseille de regarder cette vidéo » Jean-Louis Gaillard

A Conversation with Condoleezza Rice

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A Conversation with Condi 2020 on Vimeo

WHO WILL LIVE FOR THOSE WHO NO LONGER HAVE HEADS? A shout in the desert of International Community

You didn’t hear… or did you hide willingly under the bed of abstraction?

Maybe you did hear about Boko Haram and other terrorist movements in action…

But, you see, your geography professor told you as did your musician,

With all the calm and seriousness of an academician,

That Kousseri, Maroua, Mora, Tourou, Moskota, Koza, Ouzal, Mozogo,

And other localities or infrahuman countries must go,

Because their humanity index is so low, and,

They are located on an unknown planet, the land of tomorrow.

Why worry about the future

While one calmly drinks today’s culture?

 

Maybe you didn’t see what is happening on social media as your soul became a taro…

Because, above all, you must set your economic priorities right to beat the antihero

And accumulate as much power and things as you can carry in your empty barrow.

Your business professor told you so, with his academic sombrero.

Your financial advisor is such a genius so different from the harrow

That you gather things, things and more things, and the great dinero.

You eat power, power and more power over bones without a marrow.

Aren’t they mere keys to your success today and tomorrow?

Your eyes can’t see while you dream to be the next pharaoh

And, after all, your neighbor is just a dried arrow!

 

Who will cry for those who no longer have heads?

Who will become a shelter for those who no longer have beds?

Who will eat for those who can no longer smell the odor of fresh breads?

Who will bring joyous colors to lives painted in multiple reds?

Who will tell Europe, America, Asia and others, that Boko Haram spreads

Faster and deeper than the swiftest fighters and meds?

Who will act? Who will dig? Who will lovingly address the roots

Instead of relying solely on boots?

 

Oh! I wish you and I were the recovered triumphant shouts of the voiceless!

Oh! I wish you and I were the beautiful tears of the tearless!

Oh! I wish you and I were the real wealth of the resourceless!

Oh! I wish you and I were the reconstructed ramparts of the powerless!

Oh! I wish you and I were the regained smiles of the hopeless!

Oh! I wish you and I were the lost but found face of the faceless!

Oh! I wish you and I were the living image of the divine rock for the baseless!

Oh! I wish you and I were the real value of lives so priceless!

Regardless of our religious backgrounds, we are all humans;

Would you and I actively navigate against the currents and stop treating others as subhumans?

 

Moussa Bongoyok, PhD

Professor of Intercultural Studies and Holistic Development

President of Institut Universitaire de Développement International (IUDI)

Andragogie pour la cohabitation pacifique et developpement holistique -5e Conference internationale des leaders *** Andragogy for Pacific Cohabitation and Holistic Development – 5th International Conference of leaders

Report from the 5th International Conference on Andragogy for Peaceful Cohabitation and Holistic Development in Cameroon

 

Vivre la Bonne Nouvelle dans un contexte africain/living the Good News in an African context

Pour lire cet article, veuillez cliquer sur le lien ci-dessous (In order to read this article, please click on the link below):

 

https://wciujournal.wciu.edu/area-studies/2019/11/18/vivre-la-bonne-nouvelle-dans-un-contexte-africain-living-the-good-news-in-an-african-context

L’ART DE SE HATER LENTEMENT

“Hoore nyiwa to a yaawi a sooda leppol, to a neebi, a hoosa meere.” (balndol fulbe)

 

“Si tu te hâtes, tu achèteras la tête de l’éléphant pour un rouleau d’étoffe, tu vas lentement, tu l’auras pour rien.” (proverbe peul)

 

« If you hurry, you’ll buy the elephant’s head for a roll of cloth ; if you go slowly, you’ll get it for nothing. » (Fulbe proverb)

 

Source :  J.P. Lebeuf et P. -F Lacroix Devinettes Peuples (Paris : Mouton & Co, and Ecole Pratique des Hautes Etudes, 1972) p. 65

 

Moralité : Quand on est trop pressé, on risque de perdre de bonnes opportunités. La patience vaut de l’or.

 

Commentaire à la lumière de la Bible

 

Ce proverbe peul nous plonge dans l’Afrique profonde, à l’heure où les éléphants abondaient dans la savane. C’était aussi une époque où seuls les mieux nantis pouvaient s’offrir le luxe d’avoir des vêtements à base d’étoffe. Les habits en peaux d’animaux, ou à base de matière végétale façonnée selon les normes artistiques de la culture ambiante, étaient alors beaucoup plus abordables. Par ailleurs, le système économique était dominé par le troc. Dans un tel contexte, il est alors aisé de comprendre la valeur d’un rouleau d’étoffe.

 

Cet adage est en parfaite adéquation avec le pulaaku, l’art de vivre ou le code moral des peuls. En effet, la patience (munyal) est l’une des vertus cardinales du pulaaku. Les Fulbe, en fins observateurs de la nature, ont vite compris que l’impatience a souvent des conséquences désastreuses. Par exemple, il suffit d’imaginer l’effet dévastateur des mangues vertes sur les dents comparativement à la douceur des mêmes fruits lorsqu’ils arrivent à leur pleine maturité, ou de penser à l’incongruité des ceux et celles qui arrachent les plants de manioc avant la formation des tubercules tellement ils/elles sont pressé(e)s de jouir du fruit de leur dur labeur.

