« Narә ujә yәwә da harә maɗi laki a daraja mәna », en Français : « Même une goutte d’eau dans la mer a sa valeur »
Explication : personne n’est insignifiant dans un groupe, chacun a son rôle à jouer et sa contribution à construire ensemble avec les autres
« A utsəkә ka dә huɗa », en Français : « Tu as la poule dans le ventre »
Explication: Le proverbe s’adresse à celui qui mange trop et qui mange de tout, comme si une fois dans son ventre, une poule qui y demeurent mange tout et il a à nouveau faim.
« A gәli a vaki kutәrә hiyә la”, en Français : « Le mil ne grandit pas en une journée »
Explication: Pour réaliser un projet, il faut de la patience. Ça ne se réalise pas du jour au lendemain, mais ça doit prendre du temps. Parfois, on ne s’aperçoit pas combien de temps et comment cela a pris, tout comme on ne peut s’avoir quand et comment le mil germe et grandit. (L’agriculture du mil est la principale activité économique des Parkwa).
« Wayә mәgә deke », en Français : « regardez ce fou là-bas ».
Explication: selon une dévinette Parkwa, il s’agit de la porte. Elle est assimilée à un fou parce qu’elle est statique, inerte et immobile. Le fou c’est celui qui ne veut pas travailler. Il refuse de bouger parce qu’il ne veut pas travailler et il se prend au piège quand le danger arrive.
« Ma tavә fәtәla ndi mudarә kәni farә ba sәda ŋgutsa », en Français : « Même quand on rase la tête les cheveux finissent encore par sortir »
Explication: ce proverbe était utilisé pour encourager les travailleurs au champ. Il faut en effet labourer le champ deux ou trois fois avant de récolter.
« Menә mәndә dzalә slɨrә laki a uzhә mbulә la », en Français: « Celui qui a mal a la dent ne mange pas le tamarin »
Explication: lorsqu’on mange des tamarins non murs, les dents s’aggacent. De même, celui qui est malade doit éviter de manger tout ce qui peut aggraver sa maladie.
« Gumba dә yәwә laki a tsamәla akә nda ndә yәwә ufuwә fa la », en Français: « le crapeau dans l’eau ne sais pas qu’il existe de l’eau chaude »
Explication: On peut se vanter, se divertir ou s’en foutre de tout; mais viendra un moment ou quelque chose va s’abattre sur nous à l’improviste, comme si on jettait un crapeau dans l’eau chaude.
« Na menә mbәɗәla sәkurә ɓurә sә ɗala la; Na menә mbәɗәla ɓurә sәkurә sә shehi la », en Français : « Le sucre ne peut pas remplacer le sel dans la sauce, ni le sel remplacer le sucre dans le thé »
Explication : Nous avons ici joint deux proverbes, mais en réalité qui disent la même chose. Quelque la valeur qu’on représente à certains endroits, quelque part nous devenons sans valeur voire même un vice. Sachons dans ce cas nous retirer pour laisser la place à qui elle revient de droit. Une fois que le sucre est versé dans la sauce, ou que le sel est versé dans le thé, même une forte dose de l’ingrédient normal ne pourra pas réparer le problème d’un côté comme de l’autre.
« Ba nәwalә ndәli hawә zlaɗa laki nәsa », en Français : « Un homme qui fuit devant un problème/un danger/une souffrance est une femme ».
Explication : Dans une famille, en cas de danger, c’est l’homme qui doit l’affronter tandis que la maman met les enfants à l’abri. En cas de souffrances et de problèmes, c’est le mari qui doit chercher les solutions, et subvenir aux besoins. Démissionner dans ces cas, c’est renoncer à la place de père de famille. Ce qui risque de créer un déséquilibre dans la famille en question.
« A nda gana shifi la », en Français : « La vie n’a pas de prix ».
Explication : La vie humaine n’est pas une valeur marchande. Il faut être prêt pour sacrifier tout si cela peut aider à sauver ne serait-ce qu’une vie. Jusqu’à récemment dans les sociétés traditionnelles, on voyait une grande mobilisation pour aider les malades mourants ou les femmes enceintes. Mêmes les ennemis jurés s’entraidaient dans ces situations.
