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Jesus, the Light of the World

ENTENDRE ET EXPERIMENTER

 “Ngon àw mba tá, gèr mba.” (proverbe sara/Tchad)

« L’enfant va d’abord en voyage et découvre l’étranger. » (proverbe sara/Tchad)

“In order to really discover the foreigner, a child needs to travel first.” (Sara proverb, Chad)

Moralité: Celui [ou celle] qui reste sur place, sans quitter le village, ne connait rien. Pour connaitre les coutumes des personnes étrangères, il faut voyager.

Source: http://www.tchad.org/recherche/proverbes/sara.html

Commentaire à la lumière de la Bible

Nous écrivons ces lignes dans les locaux du séminaire de théologie biblique de Beatenberg (Suisse) où nous séjournons brièvement. Nous avons lu des écrits sur cette école qui forme des missionnaires et des dirigeants d’églises depuis 1945. Nous avons même entendu des témoignages des ressortissants de cette institution. Mais jamais nous n’avons perçu certains détails combien précieux et profonds comme nous le faisons en ce moment. Les Sara ont raison de dire que le voyage permet de découvrir l’étranger.

Toutefois, au-delà du voyage, nous pensons que ce qui marque la différence, c’est l’expérience personnelle. Dans la Bible, la reine de Saba avait entendu parler du roi Salomon. Mais, ce n’est qu’après avoir effectué elle-même le déplacement et rencontré ce roi qu’elle a pu se rendre à l’évidence que la réalité était nettement plus formidable (1 Rois 10 :1-10).   De même, de nombreux personnages bibliques dans les évangiles et dans le livre des Actes avaient entendu parler du Seigneur Jésus, mais ce n’est qu’après l’avoir rencontré personnellement qu’ils ont compris combien il est merveilleux. Le cas de la conversion spectaculaire de l’apôtre Paul sur le chemin de Damas est particulièrement frappant (Cf. Actes 9). Mais, de nos jours, combien de personnes veulent aller au-delà de ce qu’elles entendent au sujet du Seigneur Jésus pour chercher à le rencontrer personnellement, à explorer la profondeur de son amour et à puiser aux sources de ses trésors spirituels incomparables et vivifiantes ? L’on comprend pourquoi le Seigneur pouvait s’exprimer en ces termes en Matthieu 12 :42 (Bible du Semeur): « Au jour du jugement, la reine du Midi se lèvera avec ces gens de notre temps et elle les condamnera, car elle est venue du bout du monde pour écouter l’enseignement plein de sagesse de Salomon. Or, il y a ici plus que Salomon!”.

Ne nous contentons pas de ce que les gens disent au sujet du Seigneur Jésus-Christ car malheureusement il y a tant de faussetés et d’hérésies à son sujet. Cultivons plutôt une relation profonde avec lui. Il est vivant. Il se manifeste en tout lieu et à tout moment. Si vous ne l’avez pas encore fait, allez à lui tel(le) que vous êtes, ouvrez-lui votre cœur là où vous êtes, invitez-le dans votre vie, et vous ferez une expérience beaucoup plus merveilleuse que celle de la reine de Saba.

 © Copyright by Moussa Bongoyok, 2014.

DIEU EST LE DEFENSEUR DES OPPRIMES

“Dua la kuku halimpati mwewe”

“A chicken’s prayer doesn’t affect a hawk”

“La prière d’un poulet n’affecte pas un faucon”

(proverbe Swahili, Kenya)

 

Signification: “Ce dicton est normalement utilisé pour se référer à l’impuissance des opprimés face à leurs oppresseurs. Si les prières des victimes avaient un effet quelconque sur leurs agresseurs, alors certainement l’oppression finirait. Mais cela ne semble pas être le cas.”

