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DES LECONS UTILES POUR LA NOUVELLE ANNEE

« Ta pi slaslai a gadagar n’stad azbai. » (N’gelegedma mafahai)

« L’on ne met pas tous les oeufs dans un seul panier » (Proverbe Mafa)

« It is not good to put all the eggs in the same basket. » (Mafa Proverb)

Moralité: La vie est fragile, il faut faire preuve de prudence.

 

COMMENTAIRE A LA LUMIERE DE LA BIBLE 

Certains proverbes ont l’avantage de communiquer beaucoup de leçons en peu de mots. Celui qui nous intéresse particulièrement au début de cette nouvelle année est de ce nombre. Nous pouvons en dégager au moins trois principales leçons :

  • Il est sage de diversifier ses investissements.

Les Mafa utilisent principalement ce proverbe dans des circonstances qui rapportent à l’économie, notamment à la gestion des ressources et aux investissements. En effet, investir dans un seul domaine équivaut à mettre tous les œufs dans un seul panier avec tout le risque que cela comporte. Par exemple, celui ou celle qui investit toutes ses économies dans l’élevage bovin peut être ruiné(e) en cas d’épizootie, de vol de bétail, ou de sècheresse particulièrement rude et prolongée. Par contre, celui ou celui qui investit dans plusieurs secteurs de l’économie (agriculture, construction, petit ou gros commerce etc.) a de plus fortes chances de rebondir même si l’un des secteurs s’avère peu productif. Bien entendu, tout investissement nécessite une sérieuse étude du marché en balançant les opportunités, les risques et les moyens dont on dispose. Mais, l’idée de la diversification est d’autant plus intéressante qu’elle nous rappelle le texte d’Ecclésiastes 11 :6 et l’exemple de la femme vertueuse dans Proverbes 31.

  • La vie est une équation à multiples inconnus, il faut la vivre avec prudence et sagesse en s’appuyant sur Dieu.

En lisant entre les lignes, ce proverbe semble aussi parler de la nature imprévisible de la vie. Les dangers abondent et un simple évènement malheureux peut nous faire basculer dans une situation amère, voire désastreuse. La vie, comme l’œuf, est fragile. Il est impérieux de la vivre avec prudence et sagesse. Il faut savoir avec qui associer, comment gérer son temps, ce qu’il faut dire et comment le dire, ce qu’il faut faire ou ne pas faire et à quel moment… Tout ceci est d’autant plus complexe que nous ne connaissons que partiellement et ne savons pas souvent la meilleure décision à prendre au bon moment. Il est donc important de fixer les regards sur le Créateur « …Car Dieu donne à l’homme qui lui est agréable la sagesse, la connaissance et la joie… » Ecclésiastes 2 :26 (La Bible du Semeur). Vivre sa vie sans Dieu, c’est abandonner la source d’eaux vives pour se creuser des citernes fendues (Cf. Jérémie 2 :12-13).

 

  • La vie présente ne saurait être vécue pleinement en ignorant totalement l’avenir.

L’idée même de mettre les œufs dans de paniers différents – au lieu d’une seule marmite pour la cuisson- implique le souci de préservation. Or, qui dit préservation dit avenir. Ainsi donc, ce proverbe est aussi une invitation à sortir de la prison des échecs et même des réussites du passé, et à utiliser les ressources du temps présent en vue de mieux se propulser vers l’avenir. Mais, par « avenir » il ne faut surtout pas se limiter à la vie sur cette terre quoiqu’elle soit importante aux yeux de Dieu et des êtres humains. Il faudrait également penser à l’éternité car la vie humaine ne se limite pas ici-bas. Il est alors aisé de comprendre que le Seigneur dise : « Ne vous amassez pas des richesse sur la terre où elles sont à la merci de la rouille, des mites qui rongent, où des cambrioleurs qui percent les murs pour voler. Amassez-vous plutôt des trésors dans le ciel, où il n’y a ni rouille, ni mites qui rongent, ni les cambrioleurs qui percent les murs pour voler. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. » (Matthieu 6 :19-21, la Bible du Semeur). Ici, le Seigneur ne prêche pas contre la fructification des ressources matérielles, le soutien aux membres de sa famille, ou l’économie. Mais, il attire notre attention sur la nécessité d’investir dans la banque céleste en soutenant l’avancement de son royaume. Car, nous récolterons en temps convenable le fruit ce que nous aurons fait pour l’avancement de son œuvre sur la terre avec les ressources et les talents qu’il a bien voulu nous donner (1 Corinthiens 15 :58 ; Galates 6 :9).

 

En somme, abordons cette année avec une vie enracinée en Dieu par la foi en Jésus-Christ. Diversifions nos investissements (si modestes soient-ils). Agissions tous les jours dans la crainte respectueuse du Seigneur car l’aventure humaine ne s’arrête pas ici bas. Qu’il plaise au Seigneur d’accorder à chacun d’entre nous une très bonne et heureuse année sous sa divine protection !

 

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2014

LES DEUX CLES QUI VONT VOUS AIDER A MARQUER LA DIFFERENCE CETTE ANNEE

“Alein ma zlit akulo yorgo colol lâ mi te vut agu ma ned’a.” (Proverbe Marba/Tchad)

 « L’oiseau qui se lève tôt mange du fruit mûr. » (Proverbe Marba/Tchad)

« Early bird eats ripe fruit. » (Marba proverb/Chad)

Signification : Le bonheur appartient à celui ou celle qui se réveille tôt.

(Ce proverbe a été recueilli par Le Dr Emmanuel BECHE pour le compte de l’Université Francophone de Développement International) 

Parallélisme biblique

A l’école primaire, je faisais partie de la dernière génération d’écoliers qui ont eu le plaisir de manier la plume, l’encrier et le buvard. C’est un exercice particulièrement délicat. Je me souviens toujours des inévitables ratures et de la promptitude avec laquelle je saisissais le buvard pour limiter les dégâts. Je n’oublie pas non plus la joie avec laquelle j’accueillais chaque nouvelle page du cahier. Elle me donnait l’occasion d’avancer un peu plus vers l’excellence dans l’écriture.

