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QUI LES ECOUTERA?

« Nchἐbἐmmu apu riŋi ndak. » (Proverbe kenyaŋ, Sud Ouest du Cameroun)

« Le pauvre ne connait rien. » (Proverbe kenyaŋ, Sud Ouest du Cameroun)

« A poor person does not know anything. » (Kenyaŋ Proverb, South West of Cameroon)

Signification : Généralement, on ne prête pas attention aux pauvres.  Mais, une personne sage sait  écouter les personnes modestes car elles ont aussi des choses intéressantes à communiquer.

Parallélisme biblique

Les Kenyaŋ sont partis d’une simple observation  de la société. Les gens se comportent souvent comme si la richesse matérielle  était synonyme de connaissance et de sagesse. La preuve en est que l’avis des riches est plus facilement pris en considération tandis que celui des pauvres ne reçoit pas le même accueil. Il n’y a qu’à voir ce qui se passe sur la scène internationale (ONU, G-20, etc.) pour se rendre à l’évidence que seuls quelques pays riches semblent faire la pluie et le beau temps dans notre monde qui a pourtant besoin de l’apport de chacun. Les Kenyaŋ veulent nous épargner les conséquences amères de la négligence des points de vue des personnes moins nanties.

La Bible renferme de nombreux exemples de personnes de condition modeste qui ont été utilisées par Dieu pour changer le cours des événements et sauver des sociétés entières du désastre. On pourrait citer l’exemple de Joseph, vendu par ses propres frères, étranger et prisonnier. C’est pourtant lui que Dieu a bien voulu utiliser pour non seulement interpréter le rêve du pharaon, mais aussi et surtout lui donner un conseil qui a épargné à l’Egypte et aux nations environnantes une catastrophe lourde de conséquences (Voir Genèse chapitres 40 à 47).

Dans 2 Rois 5 nous trouvons deux autres exemples de personnes qui ne pèsent pas dans la balance socio-économique mais qui ont joué des rôles déterminants dans la guérison de Naaman le Syrien. Il s’agit d’abord de la petite servante Israélite qui a indiqué une source sûre de guérison à Naaman le lépreux.  Quoique que Général en chef et bougrement riche (il n’y a qu’à voir les cadeaux qu’il voulait offrir au prophète), il ne savait pas que Dieu avait donné au prophète Elisée la capacité de guérir même les maladies qui étaient considérées comme incurables à l’époque. C’est une petite prisonnière de guerre qui détenait cette précieuse information. Ensuite, c’est d’une autre personne de condition modeste que va venir un conseil salutaire quand, offensé par la recommandation apparemment ridicule du prophète Elisée, Naaman s ’apprêtait à retourner dans sa Syrie natale sans la guérison tant attendue.  C’est alors qu’un de ses serviteurs lui dit: “Maître, si ce prophète t’avait ordonné quelque chose de difficile, ne le ferais-tu pas? A plus forte raison devrais-tu faire ce qu’il t’a dit, s’il ne te demande que de te laver dans l’eau, pour être purifié.” (2 Rois 5:13.La Bible du Semeur). Le Général Naaman a heureusement été suffisamment sage pour écouter un conseil provenant d’un humble serviteur et il a été guéri de sa lèpre. S’il s’accrochait à ses grades, à sa position sociale et à son orgueil, il serait reparti comme il était venu.

