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LAUNCH OF THEOLOGICAL TRAINING IN AFRICAN LANGUAGES, FROM PRIMARY TO DOCTORAL LEVEL – Lancement de la formation théologiques dans les langues africaines, du niveau primaire au niveau doctoral

Quand les langues africaines deviennent instruments de l’Évangile : l’IUDI ouvre une voie nouvelle – When African languages ​​become instruments of the Gospel: IUDI opens a new path

Mokolo, 25 mars 2026 — Mayo Tsanaga, Extrême-Nord du Cameroun – Mokolo, March 25, 2026 — Mayo Tsanaga, Far North of Cameroon

C’est dans un élan de foi et de vision prophétique que l’Institut Universitaire pour le Développement Intégral — l’IUDI University — a franchi, ce mercredi 25 mars 2026, une étape décisive de son histoire académique et missionnaire. À Mokolo, au cœur de la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, le Dr Timothée Mouanodji, mandaté par le Professeur Moussa Bongoyok, Président Fondateur de l’institution, a officiellement proclamé le lancement d’une initiative de formation en langues africaines — une initiative que l’on peut, sans exagération, qualifier d’acte fondateur pour l’avenir de la mission évangélique sur le continent.

La Parole de Dieu mérite d’être entendue dans toutes les langues

Le Dr Mouanodji a d’emblée ancré son propos dans une réalité que l’Écriture elle-même illustre avec éclat dès le jour de la Pentecôte : chaque peuple a le droit d’entendre les merveilles de Dieu dans sa propre langue (Actes 2.11). En ce sens, les langues africaines ne sauraient être réduites à de simples vecteurs d’échange quotidien. Elles sont, dans leur profondeur, les dépositaires vivantes de l’identité, de la mémoire collective et de la sagesse des peuples que le Seigneur a façonnés sur ce continent béni.

Le Cameroun, souvent désigné comme l’« Afrique en miniature », offre à cet égard une illustration saisissante de cette diversité providentiellement donnée : plus de deux cent cinquante langues vernaculaires y coexistent, témoignant de la richesse inouïe du dessein créateur de Dieu. Sur le seul axe reliant Bamenda à Ndop, dans le Ngokotoudja, pas moins de seize langues distinctes se succèdent sur trente-six kilomètres à peine — réalité qui interpelle avec force toute institution désireuse de servir ces communautés avec authenticité et respect.

Une vision holistique au service du Royaume

Cette initiative s’inscrit pleinement dans la vocation fondatrice de l’IUDI : former des hommes et des femmes dans la plénitude de leur être — intellectuellement, culturellement, socialement et spirituellement — afin qu’ils deviennent, à leur tour, des artisans du Royaume de Dieu dans leurs milieux respectifs. Car l’Évangile, pour porter tous ses fruits, doit s’incarner. Il doit prendre racine dans le sol culturel et linguistique de ceux à qui il est annoncé.

Cette conviction n’est pas nouvelle. Elle traverse l’histoire entière de la mission chrétienne : de Wycliffe traduisant les Écritures en anglais aux missionnaires pionniers qui, sur le sol africain, ont appris les langues locales pour mieux porter la Bonne Nouvelle. L’expérience missionnaire, confirmée par des décennies de témoignage sur le terrain, atteste sans équivoque que la Parole de Dieu touche les cœurs en profondeur lorsqu’elle est proclamée dans la langue qui porte l’âme d’un peuple.

Des engagements concrets pour une mission durable

Fort de ces convictions théologiques et académiques, l’IUDI s’engage résolument à :

  • encourager l’étude scientifique et systématique des langues africaines ;
  • les intégrer dans les cursus d’enseignement, de théologie et de développement communautaire ;
  • soutenir activement les projets de traduction des ressources bibliques et éducatives en langues locales.

