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NE MINIMISEZ PAS LES PETITS COMMENCEMENTS

“Tazwert n ttjera d ighes” (proverbe kabyle)

“Le début d’un arbre est une graine.”  (proverb kabyle)

« The beginning of a tree is a seed. » (Kabyle proverb)

Source : http://kabylieaucoeur.over-blog.com/pages/Au_fil_des_mois_un_proverbe_kabyle_illustre-7242476.html

Moralité : Il ne faut pas minimiser les petits commencements.

Commentaire à la lumière de la Bible

La vie est faite de paradoxes. Les éléments les plus insignifiants de l’existence semblent produire des résultats qui défient la logique humaine.  Cela mérite une réflexion approfondie. C’est un peu à cela que nous invitent les Kabyles à travers ce proverbe à priori simpliste mais combien riche et profond.

En effet, les êtres humains sont tellement fascinés par la grandeur et le nombre qu’ils passent facilement à coté d’une mine de trésors, d’un talent  extraordinaire ou d’une entreprise prometteuse,  oubliant parfois au passage que ce sont les gouttelettes d’eau qui font la rivière.

En fait, ce proverbe nous invite à faire preuve de beaucoup plus de discernement et de patience avant de classer une personne ou une œuvre qui semble être vouée à l’échec.

A examiner de près le ministère terrestre du Seigneur Jésus-Christ, rien ne présageait l’impact actuel du christianisme sur notre planète.  Il est venu au monde dans la plus parfaite modestie. Il est né dans une famille si pauvre qu’elle ne pouvait offrir que deux pigeons le jour de sa présentation au temple (Luc 2 :21-40). Il a vécu dans la pauvreté. Il n’avait pas de maison (Matthieu 8 :20 ; Luc 9 :58). Il vivait de la charité de quelques femmes de bonne volonté (Luc 8 :3). Il a connu la faim, la soif, les larmes, la douleur, l’humiliation, le rejet et  l’adversité. Au soir de son ministère terrestre, l’apôtre Pierre, l’un de ses meilleurs disciples, l’a renié trois fois de suite. Un second, Judas, l’a trahi pour quelques pièces d’argent. Les autres ont fui et l’ont abandonné aux mains de ses ennemis qui l’ont maltraité, défiguré et crucifié. Apparemment, le début de l’aventure chrétienne était le pire des échecs.  Mais, l’histoire ne s’arrête pas là.  Christ est ressuscité  (Matthieu 28, Marc 16, Luc 24, Jean 20, 1 Corinthiens 15). Le Saint-Esprit est descendu sur les 120 disciples réunis dans la chambre haute (Actes 2) et la Bonne Nouvelle du salut gratuit pour quiconque regrette ses péchés et croit en Jésus-Christ a fait son chemin jusqu’à nous en dépit des souffrances et des persécutions. Aujourd’hui, plus de deux milliards de personnes sur terre se veulent chrétiennes. La semence de l’Evangile a fait son travail et ses fruits se multiplieront encore davantage jusqu’au retour de notre Seigneur Jésus-Christ qui se déroulera très bientôt. En attendant cet évènement glorieux, soyons assez sages  pour ne pas négliger les petits commencements ni mépriser les modestes efforts de nos semblables, surtout de ceux d’entre eux qui sont des frères et sœurs dans la foi. Ne nous décourageons pas non plus si nous n’avons pas encore atteint les résultats escomptés dans notre vie ou dans notre ministère. Soyons fidèles et patients et laissons le Seigneur se glorifier à travers des résultats dignes de sa divine intervention dans nos humbles initiatives humaines.

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2014.

LES DEUX CLES QUI VONT VOUS AIDER A MARQUER LA DIFFERENCE CETTE ANNEE

“Alein ma zlit akulo yorgo colol lâ mi te vut agu ma ned’a.” (Proverbe Marba/Tchad)

 « L’oiseau qui se lève tôt mange du fruit mûr. » (Proverbe Marba/Tchad)

« Early bird eats ripe fruit. » (Marba proverb/Chad)

Signification : Le bonheur appartient à celui ou celle qui se réveille tôt.

(Ce proverbe a été recueilli par Le Dr Emmanuel BECHE pour le compte de l’Université Francophone de Développement International) 

Parallélisme biblique

A l’école primaire, je faisais partie de la dernière génération d’écoliers qui ont eu le plaisir de manier la plume, l’encrier et le buvard. C’est un exercice particulièrement délicat. Je me souviens toujours des inévitables ratures et de la promptitude avec laquelle je saisissais le buvard pour limiter les dégâts. Je n’oublie pas non plus la joie avec laquelle j’accueillais chaque nouvelle page du cahier. Elle me donnait l’occasion d’avancer un peu plus vers l’excellence dans l’écriture.

