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QUELLE FONDATION POUR LE MARIAGE?

« Ya waaxod il-‘ird 3ala maalu yiruuH il-maal wa yi’3od il-‘ird 3ala Haalu. »  (Proverbe arabe/égyptien) 

« Si tu épouses un singe à cause de son argent, l’argent finira et le singe restera le même. » (Proverbe arabe/égyptien) 

“If you marry a monkey (i.e. someone ugly) for his money, the money will go away and the monkey will stay the same (as ugly as ever).”

Signification: N’épouse pas une personne à cause de son argent.

(Source: http://arabic.desert-sky.net/coll_proverbs.html)

 

Commentaire à la lumiere de la Bible

En cette fête des mères, nous saluons et félicitons les mamans pour ce qu’elles sont, pour les valeurs qu’elles incarnent, et pour le rôle combien délicat mais indispensable qu’elles jouent dans nos familles et dans nos sociétés. Une mère restera toujours un symbole d’affection, de tendresse, d’éducation, d’encouragement, et surtout d’amour. Mais, au-delà des cadeaux et des festivités, il serait bon de nous attarder un peu sur les futures mères, plus précisément sur la fondation même de la vie conjugale.

A propos, les Arabes, qui ont de très bons et riches conseils sur le mariage contrairement à ce que d’aucuns penseraient, nous livrent une parole de sagesse très profonde : « Si tu épouses un singe à cause de son argent, l’argent finira et le singe restera le même. » Ce proverbe pose le problème de mariage par intérêt. En réalité, c’est de la fondation même du mariage qu’il s’agit. Quand, au-delà de l’amour sincère pour sa future conjointe ou son futur conjoint, l’on est plus motivé par l’argent, la beauté physique, la position sociale, l’honneur, les intérêts politiques ou tout autre calcul égoïste, l’on bâtit son foyer sur du sable mouvant. Malheureusement, nombreux ceux et celles qui tombent dans ce piège.

Pourtant, la Bible regorge de conseils qui peuvent nous aider au moment du choix. En voici quelques uns, tous tirés de la version du Semeur.

Sur la vanité des richesses:

“Ne te tourmente pas pour t’enrichir, refuse même d’y penser. A peine as-tu fixé tes regards sur la fortune que, déjà, elle s’est évanouie, car elle se fait des ailes et s’envole comme l’aigle en plein ciel.” Proverbes 23:4-5.

« S’enrichir par le mensonge, c’est obtenir une vapeur fugitive qui mène à la mort.” Proverbes 21:6.

Sur la vanité de la beauté physique :

« La grâce est décevante et la beauté fugace; la femme qui révère l’Eternel est digne de louanges.” Proverbes 31:30.

« Ayez, non cette parure extérieure qui consiste dans les cheveux tressés, les ornements d’or, ou les habits qu’on revêt, mais la parure intérieure et cachée dans le cœur, la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu.” 1 Pierre 3:3-4.

Loin de nous l’idée de penser que l’enseignement biblique sur ce thème se résume à ces quatre versets. Bible regorge de paroles de sagesse riches, variées et profondes qui méritent d’être non seulement lues mais étudiées en profondeur en prenant en compte leurs contextes. Nous ne condamnons ni la richesse, ni la beauté car elles ont leur valeur si elles sont gérées convenablement dans le cadre établi par le Créateur lui-même. Nous voulons tout simplement souligner que des critères comme la richesse matérielle et la beauté physique sont très fragiles pour soutenir un foyer conjugal. Il est donc important que chaque célibataire examine profondément les motivations qui  régissent le choix de sa future conjointe ou de son futur mari. Il est également nécessaire que les mariés passent plus de temps à améliorer leur relation avec Dieu et à cultiver leurs qualités morales – dont l’amour selon les paramètres définies par 1 Corinthiens 13 – qu’à soigner les apparences physiques ou à impressionner par des biens matériels et des glorioles. C’est alors que chaque jour sera une fête dans le foyer, avec ou sans enfant biologique.

