Archive for the ‘christianisme’ Category

KAMBOU Daniel

Conférence internationale sur la famille

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La souffrance précède le bonheur

“Mògò tè hèra sòrò ni i ma nyani.”  (proverbe bambara)

“On ne connaît pas le bonheur sans avoir éprouvé la souffrance.” (proverbe bambara)

“We do not know happiness without experiencing suffering.” (Bambara proverb)

Signification: Le bonheur ne s’obtient pas dans la facilité, il faut souffrir d’abord.

Source: http://voyageforum.com/discussion/proverbes-bambara-4-d5038788/ 3/26/16

 

Commentaire à la lumière de la Bible

Chaque année, la communauté chrétienne célèbre la reine des fêtes : Pâques. Paradoxalement, elle passe presque inaperçue. Pourtant, la naissance et la mort expiatoire de notre Seigneur Jésus Christ n’auraient aucun sens sans sa résurrection corporelle. Pâques est donc une occasion pour nous de célébrer la vie, la victoire sur la mort, la confirmation de l’œuvre de la rédemption et l’espérance de la vie éternelle. Mais Pâques est aussi une occasion de réfléchir sur la souffrance qui précède le bonheur car, comme le dit si bien la sagesse bambara, « on ne connaît pas le bonheur sans avoir éprouvé la souffrance.” En clair, derrière tout bonheur se cache la souffrance.

Le bonheur que nous célébrons en cette période festive a été arraché au bout d’une souffrance indescriptible et d’une mort brutale (Voir Esaïe 53 ; Matthieu 26 ; Marc 15 ; Luc 23 ; Jean 19). La Parole est devenue chair. Dieu a embrassé les dures conditions de la vie humaine après la chute. Le Seigneur Jésus Christ a bravé la soif, la faim, la fatigue, la haine, l’adversité, le rejet, la tentation, les moqueries, les fausses accusations, la douleur morale, la douleur physique et la mort atroce par crucifixion sans avoir été coupable. Mais, il a volontairement accepté de payer ce prix inestimable pour le bonheur de quiconque croit en lui et lui confie la direction totale de sa vie.

Oui, sans la souffrance endurée par le Seigneur par amour pour une humanité pécheresse et perdue, le chemin du bonheur ne s’ouvrirait pas devant nous. Pâques devrait donc être avant tout une célébration de l’amour de Dieu. C’est une occasion, plus que jamais, de lui exprimer notre reconnaissance pour son amour manifesté par le don, la mort et la résurrection du Christ Jésus. Et, en retour, que pouvons-nous donner au Créateur de l’univers et de tout ce qu’il renferme ? A priori rien, car tout lui appartient y compris la vie de chaque être humain. Voilà pourquoi, la meilleure façon de lui exprimer notre profonde gratitude est de lui restaurer la direction de notre vie et d’être des ambassadeurs de son amour. Aimons-nous les uns les autres comme il nous a aimé. Aimons même nos ennemis comme le Seigneur nous le recommande (Mt 5 :43-48). Un tel amour ne se fait pas sans douleur mais, comme Michel Houellebecq l’a si bien relevé « Il faut accepter l’amour avec tout son cortège de souffrances, parce que l’amour ne vient pas sans souffrance, et c’est par là qu’il est grand ! ».  

Au-delà de la joie du Seigneur qui nous anime en cette fête de Pâques n’oublions jamais la souffrance incomparable du Seigneur par amour pour nous. Soyons reconnaissants en paroles et en actes. Ne quittons jamais le sentier de l’amour qui sait braver les multiples facettes de la souffrance pour le plus grand bonheur de nos prochains et pour la gloire du Roi des rois.

Moussa Bongoyok

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2016

 

LE BEL EXEMPLE DE NOS AINES

UNIS CONTRE LE TERRORISME

« Ri stad a woulada watsak azbai. » (N’gèlègèdma Mafahai)

« Une seule main ne peut pas découper un poulet. » (proverbe Mafa)

« One hand can not cut a chicken. » (Mafa proverb)

Moralité : Nul n’est autosuffisant. L’union fait la force.

 

(Ce proverbe nous a été envoyé par Pierre Guiyéké du Cameroun. Nous encourageons les internautes à nous envoyer aussi des proverbes dans leurs langues maternelles et nous serons heureux de les commenter.)

 

Commentaire à la lumière de la Bible

 

La marche républicaine du dimanche 11 Janvier 2015 restera gravée dans les annales de l’histoire de Paris, de la France et du monde. Elle est une réponse éloquente aux douloureux attentats de Charlie-Hebdo, de Montrouge et de Vincennes. La présence à cette marche d’une cinquantaine de chefs d’Etat et de gouvernement est remarquable. La mobilisation de près de 4 millions de personnes (qui ont une diversité de convictions religieuses, politiques ou idéologiques) autour d’un même idéal est un symbole éloquent. Aucune âme sensible ne saurait être indifférente face à la mort et aux souffrances indescriptibles infligées aux victimes du terrorisme tant en France que dans de nombreux pays du monde que nous ne saurons perdre de vue. Mais, en plus de la sympathie et de la solidarité, l’humanité est appelée à se poser une question sérieuse pour sa propre survie: Comment arrêter la vague des attaques terroristes ?