En ce début d’année, vous avez peut-être le même sentiment. Mais une question taraude votre esprit : Que puis-je faire pour mieux réussir cette année ? Déjà les premiers jours écoulés ne semblent pas donner les promesses du premier Janvier avec son lot de belles résolutions et de rêves. La réponse à cette préoccupation somme toute légitime semble se trouver chez les Marba du Tchad qui ont eu le privilège d’offrir à l’humanité ce proverbe combien fascinant : « L’oiseau qui se lève tôt mange du fruit mûr. »

En pays Marba comme dans toute la zone sahélienne, les arbres fruitiers sauvages se font de plus en plus rares du fait d’une désertification rapide et alarmante. Aussi peut-on comprendre l’acharnement avec lequel les oiseaux se ruent sur les fruits mûrs quand ils sont disponibles. Le résultat est sans appel :ceux d’entre eux qui se lèvent tôt se taillent une part de lion et  les autres doivent se contenter des miettes ou des fruits non mûrs. Si le sort de ces derniers est triste, celui des humains qui agissent comme eux est beaucoup plus pathétique. En réalité c’est à chacun d’entre nous que les Marba s’adressent pour nous rappeler que le bonheur accompagne ceux qui se lèvent tôt.  Mieux encore, ils nous invitent  à découvrir le double secret de la disciple et de la diligence qui sont en réalité les deux concepts clés encapsulés dans ce proverbe.

Ceci rappelle un texte biblique très révélateur :  « ‘Je vais faire juste un petit somme, dis-tu, juste un peu m’assoupir, rien qu’un peu croiser les mains et rester couché un instant.’ Mais pendant ce temps, la pauvreté s’introduit chez toi comme un rôdeur, et la misère comme un pillard (Proverbes 6 :10-11, La Bible du Semeur). »  Ces paroles sont reprises textuellement dans Proverbes 24 :33-34. Proverbes  20 :13 véhicule la même pensée  mais en des termes un peu différents tout en introduisant un complément positif : « N’aime pas trop le sommeil, pour ne pas finir dans la pauvreté: garde tes yeux ouverts, et tu auras de quoi te rassasier (La Bible du Semeur). » De nombreux autres textes bibliques communiquent des idées semblables, ce qui dénote l’importance que notre Créateur y accorde. Mais, si une lecture superficielle de ces textes semblent mettre en relief la diligence,  en réalité c’est la discipline qui en est la vraie quintessence.  La discipline est nécessaire pour se coucher tôt en vue de se lever tôt même quand des jeux, des causeries futiles avec de faux amis, certains programmes à la télévision ou sur l’internet, et bien d’autres distractions, semblent accrocheurs voire irrésistibles.  La discipline est incontournable quand le sommeil semble si doux qu’on ne veut pas du tout quitter le lit malgré le bruit assourdissant du réveil ou les interpellations de la conjointe ou du conjoint pour ceux qui sont mariés. La discipline est comme un comprimé amer mais efficace. Un proverbe chinois ne dit-il pas « Le bonheur est toujours au bout des efforts pénibles »?

Si nous voulons marquer la différence cette année et dans l’avenir apprenons à utiliser les deux clés que sont la discipline et la diligence.  Toutefois, une question demeure : Comment réussir à surmonter les mauvaises habitudes qui s’érigent en montagnes infranchissables sur notre chemin en vue de faire un bon usage de ces clés de succès? Brian Tracey, dans son excellent ouvrage intitulé The Power of Discipline (2008 :15-19) recommande une démarche en sept étapes :

1)    Premièrement, décidez exactement ce que vous voulez

2)    Consignez votre objectif par écrit

3)    Fixez une date limite pour l’atteindre

4)    Dressez une liste exhaustive de tout ce qui peut vous aider à atteindre votre objectif

5)    Organisez la liste par séquence et priorité

6)    Passez immédiatement à la mise en œuvre de votre plan

7)    Faites chaque jour quelque chose qui vous pousse dans la direction de votre objectif

Je propose trois autres éléments sans lesquels tout ce qui précède risque de s’écrouler comme un château de cartes  : 

8)    Commencez chaque journée par un temps méditation biblique et de prière car c’est Dieu seul qui donne la vraie réussite. Le secret du vrai bonheur ne se trouve qu’en lui. Priez regulièrement au courant de la journée.

9)    Maintenez une bonne relation avec votre Seigneur  et menez une vie de sanctification afin que rien ne fasse obstacle à vos prières. S’il vous arrive de pécher, demandez pardon, implorez son secours, et continuez votre marche avec le Seigneur avec une conscience pure.

 10) Partagez votre objectif avec deux amis sérieux et demandez-leur de prier pour vous et de vous interpeller chaque fois que vous êtes tenté(e) de dévier de votre objectif (ou de vos objectifs).

Pour finir, Robert Kiyosaki a dit : « Ne sacrifiez pas ce que vous voulez plus pour ce que vous voulez maintenant. » Garder les yeux fixés sur le Seigneur et se concentrer sur le but qu’on veut atteindre sont deux dispositions qui permettent d’échapper aux pièges des distractions et des plaisirs éphémères qui empêchent de se lever tôt pour manger les fruits mûrs de la vie. J’ose croire  que vous tiendrez compte de ces conseils tout au long de cette nouvelle année. Je suis persuadé que si vous le faites, vous marquerez la différence à partir d’aujourd’hui. Et si cela produit des résultats palpables dans votre vie, veuillez me le faire savoir. Que Dieu nous accorde la grâce d’être toujours disciplinés et diligents !

 

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2014.