« Dә vara kamba menә ŋә ndi tsamәla daraja ndәɗi yәwa », en Français : « C’est dans le désert qu’on reconnait l’importance d’une goute d’eau » (Oussalaka Jean Wadawa).
Explication : Quand on est dans le manque, même un apport minime a la valeur d’un grand don.
« Sayә a tsari ɓәlәvә kwa lәkutu ŋә ndi dzɨgә nafә mәna », en Français: « C’est quand les jujubes sont bons qu’on en jette l’arbre [avec des pierres] ».
Explication : Quand l’arbre a de bon fruits, on le harcèle, on jette des pierres dessus, etc. pour que ses fruits tombent et qu’on en mange. De même, dans la vie, quand les gens s’acharnent sur toi, cela peut être le signe de la grandeur de ta personnalité.
« Na manә ŋgәlalu ndi akә ndula ta da havә kayәutsәkә la », en Français: « On ne peut pas empêcher le chat sauvage de s’approcher du poulailler ».
Explication: Le chat sauvage se nourrissant des volailles, on peut dire qu’il est impossible d’éloigner un individu de là où se trouve la source de sa ration alimentaire. Le proverbe était destiné à encourager les populations à revenir au village pendant les pluies pour cultiver les terres, héritages des ancêtres. Jusqu’à nos jours, plusieurs Podoko travaillant dans l’informel dans les grandes villes (Yaoundé, Douala, Ngaoundéré, Kousseri, Garoua, etc.) pour gagner leur vie, reviennent toujours au village vers les mois de mai et juin. Ils cultivent les terres, recoltent et repartent aussitôt en ville. Parfois, le père de famille demeure en ville, mais sa famille fait toujours ce type de va-et-vient
« Mәtsәrә mbehә nawa, a mbehә tà pasla », en Français: « Le voleur vole les chèvres pour les égorger ».
Explication: Un voleur ne peut pas garder longtemps l’objet volé, ni chercher à le fructifier. “Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire”. Ceci est tellement réel dans le contexte traditionnel, où l’objet volé est grande et maniable.
« Zlavә kәda ɓekә zaɓi a ce daŋa la », en Français: « Un chien ne se montre pas faible chez lui ».
Explication: Au village, le chien est chargé de garder la maison. Lorsqu’il aboit, il fait preuve de son autorité sur son territoire. Peu importe sa peur ou sa faiblesse, le chien aboit toujours à la vue de tout inconnu (homme ou animal) qui s’approche de sa zone. De même l’homme doit aussi se montrer courageux et fort quand il faut défendre sa propriété ou les siens.
« Zlavә kәda uzhә ɗafә a patәwә la », en Français: « Le chien ne mange pas avec le choix ».
Explication: Dans presque tous les mythes et toutes les légendes traditionnelles Parkwa, les relations d’inimitiées sont symbolisées par le chien et le chat. Deux ennemis ne peuvent donc se mettre ensemble pour prendre un repas, à moins qu’ils ne se soient reconciliés. De même, la façon donc le repas est pris dans un environnement social, ou dans une famille, fait foi de l’état et de la santé de la relation entre les individus concernés.
« Nda mәndә kurә dzәgwa zhɨdә mәtɨ dә huɗә harә la », en Français: « Personne ne peut changer les lignes dans les paumes des mains ».
Explication: Il y a des voyants qui lisent à travers les lignes des paumes des mains pour prédire l’avenir de la personne. Et comme ces lignes ne changent pas, cela laisse à entendre que notre destin est tracé bien avant notre naissance, et que nous n’avons qu’à l’accepter. Mais cette explication est fanatique. Pourtant, on peut le comprendre dans un notre sens: Dieu a pour chacun un merveilleux plan que nul ne peut changer.
