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SECRETS DU BONHEUR CONJUGAL

« Yom asal, yom basal”. (Proverbe arabe d’Egypte)

“Jour de miel, jour d’oignon.” (Proverbe arabe d’Egypte)

« Someday honey, someday onion. » (Arab proverb from Egypt)

Sens : Dans le mariage, il y a des jours de rires et des jours de larmes.

Proverbe envoyé par: une américaine d’origine égyptienne.

Parallélisme biblique

La beauté du proverbe cité ci-dessus n’a pour unique rivale que sa profondeur. En quatre mots, la sagesse arabe a pu résumer ce que quatre gros volumes ne sauraient décrire de manière exhaustive.

Le mariage, car c’est de cela qu’il s’agit ici, est incontestablement un sujet qui a fait et fera encore couler beaucoup d’encre. Mais l’originalité de ce proverbe réside dans le fait qu’en deux mots clés et hautement symboliques (miel et oignon), il nous permet d’aborder l’essentiel du sujet avec réalisme.

Parlons d’abord du miel. La douceur du miel est légendaire. Son goût sucré est très apprécié. Des plats à base de miel ont éclairé bien de visages. Son pouvoir curatif n’est plus à démontrer, tellement la médicine naturelle en a exposé les mille et une vertus. Ce n’est donc pas exagéré de parler de « lune de miel » pour designer les premiers jours de la vie conjugale. Le miel est une excellente image pour désigner tout ce que le mariage a de meilleur et célébrer les joies de l’union entre l’homme et la femme.

Mais, parlons aussi de l’autre côté de la médaille conjugale : l’oignon. L’oignon est utile. On peut rarement imaginer une cuisine africaine sans oignon. Seulement, l’oignon n’est pas du tout tendre. Il fait pleurer ceux qui le découpent et même parfois ceux qui sont dans les environs. C’est justement l’image de larmes qui est soulignée dans le proverbe égyptien. En clair, le mariage a aussi ses frustrations, ses douleurs, ses peines et ses blessures de toute nature.

Voilà un résumé du mariage. Seulement, il convient d’ajouter tout de suite qu’on peut être mariés et heureux. De nombreux couples chrétiens sont heureux et peuvent le confirmer. Mon épouse Priscille et moi venons juste de célébrer le vingt-unième anniversaire de notre mariage le 31 décembre dernier, et nous sommes infiniment reconnaissants au Seigneur pour nos merveilleuses années de vie conjugale. Par la grâce de Dieu, nous sommes aussi mariés et heureux.

Le mariage vient avec ses joies et ses peines mais, somme toute, il vaut la peine d’être vécu. Justement, la Bible ne passe pas sous silence les contraintes du mariage (1 Corinthiens 7 : 1-7, 25-35), mais elle souligne avec force qu’il n’est pas bon que l’homme soit seul (Genèse 2 :18) et célèbre le bonheur de la vie conjugale (Genèse 2 : 18-24 ; Proverbes 18 :22 ; 19 :22.).

La Bible donne aussi de nombreux conseils pour aider ceux qui sont unis par les liens du mariage à surmonter leurs différences, à braver les frustrations, et à vivre dans la joie. Le texte suivant semble résumer tous ces conseils en des termes simples mais combien significatifs : « Veillez donc avec soin à votre manière de vivre. Ne vous comportez pas comme des insensés, mais comme des gens sensés. Mettez à profit les occasions qui se présentent à vous, car nous vivons des jours mauvais. C’est pourquoi ne soyez pas déraisonnables, mais comprenez ce que le Seigneur attend de vous. Ne vous enivrez pas de vin – cela vous conduirait à une vie de désordre – mais laissez-vous constamment remplir par l’Esprit: ainsi vous vous encouragerez mutuellement par le chant de psaumes, d’hymnes et de cantiques inspirés par l’Esprit, vous louerez le Seigneur de tout votre cœur par vos chants et vos psaumes; à tout moment et pour toute chose, vous remercierez Dieu le Père au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, et parce que vous révérez le Christ, vous vous soumettrez les uns aux autres, vous femmes, en particulier, chacune à son mari, et cela par égard pour le Seigneur. Le mari, en effet, est le chef de sa femme comme le Christ est le chef, la tête de l’Eglise qui est son corps et dont il est le Sauveur. Mais comme l’Eglise se soumet au Christ, de même la femme se soumet en toute circonstance à son mari. Quant à vous, maris, que chacun de vous aime sa femme comme le Christ a aimé l’Eglise: il a donné sa vie pour elle afin de la rendre digne de Dieu après l’avoir purifiée par sa Parole, comme par le bain nuptial. Il a ainsi voulu se présenter cette Eglise à lui-même, rayonnante de beauté, sans tache, ni ride, ni aucun défaut, mais digne de Dieu et irréprochable. Voilà comment chaque mari doit aimer sa femme comme si elle était son propre corps: ainsi celui qui aime sa femme s’aime lui-même. Car personne n’a jamais haï sa propre chair; au contraire, chacun la nourrit et l’entoure de soins, comme le Christ le fait pour l’Eglise, parce que nous sommes les membres de son corps. C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme et les deux ne seront plus qu’une seule chair. Il y a là un grand mystère: je parle de ce que je viens de dire au sujet du Christ et de l’Eglise. Quant à vous, que chaque mari aime sa femme comme lui-même, et que chaque femme respecte son mari. » (Ephésiens 5 :15-33, La Bible du Semeur).