En ce début d’année, vous avez peut-être le même sentiment. Mais une question taraude votre esprit : Que puis-je faire pour mieux réussir cette année ? Déjà les premiers jours écoulés ne semblent pas donner les promesses du premier Janvier avec son lot de belles résolutions et de rêves. La réponse à cette préoccupation somme toute légitime semble se trouver chez les Marba du Tchad qui ont eu le privilège d’offrir à l’humanité ce proverbe combien fascinant : « L’oiseau qui se lève tôt mange du fruit mûr. »

En pays Marba comme dans toute la zone sahélienne, les arbres fruitiers sauvages se font de plus en plus rares du fait d’une désertification rapide et alarmante. Aussi peut-on comprendre l’acharnement avec lequel les oiseaux se ruent sur les fruits mûrs quand ils sont disponibles. Le résultat est sans appel :ceux d’entre eux qui se lèvent tôt se taillent une part de lion et  les autres doivent se contenter des miettes ou des fruits non mûrs. Si le sort de ces derniers est triste, celui des humains qui agissent comme eux est beaucoup plus pathétique. En réalité c’est à chacun d’entre nous que les Marba s’adressent pour nous rappeler que le bonheur accompagne ceux qui se lèvent tôt.  Mieux encore, ils nous invitent  à découvrir le double secret de la disciple et de la diligence qui sont en réalité les deux concepts clés encapsulés dans ce proverbe.

Ceci rappelle un texte biblique très révélateur :  « ‘Je vais faire juste un petit somme, dis-tu, juste un peu m’assoupir, rien qu’un peu croiser les mains et rester couché un instant.’ Mais pendant ce temps, la pauvreté s’introduit chez toi comme un rôdeur, et la misère comme un pillard (Proverbes 6 :10-11, La Bible du Semeur). »  Ces paroles sont reprises textuellement dans Proverbes 24 :33-34. Proverbes  20 :13 véhicule la même pensée  mais en des termes un peu différents tout en introduisant un complément positif : « N’aime pas trop le sommeil, pour ne pas finir dans la pauvreté: garde tes yeux ouverts, et tu auras de quoi te rassasier (La Bible du Semeur). » De nombreux autres textes bibliques communiquent des idées semblables, ce qui dénote l’importance que notre Créateur y accorde. Mais, si une lecture superficielle de ces textes semblent mettre en relief la diligence,  en réalité c’est la discipline qui en est la vraie quintessence.  La discipline est nécessaire pour se coucher tôt en vue de se lever tôt même quand des jeux, des causeries futiles avec de faux amis, certains programmes à la télévision ou sur l’internet, et bien d’autres distractions, semblent accrocheurs voire irrésistibles.  La discipline est incontournable quand le sommeil semble si doux qu’on ne veut pas du tout quitter le lit malgré le bruit assourdissant du réveil ou les interpellations de la conjointe ou du conjoint pour ceux qui sont mariés. La discipline est comme un comprimé amer mais efficace. Un proverbe chinois ne dit-il pas « Le bonheur est toujours au bout des efforts pénibles »?

Si nous voulons marquer la différence cette année et dans l’avenir apprenons à utiliser les deux clés que sont la discipline et la diligence.  Toutefois, une question demeure : Comment réussir à surmonter les mauvaises habitudes qui s’érigent en montagnes infranchissables sur notre chemin en vue de faire un bon usage de ces clés de succès? Brian Tracey, dans son excellent ouvrage intitulé The Power of Discipline (2008 :15-19) recommande une démarche en sept étapes :

1)    Premièrement, décidez exactement ce que vous voulez

2)    Consignez votre objectif par écrit

3)    Fixez une date limite pour l’atteindre

4)    Dressez une liste exhaustive de tout ce qui peut vous aider à atteindre votre objectif

5)    Organisez la liste par séquence et priorité

6)    Passez immédiatement à la mise en œuvre de votre plan

7)    Faites chaque jour quelque chose qui vous pousse dans la direction de votre objectif

Je propose trois autres éléments sans lesquels tout ce qui précède risque de s’écrouler comme un château de cartes  : 

8)    Commencez chaque journée par un temps méditation biblique et de prière car c’est Dieu seul qui donne la vraie réussite. Le secret du vrai bonheur ne se trouve qu’en lui. Priez regulièrement au courant de la journée.

9)    Maintenez une bonne relation avec votre Seigneur  et menez une vie de sanctification afin que rien ne fasse obstacle à vos prières. S’il vous arrive de pécher, demandez pardon, implorez son secours, et continuez votre marche avec le Seigneur avec une conscience pure.