Pour acceder a notre blog: https://bongoyok.wordpress.com

Chers amis,

Nous avons remarqué des perturbations sur notre site <contributions africaines> depuis quelques temps. Nous sommes en train d’y remédier. En attendant, pour accéder à notre blog, veuillez le faire à travers le lien suivant: https://bongoyok.wordpress.com

Merci d’avance,

Moussa Bongoyok.

Jalons pour une nouvelle annee fructueuse

“Ka dantse keli kwoya sima na kannubero gertegin.” Kanuri Proverb.

“He draws near the fire when the meat is raw.” Kanuri Proverb.

“Il s’approche du feu quand la viande est crue.” Proverbe Kanuri.

Signification: Celui ou celle qui désire un objet prend les mesures appropriées.

Source: Richard Francis Burton Wit and Wisdom from West Africa: or, a Book of Proverbial Philosophy, Idioms, Enigmas, and Laconisms (London: Tinsley brothers, 1835) p. 44.

Parallélisme biblique:

Le début d’une nouvelle année est souvent l’occasion de formuler des vœux et de fixer des objectifs. Hélas, plusieurs objectifs sont abandonnés  ou tout simplement  oubliés avant la fin du premier mois. Pourquoi n’arrivons-nous pas à accomplir nos objectifs ?

Les réponses sont aussi variées que leur nature, leur envergure, ou les circonstances qui les entourent. Nous ne saurons donc en faire le tour complet.

Toutefois, le proverbe kanuri susmentionné semble attirer notre attention sur un fait très important : Il ne suffit pas de désirer un objet, il faut prendre des mesures appropriées pour s’en approprier. Ainsi, une personne qui veut griller ou cuire de la viande crue ne reculera pas devant l’ardeur du feu ou la nocivité de la fumée.

Ceci nous rappelle un proverbe biblique qui traduit une idée semblable : « Celui qui travaille sa terre aura du pain en abondance, mais celui qui court après des chimères est dépourvu de sens.” Proverbes 12:11 (La Bible du Semeur). Ici, le texte biblique indique clairement que celui ou celle qui veut avoir du pain en abondance doit s’imposer la discipline de travailler sa terre. Travailler la terre n’est pas une tâche aisée. Cela implique de la volonté, du sacrifice, de la discipline, de la persévérance, et l’utilisation des outils appropriés au temps convenable. C’est exactement ce qu’il faut faire avec chaque objectif que nous nous voulons atteindre cette année après avoir vérifié qu’il est raisonnable et conforme à la volonté de Dieu.

Daigne le Seigneur nous accorder la grâce de fixer de bons et d’atteindre de bons objectifs en cette nouvelle année ! Daigne le Seigneur faire en sorte qu’elle soit une année particulièrement fructueuse pour sa gloire et le bonheur de nos semblables!

© Copyright, Moussa Bongoyok,  2012

SECRET DE BENEDICTIONS POUR LA NOUVELLE ANNEE

“Mche Mungu upate rehema zake milele.” (Swahili proverb)

“Crains Dieu et tu obtiendras ses bénédictions éternelles.” (proverbe swahili)

“Fear God so that you earn His everlasting blessings.” (Swahili proverb)

Signification: La crainte respectueuse de Dieu est le secret des vraies bénédictions.

Parallélisme biblique

Le début d’une nouvelle année est immanquablement riche en vœux. Les souhaits de bonheur, de santé, et de prospérité, fusent de partout. Nous ne saurons les négliger, surtout quand ils proviennent des amis, des parents, ou des collègues bien intentionnés. Cependant, un constat s’impose.

S’il est vrai que nous désirons tous que les échecs et les frustrations de l’année écoulée cèdent la place à la joie et aux bénédictions diverses, il n’en demeure pas moins que nous semblons peu disposés à en payer le prix.  Tout se passe comme si nous voulions faire l’omelette sans casser les œufs.

« C’est une erreur grave ! » s’écrie notre proverbe swahili. Si nous voulons jouir du bonheur en cette nouvelle année,  si nous voulons qu’elle soit joyeuse et bénie, donnons la priorité au Dieu Créateur.  Donnons-lui la primauté dans nos pensées, dans nos regards, dans nos paroles, et dans nos actions. Respectons-le. Ecartons-nous du mal et pratiquons le bien. C’est alors que nous jouirons de ses bénédictions, encore faut-il savoir que ces bénédictions ne se résument pas aux biens matériels. Qui pourrait acheter la joie, la paix, ou la vie au supermarché ?

Dieu bénit. La Bible l’enseigne. Nous n’avons pas besoin de recourir à la théologie de la prospérité avec toutes se déviances pour le réaliser. Certaines bénédictions se répandent sur tous car Dieu fait lever son soleil et pleuvoir sur les justes et sur les injustes (Matthieu 5 :45). Mais, le Seigneur réserve des bénédictions spéciales à ceux et celles qui lui obéissent. C’est ainsi que nous lisons dans l’Ancien Testament :