« A walalәda mehɨyaŋwә akә melɨya akә nda ndә kɨlәfә a dagala », en Français: « C’est la souris de la cuisine (mehɨyaŋwә) qui dit à la souris des champs (melɨya) qu’il y a du poisson dans l’étagère »
Explication: Dans l’architecture podoko, on construisait dans la cuisine une sorte d’étagère en terre battue pour garder les choses d’usage courante comme le sel, le cube, le poisson, la potasse, la graisse, etc. C’était donc un endroit privilégié de ravitaillement pour les souris. Parfois, on y retrouvait même des souris des champs. On estimait donc que c’est la souris de maison qui leur a filé l’information. Ceci sous-entend que les voleurs font commerce ensemble avec des troupes infiltrées dans les lieux cibles. Ou encore, en cas de problème de vol dans le village, il ne faut pas écarter l’hypothèse d’un complice au sein même du village.
« Megirәla hәrәdegweɗe », Expression idiomique qui signifie en français « Quand on te fais du bien, toi tu réponds par le mal ».
« Tà dzava kuzәrә laki sayә mbɨlәlaka mәkukuri maka dәhala », En Français: « Avant de commencer à attacher ton foin, tu dois d’abord étaler ta corde ».
Explication: Chaque chose à son temps, et il ne faut pas inverser les rôles. Dans certains, cas, la loi de cause à effet est incontournable: tu ne peux pas entamer le volet 2 du travail sans avoir terminé le volet 1, sinon le travail ne serait pas digne.
« Menә mәndә a yәwә mbavә a cege laki, a dә ŋa dà bɨrәdә kuma sә udzara la! », En Français: « Celui qui a la soupe dans sa marmite ne doit pas aller à la chasse aux souris avec les petits enfants ».
Explication: Exhortation à éviter la gloutonnerie, l’excès de table et l’accaparement. Celui en a déjà assez doit laisser les autres chercher les leurs en tranquilité. La gourmandise ne paie pas.
« Ŋgulәmә dakarә ndәguva ɗәwa harә menә ŋә jemi narә maka kwaraku ŋa », En Français: « Vaut mieux pour toi faire face à hyène que d’être jugé par ta conscience ».
Explication: La conscience est un juge interne. Elle nous condamne, nous ronge et peut nous détruire affectivement et moralement. Le mental est plus important que le corps, donc une attaque du mental par notre propre conscience n’est pas préférable à une attaque physique d’une hyène. Il faut donc que chaque homme soit en règle avec sa conscience, faire le bien et ne pas être accusé par sa propre conscience.
« Ŋә wa hɨyә dà ɓɨzhә mekuɗehe na? », En Français: « A qui est ce mil que l’oiseau (de la famille de pigeons et colombes) va détruire? ».
Explication: La mekuɗehe est un oiseau de la famille des pigeons et des colombes, qui saccage les récoltes (mil et fonio principalement). Il déterre aussi les graines après la semence. On a mis sur pied plusieurs stratégies pour l’empêcher d’atteindre ses buts dans les champs. Selon le proverbe on peut aussi avoir l’interprétation selon laquelle, qu’il n’est pas sage d’entreprendre quelque chose quand on est pas sûr de la sécuriser et de la réussir. Nous devons travailler en connaissance de cause et, si on est sûr que l’entreprise est vouée à l’échec dès le début, voudrais mieux ne rien faire. Il faut d’abord écarter tous ce qui pourrait venir affecter négativement son évolution ou sa réussite. Souvent en période de famine, les couples chez les Podoko s’abstenaient de tout rapport sexuel pour ne pas avoir un enfant dont on sait qu’on n’en pourra pas prendre soin.
« A dәfehe dәfә kәda ɗaba menә akә zlavә ŋa ndzi daŋa », En Français: « Le chien a perdu sa valeur à force de ne pas rester chez lui ».