 10) Partagez votre objectif avec deux amis sérieux et demandez-leur de prier pour vous et de vous interpeller chaque fois que vous êtes tenté(e) de dévier de votre objectif (ou de vos objectifs).

Pour finir, Robert Kiyosaki a dit : « Ne sacrifiez pas ce que vous voulez plus pour ce que vous voulez maintenant. » Garder les yeux fixés sur le Seigneur et se concentrer sur le but qu’on veut atteindre sont deux dispositions qui permettent d’échapper aux pièges des distractions et des plaisirs éphémères qui empêchent de se lever tôt pour manger les fruits mûrs de la vie. J’ose croire  que vous tiendrez compte de ces conseils tout au long de cette nouvelle année. Je suis persuadé que si vous le faites, vous marquerez la différence à partir d’aujourd’hui. Et si cela produit des résultats palpables dans votre vie, veuillez me le faire savoir. Que Dieu nous accorde la grâce d’être toujours disciplinés et diligents !

 

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2014.

BIEN TERMINER L’ANNEE

« Gînei di gûi tugopoo, dûli di ashi curuuwo gali. » (Proverbe Toubou du Tchad)

« Quand on égorge mal, il faut bien dépouiller. »  (Proverbe Toubou du Tchad)

“If somebody slaughters an animal badly he or she must skin it well.” (Toubou Proverb)

Sens : » Quand on débute mal, il faut s’arranger pour bien finir. »

Source: http://www.tchad.org/recherche/proverbes/toubou.html

Parallélisme biblique

Ce proverbe vient à point nommé. L’année en cours tire à sa fin et une nouvelle se profile à l’horizon. Le rythme de la vie est si vertigineux que nous avons à peine le temps d’évaluer sérieusement le chemin parcouru afin de mieux relever les défis de l’avenir. En cette fin d’année, nous encourageons vivement chacun d’entre nous à consacrer une journée entière à cet exercice combien important pour notre vie présente et future. Mais, pour mieux réussir cette évaluation, il est important de se préparer psychologiquement à la gestion des succès et échecs.

Dans une large mesure, les succès sont plus faciles à gérer. Toutefois, ne perdons pas de vue le fait qu’en cas de réussite deux principaux pièges nous guettent : l’orgueil et le statuquo. D’abord, l’orgueil est un appât à éviter. C’est facile de se jeter des fleurs, de se croire supérieur aux autres, et de détourner la gloire divine. Or, sans le souffle de vie, la santé et les dons que Dieu nous accorde gracieusement, nous serions incapables de réfléchir, de travailler et de réussir. En réalité, c’est par la grâce de Dieu que nous sommes ce que nous sommes et que nous avons pu réussir. Les diverses contributions des amis, des collègues et de tous ceux qui nous sont chers méritent aussi d’être reconnues. Celui ou celle qui réussit se tient généralement sur les épaules de plusieurs personnes connues et inconnues.

Ensuite, il faut éviter le piège du statuquo car il est facile de s’endormir sur ses lauriers. Or, dans la vie, qui n’avance pas recule quel que soit son niveau actuel. Nos succès doivent plutôt être des indicateurs que nous pouvons viser plus haut, aller plus loin, remporter de plus grandes victoires. Bien entendu, un homme ou une femme sage saura s’assoir pour calculer le prix, évaluer les risques et déterminer les moyens de surmonter les obstacles avant de se lancer dans une plus grande aventure (Cf. Luc 14 :25-35). Il ou elle saura reconnaître ses limites, et tendre la main à des collaboratrices et collaborateurs sérieux dans la mesure du possible. Mais il ou elle ne se croisera pas les bras car l’échec est téméraire et risque d’entamer sérieusement les plus belles médailles des réussites.

Justement, l’échec s’invite facilement même dans les plus petites failles de nos vies et de nos entreprises. Une fois qu’il s’installe, il est difficile à gérer. Plusieurs personnes pourtant fortes, intelligentes et talentueuses sont aujourd’hui complètement terrassées et découragées alors qu’un pas de plus aurait suffi pour remporter la victoire qui est à portée de main. Si tous les êtres humains étaient persévérants notre planète aurait un autre visage. Songez un peu à ce que la France serait devenue si le Général Charles de Gaulle n’avait pas su gérer sagement l’échec. Son célébrissime appel du 18 juin 1940 retentit encore avec toute sa vigueur d’antan: « La France a perdu une bataille, mais la France n’a pas perdu la guerre. » C’est exactement ce genre d’attitude face à l’échec que prônent les Toubou du Tchad quand ils disent : « Quand on égorge mal, il faut bien dépouiller.». Mal commencer n’est pas un acte louable, certes, mais ce n’est pas le pire. Autrement dit, on peut mal commencer et bien terminer. Le pire c’est de mal terminer. Voilà pourquoi la Bible dit : « Mieux vaut l’aboutissement d’une entreprise que son début. » (Ecclésiaste 7 :8a, La Bible du Semeur).

