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Mission accomplie dans l’intégrité -Poème en hommage à Adama DIOUF (1964-2018)

adama diouf

Comment écrire quand les mains sont en grève

Et cachées dans le château des fibres du cœur ?

Comment parler quand la voix lutte sans trêve ?

Comment penser quand les larmes amères chantent en chœur ?

Adama, ton départ est si brusque

À nos yeux enveloppés de douleur,

Que du fond de notre âme débusque

Un questionnement sans couleur :

Que signifie ce départ énigmatique

Sans Jàmm ak jàmm et le dernier jour de l’an ?

Est-ce un subtil sermon charismatique

Comme pour nous dire dans ton dernier élan

Que tu as déjà terminé ta mission et ta course

Après avoir servi avec amour, diligence, zèle et fidélité ?

Est-ce une invitation à puiser à la divine source

En toute sincérité et dans l’intégrité

Afin d’achever avec honneur notre terrestre pèlerinage

Quand viendra notre tour de rejoindre notre Créateur ?

Seigneur apprends-nous à gérer notre temps sans gaspillage.

De tous tes dons et talents fais-de nous d’excellents administrateurs.

Nous ses amis, ses parents, sa famille, ses sœurs et ses frères

Secoués par l’ouragan de la peine sur l’océan de la séparation.

Apprends-nous à garder les yeux fixés sur ta divine sphère

D’où jaillira la seule consolation de nos âmes en divagation.

 

                                                                                                                 Moussa Bongoyok

                                                                                                                  Le 1er Janvier 2019

Suite au décès du Pasteur Adama DIOUF survenu le 31 décembre 2018 dans son Sénégal natal et plus précisément à l’hôpital Saint Jean de Dieu de Thiès des suites d’une courte maladie. Adama est né le 5 Septembre 1964 à Langomack au Sénégal. A l’heure de sa promotion en gloire, il était Président du Conseil d’Administration de l’Institut Universitaire de Développement International (IUDI) et WAR CC Advisor à World Vision.

Adama fut un excellent pasteur, un pionnier courageux, un enseignant dynamique, un missionnaire passionné, un visionnaire équilibré, un ami sincère de tous les enfants, un ambassadeur infatigable de la compassion chrétienne et de la paix auprès des adeptes de diverses religions à travers le monde, un excellent leader, un père de famille attentionné, un fidèle serviteur de l’Éternel.  Nous remercions le Seigneur qui a bien voulu nous le prêter comme camarade de classe, ami intime, plus que frère, et très proche collaborateur dans le ministère. Mon épouse Priscille et moi sommes également reconnaissants à notre Père céleste pour la grâce de le revoir encore en sa sainte présence et pour l’éternité selon la bienheureuse espérance décrite dans 1 Corinthiens 15. Nous invitons tous les frères et sœurs à prier et à soutenir son épouse Sylvie et leurs enfants.

Note: « Jàmm ak jàmm », qui apparaît dans le dixième vers, signifie « au revoir » en Sérère (la langue maternelle de Adama DIOUF).

(c) Copyright by Moussa Bongoyok, 2019.

GRATITUDE

« Maa min jona fèn fitinin na o makan ni fènba » (Bambara proverb)

« Celui qui néglige les petits gestes n’est pas digne des grands gestes » (Proverbe Bambara)

« A person who neglects a small gesture is not worthy of a big gesture. » (Bambara Proverb)

Signification: Celui qui ne sait pas apprécier les petits actes de bienveillance ne mérite pas de recevoir de grands actes de bienveillance. L’ingratitude n’est pas une bonne chose.

Source: Ce proverbe nous a été envoyé par le Pasteur Abdou Maiga (Mali/Sénégal), Président de Compassion Sans Frontières et Doctorant (William Carey International University).


Parallélisme biblique

Dans la savane des relations humaines et des expériences religieuses, les plaintes et les demandes sont des éléphants et la gratitude n’est qu’une fourmi. L’être humain est difficile à satisfaire. Son regard est constamment tourné vers quelque chose de plus grand, de plus beau, de plus important. Un cadeau reçu, un désir satisfait, une assistance précieuse, et une solution trouvée, sont vite oubliés. Ceci est anormal s’indigne notre proverbe bambara. L’ingratitude est un défaut. Celui ou celle qui ne prend pas le soin de remercier son Créateur ou son prochain pour un acte de bienveillance, si petit à ses yeux soit-il, ne mérite pas quelque chose de meilleur.