“Si vous écoutez attentivement la parole de l’Éternel votre Dieu et si vous obéissez à tous les commandements que je vous donne aujourd’hui, si vous les appliquez, alors l’Eternel votre Dieu vous fera devenir la première de toutes les nations de la terre. Si vous obéissez à l’Eternel votre Dieu, voici toutes les bénédictions dont Dieu vous comblera. Vous jouirez de ces bénédictions à la ville comme aux champs. Il vous bénira en vous donnant de nombreux enfants et d’abondantes récoltes, en multipliant le nombre de vos bœufs, de vos moutons et de vos chèvres. Il vous bénira en remplissant votre corbeille et votre pétrin. Il vous bénira lors de vos allées et venues, au départ comme à l’arrivée. L’Éternel mettra en déroute les ennemis qui vous attaqueront; s’ils marchent contre vous par un seul chemin, ils s’enfuiront en débandade en tous sens. Éternel vous bénira en remplissant vos greniers et en faisant réussir tout ce que vous entreprendrez. Oui, l’Éternel votre Dieu vous bénira dans le pays qu’il vous donnera. Si vous obéissez aux commandements de l’Éternel votre Dieu et si vous suivez les chemins qu’il vous a prescrits, il fera de vous un peuple saint pour lui, comme il l’a promis par serment. Tous les peuples de la terre verront alors que l’Éternel est invoqué en votre faveur et ils auront du respect pour vous. L’Éternel vous comblera de biens dans le pays qu’il a promis par serment à vos ancêtres de vous donner, il vous accordera de nombreux enfants, multipliera vos troupeaux et vous donnera des récoltes abondantes. L’Éternel ouvrira pour vous son bon trésor céleste pour donner en temps voulu la pluie nécessaire aux terres et pour bénir tout travail que vous accomplirez. Vous prêterez à de nombreuses nations et vous n’aurez vous-mêmes pas besoin d’emprunter. L’Éternel vous fera tenir le premier rang parmi les peuples, jamais le dernier. Vous occuperez toujours la position la plus haute, et non une position inférieure, à condition que vous écoutiez les commandements de l’Éternel votre Dieu, que je vous prescris aujourd’hui, pour y obéir et les appliquer, sans vous écarter ni dans un sens ni dans l’autre de tout ce que je vous ordonne aujourd’hui, pour vous attacher à d’autres dieux et leur rendre un culte. » (Deutéronome 28:1-14, La Bible du Semeur)

Dans une certaine mesure, ce texte abonde dans le même sens que Matthieu 6 :33 où il écrit : « Faites donc du règne de Dieu et de ce qui est juste à ses yeux votre préoccupation première, et toutes ces choses vous seront données en plus.” (La Bible du Semeur).

Dieu bénit ceux qui lui donnent la priorité dans leur vie et lui obéissent.

Toutefois, nous ne perdons pas de vue que, dans sa souveraineté, le Seigneur peut permettre que ceux qui lui obéissent connaissent des privations, des persécutions, et même le martyre. Le chapitre onze de l’épître aux Hébreux et les diverses épreuves endurées par l’apôtre Paul en sont des preuves solides parmi tant d’autres. Cependant, même quand cela arrive, des bénédictions plus profondes sont toujours présentes et inébranlables. C’est ainsi que, par exemple, la joie de l’apôtre Paul est resplendissante même au cœur des épreuves (lire l’épître aux Philippiens).  Dieu fait concourir toutes choses (apparemment favorables ou défavorables) au bien de ceux qui l’aiment (Cf. Romains 8 :28). Par contre, ceux et celles qui ne l’aiment pas s’exposent à des malédictions certaines et diverses même s’ils semblent prospérer momentanément aux yeux des êtres humains.

Si nous voulons que cette nouvelle année soit bonne, heureuse, et fructueuse, ayons la crainte respectueuse de Dieu. C’est la clé du vrai bonheur ici bas et dans l’au-delà!

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2011.

LE TEMPS PASSE, ON PASSE AVEC LUI

“Nga a gaba.” (N’gèlègèdma mafahai)

 « Nous sommes sous l’arbre à palabres » (proverbe mafa 

“We are under the palaver tree.” (Mafa proverb)

Signification: Nous ne sommes que de passage sur la terre.

 Parallélisme biblique

L’arbre à palabres est célèbre dans de nombreuses cultures sahéliennes. C’est un arbre sous lequel les notables de village se réunissent pour échanger des idées, discuter, juger, ou se pencher sur divers problèmes de la vie en société. C’est aussi un lieu de rassemblement. Chaque village mafa a son arbre à palabres sous lequel se trouve souvent grand un roc sur lequel les gens peuvent s’asseoir sans se salir.

 L’arbre à palabres est plein de symboles dans la société mafa. Tout y passe : les nouvelles, les plaintes, les joies, les peines, les conflits, la réconciliation, les médisances, le rétablissement de la vérité, la politique,  l’éducation, les stratégies, les contes, les proverbes, la religion, la philosophie, l’économie, le mysticisme, les rêves, l’organisation des travaux champêtres,  les projets, bref tout ce qui se rapporte de près ou de loin à la vie du village. Mais, au-delà de tous ces symboles,  l’arbre à palabres représente la précarité de la vie sur la terre. En effet, l’arbre à palabres ne rassemble les gens que pour un temps bien limité. Après les réunions, chacun rentre chez soi pour un sommeil bien mérité en vue de mieux affronter les durs labeurs du lendemain si Dieu permet qu’on y arrive. Nombreux sont ceux qui sont partis d’un petit sommeil à un sommeil et chacun attend son tour. Face à cette réalité existentielle, les Mafa affirment, sur une note philosophique assez profonde que nous (les êtres humains) sommes sous l’arbre à palabres. Nous ne sommes que des étrangers sur cette terre. La mort nous attend à tout moment. Il est alors aisé de comprendre pourquoi c’est l’un des premiers proverbes que les Mafa citent pour évoquer un décès dans la communauté.

 En cette fin d’année où nous sommes souvent surpris par la rapidité avec laquelle les mois se sont écoulés il nous arrive parfois de dire tout haut : « comme le temps passe si vite ! » Mais, n’oublions pas  que ce n’est pas seulement le temps qui passe. Nous passons aussi avec lui. L’écrivain français Paul-Jean Toulet (1867-1920) exprime cela en des termes qui n’ont pas perdu leur éloquence après près d’un siècle : « Le temps passe. Ah, si on pouvait le regarder passer. Mais hélas, on passe avec lui. ». Au-delà du temps qui passe, c’est donc nous qui passons.