Au plan spirituel, le Nouveau Testament attire l’attention des fidèles sur le fait que Dieu a choisi des faibles pour couvrir de honte ceux qui s’estiment forts. En effet, il est écrit: “Considérez donc votre situation, frères: qui êtes-vous, vous que Dieu a appelés à lui? On ne trouve parmi vous que peu de sages selon les critères humains, peu de personnalités influentes, peu de membres de la haute société! Non! Dieu a choisi ce que le monde considère comme une folie pour confondre les «sages», et il a choisi ce qui est faible pour couvrir de honte les puissants. Dieu a porté son choix sur ce qui n’a aucune noblesse et que le monde méprise, sur ce qui est considéré comme insignifiant, pour réduire à néant ce que le monde estime important. Ainsi, aucune créature ne pourra se vanter devant Dieu. Par lui, vous êtes unis au Christ, qui est devenu pour nous cette sagesse qui vient de Dieu: en Christ, en effet, se trouvent pour nous l’acquittement, la purification et la libération du péché. Et il en est ainsi pour que soit respecté ce commandement de l’Ecriture: Si quelqu’un veut éprouver de la fierté, qu’il place sa fierté dans le Seigneur.”(1 Corinthiens 1:26-29, La Bible du Semeur). Christ lui-même, était venu dans ce monde dans une apparence modeste, « il n’avait ni beauté, ni éclat » (Lire Esaïe 53). Pendant son ministère terrestre, le Roi de l’univers a choisi de naître dans une étable, de vivre loin du luxe au point de dire de lui-même :  « Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel des nids; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer sa tête.” (Matthieu 8:20, La Bible du Semeur). C’est pourtant à travers sa vie, sa mort et sa résurrection que nous avons la vie et la richesse incomparable de la vie éternelle dans un bonheur parfait.  Aujourd’hui, de millions de personnes de condition modeste prêchent la Bonne Nouvelle du salut  gratuit en Jésus-Christ, mort et ressuscité. Mais, peu nombreux sont ceux qui les écoutent. Pourtant, aucun message n’est aussi précieux ici-bas d’une part ; et d’autre part, l’acceptation ou le rejet de ce message a des conséquences éternelles.

Ne commettons pas l’erreur de boucher nos oreilles face aux remarques et conseils des personnes de condition modeste. Une personne pauvre n’est pas forcément ignorante. On peut être pauvre et malheureux et bénéficier de l’estime du Seigneur (Lire Psaume 40 :18). On peut être pauvre, faible, jeune, prisonnier(e), marginalisé(e), physiquement faible,  et capable de contribuer efficacement à la résolution d’un problème complexe. Heureux sont ceux et celles qui ne jugent pas les autres sur la base  de leurs richesses, de leurs positions sociales  ou de leurs apparences physiques mais qui savent écouter tout le monde, examiner ce qui est dit, et retenir ce qui est bon !

© Copyright ,Moussa Bongoyok, 2010.

PRENDS COURAGE

Ɛjuri nkɛ cháy, ńchay ntaŋ? (Kenyaŋ proverb South West Cameroon)

« Si je n’ai pas peur quand la nuit est noire, pourquoi aurais-je peur quand la lune brille ? » (Proverbe kenyaŋ, Sud-Ouest du Cameroun)

“If I do not fear when the night is dark, should I fear when the moon is shining? (Kenyaŋ proverb, South West Cameroon)

Signification: Je suis dans ma maison, je n’ai pas peur. La peur cède la place au courage quand on a un appui.

Parallélisme biblique

Les Kenyaŋ vivent dans le sud-ouest du Cameroun. Or, cette région est réputée pour ses abondantes pluies, ses hautes montagnes et ses épais brouillards. Parfois, même en plein jour, la visibilité est pratiquement nulle à certains endroits. Nous en avons fait l’expérience lors d’un séjour à Buea. Dans ce contexte, on peut donc imaginer ce qui peut se passer dans la nuit. Les ténèbres sont d’une opacité déconcertante sauf quand la lune brave les nuages et envoie ses faisceaux de lumière. On comprend alors que les Kenyaŋ puissent affirmer : « Si je n’ai pas peur quand la nuit est noire, pourquoi aurais-je peur quand la lune brille ? »

Les  Kenyaŋ citent souvent ce proverbe pour affirmer qu’ils se sentent en sécurité dans la maison. Le courage affiché repose en fait sur un appui solide: la sécurité de la maison, la maîtrise du terrain, l’assurance du secours des membres de la famille et du voisinage en cas d’agression. Cela nous rappelle un proverbe fulbe qui dit : «  Si un enfant que tu effraies en brousse ne prend pas la fuite, c’est que son père est caché dans les buissons.» Force est de constater que dans les deux cas, le courage s’appuie sur une assurance.

