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Christianisme et Sociétés: L’Afrique, pépinière et centre de gravité de la foi chrétienne – nouveau livre

Préface

La conscience africaine n’oubliera pas le discours que le Président Nicolas Sarkozy prononça le 26 juillet 2007 sur le campus de l’Université Cheikh-Anta-Diop à Dakar et pendant lequel il déclara péremptoirement « Le drame de l’Afrique c’est que l’homme Africain n’est pas assez entré dans l’histoire. »  De quelle histoire parlait-il ? Celle qui est écrite par des personnes peu soucieuses de l’objectivité et qui lisent les évènements du passé avec les lunettes de l’arrogance, de la condescendance, voire du mépris ? A-t-il pris le soin de lire les écrits de celui dont l’université où il a prononcé ces paroles porte le nom ? A-t-il lu ceux de Joseph Ki-Zerbo ? A-t-il étudié de nombreux livres d’histoire écrits par d’honnêtes Occidentaux et Africains qui soulignent avec force le rôle non négligeable et parfois prépondérant des Africains dans l’histoire de l’humanité ? Ce n’est donc pas surprenant que ce discours ait été décrié par de nombreux intellectuels à travers le monde. Mais il convient cependant de transcender le niveau des plaintes stériles pour avancer résolument sur la voie de reconstitution de l’histoire de l’Afrique dans toute sa richesse, sa diversité et sa splendeur.  

Justement, de nombreux intellectuelles et intellectuels africains ont pris conscience de l’importance de se lancer davantage dans la recherche et l’écriture afin de corriger de telles vues erronées sur une frange importantissime de l’humanité. En prenant de telles décisions, ils ont peut-être médité sur les paroles du proverbe africain, souvent cité par l’écrivain nigérian Chinua Achebe : « Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, l’histoire de la chasse glorifiera toujours le chasseur. » Parmi les historiens d’Afrique francophone, Joseph Ki-Zerbo (1922-2006) est incontestablement celui qui a le plus marqué la discipline et dont la mémoire mérite d’être respectueusement saluée. Parti d’un contexte où – comme les écoliers d’Afrique francophone de son époque – il a récité par cœur que ses ancêtres étaient des Gaulois, l’on peut mesurer le chemin parcouru par ce géant intellectuel.  Il n’a pas suivi de cours d’histoire du continent africain à l’école coloniale française, mais il s’est armé de courage pour braver les préjugés et rechercher des données historiques africaines qui étaient volontairement ou involontairement occultées. Admis à la Sorbonne dont le prestige reste encore intact aujourd’hui, il étudie avec application l’histoire et réussit brillamment au diplôme de l’agrégation d’histoire en 1956. Le Burkina Faso (jadis appelé Haute Volta) peut être fier d’avoir donné au continent son premier professeur agrégé d’histoire. Il aurait pu se tailler une position confortable loin des eaux troubles de l’Afrique coloniale, mais il a choisi d’être aux côtés de ses sœurs et frères Africains. Sa production littéraire est abondante. Il a, entre autres, déblayé le terrain de l’histoire générale d’Afrique, forgé une méthodologie interdisciplinaire capable de reconstituer les faits historiques marquants dans un contexte où il y a très peu de documents historiques écrits du fait de l’oralité dominante. Il ne s’est pourtant pas enfermé dans sa discipline. Ses initiatives dans le domaine du développement endogène et de l’éducation sont encore visibles. Par exemple, le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) est sorti de son imagination en 1964 et c’est concrétisé le 22 janvier 1968 à Niamey. C’est ici le lieu de souligner que l’histoire, la vraie, n’est pas prisonnière du passé mais s’en inspire pour mieux naviguer le présent et bâtir l’avenir.

Le Professeur Kouassi Célestin l’a compris. Comme Ki-Zerbo, il refuse de consommer et de transmettre avec une passivité déconcertante une histoire rédigée entièrement sous d’autres cieux et qui filtre occasionnellement des aspects qui ternissent directement ou indirectement l’image ou les intérêts des pays qui financent les recherches. Professeur, puis Recteur d’une université chrétienne, il est historien de formation. Il aurait pu explorer n’importe quel domaine historiographique mais il a choisi, dans ce volume, de se pencher sur l’histoire du christianisme en Afrique. Ce choix est heureux quand on sait le rôle clé qu’ont joué les Africains dans l’histoire du Christianisme et le développement de la réflexion théologique. Que serait la théologie occidentale sans le fondement posé par les théologiens Africains tels que Clément d’Alexandrie, Tertullien, Athanase d’Alexandre ou Augustin d’Hippone (connu plus facilement sous le nom de Saint Augustin) ? Thomas C. Ogden le démontre d’ailleurs à travers son livre How Africa Shaped the Christian Mind (2007). 