Les Ninivites menaient une vie si dépravée qu’un jugement imminent devait tomber sur eux. Le livre de Jonas nous rapporte qu’un délai de quarante jours leur était donné avant la destruction totale. Mais, quand ils ont écouté le message de Dieu, ils se sont repentis et le jugement a été écarté (Jonas 3 :1-10). Le second brigand sur la croix était pratiquement mourant, mais il avait eu la sagesse d’implorer la grâce du Seigneur. Il fut sauvé in extremis (Luc 23 :39-43). Paul entama sa carrière avec un extrémisme religieux particulièrement violent et foncièrement antichrétien, mais il est finalement devenu l’un des plus illustres apôtres du Seigneur Jésus-Christ (voir le livre des Actes et les épitres de Paul).

A une autre échelle, les disciples avaient pêché pendant toute la nuit sans attraper un seul poisson mais, alors qu’ils avaient perdu tout espoir, le Seigneur était intervenu. Sous son ordre, ils jetèrent le filet du côté droit de la barque et la pêche fut si fructueuse qu’ils firent des efforts supplémentaires pour le retirer « à cause de la grande quantité de poissons » (Jean 21 :1-8).

Ces exemples bibliques montrent qu’il est possible de mal commencer et de bien terminer. Un coup d’œil dans le rétroviseur de l’année qui s’achève nous révèlera certainement des succès mais aussi un ou plusieurs échecs. Choisissons de ne pas nous laisser abattre par ces derniers. Faisons-y face avec une bonne attitude. Tirons des leçons de nos échecs et engageons-nous à marquer la différence.

Le commencement de la victoire c’est la reconnaissance de son échec, de ses erreurs, de ses péchés. Ensuite, un examen sérieux des causes profondes de l’échec s’impose. A ce stade, il convient d’être assez honnête pour ne pas jeter la faute sur les autres. C’est toujours facile d’accuser quelqu’un d’autre ou de blâmer les circonstances. Pourtant, les héros de l’histoire humaine ont souvent bravé des adversités énormes mais ils sont quand même parvenus à des résultats on ne peut plus éclatants. Au lieu de jeter un regard accusateur vers les autres, il est plus sage de reconnaitre sa part de responsabilité dans l’échec. Une personne qui veut réussir doit savoir être plus dur envers soi-même qu’envers les autres tout en évitant le piège de l’apitoiement sur soi. En effet, certaines personnes n’arrivent pas à se pardonner et finissent par s’embourber dans l’échec. Ce n’est pas ce que nous recommandons. Nous encourageons plutôt une analyse objective de l’échec et un ferme engagement à faire les choses autrement.

Enfin, le tout n’est pas d’avoir une bonne résolution. Il faut passer de l’idéal au concret. En cette fin d’année, le pas concret peut signifier demander pardon au conjoint ou à la conjointe, retourner un appel téléphonique qui est resté sans suite, répondre à une lettre en souffrance depuis le début de l’année voire depuis des années, encourager un ami en difficulté, rendre visite à un parent, payer (ne serait-ce qu’en partie)une dette qui pèse sur la conscience, renouer avec les activités spirituelles (conversion, fréquentation régulière de l’église locale, baptême, participation à la sainte cène, intégration dans une cellule de prière, ou lecture quotidienne de la Bible), remercier un ou plusieurs bienfaiteurs, ou commencer un projet qui a toujours été remis à plus tard. On pourrait allonger indéfiniment la liste mais l’essentiel est de faire le premier pas aujourd’hui. Un proverbe chinois dit : « Un voyage de mille kilomètres commence toujours par un premier pas.» Faisons ce premier pas aujourd’hui même, et nous verrons qu’on peut effectivement mal commencer mais bien terminer. Dans les domaines de la réconciliation et de bonnes œuvres, par exemple, n’attendons pas que les autres fassent le premier pas vers nous mais soyons du nombre de ceux qui prennent les initiatives. C’est d’ailleurs l’esprit de la règle d’or : « Faites pour les autres tout ce que vous voudriez qu’ils fassent pour vous, car c’est là tout l’enseignement de la Loi et des prophètes. » (Matthieu 7 :12, La Bible du Semeur).

Tant qu’on vit, il y a de l’espoir. Sans encourager la procrastination, force est de relever que même à la dernière minute, des prodiges peuvent s’opérer. Ne laissons pas les échecs du passé et du présent nous poursuivre dans l’avenir. Appuyons-nous plutôt sur le Seigneur pour renverser la tendance et marcher de victoire en victoire par lui et pour lui.

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2009.

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