Ces engagements ne sont pas de simples déclarations d’intention ; ils constituent la feuille de route d’une institution qui croit fermement que la Grande Commission (Matthieu 28.19-20) exige des moyens à la hauteur de son ambition : rejoindre chaque peuple, chaque culture, chaque communauté dans ce qu’elle a de plus profond et de plus singulier. Cette formation est accessible depuis le niveau primaire jusqu’au niveau doctoral, pour toute langue africaine réunissant un groupe d’au moins vingt (20) candidats dûment inscrits. La coordination générale du programme, notamment la supervision des inscriptions et la gestion des aspects logistiques sur l’ensemble du territoire camerounais, est assurée par le Révérend Pasteur Moussa Waleme, Coordinateur national de l’initiative.

Un appel à la mobilisation de toute la communauté académique

En conclusion, le Dr Mouanodji a adressé un appel vibrant et solennel à l’ensemble de la communauté universitaire de l’IUDI — étudiants, enseignants, chercheurs et partenaires. Que chacun s’approprie cette initiative avec passion, rigueur et amour du prochain, pour en faire un levier de transformation profonde au service des communautés camerounaises et, au-delà, de l’Afrique tout entière.

Que ce lancement soit, à la gloire de Dieu, le commencement d’une ère nouvelle — une ère où les langues africaines, pleinement réhabilitées et célébrées, deviennent de puissants instruments de connaissance, de développement intégral et d’annonce de l’Évangile jusqu’aux extrémités de la terre.

Soli Deo Gloria.

These commitments are not mere declarations of intent; they are the roadmap of an institution that firmly believes that the Great Commission (Matthew 28:19-20) requires resources that are equal to its ambition: to reach every people, every culture, every community in its deepest and most singular form. This training is accessible from primary to doctoral level, for any African language bringing together a group of at least twenty (20) duly registered candidates. The overall coordination of the program, including the supervision of enrollment and the management of logistical aspects throughout Cameroon, is provided by Rev. Pasteur Moussa Waleme, National Coordinator of the initiative.

A call for the mobilization of the entire academic community

In conclusion, Dr. Mouanodji addressed a vibrant and solemn appeal to the entire university community of IUDI — students, teachers, researchers and partners. May everyone take ownership of this initiative with passion, rigour and love of neighbor, to make it a lever for profound transformation at the service of Cameroonian communities and, beyond that, of Africa as a whole.

May this launch, to the glory of God, be the beginning of a new era — an era in which the African languages, fully rehabilitated and celebrated, become powerful instruments of knowledge, of integral development and of the proclamation of the Gospel to the ends of the earth.

Revue Intégralité Vol. 1 No 7 Octobre 2023- IUDI

Meeting the Needs of Internally Displaced Christian Boko Haram Victims: A Case Study of Mokolo in the Far North Region, Cameroon

Picture of an abandoned house in the Mayo Tsanaga Division (Far North Cameroon) taken on Aug 22, 2023, by Moussa Bongoyok (c) Copyright by Moussa Bongoyok

Abstract

Since 2014, the Far North Region of Cameroon has experienced regular attacks from Boko Haram and, more recently, the Islamic State of West Africa Province (ISWAP). These attacks have affected followers of all three major religions in the region, but Christians have been hit the hardest. Many have been forced to abandon their churches, villages, farms, and businesses and seek refuge in Mokolo, where they feel safe. While nonprofits and churches have quickly provided urgent needs like food, medical assistance, and shelter, many other crucial needs are often overlooked. This study dives deeply into the Mayo Tsanaga division victims’ needs, offering insights into a holistic and sustainable approach to relief and aid. The article also highlights the importance of critical strategic preventive measures in at-risk villages and cities.

