Archive for the ‘Christian life’ Category

NUL NE PEUT ECRASER LA JUSTICE

“Adáni l’óró, fi agbára kó ni.” (Yoruba proverb)

“Celui ou celle qui t’inflige une peine injustement fais de toi une personne plus forte.” (Proverbe Yoruba)

“One that unjustly gives you pain is only making you a stronger person.” (Yoruba proverb)

Source: Ayo Faleti Yoruba Proverbs and their contexts (2013) p. 15

 

Commentaire à la lumière de la Bible

La justice est l’une des aspirations profondes de chaque peuple. Chaque pays a un ministère consacré à la justice. Pourtant, le monde dans lequel nous vivons est miné par des injustices orchestrées parfois par ceux et celles-là même qui sont sensés les combattre. Vers qui aller quand un cas d’injustice est jugé par le coupable ? Vers quelle instance se diriger quand la corruption et la méchanceté ont cousu la bouche et lié les mains de ceux et celles sur lesquels le peuple compte pour que le droit soit dit au niveau national ou international ? Que faire quand, même au niveau individuel, chaque jour semble venir avec son cortège d’injustices sous des formes diverses et variées ? Personne ne peut sincèrement se poser ces questions sans sentir des pincements de cœur ou des regrets. Mais, pour ne pas sombrer dans le désespoir, ce proverbe Yoruba nous propose une île d’espérance dans ce qui ressemble à un océan d’abus : « Celui ou celle qui t’inflige une peine injustement fais de toi une personne plus forte. » C’est en réalité une invitation à ne pas laisser ceux qui nous traitent injustement nous voler ce que nous avons de plus précieux en de telles circonstances : le courage de nous relever en nous appuyant sur le Dieu de justice afin de continuer notre marche sur la voie de notre destinée.

En effet, Dieu est le défenseur des opprimés. Il est écrit dans Psaumes 140 :13 « Je sais que l’Eternel rendra justice aux pauvres et fera droit aux affligés (Bible du Semeur). » Il est aussi écrit en Proverbes 22 :22-23 : « Ne profite pas de la pauvreté de ton prochain pour le dépouiller, n’écrase pas en justice celui qui est dans la misère, car l’Eternel prendra leur cause en main et il ravira la vie à ceux qui auront ravi leurs biens. » Dans ces deux textes, il est clairement dit que Dieu s’occupera tôt ou tard de ceux et celles qui pensent pouvoir impunément et indéfiniment opprimer leurs prochains. A elle seule, cette doctrine devrait apporter aux opprimés la force de relever la tête et de continuer le combat pour la justice et pour l’amour tel qu’il est peint par le Seigneur en 1 Corinthiens 13.

Il est important de relever deux mouvements dans le paragraphe précèdent.  Le premier mouvement est vertical et consiste à espérer en Dieu quand la justice humaine est défaillante. Le second est horizontal et pousse à des actions concrètes motivées par un amour désintéressé pour que brille la lumière du changement et de la victoire sur les forces du mal. En situation d’injustice, que ce soit au niveau individuel ou collectif, ne perdons jamais de vue ces deux mouvements et que le Dieu vivant et juste nous vienne en aide !

 

Moussa Bongoyok, PhD

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2016

 

Conférence internationale sur la famille

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La souffrance précède le bonheur

“Mògò tè hèra sòrò ni i ma nyani.”  (proverbe bambara)

“On ne connaît pas le bonheur sans avoir éprouvé la souffrance.” (proverbe bambara)

“We do not know happiness without experiencing suffering.” (Bambara proverb)

Signification: Le bonheur ne s’obtient pas dans la facilité, il faut souffrir d’abord.

Source: http://voyageforum.com/discussion/proverbes-bambara-4-d5038788/ 3/26/16

 

Commentaire à la lumière de la Bible

Chaque année, la communauté chrétienne célèbre la reine des fêtes : Pâques. Paradoxalement, elle passe presque inaperçue. Pourtant, la naissance et la mort expiatoire de notre Seigneur Jésus Christ n’auraient aucun sens sans sa résurrection corporelle. Pâques est donc une occasion pour nous de célébrer la vie, la victoire sur la mort, la confirmation de l’œuvre de la rédemption et l’espérance de la vie éternelle. Mais Pâques est aussi une occasion de réfléchir sur la souffrance qui précède le bonheur car, comme le dit si bien la sagesse bambara, « on ne connaît pas le bonheur sans avoir éprouvé la souffrance.” En clair, derrière tout bonheur se cache la souffrance.