 C’est justement ce que nous rappelle de nombreux textes bibliques. Retenons-en un, l’un des plus vieux psaumes de la Bible, attribué à Moise l’homme de Dieu :

  1 Prière de Moïse, l’homme de Dieu.
      O Seigneur, d’âge en âge
      tu as été notre refuge.

    2 Avant que soient nées les montagnes,
      et que tu aies créé la terre et l’univers,
      de toute éternité et pour l’éternité, toi, tu es Dieu.

   
    3 Tu fais retourner l’homme à la poussière,
      et tu dis aux humains: «Retournez-y!»

     4 Car mille ans, à tes yeux,
      sont comme le jour d’hier qui est déjà passé,
      comme une seule veille au milieu de la nuit.

        5 Tu balaies les humains comme un peu de sommeil qui s’efface à l’aurore.
      Ils sont pareils à l’herbe

    6 qui fleurit le matin, qui passe
      et qui, le soir, se fane et se flétrit.

    7 Nous sommes consumés par ta colère,
      ta fureur nous effraie:

    8 tu as mis devant toi tous nos péchés,
      et tu mets en lumière tout ce qui est caché.

    9 Tous nos jours disparaissent par ta colère,
      et nos années s’effacent comme un murmure…

      10 Le temps de notre vie? C’est soixante-dix ans,
      au mieux: quatre-vingts ans pour les plus vigoureux;
      et leur agitation n’est que peine et misère.
      Car le temps passe vite et nous nous envolons.

     11 Qui peut connaître l’intensité de ta colère,
      qui te respecte assez pour tenir compte de ton courroux?

        12 Apprends-nous donc à bien compter nos jours,
      afin que notre cœur acquière la sagesse!

(Psaume 90 :1-12, La Bible du Semeur)

Daigne le Seigneur nous accorder la sagesse de bien compter nos jours de nous rappeler chaque jour que nous ne sommes que sous l’arbre à palabres de la condition humaine. Daigne le Dieu unique, saint, et juste nous aider à comprendre que nous pouvons quitter cette terre à tout moment et que nous avons intérêt à la quitter quand nous sommes en bons termes avec lui. En cette fin d’année, examinons-nous. Faisons la paix avec Dieu et avec nos prochains. Et surtout, engageons-nous à vivre chaque jour de telle sorte que, même si c’était la fin de notre pèlerinage terrestre, nous partions avec la ferme assurance que notre vie et dans les tendres bras du Bon Berger avec qui nous passerons l’éternité dans un bonheur parfait. C’est aujourd’hui qu’il faut se repentir et confier la direction totale de sa vie au Seigneur Jésus-Christ. C’est aujourd’hui qu’il faut demander pardon à ceux qui ont été offensés.  C’est aujourd’hui qu’il faut honorer Dieu. C’est aujourd’hui qu’il faut aimer le prochain comme soi-même. C’est aujourd’hui qu’il faut pratiquer des œuvres dignes de la repentance. Demain peut être trop tard car nous ne savons pas si nous le verrons et il serait irresponsable de prendre un si grand risque avec son avenir éternel. Or, la Bible déclare que «le sort de tout homme est de mourir une seule fois – après quoi il est jugé par Dieu. » (Hébreux 9 :27, La Bible du semeur). Soyons donc sages et sachons nous rendre à l’évidence que ce n’est pas seulement le temps qui passe mais que c’est aussi nous qui passons car la vie sur terre n’est qu’une éphémère réunion sous un arbre à palabres. « Nga a gaba ! »   

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2010.

SORTIR DU PIEGE AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD

Shin cubin, soun cubunnodi bozú (proverbe toubou du Tchad)

Celui qui a mangé l’oreille ne restera pas sans manger l’œil (proverbe toubou du Tchad)

“Whoever ate the ear will not go without eating the eye.” (Toubou proverb from Chad)

 

Signification : Si tu donnes ton petit doigt [à l’ennemi], il te prendra la main.

Source : http://www.tchad.org/recherche/proverbes/toubou.html

 

Parallélisme biblique

Les Toubou  du Tchad nous donnent une très belle leçon de sagesse à travers le proverbe susmentionné. En effet, Dieu nous avertit très souvent des dangers que nous courrons mais nous semblons prendre un malin plaisir à négliger ses feux jaunes et à brûler ses feux rouges. Pourtant, de manière directe ou indirecte, nous voyons les conséquences des mauvais choix, de la mauvaise conduite, de l’orgueil, du refus de régler des problèmes, des addictions,  et du refus délibéré d’écouter les bons conseils des amis, des dirigeants spirituels ou des parents. Un examen minutieux de notre vie peut même parfois révéler des cas précis où l’un de nos membres a été mangé, au propre ou au figuré. Et pourtant, nous continuons      à vivre comme si de rien n’était. Nous tirons peu de leçons des bavures du passé. Nous justifions souvent nos mauvais comportements. Certains parmi nous s’obstinent même à cheminer sur la mauvaise voie. 

Face à ces constats, les Toubou nous invitent à nous ressaisir car les conséquences des mauvais comportements sont incommensurables. Ces conséquences peuvent sembler insignifiantes au début mais, s’il n’y a aucun changement, elles ouvriront la voie à de plus grands ennuis, à de sérieuses pertes.

L’un des récits bibliques qui mérite une sérieuse méditation est celui de Samson, un homme doté d’une force extraordinaire et qui aurait pu marquer l’histoire d’une manière plus significative mais qui s’est laissé enfoncer progressivement dans des compromis, des conduites coupables. Il a fini par perdre ses yeux, et ultimement sa vie dans des circonstances très tragiques. L’un des épisodes les plus tristes de sa vie fut lorsque Dalila lui rasa sa tête et s’écria hypocritement : « Samson, les philistins t’attaquent ! » La Bible précise que Samson « … se réveilla de son sommeil et se dit: ‘Je m’en tirerai comme les autres fois et je me dégagerai!’   Mais il ne savait pas que l’Eternel s’était détourné de lui. » (Juges 16 :20, La Bible du Semeur). Hélas, c’était trop tard. Ses oreilles avaient étaient déjà moralement et spirituellement mangées d’autant plus qu’il n’a pas écouté les avertissements; et maintenant ses yeux sont littéralement mangés car ils ont été aussitôt  crevés. En plus des souffrances physiques indescriptibles, il a subi de graves humiliations. Plus tard, la mort physique s’en est suivie.

