
Il fut jadis un temps où naquit REFIJO,
Chevalier apparu sous l’auguste mont Soulo;
Sur les cailloux de Soulédé, il prit naissance,
Et marcha dans le monde, entre luttes et silence.
Incompris, tel Socrate affrontant le destin,
Insurgé, comme Césaire au verbe souverain ;
Sa plume, s’abreuvant aux sources du songe libre,
Dévoilait sans faillir l’empire aux forces funestes et fibres.
Ses vers, empreints de courroux, défiaient l’oppression,
Tandis que son grenier, en pieuse précaution,
Conservait les trésors de la culture africaine,
Son souffle, ses esprits, sa mémoire ancienne et pleine.
En lui, nous pressentions le gardien d’une langue,
Un vent destiné à dissiper brumes et tangues ;
Nous attendions l’aurore — ce matin rédempteur
Qui saurait rassembler les fragments de nos cœurs.
Hélas ! Il disparut, porté par les mystères,
Chevalier désormais affranchi des frontières ;
Les yeux levés au Nord, vers l’invisible éternel,
REFIJO s’est éteint… mais son éclat demeure fidèle.
Gageons qu’en livrant à la nuit son dernier souffle,
Il comprit que l’idéal qu’il chercha dans la foule
Ne réside qu’en Dieu, source du vrai sérum,
Lui seul peut rassasier le cœur profond des hommes.
Prof. Moussa Bongoyok
Le samedi 11 novembre 2025, à l’occasion des obsèques de Rekedai Fidaï Joseph (REFIJO), né aux environs de l’année 1966 et décédé le 10 novembre 2025.
Posted by Goulime Michel on novembre 29, 2025 at 9:20 pm
Adieu Chevalier !
Et même nous, ses cadets et cadettes d’hier
qui n’avons connu que ses instants ultimes
Refijo était l’incarnation même de la résilience
Qu’incarne tout le peuple mafa
Adieu cher aîné !
Posted by bongoyok on novembre 29, 2025 at 10:19 pm
Merci pour le feedback, cher cadet.