Explication: Le rôle du chien dans les sociétés traditionelles est de garder la maison ou accompagner son maître à la chasse. Si le chien se promène çà et là de façon à demeurer plus ailleurs que chez son maître, il perd son importance aux yeux de celui-ci, il se dévalorise. Il en est de même pour les hommes, qui sont exhortés à ne pas oublier leurs origines, à toujours revenir chez soi pour aider les autres. Si avec nos richesses nous construisons ailleurs ce qui n’existe pas chez nous, nous contribuons à la regression de nos sociétés natales. Ce proverbe est de nos jours brandi quand un jeune podoko (garçon ou fille) ayant fait des études ou un travail aisé, entreprend un projet de mariage exogamique.
Proverbe soumis et commentés par Alliance Fidèle ABELEGUE – Etudiant à l’Institut Universitaire de Développement International (IUDI) et
« Vaut mieux ce qui est derrière la maison .» Proverbe Parkwa (Podoko)
« What is behind the house is better. » Parkwa (Podoko) proverb.
Explication : « Ce qui est derrière la maison », c’est le placenta. Chez les Parkwaka (pluriel de Parkwa, qui signifie Podoko), à la délivrance, on jette le placenta par le mur derrière la maison, et on nettoie et garde le bébé. C’est comme un choix qu’on a fait. Le proverbe est donc une indignation pour une faute commise ou un mauvais comportement. Il stipule qu’en gardant le bébé, les parents ont fait une erreur. Ils auraient dû jeter le bébé par le mur et garder son placenta, comme pour dire que le placenta aurait mieux fait que celui dont le proverbe parle. Le proverbe pointe du doigt directement les délinquants, les déshumanise et jette sur eux l’opprobre et le ridicule qu’ils causent sur leur famille ou leur tribu par leur mauvais témoignage. Traditionnellement, le droit de prononcer ce proverbe revient aux femmes.
Proverbe soumis et commenté par Alliance Fidèle ABELEGUE – Etudiant à l’Institut Universitaire de Développement International (IUDI) et
Que la paix et la consolation du Seigneur soient notre partage !
La maman Tekodef Myriam (TEKODEI sur ses pièces d’identité) que nous pleurons aujourd’hui est née vers 1940 à N’dimshè dans le Mayo Tsanaga (Extrême-Nord du Cameroun) du feu Kalda Moroba et de la feue Bodom. Elle a été rappelée par le Seigneur le jeudi 17 Février 2011 à l’âge de 71 ans. Elle a rendu son dernier souffle à l’Hôpital de Meskine -Maroua – des suites de maladie. Au moment de son départ, maman laisse un veuf, un frère, six enfants, trente un petits fils et douze arrière-petits fils, qui ne l’oublieront jamais.
Je retiendrais toujours son amour spécial pour chacun de ses enfants. Chaque fois qu’il y avait un accident ou une calamité dans l’une des localités où résident ses enfants ou les membres de leurs familles respectives, maman ne dormait plus. Le sommeil ne revenait que lorsqu’elle était rassurée qu’ils étaient tous sains et saufs.
En ce qui me concerne, je n’oublierais jamais ses nuits blanches. En effet, elle veillait sur moi dans l’enfance, tant ma santé était fragile. Quand vint le moment d’aller à l’école, c’est elle qui alla vers mon oncle Hamadou et lui demanda de me faire établir un acte de naissance, pièce importante pour mon inscription à la SIL. C’est encore elle qui s’est battue pour payer les 75 francs de frais d’assurance scolaire alors qu’elle n’a jamais été à l’école et ne pouvait logiquement pas en comprendre l’importance. C’est également elle qui, à plusieurs reprises, m’a encouragé (en paroles et en actes) à persévérer dans les études quand j’étais tenté de jeter l’éponge à cause des privations et des souffrances diverses. C’est elle, et toujours elle, qui me prodigua de sages conseils. Elle me montra l’importance de respecter et d’aimer tout prochain que Dieu place sur mon chemin. Chaque fois que je lui rendais visite, elle me demandait d’aller d’abord saluer les voisins avant de causer avec elle. Le peu de cadeau que je lui apportais était toujours partagé avec les autres. Pour maman, les besoins des autres passent avant les besoins personnels. Maman a profondément marqué ma vie et si je suis ce que je suis aujourd’hui, c’est grâce à elle.