Par contre, celui ou celle qui sait exprimer sa gratitude pour le petit don qu’il ou elle a reçu a de fortes chances de recevoir un plus grand don. C’est justement ce qui est arrivé au dixième lépreux dans le récit biblique suivant :

« Alors qu’il se rendait à Jérusalem, Jésus longea la frontière entre la Samarie et la Galilée. A l’entrée d’un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre; ils s’arrêtèrent à distance et se mirent à le supplier à haute voix: Jésus, Maître, aie pitié de nous! Jésus les vit et leur dit: Allez vous montrer aux prêtres! Pendant qu’ils y allaient, ils furent guéris. L’un d’eux, quand il se rendit compte qu’il était guéri, revint sur ses pas en louant Dieu à pleine voix. Il se prosterna aux pieds de Jésus, face contre terre, et le remercia. Or, c’était un Samaritain. Alors Jésus dit: Ils sont bien dix qui ont été guéris, n’est-ce pas? Où sont donc les neuf autres? Il ne s’est donc trouvé personne d’autre que cet étranger pour revenir louer Dieu? Puis, s’adressant à ce Samaritain, il lui dit: Relève-toi, et va: parce que tu as eu foi en moi, tu es sauvé. » (Luc 17 :11-19, La Bible du Semeur).

Sur dix lépreux miraculeusement guéris, un seul (et de surcroit un Samaritain)  a eu la présence d’esprit de revenir auprès du Seigneur pour le remercier.  La Bible nous dit qu’en plus de la guérison physique, il a obtenu le salut. La leçon est claire : la gratitude est une clé qui ouvre la porte de plus grandes bénédictions.

Évitons le sentier de l’ingratitude. Soyons plutôt reconnaissants envers Dieu et envers nos prochains. Ne laissons pas la jalousie ou la comparaison aux autres freiner notre élan de gratitude. Il y aura toujours quelqu’un qui est plus riche, plus honoré, plus fort, ou plus intelligent que soi. Mais ce n’est pas une raison de se noyer dans la dangereuse rivière de plaintes et d’ingratitude. Si nous considérons attentivement les choses, nous trouverons au moins une raison pour laquelle nous pouvons remercier Dieu ou nos prochains. En guise d’illustration, je voudrais partager avec vous l’histoire  suivante: Un jour, un borgne se plaignait devant Dieu parce qu’il n’avait qu’un seul œil alors que tout autour de lui les gens en avaient deux. Il lui exprimait son amertume et sa déception avec rage et en de termes dénués de toute piété. Pendant qu’il étalait ses jérémiades, un aveugle s’approcha doucement et dit à Dieu : « Qu’est-ce que j’entends là, cet homme se plaint parce qu’il n’a qu’un seul œil ? S’il te plait Seigneur, donne-moi cet œil et je te louerai pendant toute ma vie. » Réalisant le risque qu’il courrait, le plaignant prit fuite tant il se rendit à l’évidence qu’il vaut mieux avoir un seul œil que de n’en avoir pas du tout. Pensons à cette histoire chaque fois que nous sommes tentés de mépriser les bienfaits de Dieu dans notre vie ou de minimiser les petits gestes de bienveillance.

Ne soyons pas ingrats envers Dieu. Il veut que nous prions sans cesse, mais il exige également que nous lui rendions grâces en toutes choses (1 Thessaloniciens 5 :17-18 ; Colossiens 4 :2). Sachons le remercier sincèrement pour le souffle de vie qu’il nous prête et pour tous ses bienfaits.

Ne soyons pas ingrats envers nos prochains non plus. Sachons remercier nos amis, nos parents, nos dirigeants, et tous nos prochains pour les multiples actes de bienveillance. Un petit sourire, un moment d’attention, un petit geste d’amour sincère, une larme de compassion, un mot d’encouragement, un petit don, ou une petite assistance, sont en réalité des actes qui peuvent beaucoup créer dans le cœur et dans la vie.  Ne les laissons pas passer dans dire sincèrement « merci » à celui ou à celle qui en est à l’origine.

Pour terminer, je voudrais dire avec l’écrivain français Marcel Proust (1871-1922) : « Soyons reconnaissants aux personnes qui nous donnent du bonheur; elles sont les charmants jardiniers par qui nos âmes sont fleuries. »

© Copyright,  Moussa Bongoyok, 2010.

PARDONNER EST UNE NÉCESSITÉ

« Fare ga na an’ danpu, an’xa ga na a danpu : xa su ña faru. » (Proverbe soninké du Sénégal, de la Mauritanie, de la Gambie et du Mali)

« Si un âne te donne une ruade et que tu la lui rends : vous devenez tous deux des ânes. » (Proverbe soninké du Sénégal, de la Mauritanie, de la Gambie et du Mali)


« If a donkey gives you a kick and you give it to him: you both become donkeys. » (Soninke proverb of Senegal, Mauritania, Gambia and Mali)

Signification : Si une personne te fait du mal et que tu répliques tu n’es pas meilleur(e) qu’elle. Il est préférable de pardonner.