Le bonheur que nous célébrons en cette période festive a été arraché au bout d’une souffrance indescriptible et d’une mort brutale (Voir Esaïe 53 ; Matthieu 26 ; Marc 15 ; Luc 23 ; Jean 19). La Parole est devenue chair. Dieu a embrassé les dures conditions de la vie humaine après la chute. Le Seigneur Jésus Christ a bravé la soif, la faim, la fatigue, la haine, l’adversité, le rejet, la tentation, les moqueries, les fausses accusations, la douleur morale, la douleur physique et la mort atroce par crucifixion sans avoir été coupable. Mais, il a volontairement accepté de payer ce prix inestimable pour le bonheur de quiconque croit en lui et lui confie la direction totale de sa vie.

Oui, sans la souffrance endurée par le Seigneur par amour pour une humanité pécheresse et perdue, le chemin du bonheur ne s’ouvrirait pas devant nous. Pâques devrait donc être avant tout une célébration de l’amour de Dieu. C’est une occasion, plus que jamais, de lui exprimer notre reconnaissance pour son amour manifesté par le don, la mort et la résurrection du Christ Jésus. Et, en retour, que pouvons-nous donner au Créateur de l’univers et de tout ce qu’il renferme ? A priori rien, car tout lui appartient y compris la vie de chaque être humain. Voilà pourquoi, la meilleure façon de lui exprimer notre profonde gratitude est de lui restaurer la direction de notre vie et d’être des ambassadeurs de son amour. Aimons-nous les uns les autres comme il nous a aimé. Aimons même nos ennemis comme le Seigneur nous le recommande (Mt 5 :43-48). Un tel amour ne se fait pas sans douleur mais, comme Michel Houellebecq l’a si bien relevé « Il faut accepter l’amour avec tout son cortège de souffrances, parce que l’amour ne vient pas sans souffrance, et c’est par là qu’il est grand ! ».  

Au-delà de la joie du Seigneur qui nous anime en cette fête de Pâques n’oublions jamais la souffrance incomparable du Seigneur par amour pour nous. Soyons reconnaissants en paroles et en actes. Ne quittons jamais le sentier de l’amour qui sait braver les multiples facettes de la souffrance pour le plus grand bonheur de nos prochains et pour la gloire du Roi des rois.

Moussa Bongoyok

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2016

 

DANGER DES MAUVAISES COMPAGNIES

« Watunga na nianga nta wele yumina ku zulu nzo » (Proverbe Kongo)

«Si tu cours avec la paille, tu finiras sur le toit de chaume.» (Proverbe Kongo)

« If you run with the straw you will finish on a roof of stubble. » (Kongo proverb).

Signification: Les mauvaises compagnies sont une source de danger. Dis-moi qui tu hantes, je te dirai qui tu es.

Commentaire à la lumiere de la Bible

J’aime beaucoup les proverbes africains. Ils ont l’art de partir des éléments insignifiants, des faits et gestes ordinaires de la vie pour propulser adroitement dans un univers philosophique profond tout en gardant les racines solidement enracinées dans la vie pratique. Le proverbe Kongo que voici en est une belle illustration. Chez de nombreux peuples africains, même en plein 21e siècle, les habitations ont des toits de chaume. La paille constitue, dans ce cas-là, la matière première. Elle est savamment sélectionnée, coupée, tissée et arrangée selon les styles architecturaux du contexte. Quoique cela soit rare et ce en dépit de tous les efforts déployés dans le tri, il arrive que l’on retrouve sur le toit des feuilles, de petites brindilles ou de la paille d’une autre espèce.   De même que la paille et les éléments qui s’y assimilent se retrouvent sur le toit de chaume, ceux qui fréquentent des hommes ou des femmes de moralité douteuse connaitront le même sort.

En partant du monde végétal, le Kongo vise en fait la profondeur même du comportement des membres de la société. Il est important de savoir choisir ses amis et ses compagnons car, même si au départ nous ne le réalisons pas, nous finirons par penser, parler et agir comme eux. Et comme le mal reste rarement impuni, nous partagerons inévitablement leurs déboires et leurs châtiments.