Daigne le Seigneur nous venir en aide !

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2014.

ADIEU TRES CHERE MAMAN, TU ES INOUBLIABLE ! (1940-2011)

Maman TEKODEI

Que la paix et la consolation du Seigneur soit notre partage !

La maman Tekodef Myriam (TEKODEI sur ses pièces d’identité) que nous pleurons aujourd’hui est née vers 1940 à N’dimshè dans le Mayo Tsanaga (Extrême-Nord du Cameroun) du feu Kalda Moroba et de la feue Bodom.  Elle a été rappelée par le Seigneur le jeudi 17 Février 2011 à l’âge de 71 ans. Elle a rendu son dernier souffle à l’Hôpital de Meskine -Maroua – des suites de maladie. Au moment de son départ, maman laisse un veuf, un frère, six enfants, trente un petits fils et douze arrière-petits fils, qui ne l’oublieront jamais.

Je retiendrais toujours son amour spécial pour chacun de ses enfants. Chaque fois qu’il y avait un accident ou une calamité dans l’une des localités où résident ses enfants ou les membres de leurs familles respectives, maman ne dormait plus. Le sommeil ne revenait que lorsqu’elle était rassurée qu’ils étaient tous sains et saufs.

En ce qui me concerne, je n’oublierais jamais ses nuits blanches. En effet, elle veillant sur moi dans l’enfance, tant ma santé était fragile. Quand vint le moment d’aller à l’école, c’est elle qui alla vers mon oncle Hamadou et lui demanda de me faire établir un acte de naissance, pièce importante pour mon inscription à la SIL. C’est encore elle qui s’est battue pour payer les 75 francs de frais d’assurance scolaire alors qu’elle n’a jamais été à l’école et ne pouvait logiquement pas en comprendre l’importance. C’est également elle qui, à plusieurs reprises, m’a encouragé (en paroles et en actes) à persévérer dans les études quand j’étais tenté de jeter l’éponge à cause des privations et des souffrances diverses. C’est elle, et toujours elle, qui me prodigua de sages conseils. Elle me montra l’importance de respecter et d’aimer tout prochain que Dieu place sur mon chemin. Chaque fois que je lui rendais visite, elle me demandait d’aller d’abord saluer les voisins avant de causer avec elle. Le peu de cadeau que je lui apportais était toujours partagé avec les autres. Pour maman, les besoins des autres passent avant les besoins personnels. Maman a profondément marqué ma vie et si je suis ce que je suis aujourd’hui, c’est grâce à elle.

A l’instar du patriarche Jacob (Genèse 47 :9), notre maman a connu une vie pleine de souffrances et de douleur. Ce qui m’a fait le plus pleurer c’est le fait qu’au moment où je concevais un projet spécial pour elle afin de lui exprimer ma gratitude d’une manière toute spéciale et de réjouir son cœur, il a plu au Seigneur de la rappeler subitement. C’est comme si elle me disait en mourant en ce moment précis : « Mon fils, n’as-tu pas encore compris ma philosophie de la vie ? Ne pense pas à moi, pense plutôt aux autres mamans et à leurs enfants car elles sont aussi tes mamans ». Je m’efforcerais d’honorer cette voix dans la mesure de la grâce que le Seigneur m’accordera. En attendant, je ne puis que m’incliner humblement devant la volonté divine et dire comme Job « …Le Seigneur avait donné, le Seigneur a repris : Que le nom du Seigneur soit béni ! » (Job 1 :21). Ma consolation se trouve dans le fait qu’elle est enfin dans les bras de celui qui essuie toutes les larmes humaines et qui saura la récompenser. J’ai eu le privilège de lui prêcher l’Évangile et de l’amener au Seigneur quand j’étais en classe de terminale au lycée de Mokolo. Je crois du fond de mon cœur que je reverrais maman auprès du Seigneur.