Voilà un principe qu’on trouve dans de nombreux textes bibliques. Quand Josué s’apprêtait à conquérir la terre promise, Dieu lui avait dit : « Je t’ai donné cet ordre: Prends courage et tiens bon, ne crains rien et ne te laisse pas effrayer, car moi, l’Eternel ton Dieu, je serai avec toi pour tout ce que tu entreprendras. » (Josué 1 :9, La Bible du Semeur). Josué pouvait donc diriger les combats sans peur car l’Eternel était à ses côtés.

En effet, la présence divine est une grande source d’encouragement. Dieu est capable de secourir en cas de détresse et nul ne peut braver sa divine puissance. Esaïe 41 :10 où il est écrit : « Ne sois pas effrayé,  car je suis avec toi;  ne sois pas angoissé, car moi je suis ton Dieu. Je t’affermis, je viens à ton secours, pour sûr, je te soutiens de mon bras droit qui fait justice. » (La Bible du Semeur).  Les versets suivants, tirés parmi tant d’autres,  abondent dans le même sens : Psaume 23 ; 62 :5-8 ; Esaïe 43 :5, Romains 8 :31-39. La peur et le découragement s’effondrent comme un vulgaire château de cartes quand on est persuadé que Dieu est toujours prêt à secourir ceux qui s’appuient sur lui.  C’est cette assurance qui a permis aux trois compagnons de Daniel de défier courageusement le roi et la fournaise ardente en affirmant : « O Nabuchodonosor, il n’est pas nécessaire de te répondre sur ce point. Si nous sommes jetés dans la fournaise où brûle un feu ardent, notre Dieu que nous servons peut nous en délivrer, ainsi que de tes mains, ô roi! Mais même s’il ne le fait pas, sache bien, ô roi, que nous n’adorerons pas tes dieux et que nous ne nous prosternerons pas devant la statue d’or que tu as fait ériger. » (Daniel 3 :16-18, La Bible du Semeur). C’est aussi cette assurance qui a permis à David de reprendre courage quand ses propres compagnons menaçaient de lui ôter la vie à Tsiqlag suite au raid des Amalécites qui avaient brûlé leur campement et emmené captifs tous les membres de leurs familles.  La Bible précise que « …David puisa de nouvelles forces en se confiant en l’Eternel son Dieu. «  (1 Samuel 30 :6, La Bible du Semeur). Ces exemples méritent d’être suivis face aux multiples défis de la vie.

Les sujets de découragement sont légion ici bas. Souvent, ceux qui travaillent le plus ne sont pas les mieux payés ou récompensés. Parfois, on reçoit des reproches au moment même où l’on s’attend à une félicitation. La corruption et les injustices sont telles que les nominations et les promotions sont de plus en plus des injures à la logique. Par ailleurs, les gens sont prompts à critiquer les défaillances mais lents à remercier, à encourager, à relever ce qui est bien fait. L’ingratitude, l’insolence, la jalousie, les déceptions et la méchanceté viennent assombrir davantage le tableau de la vie.  Le découragement frappe permanemment à la porte de nos cœurs. Or, le découragement est très dangereux. Henri Lacordaire est même allé jusqu’à écrire que «  Le découragement est, en toute chose, ce qu’il y a de pire ; c’est la mort de la virilité. » François de la Rochefoucauld dit la même chose mais en d’autres termes : «  Le découragement est la mort morale. »   Ces deux auteurs ont à peine exagéré, compte tenu de la nature paralysante du découragement. Le pire c’est que nul n’est à l’abri de ce mal . De grands hommes de Dieu à l’instar du prophète Elie (1 Rois 19) ont aussi connu le découragement. Il convient donc de s’équiper en vue de mieux l’affronter quand il va tenter de nous terrasser car, dans ce domaine aussi, prévenir vaut mieux que guérir.

Voici quelques conseils pour mieux se préparer à vaincre  le découragement :

1)      Ayons une foi personnelle en Dieu. La religiosité ne suffit pas. La foi des parents ou des amis ne nous aidera pas. La véritable foi est un engagement personnel (Jean 3 :16 ; Jean 3 :36 ; Romains 10 :9 ; 1 Jean 5 :13). Chaque individu doit reconnaitre ses péchés, les regretter sincèrement, demander pardon à Dieu, accepter Jésus Christ comme celui qui est mort à sa place sur la croix du calvaire et ressuscité, et lui confier la direction de sa vie.