L’histoire est une branche de la connaissance qui étudie le passé, mais cet exercice ne se fait pas machinalement. Cette discipline exige un examen critique des évènements rapportés oralement ou par écrits, des sources et même des motivations dans le but de reconstituer la vérité, autant que faire se peut. Cela requiert une approche méthodique, un attachement à l’objectivité, une lutte permanente contre ses propres préjugés, un discernement alerte, une accumulation de preuves accessibles, et une dénonciation courageuse des erreurs ou des contre-vérités historiques des recherches précédentes. Le professeur Kouassi s’est attelé ardemment à cette tâche gigantesque. Partant des débuts de l’Église et poussant son survol jusqu’à nos jours, cet historien talentueux a revisité l’histoire du christianisme avec les regards avertis d’un Africain soucieux de relever la place et le rôle clé de son continent au sein de cette religion qui est malheureusement perçue à travers le prisme de l’Occident. Ce livre renferme de nombreux documents inédits. Conscient de l’immensité de la tâche de rédaction de l’histoire de l’Église en Afrique, il donne aux lectrices et lecteurs les outils nécessaires pour conserver les archives l’église locale, effectuer des recherches et publier des biographies de personnages africains importants mais méconnus sur un site consacré et accessible partout dans le monde : https://dacb.org.

La démarche andragogique de l’auteur, sa grande capacité de synthèse, la richesse de son œuvre et la qualité académique de ses analyses historiques sont très remarquables. La lecture de ce livre et son utilisation comme manuel de cours dans les facultés de théologie et les instituts bibliques en Afrique et dans le monde seront une source d’inspiration et contribueront au changement de paradigme pour une transformation positive des sociétés humaines.

Prof. Moussa Bongoyok

Fondateur de l’Institut Universitaire de Développement International

Professeur des Études Interculturelles et de Développement Holistique

Le livre est disponible sur amazon en version électronique et papier: https://www.amazon.com/Christianisme-Sociétés-pépinière-chrétienne-Universitaires-ebook/dp/B0CQHR1VTL/ref=tmm_kin_swatch_0?_encoding=UTF8&qid=&sr=&asin=B0CQHR1VTL&revisionId=bc8ed231&format=2&depth=1

Christianity and Societies: Africa, nursery and center of gravity of the Christian faith

African conscience will not forget the speech that President Nicolas Sarkozy gave on July 26, 2007, on the campus of Cheikh-Anta-Diop University in Dakar, during which he peremptorily declared, “The tragedy of Africa is that the African man has not entered enough into history. » What story was he talking about? The one written by people with little concern for objectivity and who read past events with the lenses of arrogance, condescension, and even contempt? Did he take the care to read the writings of the man whose name the university where he spoke these words bears? Has he read those of Joseph Ki-Zerbo? Has he studied numerous history books written by honest Westerners and Africans who forcefully underline the significant and sometimes dominant role of Africans in the history of humanity? It is, therefore, not surprising that many worldwide intellectuals decried this speech. But it is nevertheless necessary to transcend the level of sterile complaints to move firmly on the path to reconstituting the history of Africa in all its richness, diversity, and splendor.

Many African intellectuals have become aware of the importance of engaging more in research and writing to correct such erroneous views on a significant segment of humanity. In making such decisions, they may have meditated on the words of the African proverb, often quoted by Nigerian writer Chinua Achebe: « Until lions have their historians, the history of hunting will always glorify the hunter. » Among the historians of French-speaking Africa, Joseph Ki-Zerbo (1922-2006) is undoubtedly the one who has had the most significant impact on the discipline and whose memory deserves to be respectfully saluted. Starting from a context where – like the schoolchildren of French-speaking Africa of his time – he recited by heart that his ancestors were Gauls, we can measure the path traveled by this intellectual giant. He did not take a history course on the African continent at the French colonial school. Still, he steeled himself with the courage to defy prejudice and seek out African historical data that was voluntarily or involuntarily hidden. Admitted to the Sorbonne, whose prestige remains intact today, he diligently studied history and succeeded brilliantly in his history aggregation diploma in 1956. Burkina Faso (formerly called Upper Volta) can be proud of having given the continent its first associate professor of history. He could have carved out a comfortable position far from the troubled waters of colonial Africa, but he chose to be alongside his African sisters and brothers. His literary production is abundant. He has, among other things, cleared the ground for Africa’s general history and forged an interdisciplinary methodology capable of reconstructing significant historical facts in a context where there are very few written historical documents due to the dominant orality. However, he did not lock himself into his discipline. Its initiatives in the field of endogenous development and education are still visible. For example, the African and Malagasy Council for Higher Education (CAMES) came out of his imagination in 1964 and came to fruition on January 22, 1968, in Niamey. This is the place to emphasize that true history is not a prisoner of the past but is inspired by it to navigate the present better and build the future.