Malheureusement nous, qui lisons ces récits des milliers d’années plus tard, tombons  bêtement dans les mêmes pièges. Nous n’en tirons pas des leçons. Pourtant, nous ne sommes pas obligés de continuer à nous enfoncer. Même ceux et celles qui  sont descendus très bas peuvent encore se ressaisir comme le fils prodigue de la parabole (Voir Luc 15 :17-19).  Le pire n’est pas de tomber mais de rester par terre et de s’enfoncer soi-même dans la boue quand on est tombé. Le pire n’est pas d’être répréhensible mais de faire la sourde oreille face aux reproches justifiés. La Bible est formelle : « Celui qui se raidit contre les reproches sera brisé soudainement et ne s’en remettra pas. » (Proverbes 29:1, La Bible du Semeur).

Ayons la sagesse de sortir résolument du piège de l’Ennemi, de nos semblables, ou de nos mauvais choix, avant qu’il ne se referme sur nous. Au lieu de nous enfoncer comme Samson, relevons-nous et marchons sur la voie d’intégrité comme Daniel et ses trois compagnons. Que Dieu nous vienne en aide ! Amen.

© Copyright 2010 by Moussa Bongoyok.

LA PERSEVERANCE: UNE CLE TRES IMPORTANTE

“Abiii wo ni ahe nu.» (Ga Proverb of Ghana).

« Tu ne dois pas demander du miel et te contenter de l’eau. » (Proverbe ga du Ghana).

“You must not solicit for honey and then accept water instead.” (Ga Proverb of Ghana).

Explication: « Le miel est vraiment différent de l’eau et coûte plus cher. Ainsi, si tu as besoin du miel mais te contentes de l’eau, c’est une preuve que tu ne sais pas ce que tu cherches.”

Sens : Il faut être endurant et persévérant pour obtenir ce dont on a vraiment besoin.

Source: Joshua N. Kudajie Ga and Dangme Proverbs for Preaching and Teaching (Accra: Asempa Publishers, 1996) p. 43.

Parallélisme biblique

Les six premières semaines de l’année en cours sont déterminantes pour l’accomplissement des objectifs qu’on s’est assignés. Malheureusement, un très grand nombre de personnes se découragent dès la fin de la première semaine et repartent à leur ancien style de vie qu’elles ont pourtant voulu changer avec l’avènement de la nouvelle année. Nous ne devons en aucun cas être de leur nombre si nous voulons progresser, atteindre nos objectifs ou réussir. C’est exactement le message que nous livrent les Ga du Ghana.

Les Ga disent que celui ou celle qui demande du miel ne doit pas être satisfait tant qu’il n’a pas obtenu ce qu’il ou elle cherche. L’eau est bonne, elle est essentielle pour la vie, mais si l’objectif est d’obtenir du miel, elle perd automatiquement sa valeur. Voilà une belle leçon de persévérance.

La persévérance est aussi l’un des grands conseils que Dieu donne à l’humanité. La Bible en parle abondamment. Citons, en guise d’illustrations, quelques textes de l’Ancien et du Nouveau Testament.

Dans l’Ancien Testament, Job a enduré des souffrances indescriptibles, mais il a persévéré dans la foi, il n’a pas rejeté Dieu. A la fin de la série d’épreuves subies avec une patiente inébranlable, Dieu a comblé Job de grandes bénédictions (Job 42 :10-17). Les Israélites ont fait plusieurs fois le tour de la ville de la ville de Jéricho sur instruction de l’Eternel. Ils pouvaient s’arrêter après le deuxième ou le troisième jour sous prétexte que la stratégie militaire était l’une des plus insolites et ne saurait en aucun cas produire le résultat escompté. Mais ils ont plutôt opté pour l’obéissance et la persévérance. Ils avient fait un tour de la cité de Jéricho par jour pendant les six premiers jours (sans faire du bruit) et sept fois le tour la ville au septième jour. Et, le septième jour, au septième tour, pas avant ni après, les murs de Jéricho s’étaient effectivement effondrés comme Dieu l’avait promis. Quelle belle leçon de persévérance qui paie ! Cela nous rappelle l’histoire de la guérison de Naaman qui devait se plonger sept fois dans le Jourdain afin d’être guéri de sa lèpre. Ce n’est qu’après la septième plongée que la lèpre disparut (2 Rois 5 :1-19). De nombreux autres personnages de l’Ancien Testament ont persévéré en dépit des moqueries, des adversités et ont pu faire de grandes réalisations pour la gloire du Seigneur. On pourrait mentionner Noé, Jacob, Elie, Daniel, Néhémie, Mardochée et bien d’autres encore.