Keywords: aid, Boko Haram, Cameroon, holistic, Islamic State of West Africa Province (ISWAP), Mokolo, persecution, relief, sustainable development, prevention

Published in Global Missiology, http://www.globalmissiology.org, October 2023 Vol. 20 No. 4 (2023): Christian Persecution and Suffering

http://ojs.globalmissiology.org/index.php/english/issue/view/250

IL Y A DE L’ESPOIR

Une nouvelle année mérite d’être célébrée, car elle présente une fraîche page existentielle avec en toile de fond un message d’espérance. Justement, en parlant de page vierge, nos pensées s’envolent vers l’École Primaire Privée Protestante de Soulédé dans le département du Mayo Tsanaga, Extrême-Nord du Cameroun. En mars 1977, nous y découvrions pour la première fois l’encrier, le buvard et la plume. Nous étions alors au cours élémentaire, première année. Nous venions de Mokolo à la suite de l’affectation de notre père comme pionnier du poste agricole de Soulédé.  Avant cette expérience inoubliable, nous n’utilisions exclusivement que la craie, le crayon et le stylo à bille pour écrire. La première rencontre avec la plume fut un vrai parcours du combattant. Le plus dur était de puiser assez d’encre dans l’encrier pour imbiber la pointe de la plume immergée à cet effet dans le liquide indélébile, sans salir la page du cahier. Et, quand par erreur, il y avait une goutte d’encre de trop qui tachait la feuille, il fallait immédiatement faire recours au buvard pour limiter les dégâts. Les premières semaines ne furent manifestement pas faciles.  Heureusement que nous avions un enseignant particulièrement aimable et patient : Monsieur KOENE Oumarou Joseph. Dans ce contexte, chaque fois que nous tournions une page avec une ou plusieurs salissures, nous accueillions la nouvelle avec une joie palpitante. C’était une occasion en or pour faire mieux qu’à la page précédente.

L’exemple ci-dessus illustre à merveille l’alternance des saisons existentielles dans la vie d’un être humain. Si certaines années sont particulièrement heureuses, d’autres le sont moins ; et aucune n’est parfaite. En jetant un regard rétrospectif sur l’année qui s’achève, chaque personne trouvera certainement des sujets de joie, de satisfaction et de louange. Mais elle relèvera aussi assurément des pages difficiles, sombres, regrettables, voire douloureuses. Faut-il pour autant sombrer dans les lamentations et le découragement, surtout quand on se compare aux autres qui semblent avoir mieux réussi dans la vie ? Ce serait la pire erreur. Le temps passé, qu’il soit joyeux ou malheureux, ne reviendra plus jamais. Il n’est donc pas sage de s’y agripper au risque de noircir la nouvelle page du cahier de la vie qu’offre la nouvelle année avant même de la commencer. Il vaut mieux en tirer les leçons qui s’imposent et les utiliser pour aller de progrès en progrès. Car, comme l’a si bien relevé le mathématicien guinéen Mouctar KEITA, « Chaque jour est une occasion de s’améliorer en corrigeant ses imperfections. » Cela s’applique aussi au Nouvel An. 

Quelles que soient les peines, les pertes, et les défaillances de l’année antérieure, il convient de prendre la vie avec philosophie. Le dicton latin dit : « Dum spiro spero » (tant que je respire, j’espère). Un échec peut être la fondation d’une éclatante réussite dans l’avenir si l’on en examine attentivement les causes profondes et en tire les instructions nécessaires pour rectifier le tir là où cela s’impose. Le fait qu’un investissement ne porte pas encore les fruits escomptés ne doit jamais faire basculer dans la dépression, car, souvent, c’est quand on est plus proche du but que le découragement frappe avec plus de vivacité sur la porte de l’âme. Une mauvaise récolte en zone sahélienne a des conséquences qui durent au moins un an, mais les paysans n’abandonnent pas les travaux champêtres pour cela, car ils réalisent que la prochaine saison peut être plantureuse. Dans le même ordre d’idées, la perte d’un être cher devrait amener la personne éplorée à réaliser que, quelles que soient ses larmes et ses lamentations, la personne disparue ne reviendra plus jamais vers elle.  Face à cette dure réalité, la sagesse dicte à cette dernière de se relever enfin du deuil pour se mettre joyeusement au service de celles et ceux qui sont encore vivants comme le fit jadis le roi David (2 Samuel 12 :13-22). C’est, paradoxalement, la meilleure manière d’honorer les morts. Par ailleurs, une déception ne doit nullement entraîner une vision négative de l’ensemble des prochains, car tous les êtres humains ne sont pas les mêmes d’une part, et d’autre part, une personne fautive peut se repentir et changer de comportement. La meilleure richesse d’un être humain c’est la vie. Tant qu’on vit, on peut espérer, triompher, s’améliorer, et réussir. Les paroles de Romains 12 :12 semblent être un excellent résumé de cette brève réflexion : « Réjouissez-vous en espérance. Soyez patients dans l’affliction. Persévérez dans la prière. »