De nombreux autres textes sont tout aussi éloquents en la matière. Nous vous en offrons une petite sélection sous le thème des dix secrets du bonheur conjugal dans l’espoir qu’ils aideront les célibataires à entrer dans le mariage par la bonne porte et donneront aux mariés plus de miel dans leur vie conjugale :

Les dix secrets du bonheur conjugal

1. Avant tout, avoir une foi commune en Jésus-Christ. (2 Cor 6 :14 ; 1 Cor 7 :39)

2. Maintenir et cultiver le respect mutuel. (1 Cor 10 :24 ; Phil 2 :2-4 ; 1 Pi 3 :1-9)

3. Chercher le bonheur du conjoint (de la conjointe) (Cant 8:7; 1 Cor 13: 4-7; Col 3:14)

4. Comprendre les différences (physiologiques et psychologiques) qui existent entre l’homme et la femme et en tenir compte. (1 Pi 3:7, Eccl 4:9-12)

5. Communiquer régulièrement.(Eph 4:15 + 25-27)

6. S’accorder sur les finances et la gestion des biens de la famille. (Gen 2:24; Prov. 31:10-31; 1 Tim 5:8)

7. Faire le planning familial et s’entendre sur l’éducation des enfants. (Luc 14 :28; 1 Cor 7:29-30; Deut 6:1-7; Prov. 3:11-12; Eph. 6:4)

8. Entretenir de bons rapports avec les beaux-parents.

(Gn 2:24; Eccl 7:11-12; Jac 3:13-18)

9. Cultiver les intérêts communs et participer aux mêmes activités. (Mt 18:19-20; 1 Pi 3:1-7)

10. Continuer à faire la cour à sa femme/son mari et à la/le satisfaire dans le domaine intime. (Gn 2 :24 ; Prov 5 :18-19 ; Cant 7 :1-14 ; 1 Cor 7 :3-5 ; Heb 13 :14)

N.B: Ces dix secrets de la vie conjugale sont inspirés de Paul Hoff Le pasteur et la cure d’âme (Deerfield : Vida, 1986) pp. 87-102

Fort de ce qui précède, nous voulons encourager les célibataires qui n’ont pas le don du célibat à ne pas avoir peur du mariage. Le mariage a ses oignons, certes, mais n’est-pas le cas pour la vie tout court ? Si vous entrez dans le mariage sous la direction de Dieu et avec sa bénédiction, vous n’avez rien à craindre. Tant que le Seigneur est dans la barque de votre vie commune, vous braverez les intempéries. Cependant, nous vous conseillons de ne pas vous laisser emballer par l’aveuglement du faux amour. Quelqu’un disait à juste titre, « si l’amour rend aveugle, le mariage ouvre les yeux. » Il est dangereux de s’aventurer dans le mariage sans avoir prié intensément et réfléchi mûrement. Il est périlleux de fonder le mariage sur le sable mouvant de la beauté physique, de la position sociale, et des richesses matérielles au risque de laisser le trône aux larmes dans le foyer conjugal. Il est plus sage de donner la priorité à des valeurs morales et spirituelles telles que la nouvelle naissance, la maturité spirituelle, l’excellente moralité, la sincérité et la réciprocité de l’amour, l’accord sur les points fondamentaux de la vie chrétienne.

A ceux qui sont mariés, nous voulons rappeler que les différences sont nombreuses dans un couple : éducation, expériences de la vie, culture, appartenance ethnique ou raciale, psychologie, dons, personnalité et tant d’autres encore. Dans un tel contexte, il n’est pas surprenant qu’il y ait des frottements. Un autre proverbe africain dit d’ailleurs à juste titre: « La langue et les dents ne sont pas des ennemis, mais il arrive de temps en temps que les dents mordent la langue. » Nos différences sont manifestes, mais elles ne doivent pas pour autant nous diviser. Elles doivent plutôt nous enrichir en vue d’une vie plus fructueuse et plus heureuse. L’un des plus grands secrets de succès dans la vie conjugale est la recherche continuelle du bonheur de sa conjointe ou de son conjoint. En cherchant le bonheur de votre partenaire, vous serez aussi heureux ou heureuse car, faut-il le souligner, le bonheur est contagieux. Mais, pour y arriver, il est recommandé d’aimer sa conjointe ou son conjoint, d’être honnête avec soi-même, de reconnaître sincèrement ses propres défauts, de vivre dans l’humilité, de faire toujours du bien à l’âme sœur, de demander promptement pardon à sa conjointe ou à son conjoint quand on a mal agi ou parlé, de rompre avec les sources de troubles dans le foyer et de poursuivre la paix en invoquant toujours le soutien du Seigneur. Dans le même ordre d’idées, nous encourageons vivement les couples chrétiens à lire la Bible et à prier ensemble chaque jour. Un proverbe anglais dit : « Les couples qui prient ensemble restent unis ». Les moments de lecture biblique et de prière en commun offrent d’excellentes occasions de dialogue, de réconciliation et de redynamisation spirituelle.