Dans la Bible, Lot était en bonne compagnie jusqu’au jour où il a porté son choix sur Sodome et Gomorrhe. Au départ, il pensait qu’il avait fait un choix excellent. Il s’est fié à la vue et la suite de sa vie fut une véritable tragédie (Genèse 19). Samson avait des talents exceptionnels. Il est tombé dans le panneau de mauvaises compagnies et y a perdu sa vue puis sa vie (Juges 16). Le fils prodigue de la parabole a tourné le dos à sa famille pensant trouver son bonheur dans le libertinage en compagnie des gens de mauvaise vie. Mal lui en a pris car s’est retrouvé dans une situation telle que les cochons qu’il gardait étaient mieux nourris que lui. Heureusement, il s’est ressaisi et a rejoint le bercail (Luc 16). La Bible est formelle : Attention, ne vous y trompez pas: Les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs.” (1 Corinthiens 15 :33).

Soyons sages. Sachons avec qui nous passons le clair de notre temps. Sachant choisir nos meilleurs amis. Ayons l’audace de nous détourner de la voie de ceux qui nous attirent vers le mal et loin du Seigneur. Et, si nous sommes présentement tombés dans ce piège, ayons le courage de nous repentir comme le fils prodigue et de retourner sur la bonne voie. Choisissons plutôt nos meilleurs amis et nos partenaires parmi ceux qui ont une bonne conduite, qui aiment le seigneur et qui sont déterminés à mener une vie d’intégrité aux yeux des êtres humains et de Dieu même s’il faut pour cela nager à contre courant dans un contexte mondial qui est de plus en plus enveloppé par les forces du Malin.

 

Moussa Bongoyok

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2016

SPORT ET SAGESSE

Il-Haraka baraka.(Egyptian proverb) 

Movement is a blessing (Egyptian proverb).

Le movement est une bénédiction (proverbe égyptien).

Signification: Il est bon de faire des efforts physiques.

Source: http://arabic.desert-sky.net/coll_proverbs.html

 

Commentaire à la lumière de la Bible

       Les sociétés traditionnelles africaines étaient riches en activités, mais deux d’entre elles semblaient occuper le premier rang : l’agriculture et l’élevage. Or, ces deux activités impliquaient beaucoup d’efforts physiques, surtout qu’à l’époque, les gens n’avaient pas accès à tous les outils modernes, qui – faut-il le relever – demeurent inaccessibles à un grand pourcentage de la masse paysanne africaine même en ce 21e siècle. Dans ce contexte, il n’était presque pas nécessaire d’inviter les populations à faire du sport. C’était une partie intégrante de la vie quotidienne.

       Aujourd’hui, surtout dans les milieux urbains africains, nous assistons à un nouveau phénomène qui constitue une véritable atteinte à la santé publique. Nous avons un nombre sans cesse croissant de personnes qui travaillent dans des bureaux, se déplacent en moto ou en voiture et s’exercent rarement. Dans certains cercles, cela est perçu comme un symbole de réussite. Pourtant l’organisme humain, pour son bon fonctionnement, a besoin d’exercice corporel. Par contre, le manque d’exercice physique a des effets néfastes sur la santé. Nous comprenons alors la sagesse du proverbe égyptien susmentionné : il-Haraka baraka (le mouvement est une bénédiction).

       Il intéressant de constater qu’après avoir créé le premier être humain, Dieu ne l’a pas laissé sombrer dans l’inactivité, vu que le jardin d’Eden avait pratiquement tout ce dont il avait besoin pour sa survie. Dieu a donné à Adam une double mission : celle de cultiver et de garder le jardin (Genèse 2 :15). Cela impliquait naturellement des efforts physiques. Dieu, dans sa divine sagesse, savait que cela était utile pour l’épanouissement mais aussi pour la santé de l’être humain. Par ailleurs, la Bible admire la discipline et l’esprit de sacrifice des athlètes et les prend en exemple (1 Corinthiens 9 : 24-27 ; 2 Timothée 2 :5 ; 4 :7). Elle nous invite également à prendre soin de notre corps (1 Corinthiens 6 :19-20, Ephésiens 5 :29).