Bonne et heureuse année sous le regard bienveillant du divin Maître de la vie et du temps car il y a de l’espoir ! 

Prof. Moussa Bongoyok

TSAMAHA Bienvenu loue le Seigneur en mafa -TSAMAHA Bienvenu is praising the Lord in Mafa – TSAMAHA Bienvenu a slèberdè Zhiklè a da’i mofa

TSAMAHA Bienvenu

Ndav nga a wuffè te man Zhiklè m’woy nga…m’va nga nshèffè a mèdèp.

Nous nous réjouissons parce que Dieu nous a aimé…Il nous a donné la vie éternelle.

We rejoice because God loved us…He gave us eternal life.

Opportunités pour les Africaines et Africains – Opportunities for Africans

Voici un excellent site Web qui offre de multiples occasions favorables aux Africaines et Africains. Veuillez le consulter régulièrement et partager les informations importantes avec vos sœurs et frères, quelle que soit leur nationalité ou leur origine ethnique. La vraie réussite n’est jamais centrée sur soi. Pensons aux autres, et l’Afrique avancera résolument sur la voie du développement holistique. Prof. Moussa Bongoyok

Website recommandé: https://www.opportunitiesforafricans.com

Here is a great website that offers multiple opportunities for Africans. Please review it regularly and share important information with your sisters and brothers, regardless of their nationality or ethnicity. True success is never about yourself. Let’s think of others, and Africa will move forward resolutely on the path of holistic development. Prof. Moussa Bongoyok

Recommended Website: https://www.opportunitiesforafricans.com

HELE Solange: Call for unity, love, and the preservation of cultural values – Appel à l’unité, à l’amour et à la conservation des valeurs culturelles

Chant composé et exécuté par HELE Solange à l’attention du peuple Mafa. 
Song composed and performed by HELE Solange for the attention of the Mafa people.

Proverbes africains collectés par le Dr. Emmanuel Béché pour le compte de l’UFDI et qui seront commentés ultérieurement.

 