Le Nouveau Testament regorge aussi de textes qui traitent de la persévérance. L’un des textes classiques est la parabole du juge inique (Luc 18 :1-8). La veuve était en face d’un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait personne; mais elle était rentrée dans ses droits sur la seule base de sa persévérance. L’exemple de cette veuve est si frappant que le Seigneur s’en sert pour encourager ses disciples à persévérer dans la prière. Combien de fois avons-nous vu des frères et des sœurs et en Christ prier une, deux ou trois fois pour un sujet et se croiser ensuite les bras avec la ferme conviction que Dieu n’exaucera jamais leur prière ? Pourtant, les deux derniers versets du passage biblique que nous venons de mentionner disent : « Alors, pouvez-vous supposer que Dieu ne défendra pas le droit de ceux qu’il a choisis et qui crient à lui jour et nuit, et qu’il tardera à leur venir en aide? Moi je vous dis qu’il défendra leur droit promptement. Seulement, lorsque le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il encore la foi sur la terre? » Luc 18 :7-8, La Bible du Semeur). Le Seigneur, qui a fait de belles promesses d’exaucement dans Matthieu 7 :7-11, a la volonté et les moyens de les honorer. Si rien ne se passe, c’est soit parce quelque chose doit être réglé de notre côté (Esaïe 59 :1-15 ; Jacques 4 :1-10), soit parce que nous ne persévérons pas. Tous ceux et celles qui persévèrent dans la prière et dont les prières sont conformes à la volonté divine finissent par obtenir les exaucements escomptés. Seulement, ceux qui marchent avec le Seigneur savent aussi que parfois Dieu peut dire « non » (Exemple de la réponse du Seigneur à son serviteur Paul en 2 Corinthiens 12 :8-10) ou « attend un peu » (Exemple de la résurrection de Lazare en Jean 11 :1-44).Cependant, chaque fois qu’il le fait, c’est toujours pour notre bien (Romains 8 :28).

Détachons maintenant notre regard de la prière pour considérer d’autres domaines dans lesquelles la Bible nous invite à persévérer. En effet, Dieu nous donne des exemples et des recommandations dans le but de nous encourager à persévérer dans la lecture de sa Parole (Josué 1 :8 ; Psaume 1 :1-6 ; Jacques 1 :23-25 ; 1 Timothée 4 :13,16), dans l’enseignement (Actes 2 :42 ; 2 Timothée 3 :14-16), dans la communion fraternelle qui inclut l’amour fraternel (Actes 2 :42 ; 1 Corinthiens 12 :12-17 ; Hébreux 13 :1), dans le combat spirituel (Ephésiens 6 :10-13 ; Hébreux 10 :36 et 12 :1-3), dans les épreuves ( Daniel 6 :20 ; 2 Thessaloniciens 1 :4), et dans les bonnes œuvres (1 Corinthiens 15 :58 ; 2 Thessaloniciens 3 :13). Dieu ne se contente pas de recommander la persévérance. Il sait aussi la récompenser car d’une part ceux et celles qui persévèrent obtiennent la réalisation de promesses divines dès ici bas (Hébreux 6 :11-12 :15), et d’autres part des récompenses les attendent au ciel (2 Timothée 4 :7-8 ; Jacques 1 :12 et Apocalypse 2 :10).

La persévérance est donc une clé essentielle de succès dans la vie. L’écrivain anglais Samuel Johnson (1709-1784) l’a bien perçu quand il a écrit: « Peu de choses sont impossibles à qui est assidu et compétent… Les grandes œuvres jaillissent non de la force mais de la persévérance. » John Calvin Coolidge, Jr. (1872 –1933), le 30e président des États-Unis, est allé un peu plus loin en affirmant :

« Rien au monde ne peut remplacer la persévérance.

Ni le talent – les hommes talentueux qui n’ont pas réussi sont légion.

Ni le génie – les histoires de génies méconnus sont quasi proverbiales.

Seules la persévérance et la détermination sont toutes puissantes. »

Sans élever la persévérance au rang du Dieu Tout-Puissant (car nous ne pensons pas que le Président Coolidge soit allé jusqu’à ce niveau dans sa pensée étant donné qu’il était chrétien), nous voulons affirmer avec lui qu’elle ouvre des portes que ni le talent, ni l’intelligence, ni les positions sociales ne peuvent ouvrir.

A partir de cette année 2010 et jusqu’au terme de notre pèlerinage terrestre, sachons persévérer. Bien entendu, il ne s’agit pas de persévérer dans le mal, la médiocrité et la sottise. Nous devons plutôt persévérer dans l’accomplissement des objectifs nobles et conformes à la volonté de Dieu. Persévérons dans tout ce qui contribue à renforcer notre amour pour Dieu et pour nos prochains. Bravons les obstacles et les moqueries. Soyons disciplinés et méthodiques. Visons toujours plus haut et ne nous contentons pas de maigres résultats tant que nous n’avons pas atteint nos vrais objectifs.

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2010.

BIEN COMMENCER LA NOUVELLE ANNEE

« Gedepooh faa dyueh wonon bedeeh mu po-deh. » (Proverbe Bassa du Ghana).

« Le Dieu qui a fendu la bouche de son enfant y mettra quelque chose. » (Proverbe Bassa du Ghana).

« The God who split His child’s mouth, has something to put in it. » (Bassa Proverb of Ghana).

Sens : Dieu pourvoit.

Source : Abba Karnga Bassa Proverbs for Preaching and Teaching (Accra : Asempa Publishers, 1996) 1.6.10 c


Parallélisme biblique

Au début d’une nouvelle année, l’être humain est face à une incertitude. Nul ne peut dire avec exactitude ce que les douze prochains mois nous réservent comme surprises. Cette incertitude inquiète et vient s’ajouter aux soucis que les années passées ont ajouté à la valise de la vie. Pour cette raison, il n’est pas rare que la joie de vivre une nouvelle année soit ternie par de multiples questions tout à fait légitimes. En voici quelques unes : Que ferons-nous face à une telle situation ? Aurons-nous assez de moyens financiers ou de provisions pour survivre ? Comment allons-nous résoudre ce problème ? Sortirons-nous de cette impasse ? Cette nouvelle année va t-elle enfin redonner l’espoir qui s’est effritée au fil des années ?

Face à ces interrogations et à tant d’autres, les Bassa nous invitent à garder notre calme et à aborder la nouvelle année avec optimisme. N’est-ce pas Dieu qui a donné une bouche à ses enfants? Il est aussi en mesure d’y mettre quelque chose.

