Richesse et pauvreté: enseignement biblique sur Proverbes 22

Photograph by Moussa Bongoyok, © 2025

Veuillez cliquer sur ce lien pour écouter l’enseignement biblique :

https://youtu.be/0QmbSwv4QtY

L’enseignement sur Proverbes 22, intitulé « Richesse et pauvreté », s’ouvre sur l’inscription d’un taxi dont le propriétaire déclare qu’il irait chercher l’argent même s’il se trouvait sur la queue du diable. La leçon oppose cette attitude au verset clé, Proverbes 22:1 : un bon renom et l’estime des autres valent plus que de grandes richesses. Après une brève révision de Proverbes 21 (Dieu pèse les cœurs et non les apparences), le chapitre est divisé en deux parties. Les versets 1 à 16 concluent la collection salomonienne, et les versets 17 à 29 ouvrent les « Paroles des sages ». L’image choisie pour le chapitre est celle d’un bouclier.

La première section (v. 1-5) porte sur les vraies valeurs. Le « nom » désigne la réputation et le caractère, ce qui reste d’une personne. Le riche et le pauvre ont le même Créateur : ils partagent donc la même dignité et la même dépendance envers Dieu, et ils se retrouvent à la même table dans l’Église. Le mot hébreu aroum (« avisé », « rusé ») est ambivalent : il qualifie le serpent dans la Genèse, mais dans les Proverbes il désigne une vertu, la sagesse pratique qui anticipe. L’humilité et la crainte de l’Éternel apportent richesse, honneur et vie, et le mot éqèv (« talon ») évoque la bénédiction qui suit l’humilité sur ses talons. L’enseignant précise qu’il ne s’agit pas d’une promesse mécanique de prospérité. La deuxième section (v. 6-16), « Éduquer, gouverner, partager », présente le verset 6 sur l’éducation de l’enfant comme une vérité générale et non une garantie, qui ne doit pas culpabiliser les parents fidèles. Elle lit le verset 7 (celui qui emprunte est sous la coupe de son créancier) comme un constat réaliste et non une approbation. Elle aborde aussi la générosité, exprimée en hébreu par l’« œil bon » ; l’expulsion du moqueur ; le lion imaginaire du paresseux ; et le danger des paroles séductrices. Sur le verset 15, une remarque pastorale insiste : la correction doit être mesurée et aimante, jamais violente ni colérique.

La troisième section (v. 17-21) est un prologue qui explique pourquoi écouter : afin que ta confiance soit en l’Éternel. La sagesse est un plaisir, non un fardeau. La Parole intériorisée devient une parole prête à être dite au bon moment. Le but de la sagesse biblique n’est pas de former des personnes habiles et autonomes, mais des personnes qui se confient en Dieu, une sagesse pleinement révélée en Christ. L’enseignement explique la difficulté textuelle du verset 20, où l’hébreu peut se lire « autrefois », « choses excellentes » ou « trente maximes ». Cette dernière lecture est rapprochée des trente chapitres de l’Enseignement d’Aménémopé, texte égyptien. Le cadre est celui d’un jeune homme formé pour être un messager fidèle, et les croyants sont de même des ambassadeurs pour Christ.

La quatrième section (v. 22-29) présente les premières exhortations :

  • Ne pas exploiter le pauvre. L’Éternel prend sa cause en main, tout comme Christ est l’avocat du pécheur qui n’a rien à présenter.
  • Éviter les personnes colériques. Leur colère est contagieuse, même si Éphésiens 4:26 laisse place à une indignation juste.
  • Ne pas se porter garant à la légère. Pourtant, Christ a fait exactement cela en devenant le garant d’une alliance meilleure.
  • Respecter les anciennes bornes. Ce commandement protège d’abord le faible contre l’accaparement des terres, comme dans l’histoire de la vigne de Naboth.
  • Rechercher l’excellence dans le travail. L’habileté ouvre des portes, comme pour Joseph, Daniel et Christ l’artisan.