A l’instar du patriarche Jacob (Genèse 47 :9), notre maman a connu une vie pleine de souffrances et de douleur. Ce qui m’a fait le plus pleurer c’est le fait qu’au moment où je concevais un projet spécial pour elle afin de lui exprimer ma gratitude d’une manière toute spéciale et de réjouir son cœur, il a plu au Seigneur de la rappeler subitement. C’est comme si elle me disait en mourant en ce moment précis : « Mon fils, n’as-tu pas encore compris ma philosophie de la vie ? Ne pense pas à moi, pense plutôt aux autres mamans et à leurs enfants car elles sont aussi tes mamans ». Je m’efforcerais d’honorer cette voix dans la mesure de la grâce que le Seigneur m’accordera. En attendant, je ne puis que m’incliner humblement devant la volonté divine et dire comme Job « …Le Seigneur avait donné, le Seigneur a repris : Que le nom du Seigneur soit béni ! » (Job 1 :21). Ma consolation se trouve dans le fait qu’elle est enfin dans les bras de Celui qui essuie toutes les larmes humaines et qui saura la récompenser. J’ai eu le privilège de lui prêcher l’Évangile et de l’amener au Seigneur quand j’étais en classe de terminale au lycée de Mokolo. Je crois du fond de mon cœur que je reverrais maman auprès du Seigneur.
Aux membres de la famille, aux frères et sœurs en Christ et à tous les amis et sympathisants, je voudrais dire : Ne pleurez plus. Notre maman se repose auprès de son Seigneur. Si vous l’aimez vraiment je vous prie de bien vouloir confier la direction totale de votre vie au Seigneur Jésus-Christ et de lui obéir fidèlement, car lui seul est la voie qui mène à la vie éternelle (Jean 14 :6). Soyez unis, solidaires et aimez tous vos prochains sans considération raciale, ethnique ou confessionnelle à l’exemple de notre mère qui a été promue en gloire.
A chacun je voudrais, au nom de la famille élargie, exprimer notre profonde gratitude pour la peine que vous avez prise de braver la distance, les conditions de la vie en campagne, et les difficultés de parcours pour nous assister en ces circonstances combien douloureuses. J’aurais voulu être personnellement à vos côtés, serrer la main de chacun et exprimer ma gratitude à vive voix. Hélas, je ne puis effectuer le déplacement en ce moment pour des raisons indépendantes de ma volonté. C’est pour cette raison que je me fais représenter par le Président de l’UEEC, le Rev. Hamadina Salomon. Mon épouse Priscille et moi comptons voyager plus tard si le Seigneur le permet. En attendant, je vous suis très reconnaissant et prie que le Seigneur vous bénisse richement en retour.
Paix, espérance et consolation en notre Seigneur Jésus-Christ !
Moussa Bongoyok, PhD
17 février 2011
Poème: Si je t’oublie maman…
Si je t’oublie, ô ! maman,
Que ma main droite m’oublie !
Ton amour brave le temps
Ta bonté est établie.
Maman, ma chère maman,
Tes yeux ont versé des larmes,
Ton cœur fut blessé souvent,
Mais il a gardé son charme.
Tu m’as porté en ton sein.
Ma santé était fragile,
Mais jamais tu ne t’es plaint.
Tu as agi en vigile.
Tu n’as pas appris à lire,
Tu n’as jamais su écrire,
Mais si j’ai étudié,
C’est grâce à ton radier.
Tu as bravé la souffrance,
Pour faire de moi un homme.
Sans ton amour, mon enfance
N’aurait pas connu d’arôme.
Seigneur, bénis ma maman
Du haut de ton firmament !
Entoure-la de ta grâce,
Fais briller sur elle ta face.
Si je t’oublie, ô ! maman,
Que mon bras aille au vent !
Je pense à toi maman
Car ton amour est vivant.
CEFCA, Abidjan
13 Mai 2000 20h15 (poème écrit près de 11 ans avant la promotion en gloire de notre mère).