2)      Maintenons une bonne communion avec Dieu. Nul ne peut nous offrir un meilleur secours que l’Éternel lui-même. La prière, la lecture régulière de la Bible et la vie de sanctification  nous permettent de  maintenir une vie chrétienne verdoyante même dans un milieu aride (Cf. Psaume 1 :1-6 ; Jean 15 :1-17). Chaque fois qu’une mauvaise pensée traverse notre esprit, prions afin que nous ne tombions pas dans la tentation. Même si l’endroit et les circonstances où nous trouvons ne se prêtent pas à une prière audible, adressons une prière silencieuse au Seigneur. Les prières silencieuses ne sont pas moins efficaces (cf. 1 Samuel 1:9-28). En lisant la Bible, cherchons à mieux connaitre le Dieu en qui nous avons cru. Plus nous connaitrons Dieu, plus nous l’aimerons et approfondirons l’intimité avec lui. L’intimité avec Dieu nous permettra d’affronter les tempêtes de la vie avec foi et courage car l’Esprit Saint nous fortifiera et nous guidera.

3)      Travaillons dans l’esprit de Colossiens 3 :23 où il est écrit : « Quel que soit votre travail, faites-le de tout votre cœur, et cela par égard pour le Seigneur et non par égard pour des hommes. » Avec une telle philosophie de travail, l’énergie ne fera jamais défaut.

4)      Gardons toujours en vue que nous ne sommes que des pèlerins sur cette terre. Contrairement à ce que les faux prophètes de l’évangile de la prospérité prônent, la vie, même chrétienne, n’est pas faite de pétales de roses. Certes, le Seigneur nous donne le salut, la joie, et de nombreuses bénédictions que tout l’argent de ce monde ne saurait acheter ; mais il annonce aussi que nous aurons des tribulations dans le monde (Jean 15 :33). Dans le même ordre d’idées, la Bible dit que tous ceux qui veulent vivre pieusement en Christ seront persécutés (2 Timothée 3 :12). Le Seigneur ne nous promet pas une vie sans tempête, mais il promet d’être avec nous tous les jours (Matthieu 28 :20b), même au cœur de la tempête la plus violente.

5)      Ne perdons jamais de vue que tout ne s’arrête pas ici bas. Un jour, Dieu essuiera toute larme de nos yeux (Apocalypse 21 :4) et récompensera chacune de nos œuvres, même celles qui seraient passées inaperçues aux yeux de nos semblables (Matthieu 25 :31-40 ; Marc 9 :41 ; 1 Cor 15 :58).

Et que faire quand on est déjà tombé dans le filet du découragement ? Nous conseillons trois actions (PPC):

  • Prier : Dieu promet  son secours à ceux qui l’invoquent (Psaume 50 :15 ; Philippiens 4:6-7 ; 1 Pierre 5 :7). La prière est très importante en tout temps, et elle ne doit en aucun cas être négligée pendant les moments de découragement. Au contraire, il faudrait redoubler d’ardeur dans la prière en cette période. Ce n’est pas le temps de fuir le Seigneur. C’est plutôt le temps de s’accrocher à lui.
  • Partager : En se confiant à un ou plusieurs frères et sœurs discrets et mûrs dans la foi l’on ouvre la porte d’un soutien moral et spirituel précieux. Souvent, on se fait plus de mal en s’enfermant sur soi-même. Un mot d’encouragement, un geste de compassion, un signe d’amour sincère, peuvent faire beaucoup de bien à celui ou à celle qui est découragé(e).Nous comprenons alors pourquoi la Bible dit:  » C’est pourquoi encouragez-vous les uns les autres et aidez-vous mutuellement à grandir dans la foi, comme vous le faites déjà. » (1 Thessaloniciens 5:11, La Bible du Semeur).Dieu veut que ses enfants s’encouragent mutuellement.
  • Compter : L’une des stratégies efficaces  de l’Ennemi est d’amplifier les difficultés que nous traversons et de nous faire oublier tout ce que Dieu a déjà fait pour nous ou pour d’autres frères et sœurs qui ont traversé des circonstances semblables. Nous trouvons un cas typique dans Nombres 13:27-14:25.  Au lieu de tomber dans ce piège, il est  sage de compter les bienfaits de Dieu, de se rappeler de ses interventions passées, et de lui faire confiance pour l’avenir.