Source : http://www.soninkara.org

Parallélisme biblique

Les Soninké  ont écrit l’une des plus belles pages de l’histoire de continent africain. Ils ont fondé l’empire du Ghana (750-1240). Ils sont aussi connus sous le nom de Sarakolé, Maraka, Wangara , Wakoré, Aswanik ou Toubakaï, mais nous préférons utiliser l’appellation qu’ils préférent : Soninké . Chez les Soninké, comme dans les nombreuses sociétés sub-sahariennes, les ânes sont utilisés pour de nombreuses taches, notamment le transport des produits agricoles, des marchandises et même des êtres humains. Si leur utilité est indéniable, leurs caprices sont aussi légendaires. Par exemple, le comportement de l’âne sur la route est si bizarre qu’au nord du Cameroun les gens l’appellent « ministre du transport » parce qu’il cède difficilement la route aux autres usagers, se moque éperdument des coups de klaxon, et cause parfois des accidents de circulation.  Il n’est pas rare qu’un âne donne une ruade à son maitre. Que faut-il faire alors dans ce cas ? Les Sarakolé répondent à cette interrogation avec une bonne dose de sagesse : «Si un âne te donne une ruade et que tu la lui rends : vous devenez tous deux des ânes. »  La moralité de ce proverbe est simple : comme la ruade fait partie de la nature même de l’âne, la lui rendre équivaut à se défaire de son humanité pour adopter la nature d’une bête. C’est tout simplement ridicule et inimaginable.

Mais, en réalité, les Sarakolé ne font pas allusion à l’âne au sens littéral du terme. Ils désignent ici  tous ceux ou celles qui, par leurs parles ou par leurs actions, offensent leurs prochains. En agissant de la sorte ils ou elles se rabaissent au même niveau que l’âne. Leur rendre le mal, équivaut à se mettre à leur propre niveau et donc à devenir comme un âne. Or,  c’est justement ce qu’il faut éviter en remplaçant la rancune et la vengeance par le pardon. En cela les Sarakolé nous rappellent indirectement l’un des plus grands enseignements bibliques.

Le pardon fait partie des recommandations bibliques. La Bible déclare en Proverbes 20 :22 : Ne dis pas: ‘Je me vengerai!’  Confie-toi en l’Eternel et il te délivrera.» (La Bible du Semeur). Dans Colossiens 3 :13 elle précise : « Supportez-vous les uns les autres, et si l’un de vous a quelque chose à reprocher à un autre, pardonnez-vous mutuellement; le Seigneur vous a pardonné: vous aussi, pardonnez-vous de la même manière. » (La Bible du Semeur). C’est frappant de voir que ce texte nous renvoie au pardon que le Seigneur nous a gracieusement accordé.  Ceci est aussi un rappel de nos propres péchés. Nous ne sommes que des graciés, refuserions nous de gracier les autres ? Quand le Christ s’est écrié sur la croix : « …Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font …» (Luc 23 :34), personne n’est allé solliciter son pardon, au contraire les gens l’insultaient et se moquaient  de lui. Mais il a fait le premier pas. Il a bravé la dureté du cœur et a préféré la voie du pardon à celle de la vengeance. En cela, il a mis en pratique ce que lui-même a enseigné.

Effectivement, pendant son ministère terrestre, Jésus a beaucoup prêché sur le thème du pardon. Le texte de Matthieu 18 :21-35, par exemple donne une grande illustration sur la manière de pardonner. Le pardon, selon le plan de Dieu, n’obéit pas à la logique du « premier avertissement, deuxième avertissement, blâme ». Christ nous invite à pardonner soixante-dix fois, sept fois, c’est-à-dire indéfiniment.  Dans  Luc 6 :35-42, le Christ recommande aussi d’aimer les ennemis, de leur faire du bien et de pardonner.

Le Seigneur n’est pas arrêté là. Dans Matthieu 6 :14-15, il a clairement souligné que celui ou celle qui refuse de pardonner n’obtiendra pas de pardon non plus : « En effet, si vous pardonnez aux autres leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos fautes. »  La même vérité est soulignée en Marc 11 :25 en ces termes : « Quand vous priez, si vous avez quoi que ce soit contre quelqu’un, pardonnez-lui, pour que votre Père céleste vous pardonne, lui aussi, vos fautes. » Refuser de pardonner est donc d’un gravité extrême car cela équivaut à couper le pont du pardon divin.