En clair, Dieu pourvoit. C’est justement ce que la Bible enseigne. D’ailleurs, l’un des noms de Dieu est YHWH-YIREH (Yahvé-Jiré). Avant de donner le sens de cet attribut divin, il convient de relever ici que, par respect pour Dieu, les Juifs se sont servis des voyelles du mot Adonaï (Seigneur) pour vocaliser YHWH. Ainsi, au lieu de lire « Yahweh-Yireh », ils lisent « Adonaï-Yireh ».

Revenons maintenant à ce nom combien important et significatif. YHWH-Yireh est mentionné pour la première fois dans Genèse 22 qui relate l’histoire du sacrifice d’Isaac. Dieu voulait tester la foi d’Abraham. Il lui demanda de sacrifier son fils Isaac. Abraham obéit et embarqua Isaac dans un long voyage. Au troisième jour, intrigue, le fils fit la remarque suivante à son père : “ Voici le feu et le bois, dit-il, mais où est l’agneau pour l’holocauste?”. Plein de foi, Abraham répondit: “Mon fils, Dieu pourvoira lui-même à l’agneau pour l’holocauste.” (cf. Genèse 22:7-8). Effectivement, Dieu pourvut et un bélier fut sacrifié en lieu et place d’Isaac. Abraham appela ce lieu YHWH-Yireh, qu’on pourrait traduire en français par « Dieu pourvoit » ou  « Dieu pourvoira ».

Dieu pourvoit effectivement aux besoins de ses enfants. Le prophète Elie l’a expérimenté à plusieurs reprises dans sa vie. Pour le nourrir, Dieu s’est servi des corbeaux (1 Rois 17 :2-6), d’une très pauvre veuve (1 Rois 17 :7-16), et de son ange (1 Rois 19 :5-9). Esaïe le prophète a rappelé aux Israélites l’importance de tourner les regards vers lui et non vers l’Egypte (Esaïe 31 :1). Le Seigneur, dans la prière dominicale, nous encourage à nous tourner vers notre Père céleste en vue de lui demander notre pain quotidien (Matthieu 6 :11). Le Dieu qui nourrit les oiseaux et les animaux sauvages sait aussi nourrir ses enfants qui ont plus de valeur qu’eux (Matthieu 6 :26). Voilà pourquoi le Seigneur Jésus-Christ nous encourage à ne jamais céder aux inquiétudes : “Quant aux vêtements, pourquoi vous inquiéter à leur sujet? Observez les lis sauvages! Ils poussent sans se fatiguer à tisser des vêtements. Pourtant, je vous l’assure, le roi Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’a jamais été aussi bien vêtu que l’un d’eux! Si Dieu habille avec tant d’élégance la petite plante des champs qui est là aujourd’hui et qui demain sera jetée au feu, à plus forte raison ne vous vêtira-t-il pas vous-mêmes? Ah, votre foi est encore bien petite! Ne vous inquiétez donc pas et ne dites pas: ‘Que mangerons-nous?’ ou: ‘Que boirons-nous? Avec quoi nous habillerons-nous?’ Toutes ces choses, les païens s’en préoccupent sans cesse. Mais votre Père, qui est aux cieux, sait que vous en avez besoin. Faites donc du règne de Dieu et de ce qui est juste à ses yeux votre préoccupation première, et toutes ces choses vous seront données en plus.” (Matthieu 6:28-33, La Bible du Semeur). Voila un texte biblique qui mérite d’être lu et relu tout au long de notre voyage ici-bas.

Ailleurs, la Bible nous rassure que le Dieu qui n’a pas hésité à nous donner le Seigneur Jésus-Christ, nous donnera aussi toute chose avec lui (Romains 8 :32). L’apôtre Paul conclut son épître aux Philippiens en disant : « Aussi, mon Dieu subviendra pleinement à tous vos besoins; il le fera, selon sa glorieuse richesse qui se manifeste en Jésus-Christ.” (Philippiens 4 :19, La Bible du Semeur). Cette promesse est aussi valable pour nous aujourd’hui car le Dieu en qui nous croyons est le Dieu qui pourvoit. Il peut même faire au-delà de ce que nous lui demandons (Éphésiens 3 :20).

Voilà qui devrait balayer les salissures du pessimisme et nous redonner la joie et l’espoir en ce début d’année. Devant la délicatesse des décisions comme en pleine tempête des épreuves de la vie, l’enfant de Dieu peut garder la tête haute et dire : Dieu pourvoira ! Quand nous sommes abattus, à bout de force et au bord du découragement, rassemblons le peu d’énergie qui reste et crions : Dieu pourvoira! Quand les déceptions nous arrachent tout espoir de renversement de la tendance d’un côté et les tyrans nous menacent de l’autre, levons nos regards vers le ciel et affirmons: Dieu pourvoira!

Abordons la nouvelle année avec confiance et optimisme en comptant sur le soutien du Dieu Créateur. Bien entendu, la présence du Seigneur dans la barque de notre vie n’écarte pas la possibilité de tempêtes, mais elle nous rassure que nous ne sombrerons pas. Il peut arriver que nous traversions la vallée de l’ombre de la mort. Mais, pour emprunter le langage du psalmiste dans le Psaume 23, la houlette et le bâton de notre Bon et Divin Berger nous rassurent. L’image du berger est très significative car un berger conduit, protège, soigne et sauve ses brebis. Le Seigneur est notre Berger et il pourvoira à tous nos besoins dans chacun de ces domaines : direction vers les lieux où nos besoins seront satisfaits, protection contre les forces du mal, santé dans toutes ses dimensions, et délivrance dans des situations particulièrement difficiles.

Quelle que soit la tournure des évènements, Dieu fait concourir toutes choses au bien de ceux et celles qui l’aiment (Romains 8:28). Ne craignons rien mes frères et sœurs. Notre Dieu est fidèle. Il pourvoira! La meilleure façon de commencer cette année est de s’appuyer entièrement sur lui.

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2010.

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