Proverbes en langues africaines Langues Traductions en français Significations
Kat outou kama tol anguiyo Kenga/Tchad Voir avec les yeux ne tue pas la gazelle. Si le chasseur se contente de voir courir la gazelle, il ne pourra pas l’avoir comme gibier. Donc, il faut agir si l’on veut réaliser un projet; il faut fournir des efforts si l’on veut réussir.
Kada ayi kad gone korondjo Le soleil te donnera un petit poulet. Après avoir travaillé, on s’attend à une récompense.
Bourou wang nedj nafigna yo L’âne ne se moque pas des oreilles de ses semblables. Observe-toi avant de critiquer les autres.
Kla o do va dedingne Mada/Cameroun Le bébé est allé chez ses oncles maternels. L’enfant est endormi.
Dlangneza a ga zal shawé a ma heleré dédé da Le WC d’un paresseux ne se remplit jamais. Celui qui n’aime pas le travail n’a rien dans son grenier.
Ahal gagna monagna dingne dingne La main est attachée. Il/elle est égoïste.
Géné ba tua-na Gbanga/Cameroun L’étranger ne prend jamais possession de la maison hospitalière. On ne perd rien en offrant l’hospitalité à l’étranger.
Dé tua vi gon na koro On ne construit pas une maison après la tornade, mais avant. Les actes nécessaires doivent être posés à temps, jamais après.
Gan tui ée zu kara Qui est dépassé par sa charge accuse le coussin/ qui danse mal accuse son pantalon. Il est important d’assumer toujours la responsabilité de ses actes.
Nay may backna vi huda ngali kam kuna Massa/Cameroun On ne réclame pas la peau d’une chèvre brûlée. Une fille qui a connu tant d’hommes n’a pas le privilège d’une vierge.
Wurr nikk kud mulamna La sueur coule sur toi (personnellement). On doit résoudre les problèmes familiaux en famille.
May koudi sey may koudi Haoussa/Cameroun Le riche ne traite qu’avec les riches. De nos jours, quand tu es pauvre, personne ne t’approche, personne ne veut de toi; tu restes seul dans ton coin.
Nélal sioutinaan, ammaa humtintaake Foulbé L’envoyé fait reposer l’envoyeur mais ne le satisfait pas. Quand vous envoyez une personne quelque part avec une information, l’information exacte ou originale arrive à destination avec beaucoup de modifications.
Mô lamàan mô haanné, mâa mô méête daknaan màa môhhàa aâ Dourou Tu manges le grand repas, tu ne te rassasies pas; ce n’est pas en nettoyant le fond de l’assiette avec du doigt que tu vas te rassasier.
Komie gubai na ge ma bbedjeg sei de dane ddi Nangjere Tu ne dois pas t’appuyer sur les genoux de ton prochain pour te lever. Ne compte pas sur autrui pour ta vie. Compte plutôt sur toi-même.
Toue gaï seubaa na keurandeureu gaï kaseureu Kabalaye/Tchad Quand une chèvre perce le « séco » pour sortir, tous ses « enfants » la suivent par la même voie. Tes mauvais comportements se transmettent à tes enfants.
Cicita tu d’a nga hla ahinad’a di Marba/Tchad Un seul doigt ne peut soulever une pierre. L’union fait la force.
Alein ma zlit akulo yorgo colol lâ mi te vut agu ma ned’a L’oiseau qui se lève tôt mange du fruit mûr. Le bonheur appartient à celui qui se réveille tôt.
Kakka njeda bälura digrat bei deîda Si le crapaud manque du poil au pubis, c’est parce qu’il est resté bras croisé. Rien ne se gagne sans peine; il faut d’abord travailler dur pour gagner son pain.
Ablauda ce njuvu ma galak’â Marba/Tchad On peut vider un fût d’eau salée, si l’on se met à en goûter tour à tour. Si plusieurs personnes s’entendent pour une cause donnée, ils peuvent la réaliser facilement.
Kubera ku jinie an beie kobie Nangjere/Tchad Le sang qui coule de ton nez passera par ta bouche. Quelles que soient les mésententes dans une famille, lorsqu’un frère est en difficulté, on est obligé de venir à son secours.
Kusie kang ddi, tu tie yaii bà À ton absence, ta chèvre met bas à un mâle. Personne d’autre ne peut mieux garder le bien de son prochain que le propriétaire lui-même.
Kulemaye gubaie ge ma bejege sue de dane ddi On ne peut pas s’appuyer sur les genoux de son prochain pour se lever. Il vaut mieux compter sur ses efforts personnels pour réussir plutôt que sur ceux d’autrui.
Bu sabur ra sa’a gordjo ku Zimé Le patient peut avaler une braise. Dans toutes circonstances, un homme patient a des solutions.
Béti ki bi ah sa moudjo al Mbaï Le singe qui dort ne mangera pas le haricot. L’homme est le boulanger de sa vie. S’il ne travaille pas, il n’a pas droit au pain.
Sinda goto ah al koro Si tu n’a pas de cheval, monte l’âne. Ne fait pas l’impossible pour résoudre un problème, contente-toi de ce que tu as.
Ci mkpaem me’ ne ta mbyi laebbi Tikar L’homme courageux seul ramasse beaucoup de termites. Le courageux ne recule pas devant les obstacles; il arrive toujours à ses fins.
Be ta ngwè banni lé ,shèli ci’ kwan Attache-toi les faveurs du piroguier même pendant la sécheresse. Ne néglige jamais les relations humaines; sois prudent et prévoyant.
Ngnyum mwu’ ta saèm ya konni Les cheveux grandissent, mais prennent soin d’éviter le front. Il faut savoir toujours se limiter; la patience a des limites.
Ngnyum mwu lwikwaen tà win yè wù danmi be’swu’ bwaeti Quand les cheveux de ton voisin brûlent, commence à tremper ta calvitie. Un homme averti en vaut deux.