 

Le terrorisme étant un phénomène très complexe, nous ne saurons répondre à cette question dans un cadre si limité. Nous nous contentons de souligner ici un principe qui doit être pris en compte dans la réflexion et que les Mafa expriment si bien quand ils disent : « Ri stad a woulada watsak azbai » (une seule main ne peut pas découper un poulet). Il s’agit de l’union. En pays mafa, ce proverbe attire l’attention des membres de la société sur l’importance de l’interdépendance et de l’unité. Ceci nous rappelle 1 Corinthiens 12 où la Bible parle justement de l’interdépendance entre les membres d’un même corps. Aucun membre, si important soit-il, ne peut survivre seul.

 

Dans une certaine mesure, la communauté humaine est comme un corps. Ensemble, nous pouvons accomplir des exploits que nos aptitudes individuelles ne peuvent que saluer de très loin. Seuls, nous sommes limités. Ces limites s’appliquent aussi à nos pays respectifs. Aucune nation n’est assez forte, riche ou intelligente pour vaincre le terrorisme international toute seule. Une approche globale s’impose tant pour en identifier les causes profondes que pour y remédier efficacement, au cas par cas, tout en prenant en compte les réalités contextuelles.

Que Dieu nous vienne en aide !

 

Moussa Bongoyok

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2015.

 

Veuillez aussi consulter: https://contributionsafricaines.com/2014/05/18/violences-destructrices-quelles-solutions/

DES LECONS UTILES POUR LA NOUVELLE ANNEE

« Ta pi slaslai a gadagar n’stad azbai. » (N’gelegedma mafahai)

« L’on ne met pas tous les oeufs dans un seul panier » (Proverbe Mafa)

« It is not good to put all the eggs in the same basket. » (Mafa Proverb)

Moralité: La vie est fragile, il faut faire preuve de prudence.

 

COMMENTAIRE A LA LUMIERE DE LA BIBLE 

Certains proverbes ont l’avantage de communiquer beaucoup de leçons en peu de mots. Celui qui nous intéresse particulièrement au début de cette nouvelle année est de ce nombre. Nous pouvons en dégager au moins trois principales leçons :

  • Il est sage de diversifier ses investissements.

Les Mafa utilisent principalement ce proverbe dans des circonstances qui rapportent à l’économie, notamment à la gestion des ressources et aux investissements. En effet, investir dans un seul domaine équivaut à mettre tous les œufs dans un seul panier avec tout le risque que cela comporte. Par exemple, celui ou celle qui investit toutes ses économies dans l’élevage bovin peut être ruiné(e) en cas d’épizootie, de vol de bétail, ou de sècheresse particulièrement rude et prolongée. Par contre, celui ou celui qui investit dans plusieurs secteurs de l’économie (agriculture, construction, petit ou gros commerce etc.) a de plus fortes chances de rebondir même si l’un des secteurs s’avère peu productif. Bien entendu, tout investissement nécessite une sérieuse étude du marché en balançant les opportunités, les risques et les moyens dont on dispose. Mais, l’idée de la diversification est d’autant plus intéressante qu’elle nous rappelle le texte d’Ecclésiastes 11 :6 et l’exemple de la femme vertueuse dans Proverbes 31.

  • La vie est une équation à multiples inconnus, il faut la vivre avec prudence et sagesse en s’appuyant sur Dieu.

En lisant entre les lignes, ce proverbe semble aussi parler de la nature imprévisible de la vie. Les dangers abondent et un simple évènement malheureux peut nous faire basculer dans une situation amère, voire désastreuse. La vie, comme l’œuf, est fragile. Il est impérieux de la vivre avec prudence et sagesse. Il faut savoir avec qui associer, comment gérer son temps, ce qu’il faut dire et comment le dire, ce qu’il faut faire ou ne pas faire et à quel moment… Tout ceci est d’autant plus complexe que nous ne connaissons que partiellement et ne savons pas souvent la meilleure décision à prendre au bon moment. Il est donc important de fixer les regards sur le Créateur « …Car Dieu donne à l’homme qui lui est agréable la sagesse, la connaissance et la joie… » Ecclésiastes 2 :26 (La Bible du Semeur). Vivre sa vie sans Dieu, c’est abandonner la source d’eaux vives pour se creuser des citernes fendues (Cf. Jérémie 2 :12-13).

 

  • La vie présente ne saurait être vécue pleinement en ignorant totalement l’avenir.