 

Sourcehttp://www.glcom.com/hassan/kanga.html (proverbes recueillis par Hassan O. Ali)

 

Parallélisme biblique

Quoique je sois né en ville, j’ai passé une bonne partie de mon enfance en campagne. Je garde de très bons souvenirs de la simplicité et de la beauté de la vie en zone rurale. Mais, si la vie au village était généralement belle, elle était cependant loin d’être tapissée de pétales de roses. Un jour, à la fin des années 1970, alors que je savourais l’air pur et parfumé des hauteurs du village de Soulédé (Extrême-Nord, Cameroun), je me souviendrais toujours du traumatisme qui a déchiré mon cœur d’enfant lorsque pour la première fois un épervier est venu arracher brutalement un poussin qui était dans la cour de notre maison et juste à côté de moi. Ni les efforts de la mère poule, ni mes gesticulations, ni les cris stridents des voisins, n’ont pu sauver la malheureuse victime. C’était si brusque et si violent que cela est resté gravé dans mon esprit.

C’est donc  avec beaucoup d’intérêt que j’examine ce proverbe swahili du Kenya. En effet, un poussin est sans défense face au poids, à l’agilité, à la rapidité, et aux puissantes serres du faucon. Sa tentative de fuite et ses cris – qu’on peut assimiler à des prières dans le contexte de cet adage – ne peuvent apparemment rien changer. Bien entendu, l’image utilisée ici va au-delà de la vulnérabilité des animaux de la basse-cour pour pénétrer dans la profondeur des réalités existentielles. L’histoire de l’humanité est  jalonnée d’oppression tantôt brutale, tantôt  habilement déguisée mais non moins dévastatrice. Face aux individus, aux multinationales ou aux grandes puissances de ce monde, les plus faibles semblent être abandonnés à leur triste sort tels des poussins solidement retenus par les serres d’un faucon. Parfois, pour emprunter les termes d’Alfred de Vigny dans Les destinées et plus précisément dans son poème intitulé « Le mont des oliviers », nos prières semblent être vaines car l’on a l’impression que « le ciel reste noir, et Dieu ne répond pas».

Pourtant la réalité spirituelle est loin du tableau alarmiste qui nous est peint ici. La Bible dit que Dieu est le père des orphelins, le défenseur des  veuves (Psaume 68 :5). Il rend justice aux opprimés, aux étrangers, aux pauvres et aux faibles (Exode 22 :20-23, Psaume 146 :7-9, Esaïe 3 : 13-26, tout le livre d’Amos, etc.). Il a entendu les cris des Israélites qui ployaient sous le joug de l’oppression en Egypte (Exode 3 :7-10). Même quand ces derniers péchaient et tombaient sous le coup du jugement divin, chaque fois qu’ils criaient  à lui et se repentaient sincèrement, Dieu les délivrait des mains de leurs oppresseurs (voir tout le livre des Juges).  Il est écrit dans Psaume 50 :14-15: “Offre pour sacrifice à Dieu des actions de grâces, et accomplis tes vœux envers le Très Haut. Et invoque-moi au jour de la détresse; je te délivrerai, et tu me glorifieras (La Bible Segond) .”  C’est Dieu qui brisa les chaînes de Paul et Silas et ébranlé les murs de la prison où ils étaient injustement enfermés ? (Actes 16). C’est encore lui qui a dit dans Philippiens 4 :6-7 : “Ne vous mettez en souci pour rien, mais, en toute chose, exposez vos besoins à Dieu. Adressez-lui vos prières et vos requêtes, en lui disant aussi votre reconnaissance. Alors la paix de Dieu, qui surpasse tout ce qu’on peut concevoir, gardera votre cœur et votre pensée sous la protection de Jésus-Christ (La Bible du Semeur).”

Quelles que soient les circonstances de la vie ou les oppressions physiques, morales, psychologiques, sociales, politiques, économiques, ou spirituelles,  il est bon de savoir que le Dieu qui a libéré les victimes de l’oppression égyptienne est le même. Il y a de l’espoir pour quiconque implore son secours avec humilité et sincérité de cœur.