A wouri hilife a haye pidi gnéme kayé Mousgoum On n’achète pas le poisson dans l’eau. Avant d’acheter un article ou de s’engager dans un projet, il faut d’abord bien le voir et y réfléchir.
Bera ur cu tiso djassimi Lame Celui qui s’énerve vite ne peut pas hériter des biens de ses parents. Si quelqu’un n’est pas patient dans la vie, il ne peut pas réussir les bonnes choses.
Vaïtchime cufary vaïhoubééé mi Un bélier ne peut pas devenir un bouc. Sois heureux de ce que tu es.
Bwe bwe djia ya de bwe ne nya kande Maka Rester longtemps sur une place finit par déchirer ton habit. Il faut quitter les choses ou problèmes avant qu’il ne soit trop tard.
Ngon yeil tar kei tôn Panbode/Tchad Le petit de l’oiseau accepte toujours son nid. Quelles que soient tes origines, n’y renonce pas.
Doevevogo te bet élé Éton Une seule main ne peut pas grimper un arbre. La solitude rend l’homme fragile; l’union fait la force.
Mintak mee ya te karnye La joie n’est pas contagieuse. Les états d’âme, les pensées et les comportements de l’homme ne sont pas prévisibles objectivement.
Ngul y tsan y na be La force du coup de pied se trouve dans la cuisse. La raison d’être, de vivre d’un individu se trouve dans sa culture. Il ne peut interagir avec son environnement que s’il y est intégré.
Y lee ndogo ya te woe piyes Le manguier ne produit jamais les avocats. L’individu provient héréditairement et socialement d’une entité sociale donnée.
Menyang mot ane meki me oyem o tui me vwa o mini e meme vwa Ewondo Le frère de l’homme est le sang qui coule de la langue, tu craches une partie, tu avales le reste. On ne peut abolir le lien de sang qui nous relie à nos frères.
Ba kar ki loué nvou be bele nding Ewondo On n’appelle pas le chien avec le fouet. On ne peut pas prétendre vouloir rassembler et réconcilier quand on fait preuve de méchanceté.
Ting elé biyon bi fey afan ndzang Si tu te retrouves deux fois sous le même tronc d’arbre en forêt, tu es égaré. Celui qui commet deux fois la même faute, manque de sagesse.
Wali kone wali ka yan Mbo/Littoral J’ai les ongles mais je n’ai pas le niébé. La providence ne peut pas tout donner. Il faut donc accepter ce que l’on a et s’en réjouir.
Mo bayoung a teum mo money Celui qui a des hommes autour de lui, dépasse celui qui a de l’argent. Il faut accorder la primauté aux ressources humaines et non à de l’argent.
Gawlangga ni wayara key vottara Moussey La prostituée est un jujubier au bord de la route. La prostituée est exposée à tout type de danger.
Vamang loomu ham mang lunama ka biidi Le criquet destiné au crapaud ne peut pas échapper. Personne ne peut détruire la chance de l’autre.
Korra li bona cini, golo,ga lawgio Quand l’âne finit de boire de l’eau au puits, il veut que ce puits soit bouché. Une fois que vous ayez rendu service à un malhonnête, celui-ci ne vous reconnaît plus.
Laïra Picoloni irité ni tintin Les oiseaux de même plumage volent ensemble. Ceux qui vivent ensemble se ressemblent et ont tendance à adopter les mêmes comportements.
 Lhara kaï lhalhaguara ni kai barima halaug Le sort réservé au criquet est réservé à tous les insectes. Dans une situation de guerre, on ne cible pas seulement le chef, mais l’ensemble des éléments du groupe.
Lhara djivira an lata ka baguidi Un bienfait n’est jamais perdu. Un bon acte que tu poses sera toujours récompensé.
Fatta dew ka so zoydi Le soleil d’une journée ne sèche pas les arachides. Les premières fautes sont facilement pardonnables.
Suu bay korokna tin voumdemba u djéera Les paresseux accusent le mange-mil. Celui qui ne n’aime pas le travail ou ne fait rien de sérieux trouve toujours des excuses en accusant les autres.
Kaka u gina bowong gina kangu Le hangar finira par s’écrouler sur celui qui reste longtemps sous son abri. Rester longtemps sous la dépendance de quelqu’un n’est pas une assurance. Car il finira toujours par vous abandonner d’une manière ou d’une autre, soit par la mort, le refus…
Ngot ta lhou ka tindi grak votti On n’abandonne jamais une calebasse au croisement des routes. Une fille qui manque d’une meilleure éducation peut être abandonnée à cause de son mauvais comportement.
Banang-na dang wayang soung-na L’ami intime est plus qu’un frère consanguin. Par rapport à un frère de même sang, l’ami intime peut mieux gérer ce qu’on lui confie. Car le consanguin ne tardera pas à abuser de la confiance de son autre frère.
Sounda ong so ngolo Le travail libère ou offre une grande récompense. Celui qui rend beaucoup service obtient toujours une récompense, même celle à laquelle il ne s’attendait pas du tout.
Vira hirhirra ni wayna plantanga La brutalité est la sœur de la tragédie. Être brutal et imprudent  a toujours des conséquences désastreuses.
Bad va hay madei kana Massa On attrape facilement le criquet tôt le matin quand il y a encore la rosée. Il faut profiter des opportunités dès qu’elles se présentent.
Mul ngam fum jar zolnga La vraie huile se trouve dans l’os dur. C’est dans la persévérance et l’endurance que l’on parvient à vivre aisément.(c) Copyright by Emmanuel Beche et Université Francophone de Développement International, 2012