Mais, peut-on objecter, c’est plus facile au Seigneur de pardonner car il est Dieu. N’est-ce pas demander l’impossible à l’homme ? C’est vrai dans une certaine mesure. Se venger est la chose la plus facile du monde. Même le plus faible des êtres humains a une grande capacité nuisance. Mais pardonner n’est pas  une tâche facile. Il nécessite beaucoup de volonté, d’humilité et de sacrifice. Parfois, il est difficile de se pardonner soi-même. Cependant le pardon n’est pas impossible. Abraham a eu des démêlés avec son neveu. Il a dû prendre des dispositions pratiques pour qu’ils ne vivent pas en perpétuelle situation conflictuelle, mais il lui a pardonné ce qui pourrait être interprété comme le manque de respect envers l’aîné, surtout quand a il choisi tout le vert pâturage pour lui-même (Genèse 13 :10-11).  Mais Abraham lui a pardonné. La preuve c’est qu’il l’a secouru quand il a été amené captif avec tous les autres habitants de sa ville (Genèse 14 :1-24) et a intercédé pour Sodome et Gomorrhe quand ces deux villes étaient sous le coup du jugement divin (Genèse 18). Grâce à cette intercession, Lot et ses deux filles ont eu la vie sauve (Genèse 19). Joseph a pardonné à ses frères qui l’ont vendu la preuve de la sincérité de son pardon est qu’il a pris soin d’eux (Genèse 45 :1-15 et 50 :15-21). Abigaïl, la femme de Nabal, a pardonné à son mari  dont la dureté et la méchanceté sont légendaires et qui l’a certainement fait souffrir, au point d’intercéder en faveur de celui-ci quand David était sur le point de le tuer et d’exterminer sa famille au passage (1 Samuel 25 :1-35). Elle n’a pas cherche à profiter de l’occasion pour se venger de son  mari et se débarrasser de lui. Etienne était un homme de la même nature que nous, mais il implora le pardon de Dieu en faveur de ses ennemis au moment même où ils étaient en train de lui ôter littéralement la vie. [Mettre les références]. On pourrait multiplier des exemples tant dans la Bible que dans la vie courante, mais ceux-là démontrent à suffisance qu’il est possible de pardonner. Force est aussi de relever que dans chacun des cas, le pardon est accompagné d’actes d’amour et de gentillesse.

Corrie Ten Boom, l’une des championnes du pardon (lire son livre Dieu en enfer pour plus de détails), disait : « Pardonner c’est libérer un prisonnier et vous apercevoir que le prisonnier c’était vous » De ce fait, pardonner c’est non seulement obéir à Dieu mais c’est aussi  se faire du bien. Beaucoup de gens souffrent de problèmes de santé liés au refus de pardonner (insomnie, hypertension, ulcères gastrites, arthrite etc.) A ces problèmes physiques s’ajoutent la perturbation de la communion avec Dieu et la rupture du pont du pardon. Or, nous avons tous besoin de ce pont d’autant plus que  nul n’est parfait. En refusant de pardonner, on maintient le couteau dans la plaie avec tout ce que cela peut entrainer comme conséquences. Pire,  bien souvent certains individus se poignardent eux-mêmes car celui ou celle qui les a offensé ne s’en est même pas rendu compte ou n’avait pas du tout l’intention de leur faire du mal. Cela arrive facilement quand un humour est mal placé ou quand les préjugés déforment la réalité, pour ne citer que ces deux cas. C’est si facile de blesser quelqu’un…

Sans encourager qui que ce soit à faire du mal à son prochain, car c’est contraire à la volonté de Dieu (3 Jean verset 11), nous voulons souligner avec force l’importance du pardon. Pardonner n’est pas un exercice facile, comme nous l’avons relevé plus haut, mais c’est la voie de la guérison et de la libération. Dieu nous encourage à marcher sur cette voie. Mieux encore, il chemine avec tous ceux et celles qui empruntent ce chemin et met à leur disposition la force nécessaire. Tournons-nous vers Dieu, implorons sa force, et il nous aidera. A tous ceux et celles qui ont de la peine à pardonner, nous recommandons vivement la prière.  Dieu donne la force de pardonner à quiconque la lui demande sincèrement. Nous encourageons aussi la lecture du livre Dorothée et Samuel Hatzarkortian intitulé Le pardon une puissance qui libère et publié aux  éditons compassion. C’est l’un des meilleurs livres sur le pardon. Nous l’avons lu il y a de cela plus de vingt ans et il nous a fait beaucoup de bien.

En somme, pardonner n’est pas facultatif. C’est une nécessité. Le pardon n’est pas un signe de faiblesse ou de lâcheté. Au contraire, il faut faire preuve de beaucoup de force et de courage pour pardonner. Le pardon n’est pas une défaite non plus. C’est plutôt une grande victoire sur la vexation, le ressentiment, la colère, et la soif de vengeance. Un proverbe arabe dit à juste titre: « Le pardon est la plus belle fleur de la victoire. ». Implorons le secours de Dieu et faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour l’acquérir. Le doux parfum de la fleur du pardon nous fera du bien et réjouira au passage ceux et celles qui nous entourent. Par-dessus tout, son odeur sera agréable au Dieu Miséricordieux et  Compatissant.

© Copyright, Moussa Bongoyok, 2010.

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