 

Pour revenir à l’image qui est au cœur du proverbe peul cité ci-dessus, attendre est tout à l’avantage de l’acheteur, car une fois les défenses retirées, qui va s’encombrer d’une tête d’éléphant quand il y a de la bonne chair à profusion ? La patience c’est justement l’art de discerner le temps et les occasions favorables pour agir avec raison et succès. C’est aussi l’habileté à freiner ses impulsions, même les plus naturelles ou légitimes pour atteindre un objectif plus élevé ou stratégique. Malheureusement, beaucoup ont sacrifié de belles opportunités, de belles carrières et des trésors inestimables sur l’autel de la tyrannie de la satisfaction immédiate. La sagesse peule est justement là pour parer contre ces dérives et prévenir les conséquences désastreuses des agissements gouvernés par l’impatience. En cela, elle reflète la sagesse scripturaire.

 

Dans la Bible, la sagesse a souvent deux facettes comme pour dire qu’un principe, si bon soit-il, ne s’applique pas nécessairement à toutes les circonstances de la vie. Ceci dit, certaines situations imposent une action rapide (Cf. Matthieu 28 :7-8 ; Jacques 1 :9 ; Hébreux 3 :15) tandis que d’autres nécessitent un peu plus de retenue.  C’est ainsi qu’il est écrit dans Ecclésiastes 7:8 : « Mieux vaut l’aboutissement d’une affaire que son début. Mieux vaut un esprit patient qu’un esprit orgueilleux (Bible du Semeur) ». Le mot hébreu traduit par « patient » est אֶ֤רֶךְ (’erek), qui peut être aussi rendu par « lent ». Un esprit patient est donc un esprit qui ne se précipite pas, qui prend tout son temps pour analyser la situation avant d’agir.

 

La patience ne s’applique pas seulement à la lenteur dans l’action. Elle désigne aussi la persévérance. C’est ainsi qu’il est écrit dans Hébreux 10 :36 « Car il vous faut de la persévérance, afin qu’après avoir accompli la volonté de Dieu vous obteniez ce qu’il a promis (Bible du Semeur). » Le mot grec traduit par « persévérance » dans ce verset est ὑπομονῆς (hupomenēs) qui signifie aussi « endurance » et « patience ».

 

La patience est l’un des fruits de l’esprit (Galates 5 :22). Elle est vivement recommandée dans de nombreux autres textes bibliques. Le livre de Proverbes attire l’attention des lecteurs et lectrices sur le bienfait de la patience à travers ces lignes : « Avec de la patience, on persuade un dirigeant, tout comme une langue douce peut briser un os (25 :15)». Jacques va jusqu’à puiser dans les activités champêtres lorsqu’il écrit dans les versets 7 et 8 du chapitre 5 : « Frères et sœurs, patientez donc jusqu’à ce que le Seigneur vienne. Pensez au cultivateur : il attend les précieuses récoltes de sa terre. Il prend patience à leur égard, jusqu’à ce que tombent les pluies de l’automne et du printemps. Vous aussi, prenez patience, soyez pleins de courage, car la venue du Seigneur est proche ». Nous pouvons multiplier les citations bibliques mais il convient de retenir l’essentiel : la patience est une voie par excellence pour éviter ou du moins limiter le nombre de décisions irréfléchies, peser le pour et le contre des décisions, observer attentivement une voie avant de l’emprunter, rassembler tous les renseignements essentiels avant de se prononcer sur une affaire, faire une étude approfondie du marché avant de se lancer dans les affaires etc.

 

Malheureusement, l’impatience a poussé bon nombre de personnes à prendre des décisions aussi hâtives que périlleuses, à débiter des paroles négatives (verbalement ou par écrit) sous l’effet de la colère sans prendre le soin d’analyser profondément tous les aspects de la situation qui est à l’origine de leur irritation, à perdre une opportunité d’emploi ou de promotion, à faire des dépenses extravagantes voire des pertes, à brouiller des relations précieuses,  à faire naufrage en matière de foi en vue de tirer profit des biens éphémères de ce monde, pour ne citer que ces exemples. A la lumière de ce qui précède, on comprend alors mieux les paroles de Publilius Syrus (1er siècle avant J.C.) qui écrivit dans Les Sentences et adages : « Hâte-toi lentement, et tu avanceras ».

 

Décidément, la patience rend d’énormes services dans presque tous les domaines essentiels de la vie sur cette terre tout en ayant un impact non négligeable sur la nature de nos récompenses éternelles. Que Dieu nous accorde la sagesse nécessaire pour en faire un bon usage!