HUMILITE COMME AUTOROUTE DE LA SAGESSE

« Ta kda ndo n’rezla’a man a tètèkè maya azbai. » (n’gelègdma mafahai).


« On ne tue pas l’ignorant qui mendie la sagesse. » (Proverbe mafa).


« Nobody kills an ignorant who begs for wisdom. »  (Mafa proverb).

Sens: Au lieu de prétendre qu’on connait quelque chose et de demeurer dans l’ignorance, il vaut mieux être assez humble pour se renseigner ou s’instruire.

P.S: For detailed explanation of this proverb in English please visit:

http://www.afriprov.org/index.php/african-proverb-of-the-month/42-2009proverbofthemonth/467-august2009proverbofthemonth.html

LE PIEGE DE L’IMITATION

“Ka slu dimesh ndo bai, ka gotso n’gèce ndo bai.” (n’gèlegèdma mafahai)

« Ne chante pas le chant d’autrui, ne danse pas la danse d’autrui. » (Proverbe Mafa)

« Do not sing someone’s song, do not dance someone’s dance. » (Mafa Proverb)


Signification: Sois naturel. Tu es original(e), pourquoi voudrais-tu etre une mauvaise photocopie?

Victor Hugo a dit, dans le même esprit,  « N’imitez rien ni personne. Un lion qui copie un lion devient un singe.«