L’idée même de mettre les œufs dans de paniers différents – au lieu d’une seule marmite pour la cuisson- implique le souci de préservation. Or, qui dit préservation dit avenir. Ainsi donc, ce proverbe est aussi une invitation à sortir de la prison des échecs et même des réussites du passé, et à utiliser les ressources du temps présent en vue de mieux se propulser vers l’avenir. Mais, par « avenir » il ne faut surtout pas se limiter à la vie sur cette terre quoiqu’elle soit importante aux yeux de Dieu et des êtres humains. Il faudrait également penser à l’éternité car la vie humaine ne se limite pas ici-bas. Il est alors aisé de comprendre que le Seigneur dise : « Ne vous amassez pas des richesse sur la terre où elles sont à la merci de la rouille, des mites qui rongent, où des cambrioleurs qui percent les murs pour voler. Amassez-vous plutôt des trésors dans le ciel, où il n’y a ni rouille, ni mites qui rongent, ni les cambrioleurs qui percent les murs pour voler. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. » (Matthieu 6 :19-21, la Bible du Semeur). Ici, le Seigneur ne prêche pas contre la fructification des ressources matérielles, le soutien aux membres de sa famille, ou l’économie. Mais, il attire notre attention sur la nécessité d’investir dans la banque céleste en soutenant l’avancement de son royaume. Car, nous récolterons en temps convenable le fruit ce que nous aurons fait pour l’avancement de son œuvre sur la terre avec les ressources et les talents qu’il a bien voulu nous donner (1 Corinthiens 15 :58 ; Galates 6 :9).

 

En somme, abordons cette année avec une vie enracinée en Dieu par la foi en Jésus-Christ. Diversifions nos investissements (si modestes soient-ils). Agissions tous les jours dans la crainte respectueuse du Seigneur car l’aventure humaine ne s’arrête pas ici bas. Qu’il plaise au Seigneur d’accorder à chacun d’entre nous une très bonne et heureuse année sous sa divine protection !

 

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2014

NOEL OU LA GENEROSITE DIVINE EN ACTION

Wĕnnaam nug wogma. (Proverbe moaaga du Burkina Faso)

La main de Dieu est longue. (Proverbe moaaga du Burkina Faso)

God’s hand is long (Moaaga Proverb from Burkina Faso)

Moralité: La générosité divine surpasse de loin la générosité humaine.

 Source : Wendinminté Ouedraogo Proverbes du Moogo Tome I s.d. p. 172.

 

Commentaire à la lumière de la Bible

Notre sœur Catherine du Burkina Faso a bien voulu nous faire parvenir un trésor de proverbes de son pays qui nous occupe en cette période de vacances de Noël. Wendinminté Ouedraogo, l’auteur des deux tomes de Proverbes du Moogo, a fait un excellent travail et il mérite d’être salué et encouragé. L’Afrique dort sur d’énormes richesses culturelles dont elle a pourtant besoin tant pour son propre développement holistique que pour celui des autres continents.

En parcourant le premier tome du livre qui n’est malheureusement pas daté, nos yeux se sont longuement attardés sur le proverbe susmentionné qui semble bien cadrer avec cette période où les chrétiens célèbrent la venue du Seigneur Jésus-Christ dans ce monde. Dans son commentaire, l’auteur compare la générosité divine avec la générosité humaine et trouve que : « La main de Dieu est celle qui partage et qui ne discrimine pas, c’est la main qui sauve. Le partage de Dieu est juste et équitable. Chaque être humain a sa part. Qu’il s’agisse du pauvre, du riche, de l’infirme, de l’orphelin, de la veuve, de la personne âgée, de la femme ou de l’enfant, etc. » (p. 172).

 

Ceci illustre bien le don parfait, célébré en cette fête de Noël, en la personne du Christ Jésus. Il est un don de Dieu pour le salut de quiconque croit en lui (Jean 3 :16). Il est venu pour toutes les couches sociales. Sa naissance a été célébrée en haut lieu par les anges (Luc 2 :9-14) et par des personnages de haut rang (Matthieu 2 :10-11). Elle a aussi été acclamée parmi les êtres humains, hommes et femmes, de condition plutôt modeste (Luc 2 :4-7 ; 14-38). Durant son ministère terrestre, le Seigneur a accueilli et servi tout le monde : hommes et femmes, petits et grands, Juifs et non Juifs, religieux et irréligieux, riches et pauvres, bien portants et malades, amis et ennemis. Une simple relecture du Nouveau Testament suffit pour s’en rendre compte.

 

Fort de cet exemple parfait, nous invitons nos sœurs et frères disciples du Seigneur Jésus-Christ à fêter Noël dans le même esprit. Partageons la joie du Seigneur avec nos prochains sans discrimination aucune. Aimons-les d’un amour sincère. Soyons généreux dans la limite de nos possibilités tout en faisant usage de la sagesse et du discernement dans chaque circonstance. Faisons du bien à nos semblables selon la mesure de la grâce que Dieu nous accorde. Et, par-dessus tout, ne gardons pas pour nous-mêmes le trésor de la Bonne nouvelle du salut gratuit en Jésus-Christ pour le salut de quiconque se repent et croit en lui. Au contraire, partageons-la humblement mais fidèlement (Mt 28 :18-20 ; Actes 1 :8 ; 1 Pierre 3 :15). Cela honorera Dieu, la source du bonheur que nous célébrons en cette saison.

Moussa Bongoyok

© Copyright, 2014.

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