Professor Célestin Kouassi understood this. Like Ki-Zerbo, he refuses to consume and transmit with disconcerting passivity a history written entirely in other places and which occasionally filters aspects that directly or indirectly tarnish the image or interests of the countries that finance the research. Professor, then Rector of a Christian university, is a trained historian. In this volume, he could have explored any historiographical area, but he chose to focus on the history of Christianity in Africa. This choice is fortunate when we know the critical role that Africans have played in the history of Christianity and the development of theological reflection. What would Western theology be without the foundation of African theologians such as Clement of Alexandria, Tertullian, Athanasius of Alexander, or Augustine of Hippo (known more easily as Saint Augustine)? Thomas C. Ogden demonstrates this through his book How Africa Shaped the Christian Mind (2007).

History is a branch of knowledge that studies the past, but this exercise is not done mechanically. This discipline requires critically examining events reported orally or in writing, sources, and even motivations to reconstruct the truth as much as possible. This requires a systematic approach, a commitment to objectivity, a permanent struggle against one’s prejudices, alert discernment, an accumulation of accessible evidence, and a courageous denunciation of previous research’s errors or historical untruths. Professor Kouassi took on this gigantic task ardently. Starting from the beginnings of the Church and extending his overview to the present day, this talented historian has revisited the history of Christianity with the informed eyes of an African keen to highlight the place and key role of his continent within this religion, which is unfortunately perceived through the prism of the West. This book contains many previously unpublished documents. Recognizing the immensity of writing the history of the Church in Africa gives readers the tools necessary to preserve local church archives, research and publish biographies of critical African figures. Little is known about a dedicated site that is accessible worldwide: https://dacb.org.

The author’s andragogical approach, his extraordinary capacity for synthesis, the richness of his work, and the academic quality of his historical analyses are remarkable. Reading this book and its use as a course manual in theological faculties and biblical institutes in Africa and worldwide will inspire and contribute to the paradigm shift for a positive transformation of human societies.

Prof. Moussa Bongoyok

Founder of the University Institute of International Development

Professor of Intercultural Studies and Holistic Development

The book is available on Amazon in electronic and paper versions: https://www.amazon.com/Christianisme-Sociétés-pépinière-chrétienne-Universitaires-ebook/dp/B0CQHR1VTL/ref=tmm_kin_swatch_0?_encoding=UTF8&qid=&sr=&asin=B0CQHR1VTL&revisionId=bc8ed231&format=2&depth=1

Soutenance d’une thèse de doctorat en Sciences de Gestion dans le cadre du partenariat entre l’Institut Universitaire de Développement International (IUDI) et l’Université de Maroua (UMa)

L’Institut Universitaire de Développement International (IUDI) salue la brillante soutenance de la thèse de doctorat (PhD) du candidat PALA Samuel ce jour, 9 décembre 2023, à la Faculté des Sciences Économique et de Gestion de l’Université de Maroua (UMa) dans le cadre de tutelle académique qui lie les deux institutions.

Le désormais Dr Pala Samuel a travaillé sous la direction du Prof. Souleymanou Kadouamaï. Sa thèse porte sur le « Profil des gestionnaires des deniers publics et manipulations comptables au Cameroun. »

L’IUDI saisit cette occasion pour remercier le Prof. Mondjeli Mwa Ndjokou (Doyen de la FASEG) et toutes les autorités de l’Université de Maroua placées sous le leadership fort apprécié du Recteur, le Prof. Idrissou Alioum, pour leur excellent accompagnement académique et administratif. Bien au-delà, nous exprimons notre profonde reconnaissance à S.E. le Prof. Jacques Fame Ndongo, Ministre d’État, Ministre de l’Enseignement Supérieur, Chancelier des Ordres Académiques, qui dirige son département ministériel avec un engagement, une expertise, et un professionnalisme sans faille. Que Dieu soit loué pour toutes ses merveilles et qu’il lui plaise de bénir davantage le Cameroun!