Terminons  sur une note poétique. Le  poète brésilien Adémar de Barros décrit une scène qui est de nature à redonner courage à ceux et celles qui traversent la sombre vallée du découragement et qui se sentent abandonnés à leur triste sort par le Seigneur en qui ils ont placé leur confiance :

Les traces dans le sable !

Une nuit, un homme fit un rêve.

Il rêva qu’il marchait au bord de la mer en compagnie du Seigneur.

Sur le fond du ciel, il voyait se dérouler les scènes de sa vie.

Il remarquait, dans chaque scène, deux traces parallèles de pas dans le sable.

L’une était la sienne; l’autre celle du Seigneur.

À la dernière scène, il se retourna pour voir ces empreintes sur la grève.

Il s’aperçut alors qu’à divers moments de sa vie,

il n’y avait qu’une trace de pas.

Et que ces moments de marche solitaire correspondaient

aux heures les plus tristes et les plus sombres de sa vie.

Intrigué, il dit à son compagnon: « Seigneur, tu m’as assuré de toujours

marcher à mes côtés si j’acceptais de me joindre à Toi.

Mais je m’aperçois qu’aux périodes les plus dures de ma vie,

il n’y a plus qu’une empreinte dans le sable.

Pourquoi m’as-tu abandonné au moment où j’avais le plus besoin de Toi ? »

Le Seigneur se tourne alors vers lui et lui répond:

« Mon enfant, mon très cher enfant, tu sais que Je t’aime

et que je ne saurais t’abandonner.

Il faut que tu comprennes ceci: si tu ne vois qu’une trace de pas

aux moments les plus difficiles de ton existence,

c’est qu’alors, tout simplement,

Je te portais dans mes bras… »

Adémar de Barros

(Source de ce poème: http://www.naute.com/temoignages/traces.phtml)


© Copyright Moussa Bongoyok, 2010.

RICHESSE DE LA VIE EN COMMUNAUTE

Ntí ámↄt apu riŋi ndak (Proverbe Kenyaŋ, Sud-Ouest Cameroun).

Deux têtes valent mieux qu’une seule (Proverbe Kenyaŋ, Sud-Ouest Cameroun).

Two heads are better than one (Kenyaŋ Proverb, South West Cameroon).

Signification: Il vaut mieux vivre en comunauté que de vivre dans la solitude.

Parallélisme biblique (établi par le webmestre):

Il est intéressant de voir la ressemblance entre ce proverbe et le texte des Saintes Ecritures en Ecclesiaste 4 :9-12 où il est écrit : « Mieux vaut être à deux que tout seul. On tire alors un bon profit de son travail. Et si l’un tombe, l’autre le relève, mais malheur à celui qui est seul et qui vient à tomber sans avoir personne pour l’aider à se relever. De même, si deux personnes dorment ensemble, elles se tiennent chaud, mais comment celui qui est seul se réchauffera-t-il? Un homme seul est facilement maîtrisé par un adversaire, mais à deux ils pourront tenir tête à celui-ci. Et une corde à triple brin n’est pas vite rompue ». (Bible du semeur). Dans notre monde où l’individualisme gagne de plus en plus de terrain, il est bon de garder en esprit ce sage conseil de notre Createur. Il connait mieux que nous notre besoin d’être ensemble. Personne n’a tous les dons tous les talents, toutes les connaissances et toutes les expériences (cf. 1 Cor 12). Nous avons toujours besoin des autres même si parfois nous estimons qu’ils (ou qu’elles) sont plus faibles ou plus pauvres que nous et, de ce fait, incapables d’apporter une contribution valable à notre epanouissement ou à l’accomplissement de nos objectifs. Nos différences ne doivent nullement être des occasions de querelles, de jalousie, d’égoisme, de divisions et encore moins de conflits. Donnons-nous plutôt la main et agissons ensemble. C’est dans l’unité et le partenariat que nous remporterons de victoires plus grandes sur les forces du mal et excellerons au service du Seigneur et de nos prochains.

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2009.

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