La leçon se termine par cinq points à retenir : la vraie richesse se trouve dans un bon nom, l’humilité et la crainte de Dieu ; le Créateur du riche et du pauvre défend le faible ; la dette et le cautionnement imprudent peuvent asservir ; la folie nouée dans le cœur exige non seulement une correction, mais une régénération ; et l’excellence ouvre des portes. La conclusion pose la question de savoir en quoi nous plaçons notre confiance, car cette réponse façonne notre manière de gagner notre argent, d’éduquer nos enfants, de traiter le pauvre, de choisir nos amis et d’accomplir notre travail.

Prof. Moussa Bongoyok

The teaching on Proverbs 22, titled “Wealth and Poverty,” opens with a taxi slogan declaring that its owner would chase money even if it sat on the devil’s tail. The lesson sets that attitude against the key verse, Proverbs 22:1: a good name and the esteem of others are worth more than great riches. After a brief review of Proverbs 21 (God weighs hearts, not appearances), the chapter is divided into two parts. Verses 1–16 close Solomon’s collection, and verses 17–29 open the “Words of the Wise.” The image chosen for the chapter is a shield.

The first section (vv. 1–5) concerns true values. A “name” means reputation and character, what remains of a person. Rich and poor share the same Creator, so they share equal dignity and equal dependence on God, and they meet at the same table in the Church. The Hebrew word aroum (“prudent,” “shrewd”) is ambivalent: it describes the serpent in Genesis, yet in Proverbs it is a virtue of practical, forward-looking wisdom. Humility and the fear of the Lord bring riches, honor, and life, and the word éqèv (“heel”) pictures blessing following on humility’s heels. The teacher cautions that this is not a mechanical promise of prosperity. The second section (vv. 6–16), “Educate, govern, share,” treats verse 6 on training a child as a general truth, not a guarantee, and not a reason for faithful parents to feel guilty. It reads verse 7 (the borrower is servant to the lender) as a realistic observation, not an endorsement. It also covers generosity, described in Hebrew as having a “good eye”; removing the scoffer; the lazy man’s imaginary lion; and the danger of seductive words. In verse 15, a pastoral note insists that correction must be measured and loving, never violent or angry.

The third section (vv. 17–21) is a prologue explaining why to listen: so that your trust may be in the Lord. Wisdom is a delight, not a burden. Internalized words become words ready to speak at the right moment. The goal of biblical wisdom is not clever, self-sufficient people but people who trust God, a wisdom revealed fully in Christ. The teaching explains the textual difficulty in verse 20, where the Hebrew can be read as “formerly,” “excellent things,” or “thirty sayings.” The last reading is linked to the thirty chapters of the Egyptian Instruction of Amenemope. The setting is that of a young man trained to be a faithful messenger, and believers are likewise ambassadors for Christ.

The fourth section (vv. 22–29) gives the first exhortations:

  • Do not exploit the poor. The Lord takes up their cause, just as Christ is the advocate of the sinner who has nothing to offer.
  • Avoid hot-tempered people. Their anger is contagious, though Ephesians 4:26 leaves room for righteous indignation.
  • Do not rashly guarantee others’ debts. Yet Christ did exactly that, becoming the guarantor of a better covenant.
  • Respect ancient boundary stones. This primarily protects the weak from land-grabbing, as in the story of Naboth’s vineyard.
  • Pursue excellence in work. Skill opens doors, as it did for Joseph, Daniel, and Christ the craftsman.

The lesson ends with five takeaways: true wealth lies in a good name, humility and fear of God; the Creator of rich and poor defends the weak; debt and careless guarantees can enslave; the folly bound in the heart needs regeneration, not only correction; and excellence opens doors. The conclusion asks where we place our trust, because that answer shapes how we earn money, raise children, treat the poor, choose friends, and do our work.

Prof. Moussa Bongoyok

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