Pr Moussa Bongoyok

(Copyright by Moussa Bongoyok, 2019)

REHOBOAM SYNDROME: THE LOSS OF UNITY IN ISRAEL AND LESSONS FOR FRUITFUL NEGOCIATIONS BETWEEN THE GOVERNMENT AND SPECIAL INTEREST GROUPS

Pour lire cet article, veuillez cliquer sur le lien ci-dessous (In order to read this article, please click on the link below):

 

https://www.wciujournal.wciu.edu/social-justice/2019/6/4/rehoboams-syndrome-the-loss-of-unity-in-israel-and-lessons-for-fruitful-negotiations-between-the-government-and-special-interest-groups

 

 

Pasteur René DAIDANSO

CONSEILS ET CONSEILLERS

Kiyombe: “Langu katengama mpamba ko, buka yenda yandi veka” (proverbe yombe)

Français: « La rivière est serpentée parce ce qu’elle est allée seule. »

Anglais: « River is snaking because she went alone. »

Moralité : L’être humain est comme une rivière. Il a tendance à ne pas marcher dans la droiture et à se tromper. Il a besoin de conseils.

Source : C’est Monsieur Théophile Mafuana (Colorado/USA) qui nous a envoyé ce proverbe, que nous avons la joie de commenter. Il appartient au groupe ethnique Yombe de la République Démocratique  du Congo.

 

Commentaire à la lumière de la Bible

Les Yombe de la République Démocratique du Congo parlent le kiyombe. Ils sont des grands observateurs de la nature. Ils en tirent des leçons très utiles pour la vie en société. Le proverbe susmentionné en est un bel exemple.

Ici, ils partent d’un fait évident : aucune rivière n’est droite. Mais, au-delà du cours d’eau, ils perçoivent une réalité existentielle plus profonde : la nature, même humaine, n’est pas ordinairement droite. Une personne, seule, court le risque de commettre de multiples erreurs. Il est donc important de se rapprocher des autres et de demander conseil.

En cela, le proverbe yombe reflète la sagesse divine.  En effet, il est écrit dans Proverbes 12 :15 (version Louis Second): « La voie de l’insensé est droite à ses yeux, mais celui qui écoute les conseils est sage.” Il est aussi écrit que la réussite, la victoire, la prudence et la sagesse sont sur la voie de ceux et celles qui écoutent les conseils (Cf. Proverbes 11 :14, 13:10, 19:20, 24:6, 27:9). Il est donc important de demander conseil et de mettre en pratique les bons conseils que l’on reçoit. La Bible renferme beaucoup d’exemples de ceux qui ont écouté des conseils et réussi.  Nous en citerons deux en guise d’illustration. Le pharaon a sauvé son pays d’une famine particulièrement dévastatrice en écoutant les conseils de Joseph (Genèse 41).   Esther a écouté les conseils de son oncle Mardochée et cela lui a ouvert la voie de la réussite (livre d’Esther).

Seulement, tout conseil n’est pas forcément bon. Le serpent a donné un mauvais conseil à Eve et cela a entraîné la chute de l’humanité (Genèse 3). Roboam a écouté les mauvais conseils des jeunes et rejeté les bons conseils des plus âgés et le résultat a été catastrophique : son royaume a été divisé (Cf. 1 Rois 12). Haman a induit le roi Xerxès en erreur pour assouvir sa soif de vengeance (livre d’Esther). On pourrait multiplier les exemples… On comprend alors pourquoi l’écrivain français Georges Courteline est arrivé à dire : « Méfie-toi des conseils, mais suis les bons exemples ». Sa conception des conseils peut sembler pessimiste, mais elle pousse à réfléchir. L’univers des conseils est tellement opaque. Il faudrait donc tenir compte d’un certain nombre de paramètres avant d’y pénétrer:

  • Examen de soi : Mon cœur est-il en règle devant Dieu ? Dois-je demander pardon à Dieu ou à mon prochain pour une offense quelconque ? Qu’est-ce qui me motive à demander conseil ?

  • Recherche de la direction du Seigneur :   Dieu seul maîtrise parfaitement la profondeur du cœur humain ainsi que tous les détails de la vie passée, présente et à venir. Aussi est-il nécessaire de solliciter sa direction.

  • Examen de la source du conseil : Qui est celui ou celle à qui je demande conseil ? Quelle est sa moralité ? Quelle est son expertise dans le domaine précis où j’ai besoin de recommandation en ce moment ?

  • Examen du conseil à la lumière de la Bible : Dieu est la source de la vraie sagesse. Avant d’appliquer un conseil, il convient de se poser les questions suivantes : Ce conseil est-il conforme aux enseignements bibliques ? Est-ce qu’il ne viole pas un principe clairement défini par la Bible ? Si la Bible ne dit rien de précis sur le sujet, la soumission du conseil au tamis de 1 Corinthiens 10 :23 peut être salutaire : Est-ce permis ? Est-ce utile ? Cela édifie-t-il ?

Daigne le Seigneur accorder, à chacun d’entre nous, la grâce de trouver les solutions qui conviennent aux multiples problèmes qui minent nos familles, nos communautés et nos pays. Daigne sa divine sagesse nous combler de discernement face aux multiples conseils et nous orienter vers des décisions justes et empreintes d’amour sincère chaque fois que les circonstances l’exigent.

Moussa Bongoyok

(c) Copyright by Moussa Bongoyok, 2017

 

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