A ceux qui sont au bord du divorce, nous disons qu’il est encore possible d’éviter la déchirure avec ses atroces conséquences si vous revenez aux prescriptions bibliques. Mettez en avant l’humilité, le pardon et la fidélité à vos engagements devant Dieu et devant les hommes. Le même conseil est valable pour ceux qui sont déjà divorcés. En comptant sur la grâce, la guérison et la transformation du Seigneur, la réconciliation est toujours possible.

Si nous plaçons Dieu au centre de la vie conjugale, les larmes seront rares et toujours dominées par les cris de joie. Le bonheur brillera de tous ses éclats en dépit des défis de la vie commune. Il ne nous reste donc plus qu’à lui laisser la direction totale de nos vies et de nos foyers afin que les élans agressifs de l’oignon de nos peines soient quotidiennement dominés par la douceur joyeuse du miel de l’amour.

(c) Copyright by Moussa Bongoyok, 2010.

QUAND UN SAVANT COMMET UNE ERREUR…

إذا ذلَ عا لم ذلَ بذ لَته عا لم

Idha zalla ‘alimoun zalla bizallatihi ‘alamoun. (proverbe arabe)

Si un savant trébuche, trébuchera dans sa chute tout un monde. (proverbe arabe)

If a scholar falls, many people will fall with him or her. (Arab Proverb)

Signification: Si un savant commet une erreur, de nombreuses autres personnes seront induites en erreur compte tenu de son influence. Les savants doivent bien réfléchir et mesurer les conséquences de leurs théories ou de leurs réflexions avant de les communiquer ou de les  publier.

Parallélisme biblique

Ce proverbe arabe nous a beaucoup marqué. Nous l’avons affiché dans notre bureau et nous en avons distribué des copies aux étudiants inscrits dans nos cours d’études interculturelles (missiologie). Chaque fois que nous y pensons, de nombreux textes bibliques nous viennent à l’esprit. Nous en retenons deux.

Le premier texte biblique qui nous vient à l’esprit, décrit une situation où tout un groupe social était menacé de mort parce que quelques devins, magiciens, sorciers et enchanteurs (considérés comme des sages, des savants cf. Daniel 1 :17-20) n’avaient pas pu donner une réponse satisfaisante à un roi profondément troublé par un rêve. Les lecteurs de la Bible se souviennent du récit de Daniel 2 :1-49. La colère du roi était si violente qu’il décida ipso facto de mettre à mort tous les sages de Babylone. Il a fallu l’intervention de Daniel, à qui Dieu a donné une sagesse supérieure, pour que le pire soit évité. Imaginons un peu la situation chaotique dans laquelle se trouverait la Babylonie si toute cette classe (à laquelle appartenait Daniel et ses compagnons) était massacrée. Bien entendu, tous ceux qui étaient considérés comme des savants à l’époque (comme aujourd’hui) ne l’étaient pas nécessairement. Beaucoup parmi eux étaient plutôt des charlatans qui exploitaient la crédulité de leurs compatriotes. Mais, il y avait quand même de vrais savants parmi eux. Il n’était pas du tout sage de les massacrer tous. C’est comme-ci, au 21e siècle, on décidait d’anéantir toute l’élite intellectuelle. Les conséquences seraient incommensurables.

Le second texte indique la source de la vraie connaissance, de la vraie sagesse. Il s’agit du texte de Proverbe 2 :6 qui stipule que Dieu est la source de la sagesse, de la connaissance et de l’intelligence. De nombreux autres versets bibliques abondent d’ailleurs dans le même sens tant dans le livre de Proverbes que dans d’autres livres bibliques. Quand nous pensons aux nombreuses dérives de nos savants modernes, quand nous pensons au fait de nombreuses personnes veulent écarter Dieu des écoles et des centres de recherche, nous nous demandons si notre monde est conscient que sans Dieu nous allons inéluctablement vers la dérive ?

Revenons à Dieu, notre créateur. Donnons-lui toute la place qui nous revient dans nos cœurs, dans nos familles, dans nos écoles, dans nos sociétés. Craignons Dieu (nous entendons par crainte une confiance respectueuse) et éloignons-nous du mal sous toutes ses formes. C’est alors que nous réussiront. Et si nous avons commis une erreur, soyons assez humbles pour la reconnaitre et la corriger. Celui ou celle qui refuse de se coucher sur le lit de son erreur, qui écoute avec discernement les remarques des autres, et qui corrige tout ce qui mérite d’etre corrigé est sur la voie de la vraie réussite.  Marchons quotidiennement sur cette voie. C’est alors  que nous éviterons de trébucher et d’entrainer dans notre chute le monde qui est déjà bien affaibli.

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2009.

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