Prof. Moussa Bongoyok, Fondateur de l’IUDI.

The University Institute of International Development (UIID) welcomes the brilliant defense of the doctoral dissertation (Ph.D.) of candidate PALA Samuel today, December 9, 2023, at the Faculty of Economic and Management Sciences of the University of Maroua (UMa ) within the framework of academic supervision which links the two institutions.

Dr. Pala Samuel worked under the direction of Prof. Souleymanou Kadouamaï. His dissertation focuses on the “Profile of Public Funds Managers and Accounting Manipulations in Cameroon.”

Our institution takes this opportunity to thank Prof. Mondjeli Mwa Ndjokou (Dean of the Faculty of Economics and Management) and all the authorities of the University of Maroua, placed under the much-appreciated leadership of the Rector, Prof. Idrissou Alioum, for their excellent academic and administrative support. Beyond that, we sincerely thank H.E. Prof. Jacques Fame Ndongo, Minister of State, Minister of Higher Education, and Chancellor of Academic Orders, who leads his ministerial department with unfailing commitment, expertise, and professionalism. May God be praised for all His wonders and be pleased to bless Cameroon abundantly!

Prof. Moussa Bongoyok, Founder of the University Institute of International Development

How to support IUDI? How to enroll at IUDI? Comment soutenir l’IUDI? Comment s’inscrire à l’IUDI?

Picture of an assembly place under a tamarind tree (sam gaba te verzi wuf mburom) taken in Mbardam (Mayo Tsanaga, Far North Cameroon) on Aug 18, 2023, by Moussa Bongoyok (c) Copyright by Moussa Bongoyok

Dear friends and supporters,

Hello!

Several people have contacted us to ask how to register with IUDI and how to support us.

Registrations are made online by completing the form available at the following link:

https://www.iudi.org/demande-dinscription

Our courses are available online.

About your valuable support, we would like to offer you the following four options.

We look forward to counting you among our distinguished partners for the holistic development of the most vulnerable communities!

Prof. Moussa Bongoyok

PARTNER IN TRANSFORMATION 

Chers amis et sympathisants,

Bonjour !

Plusieurs personnes nous ont contacté pour nous demander comment s’inscrire à l’IUDI et comment nous soutenir.

Les inscriptions se font en ligne en remplissant la fiche disponible sur le lien suivant :

https://www.iudi.org/demande-dinscription

Nos cours sont disponibles en ligne. 

En ce qui concerne votre précieux soutien, nous vous offrons les quatre options suivantes.

Au Plaisir de vous compter parmi nos distingués partenaires pour le développement holistique des communautés les plus vulnérables !

Prof. Moussa Bongoyok

Un temps pour se former: L’Institut Universitaire de Développement International (IUDI) au service du développement intégral et durable

L’Institut Universitaire de Développement International (IUDI) porte à la connaissance du grand public qu’il offre un cursus académique riche et varié, de la licence au PhD. Il offre également des cours d’habilitation à diriger les recherches dans le cadre des études postdoctorales. Son mot d’ordre demeure : formation pour transformation. Les cours sont disponibles en français, anglais, espagnol, arabe, et bientôt en chinois (mandarin) et dans les langues africaines. Il bénéficie désormais d’un solide partenariat académique avec une vingtaine d’universités et organisations collaboratrices situées sur six continents. Les filières subséquentes sont actives : Développement International, Administration des Affaires, Sciences de l’Éducation, Études Interculturelles, Études Linguistiques, Médecine, Agroforesterie et Théologie (sciences bibliques, théologie systématique, histoire de l’Église, missiologie, théologie pratique, religion et culture, théologie holistique, musicologie et musicothérapie). Ci-dessous, nous vous proposons l’œuvre musicale de Joseph Mbock (Edéa, Cameroun), l’un des alumni du département de musique et musicothérapie de l’IUDI. Il vient d’ailleurs de faire sortir un album complet que nous vous encourageons à acheter pour le soutenir.

Pour vos inscriptions, veuillez tout simplement cliquer sur le lien suivant et remplir la fiche en ligne : https://iudi.org/application et le nouveau Directeur des Admissions, M. Célestin DELANGA, se mettra à votre service.