 

© Copyright  by Moussa Bongoyok, 2014

RESPECT MUTUEL

“Mdu o mrasa nguo ya kawi” Kiuru Proverb (Dialect of Chagga language, Tanzania)

“Le prochain est un second vêtement” (Proverbe kiuru)

“A neighbor is a second cloth” Kiuru Proverb

 

Signification: Nous devons nous respecter les uns les autres.

 

Source: Father Michael Mushi, A.J

http://www.afriprov.org/index.php/bibliography/384-endangered-african-proverbs-collections-chagga-tanzania-sayings-.html

 

Parallélisme biblique :

Un vêtement sert essentiellement à couvrir la nudité et à protéger le corps de celui ou de celle qui le porte. Ceci est une clé herméneutique importante dans la compréhension  du proverbe susmentionné. Il est alors aisé d’appréhender la profondeur du symbolisme qui constitue l’épine dorsale  de cette parole de sagesse. Le prochain, perçu comme un vêtement, est du coup une personne qui nous rend d’énormes services car elle nous est fort utile pour couvrir notre nudité. Bien entendu, la nudité dont il est question ici est avant tout une nudité morale. Vu sous cet angle, le bon prochain couvre les erreurs, pardonne les fautes et les péchés, n’expose pas au grand public les défauts des autres, et cherche à régler les problèmes aussi discrètement que possible.

Un vêtement joue aussi un rôle esthétique. Il apporte un plus dans l’apparence physique d’une personne et ne saurait être négligé dans la beauté. De même, un prochain digne de ce nom peut projeter une belle image de ses semblables, renforcer leur honneur, les rendre beaucoup plus agréables aux yeux de autres.

Dans les deux cas, le bon prochain contribue à lever haut l’étendard de la respectabilité des hommes et des femmes qui l’entourent. C’est justement ce que la Bible enseigne quand elle nous recommande de nous respecter les uns les autres : « Quant à l’affection fraternelle, soyez pleins de tendresse les uns pour les autres. Soyez les premiers à honorer les autres.” (La Nouvelle Bible Second). La Bible T.O.B. semble offrir une meilleure traduction de ce verset: « Par amour fraternel, soyez pleins d’affection les uns pour les autres. Honorez-vous, respectezvous réciproquement.”  

Dieu veut que nous nous respections mutuellement. Joseph l’a bien compris quand, après avoir constaté que Marie était enceinte, il a opté pour la solution d’une rupture secrète (Mt. 1 :19). Il aurait pu provoquer un scandale public. Les gens lui auraient donné raison, mais il s’est gardé de le faire. Combien de chrétiens, même évangéliques, ont une telle noblesse d’esprit de nos jours ?

C’est aussi le même esprit qui a animé le bon samaritain de la Parabole du Seigneur dans Luc 10 :25-37.  Il aurait pu profiter du climat d’inimitié entre les Juifs et les Samaritains pour assommer son prochain grièvement blessé, sans défense, dénudé, et livré à la honte publique. Contre toute attente, c’est lui (et non ses compatriotes qui de surcroit étaient religieux) qui s’est occupé du Juif agressé par des brigands. En agissant de la sorte, il a été, pour emprunter les termes du proverbe kiuru, « un second vêtement » pour son prochain. Si seulement nous pouvions agir de même dans toutes nos relations humaines ! Le monde aurait un visage différent. Car, comme l’a si bien écrit Vagner Fernandes LOBOSCO, « Le respect, c’est comme les sourires : ça ne coute rien et tout le monde aime ça. » On pourrait aussi dire : Le respect c’est comme les sourires : ça se propage facilement et ça fait du bien à tout le monde. Allons donc et soyons les premiers à respecter nos prochains, à couvrir leur nudité morale, et à faire briller leur respectabilité, par amour sincère pour eux et pour la gloire de Dieu.

 

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2012

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