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NON AU CHEMIN DE LA FACILITE

  1. « Saha ka à mbulә laki dà geslila ka ! »

    Proverbe Parkwa (Podoko)

  2.  « Tu descends du tamarinier, mais pour aller sur le nimier sauvage ! » Proverbe Parkwa (Podoko)

  3. « You climb down a tamarind tree, but you climb a wild neem tree. » Parkwa proverb (Podoko)

Explication : Le tamarinier est un arbre dont les écorces et le tronc entier sont durs, tandis que le nimier sauvage est léger. Le bois du premier est sollicité pour sa résistance, tandis que celui de l’autre ne l’est pas. Le proverbe veut donc pointer du doigt les faibles qui, lorsqu’ils abordent les choses difficiles (couper le tamarinier), manquent de persévérance et se découragent en choisissant le chemin de la facilité (couper le nimier sauvage). Pour eux, l’essentiel c’est le résultat (le bois), qu’elle soit bonne ou mauvaise, durable ou non.

Proverbe soumis et commenté par Alliance Fidèle ABELEGUE – Etudiant à l’Institut Universitaire de Développement International (IUDI) et à l’Université de Yaoundé I

 

(c) copyright by Contributions africaines, 2016

PETIT MAIS IMPORTANT

« Isγaren irqaqen serγayen izunaren. » (Proverbe berbère)

« Les petites brindilles mettent le feu aux grosses bûches. »(Proverbe berbère)

« Small twigs set fire to the log. » (Berber Proverb)

Source : zighcult.canalblog.com/archives/2015/05/23/780299.html accédée le 30/1/2015

Moralité : Même les personnes les plus modestes sont importantes. Personne ne doit être minimisé dans la vie.

 

 

Commentaire à la lumière de la Bible

Nous nous souviendrons toujours de l’expérience de la vie rurale dans l’Extrême-Nord du Cameroun. Le bois était et demeure encore précieux pour la cuisine. Cuisiner au feu de bois est une véritable gageure. Il est important de choisir le bon bois et d’alimenter le feu de manière à ce qu’il y ait le moins de fumée possible tout en sécurisant une cuisson régulière du repas. C’est tout un art  qui commence par un savant dosage de petites brindilles ou de tiges de mil et de grosses bûches. C’est justement dans un univers semblable que nous plonge le proverbe berbère qui est présentement soumis à notre attention. Mais, avant de l’étudier, il convient de souligner que nous ne voulons en aucun cas encourager l’utilisation abusive du bois ou du charbon de bois pour la cuisson. Autant que faire se peut, l’Afrique doit protéger ses arbres car la désertification est un danger réel. Pour cela, nous recommandons vivement l’utilisation de combustibles qui favorisent la protection de l’environnement. Ceci dit, partons de l’Afrique centrale pour l’Afrique du Nord et revenons au proverbe berbère.

Les Berbères utilisent une image bien connue dans le contexte pour communiquer une vérité plus profonde : La vie humaine est comme un amas de brindilles et de grosses bûches. Les gens n’ont pas la même forme ni le même poids, tant au propre qu’au figuré. Cependant, chaque individu a sa place et son rôle dans la société. Sur cette base, personne ne soit être minimisé dans la vie. En ceci, la sagesse berbère reflète éloquemment l’enseignement biblique.

Nous avons tous été créés à l’image de Dieu (Gen. 1 :26-27). L’image de Dieu en le prochain, quelque soit son poids aux yeux de ses semblables, commande le respect. En réalité, tout ce que nous avons est dans une certaine mesure une grâce divine car sans le souffle de vie et la santé que Dieu donne, que peut faire un être humain ?   Nous comprenons alors pourquoi l’Ecriture déclare : « Qu’avons-nous que nous n’ayons reçu ? » ( 1 Cor. 4 :7. Cf. 1 Chron. 29 :13-14). Bien plus, Dieu peut se passer de nos talents, de nos forces, de nos moyens, ou de nos stratégies et utiliser des gens que nous jugeons incapables, faibles, indigents et ignorants. L’exemple du jeune David qui terrassa le géant Goliath (1 Samuel 17) est bien connu. La Bible est pleine d’histoires de ce genre ou des petits ont semé de la confusion dans les rangs des grands, un petit nombre de personne a mis en déroute une armée redoutable et des gens du peuple sans instruction ont confondu des érudits. Elle utilise aussi  l’analogie du corps (cf. 1 Corinthiens 12) qui souligne avec force que chaque membre, petit ou grand, est important pour le bon fonctionnement du corps.

En somme, celui ou celle que nous méprisons aujourd’hui peut nous sauver dans l’avenir. En outre, Dieu est capable d’utiliser n’importe quel individu pour faire éclater sa gloire. Tout ceci devrait nous amener à faire preuve de considération et d’humilité dans nos relations humaines.

Moussa Bongoyok

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2015

 

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