Cordialement,

Prof. Moussa Bongoyok, Président de l’IUDI.

The University Institute for International Development (IUDI) brings to the public’s attention that it offers rich and varied academic training, from bachelor’s to Ph.D. It also offers postdoctoral research supervision habilitation courses. His watchword remains training for transformation. Classes are available in French, English, Spanish, Arabic, and soon in Chinese (Mandarin) and African languages. It now benefits from a solid academic partnership with some twenty universities and collaborating organizations located on six continents. Following departments are active: International Development, Business Administration, Educational Sciences, Intercultural Studies, Linguistic Studies, Medicine, Agroforestry and Theology (biblical sciences, systematic theology, Church history, missiology, practical theology, religion and culture, holistic theology, musicology, and music therapy). Below, we present the musical work of Joseph Mbock (Edéa, Cameroon), one of the Department of Music and Music Therapy alumni at IUDI. He has just released a full album that we encourage people to buy to support him.

For registrations, please click on the following link and complete the online form: https://iudi.org/application, and the new Director of Admissions, Mr. Célestin DELANGA, will do diligence.
Regards,
Professor Moussa Bongoyok, President of IUDI.

Valorisation des langues africaines au service du développement durable

L’Afrique est riche en valeurs culturelles et linguistiques. Elle compte en son sein 2 154 langues. Malheureusement, l’anglais, le français, l’arabe, le portugais et l’espagnol dominent encore le paysage académique, plus de soixante ans après l’indépendance. Que faire pour changer la donne ? L’Institut Universitaire de Développement International (IUDI) est convaincu que le développement du continent africain passe inéluctablement par la valorisation des langues et cultures africaines. Or, sur ce terrain, et malgré les imperfections relevées çà et là, les missionnaires chrétiens ont fait un excellent travail développant des alphabets pour des langues africaines en rédigeant des livres et brochures utiles pour l’enseignement, la santé publique, la formation professionnelle. En collaboration avec des Africains, ils ont aussi appris nos langues et traduit la Bible ou des portions des Saintes Ecritures dans diverses langues du terroir. Il revient à la nouvelle génération d’Africains, sans aucune discrimination religieuse ou ethnique, d’évaluer le chemin parcouru et de bâtir là-dessus pour redonner aux langues africaines ses lettres de noblesse de la maternelle jusqu’au niveau de l’enseignement supérieur. Un Bantou, par exemple, devrait être en mesure de soutenir sa thèse de doctorat en langue bantoue sans transiter par une langue étrangère. L’IUDI s’y attelle et exige déjà que ses étudiants et étudiantes rédigent les résumés de leurs mémoires et thèses dans leurs langues maternelles.  Bien plus encore, il travaille avec ses agences d’accréditation pour que, dans un proche avenir, la rédaction des mémoires et des thèses puisse aussi se faire dans les langues africaines, pourvu que les membres du jury aient les qualifications académiques nécessaires et soient en mesure de lire, comprendre et évaluer le travail en question.

Mais, l’IUDI ne veut pas s’enfermer dans le silo académique puisqu’il se veut aussi un mouvement de développement transformationnel. Or, la religion et la langue jouent un rôle incontournable dans le développement durable. Aussi l’IUDI lance-t-il un concours annuel de lecture et de mémorisation de textes rédigés ou traduits dans les langues africaines. Un avis formel de concours sera annoncé très prochainement sur Contributions Africaines. En attendant, veuillez affûter vos talents linguistiques. Ci-dessous, le Président de l’IUDI donne l’exemple en lisant le 1er chapitre du livre de Proverbes en mafa.  

L’Institut Universitaire de Développement International (IUDI)

University of International Development

https://iudi.org/

Africa is rich in cultural and linguistic values. It has 2,154 languages. Unfortunately, English, French, Arabic, Portuguese, and Spanish dominate the African academic landscape more than 60 years after independence. What can fellow Africans do to change the situation? The University Institute for International Development (IUDI) thinks that the development of the African continent inevitably requires the enhancement of African languages and cultures. However, in this field, and despite the imperfections noted here and there, Christian missionaries have done an excellent job developing alphabets for African languages and translating books and pamphlets useful for teaching, public health, vocational training, and translating the Bible or portions of the Bible into various local languages. It is up to the new generation of Africans, without any religious or ethnic discrimination, to assess the progress made and build on it to restore African languages to their former glory from kindergarten to higher education. A Bantu, for example, should defend his doctoral thesis in the Bantu language without going through a foreign language. IUDI is aiming at it. It already requires its students to write abstracts of their dissertations and theses in their mother tongues. Much more, it works with its accreditation agencies so that, soon, students will have the option of writing their dissertations, and theses can in any African language, provided that the jury members have the necessary academic qualifications and can read, understand, and understand and evaluate the work in question.