Aux membres de la famille, aux frères et sœurs en Christ et à tous les amis et sympathisants, je voudrais dire : Ne pleurez plus.  Notre maman se repose auprès de son Seigneur. Si vous l’aimez vraiment je vous prie de bien vouloir confier la direction totale de votre vie au Seigneur Jésus-Christ et de lui obéir fidèlement, car lui seul est la voie qui mène à la vie éternelle (Jean 14 :6). Soyez unis, solidaires et aimez tous vos prochains sans considération raciale, ethnique ou confessionnelle à l’exemple de notre mère qui a été promue en gloire.

A chacun je voudrais, au nom de la famille élargie, exprimer notre profonde gratitude pour la peine que vous avez prise de braver la distance, les conditions de la vie en campagne, et les difficultés de parcours pour nous assister en ces circonstances combien douloureuses. J’aurais voulu être personnellement à vos côtés, serrer la main de chacun et exprimer ma gratitude à vive voix. Hélas, je ne puis effectuer le déplacement en ce moment pour des raisons indépendantes de ma volonté. C’est pour cette raison que je me fais représenter par le Président de l’UEEC, le Rev. Hamadina Salomon. Mon épouse Priscille et moi comptons voyager plus tard si le Seigneur le permet. En attendant, je vous suis très reconnaissant et prie que le Seigneur vous bénisse richement en retour.

Paix, espérance et consolation en notre Seigneur Jésus-Christ !

Moussa Bongoyok, PhD

17 février 2011

 

Poème: Si je t’oublie maman…

Si je t’oublie, ô ! maman,

Que ma main droite m’oublie !

Ton amour brave le temps

Ta bonté est établie.

Maman, ma chère maman,

Tes yeux ont versé des larmes,

Ton cœur fut blessé souvent,

Mais il a gardé son charme.

Tu m’as porté en ton sein.

Ma santé était fragile,

Mais jamais tu ne t’es plaint.

Tu as agi en vigile.

Tu n’as pas appris à lire,

Tu n’as jamais su écrire,

Mais si j’ai étudié,

C’est grâce à ton radier.

Tu as bravé la souffrance,

Pour faire de moi un homme.

Sans ton amour, mon enfance

N’aurait pas connu d’arôme.

Seigneur, bénis ma maman

Du haut de ton firmament !

Entoure-la de ta grâce,

Fais briller sur elle ta face.

Si je t’oublie, ô ! maman,

Que mon bras aille au vent !

Je pense à toi maman  

Car ton amour est vivant.

CEFCA, Abidjan

13 Mai 2000 20h15 (poème écrit près de 11 ans avant la promotion en gloire de notre mère).

HONNEUR AUX MERES BIOLOGIQUES ET SPIRITUELLES

“Andre iri yo.” (proverb ewe/ Ghana et Togo)

“Il n’y a pas deux mères. » (proverbe ewe)

“There are no two mothers.” (Ewe proverb)

Signification: La tendresse d’une mère est unique.

Source : http://www.docstoc.com/docs/28350472/Weekly-African-Proverbs/ website accédé le 9 mai 2010.


Parallélisme biblique

Les Ewe l’ont bien perçu; une mère est irremplaçable. Le rôle qu’elle joue dans la vie d’un enfant est unique. Ni le père, ni les frères et sœurs, ni les amis, ni les membres de la famille élargie, ne peuvent réellement se substituer à elle. La tendresse, l’engagement et l’amour d’une mère semblent être inimitables. Il est vrai que certaines mères sont plus gentilles que d’autres, mais toutes méritent notre respect car sans elles nous n’existerions pas. Ceux qui ont pu observer de près les femmes pendant leur état de grossesse ou au moment de l’accouchement peuvent avoir une idée de ce qu’une mère endure courageusement  par amour pour sa progéniture.