       Cependant, s’il est important de prendre soin du corps, il est encore plus important de prendre soin de l’âme (1 Tim. 1 :4). Il est donc extrêmement dangereux de sacrifier systématiquement les heures de prière, d’études bibliques et de culte sur l’autel du sport et d’autres activités liées strictement à l’épanouissement physique ou matériel. Le plan de Dieu est que nous parvenions à un bon équilibre afin que nous soyons en bonne santé physique et spirituelle. Consacrons un temps régulier aux exercices physiques car cela est nécessaire pour une bonne santé physique mais ne négligeons pas notre santé spirituelle dans la foulée. Dieu veut que nous prospérions tant au plan physique qu’au plan spirituel (Cf. 3 Jean 1 :2).

Moussa Bongoyok

 

© copyright by Moussa Bongoyok, 2015.

UN TEMPS POUR TRAVAILLER

“Bawan damana baturen rani.” (Hausa proverb)

Slave during the rains lord in the dry season.” (Hausa proverb)

“Esclave en saison pluvieuse, roi en saison seche.” (proverbe Hausa)

Signification: Il y a un temps pour travailler et un temps pour se divertir.

Source : C.E.J. Whitting Hausa & Fulani Proverbs (Lagos, The Government Printer, 1940) p. 105.

Commentaire à la lumière de la Bible

L’habitat naturel des Hausa se situe principalement en zone sahélienne caractérisée par une courte saison pluvieuse et une longue saison sèche. Dans un tel contexte, le paysan ne saurait s’amuser en saison pluvieuse sans courir le risque de regretter amèrement une telle irresponsabilité. Par contre, celui ou celle qui travaille intensément pendant cette période a plus de chance d’avoir une bonne récolte et d’en jouir pleinement en saison sèche.

C’est dans ce contexte que s’inscrit le proverbe sur lequel nous méditons. En clair, ce proverbe est une exhortation à laisser tomber l’orgueil et les nombreux défauts qui constituent des obstacles sur la voie de l’ardeur au travail, et à se rabaisser même au niveau de l’esclave s’il le faut pour un temps, en vue de gagner un plus grand honneur au moment opportun. Force est de relever que le travail précède la réjouissance. L’ordre est important. Le discernement du temps convenable pour chaque type d’activité aussi.

Ceci nous rappelle plusieurs textes bibliques. Le plus célèbre est Ecclésiastes 3 :1-8 qui souligne avec force qu’il y a un temps pour toute chose. L’alternance des saisons, des circonstances et des opportunités impose donc la sagesse dans tous nos agissements sur terre. Sur une note plus spirituelle, deux autres textes méritent notre attention. Le premier, qui provient du même livre, interpelle les jeunes à ne pas oublier le Dieu Créateur au temps de la jeunesse car le vieillissement et la mort attendent au carrefour (Ecclésiastes 12 :1-8). Malheureusement, nombreux sont ceux et celles qui n’atteignent même pas la vieillesse car, comme l’a si bien dit Martin Heidegger « Dès qu’un homme est né, il est assez vieux pour mourir. » Or, et c’est justement là qu’intervient notre troisième texte, qui affirme que le sort de tout être humain est de mourir une seule fois après quoi intervient le jugement divin (Hébreux 9 :27).

Dans tous ces cas, il est important de travailler, d’exceller au service de Dieu et du prochain, avant qu’il ne soit tard. Ceci n’est pas sans entrainer des sacrifices. Mais la joie, la satisfaction et la récompense qui accompagnent tôt ou tard un travail honorable sont de nature à nous encourager dans nos diverses tâches.

Moussa Bongoyok

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2015

ATTAQUER LE MAL A LA RACINE

« Wudin  i’al a sendiraa bee buubi.” (balndol fulbe)

“Jette l’os et tu te débarrasseras des mouches. » (proverb fulbe)

“Throw away the bone and you get rid of the flies.” (Fulbe proverb)

Signification: La meilleure façon de résoudre un problème est d’attaquer le mal à la racine. Débarrasse-toi de ce qui peut t’attirer des ennuis.