Nevertheless, IUDI does not want to lock itself into the academic silo since it wants to be a transformational development movement. Religion plays an essential role in sustainable development. It, therefore, launches an annual competition for reading and memorizing texts written or translated into African languages. A formal notice of competition will be announced very soon on Contributions Africaines. In the meantime, please each African is kindly requested to hone his or her language skills. Below, the IUDI President sets an example by reading the 1st chapter of Proverbs in the Mafa language.

The University Institute for International Development (IUDI) University of International Development https://iudi.org/

Prof. Moussa Bongoyok

Va va na a Bi nga – Let us give to our Lord – Donnons à notre Seigneur

Dimèsh m’vi skway a Zhiklè a ganzavar Mafahay, a n’gècè ndalinga. Chant d’offrande accompagné de la harpe Mafa et au rythme de la danse ndalinga. Offering song accompanied by the Mafa harp and to the rhythm of the ndalinga dance.

Protocole d’accord entre l’IUDI (Cameroun) et le Journal Chrétien (France)

WHO WILL LIVE FOR THOSE WHO NO LONGER HAVE HEADS? A shout in the desert of International Community

You didn’t hear… or did you hide willingly under the bed of abstraction?

Maybe you did hear about Boko Haram and other terrorist movements in action…

But, you see, your geography professor told you as did your musician,

With all the calm and seriousness of an academician,

That Kousseri, Maroua, Mora, Tourou, Moskota, Koza, Ouzal, Mozogo,

And other localities or infrahuman countries must go,

Because their humanity index is so low, and,

They are located on an unknown planet, the land of tomorrow.

Why worry about the future

While one calmly drinks today’s culture?

 

Maybe you didn’t see what is happening on social media as your soul became a taro…

Because, above all, you must set your economic priorities right to beat the antihero

And accumulate as much power and things as you can carry in your empty barrow.

Your business professor told you so, with his academic sombrero.

Your financial advisor is such a genius so different from the harrow

That you gather things, things and more things, and the great dinero.

You eat power, power and more power over bones without a marrow.

Aren’t they mere keys to your success today and tomorrow?

Your eyes can’t see while you dream to be the next pharaoh

And, after all, your neighbor is just a dried arrow!

 

Who will cry for those who no longer have heads?

Who will become a shelter for those who no longer have beds?

Who will eat for those who can no longer smell the odor of fresh breads?

Who will bring joyous colors to lives painted in multiple reds?

Who will tell Europe, America, Asia and others, that Boko Haram spreads

Faster and deeper than the swiftest fighters and meds?

Who will act? Who will dig? Who will lovingly address the roots

Instead of relying solely on boots?

 

Oh! I wish you and I were the recovered triumphant shouts of the voiceless!

Oh! I wish you and I were the beautiful tears of the tearless!

Oh! I wish you and I were the real wealth of the resourceless!

Oh! I wish you and I were the reconstructed ramparts of the powerless!

Oh! I wish you and I were the regained smiles of the hopeless!

Oh! I wish you and I were the lost but found face of the faceless!

Oh! I wish you and I were the living image of the divine rock for the baseless!

Oh! I wish you and I were the real value of lives so priceless!

Regardless of our religious backgrounds, we are all humans;

Would you and I actively navigate against the currents and stop treating others as subhumans?

 

Moussa Bongoyok, PhD

Professor of Intercultural Studies and Holistic Development

President of Institut Universitaire de Développement International (IUDI)

REHOBOAM SYNDROME: THE LOSS OF UNITY IN ISRAEL AND LESSONS FOR FRUITFUL NEGOCIATIONS BETWEEN THE GOVERNMENT AND SPECIAL INTEREST GROUPS

Pour lire cet article, veuillez cliquer sur le lien ci-dessous (In order to read this article, please click on the link below):

 

https://www.wciujournal.wciu.edu/social-justice/2019/6/4/rehoboams-syndrome-the-loss-of-unity-in-israel-and-lessons-for-fruitful-negotiations-between-the-government-and-special-interest-groups

 

 

Institut Universitaire de Développement International (IUDI)

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