D’ailleurs, tout ne s’arrête pas là car, dans les conditions normales, une mère ne jette son enfant aussitôt après sa naissance. Au contraire, elle l’embrasse avec une joie débordante et un soin méticuleux. Elle ne considère pas du tout ses multiples sacrifices comme un fardeau car l’affection qu’elle a pour son enfant devient pratiquement une partie de sa nature. Il n’est donc pas étonnant de la voir manifester le même attachement vis-à-vis de son enfant même quand celui ou celle-ci grandit au point de devenir à son tour un parent. L’affection maternelle ne connait pas du tout la retraite. Elle demeure inébranlable. Même si parfois une mère peut sembler être dure ou insensible, au plus profond d’elle-même, l’amour qu’elle a pour son enfant défie les adversités de la vie.

On comprend alors pourquoi Dieu lui-même cite l’amour maternel en exemple. C’est ainsi que nous lisons en Esaïe 49 :15 : «Une femme oublie-t-elle l’enfant qu’elle nourrit? Cesse-t-elle d’aimer l’enfant qu’elle a conçu? Et même si les mères oubliaient leurs enfants, je ne t’oublierai pas! » (La Bible du Semeur). Dieu déclare ici que, de la même manière qu’une mère physique ne cesse pas d’aimer l’enfant qu’elle a conçu, Dieu aimera toujours ses enfants spirituels.

Dans une autre image similaire et très significative, le Christ Jésus se compare à la mère poule. C’est ce que nous apercevons à travers cet extrait de sa lamentation sur Jérusalem : « Ah, Jérusalem! Jérusalem! toi qui fais mourir les prophètes et qui tues à coups de pierres ceux que Dieu t’envoie! Combien de fois j’ai voulu rassembler tes habitants auprès de moi comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes! Mais vous ne l’avez pas voulu!” (Matthieu 23:37 La Bible du Semeur cf. Luc 13:34).

De la même manière que la poule veille sur ses poussins, une mère veille sur son enfant.  Mais, qui est « mère » ? Le proverbe ewe ne doit pas nous faire perdre de vue une autre dimension de cette notion. Dans presque tous les  groupes ethniques africains, le vocable « mère » ne s’applique pas seulement à la mère biologique.  Il peut designer une tante, une nourrice, une marâtre, une grande sœur, ou n’importe quelle femme, qui prend soin (ou a pris soin) d’un enfant avec  un amour sincère. Une telle femme est non seulement appelée mère, mais elle est traitée et respectée au même pied d’égalité qu’une mère biologique.

Force est de relever que la Bible nous invite aussi à prendre  au sérieux cette dimension.  C’est ainsi que Timothée fut exhortée à traiter les femmes âgées comme des mères (1 Timothée 5 :2).  Dans ce domaine, le Seigneur Jésus-Christ a laissé un modèle. Il n’a pas négligé sa mère biologique. Avant de mourir sur la croix, il a pris le soin de recommander Marie aux bons soins de Jean qui devait la traiter comme sa propre mère (Jean 19 :26-27). Mais, il a refusé de s’enfermer dans la logique d’une conception charnelle et égoïste de la famille. C’est ainsi qu’il pouvait dire haut et fort : « …celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, ou une mère. » (Marc 3 :35, La Bible du Semeur).

Soyons reconnaissants  au Seigneur pour nos mères biologiques et spirituelles mais aussi pour toutes celles qui, à cause de leur amour pour nous,  sont dignes d’être considérées comme nos propres mères. Exprimons-leur notre gratitude en parole et en actes. Au cas où, pour une raison ou autre, nous avons été blessés par elles, accordons-leur notre pardon de la même manière que le Seigneur nous a pardonné. Et si c’est nous qui sommes fautifs, dépêchons-nous de leur demander sincèrement pardon et de leur témoigner notre amour. Si elles ont déjà terminé leur pèlerinage terrestre, souvenons-nous de leurs qualités et demandons au Seigneur la grâce d’imiter ces qualités et même de faire mieux pour le plus grand bonheur de nos prochains et la gloire de Dieu.

© Copyright, Moussa Bongoyok, 2010.

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