Commentaire à la lumiere de la Bible

Le conseil combien pratique du proverbe susmentionné est pourtant difficilement appliqué dans la vie quotidienne. L’être humain dépense beaucoup d’énergie pour nier, camoufler ou justifier les problèmes au lieu d’y faire face avec tout le courage et le sérieux que cela implique. Dans le domaine spirituel, par exemple, la Bible cite de nombreux cas. Dès le jardin d’Eden (Genèse 3 :1-24), juste après la chute, nous voyons Adam accuser Eve d’être à l’origine de la désobéissance et ignorer sa propre part de responsabilité. Eve a aussitôt rejeté le tort sur le serpent. Et pourtant, la sentence divine n’a épargné personne puisque les trois étaient coupables. On s’attendrait à ce que l’humanité en tire des leçons.  Malheureusement, le même jeu continue encore de nos jours et semble même prendre des proportions plus inquiétantes. Il n’y a qu’à observer de près ce qui se passe dans certains milieux diplomatiques. Même quand un homme ou une femme se résout à solutionner un problème clairement identifié il ou elle se borne souvent à s’attaquer aux symptômes. Il n’est donc guère étonnant que ses efforts ne soient pas couronnés de succès. Des moyens énormes sont gaspillés chaque année dans des réunions, des consultations ou des dialogues infructueux tandis que le mal continue inexorablement son effet dévastateur. En cela le proverbe peul a raison, tant que l’os est conservé, les mouches ne bougent pas d’un pouce.

Et pourtant, la Bible recommande une solution simple mais efficace : il faut s’attaquer à la source du problème. Dans le domaine du péché, par exemple, il ne sert à rien de justifier son forfait ou même de blâmer les autres.  Il vaut mieux reconnaitre simplement sa transgression et la confesser. Les Saintes Ecritures sont formelles : « Celui qui cache ses fautes ne prospérera pas, celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde. » (Proverbe 28 :13, Bible du semeur). Le psalmiste a donné un témoignage qui abonde dans le même sens : « Heureux l’homme dont la faute est effacée, et le péché pardonné! Heureux l’homme au compte de qui l’Eternel ne porte pas le péché et qui est exempt de mauvaise foi! Tant que je taisais ma faute,  je m’épuisais à gémir sans cesse, à longueur de jour. Sur moi, le jour et la nuit, ta main s’appesantissait,  ma vigueur m’abandonnait comme l’herbe se dessèche lors des ardeurs de l’été. Je t’ai avoué ma faute, je n’ai plus caché mes torts,  j’ai dit: «Je reconnaîtrai devant l’Eternel les péchés que j’ai commis. Alors tu m’as déchargé du poids de ma faute. » (Psaume 32 :1-5, Bible du Semeur).

Quand le fils prodigue de la parabole (Luc 15 :11-31) a compris l’énormité de sa bêtise, il n’a pas cherché à faire semblant que tout allait bien. Il n’a pas non plus cherché à accuser les autres ou encore moins à justifier son péché. Il est allé vers son père et a demandé sincèrement pardon. Les bénédictions reçues en retour étaient au-delà de ce qu’il pouvait imaginer.

De même, quand le message de l’apôtre Pierre dans Actes 2 :14-36 a touché les auditeurs et qu’eux-mêmes ont demandé ce qu’il fallait faire, le prédicateur a répondu sans détour : « Changez, et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus-Christ, pour que vos péchés vous soient pardonnés. Alors, vous recevrez le don du Saint-Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour ceux qui vivent dans les pays lointains, tous ceux que le Seigneur notre Dieu fera venir à lui. » (Actes 2 :38, Bible du Semeur.

Chers amis, ne cherchons pas à camoufler ou à justifier nos péchés. Si nous le faisons, les « mouches » du remord, de la culpabilité, de la mauvaise conscience, de la malédiction, du jugement divin et de la condamnation nous poursuivront toujours. Et pourtant, Dieu est prêt à nous accorder son pardon (1 jean 1 :8-9) et à nous donner la force de ne plus patauger dans même boue spirituelle. Sachons-donc nous débarrasser de « l’os qui attire les mouches » en demandant clairement  pardon à Dieu et aux prochains offensés.  C’est alors que nous obtiendrons miséricorde et expérimenterons la paix de Dieu.

(c) Copyright by Moussa Bongoyok, 2009

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