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PARDONNER EST UNE NÉCESSITÉ

« Fare ga na an’ danpu, an’xa ga na a danpu : xa su ña faru. » (Proverbe soninké du Sénégal, de la Mauritanie, de la Gambie et du Mali)

« Si un âne te donne une ruade et que tu la lui rends : vous devenez tous deux des ânes. » (Proverbe soninké du Sénégal, de la Mauritanie, de la Gambie et du Mali)


« If a donkey gives you a kick and you give it to him: you both become donkeys. » (Soninke proverb of Senegal, Mauritania, Gambia and Mali)

Signification : Si une personne te fait du mal et que tu répliques tu n’es pas meilleur(e) qu’elle. Il est préférable de pardonner.

Source : http://www.soninkara.org

Parallélisme biblique

Les Soninké  ont écrit l’une des plus belles pages de l’histoire de continent africain. Ils ont fondé l’empire du Ghana (750-1240). Ils sont aussi connus sous le nom de Sarakolé, Maraka, Wangara , Wakoré, Aswanik ou Toubakaï, mais nous préférons utiliser l’appellation qu’ils préférent : Soninké . Chez les Soninké, comme dans les nombreuses sociétés sub-sahariennes, les ânes sont utilisés pour de nombreuses taches, notamment le transport des produits agricoles, des marchandises et même des êtres humains. Si leur utilité est indéniable, leurs caprices sont aussi légendaires. Par exemple, le comportement de l’âne sur la route est si bizarre qu’au nord du Cameroun les gens l’appellent « ministre du transport » parce qu’il cède difficilement la route aux autres usagers, se moque éperdument des coups de klaxon, et cause parfois des accidents de circulation.  Il n’est pas rare qu’un âne donne une ruade à son maitre. Que faut-il faire alors dans ce cas ? Les Sarakolé répondent à cette interrogation avec une bonne dose de sagesse : «Si un âne te donne une ruade et que tu la lui rends : vous devenez tous deux des ânes. »  La moralité de ce proverbe est simple : comme la ruade fait partie de la nature même de l’âne, la lui rendre équivaut à se défaire de son humanité pour adopter la nature d’une bête. C’est tout simplement ridicule et inimaginable.

Mais, en réalité, les Sarakolé ne font pas allusion à l’âne au sens littéral du terme. Ils désignent ici  tous ceux ou celles qui, par leurs parles ou par leurs actions, offensent leurs prochains. En agissant de la sorte ils ou elles se rabaissent au même niveau que l’âne. Leur rendre le mal, équivaut à se mettre à leur propre niveau et donc à devenir comme un âne. Or,  c’est justement ce qu’il faut éviter en remplaçant la rancune et la vengeance par le pardon. En cela les Sarakolé nous rappellent indirectement l’un des plus grands enseignements bibliques.

Le pardon fait partie des recommandations bibliques. La Bible déclare en Proverbes 20 :22 : Ne dis pas: ‘Je me vengerai!’  Confie-toi en l’Eternel et il te délivrera.» (La Bible du Semeur). Dans Colossiens 3 :13 elle précise : « Supportez-vous les uns les autres, et si l’un de vous a quelque chose à reprocher à un autre, pardonnez-vous mutuellement; le Seigneur vous a pardonné: vous aussi, pardonnez-vous de la même manière. » (La Bible du Semeur). C’est frappant de voir que ce texte nous renvoie au pardon que le Seigneur nous a gracieusement accordé.  Ceci est aussi un rappel de nos propres péchés. Nous ne sommes que des graciés, refuserions nous de gracier les autres ? Quand le Christ s’est écrié sur la croix : « …Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font …» (Luc 23 :34), personne n’est allé solliciter son pardon, au contraire les gens l’insultaient et se moquaient  de lui. Mais il a fait le premier pas. Il a bravé la dureté du cœur et a préféré la voie du pardon à celle de la vengeance. En cela, il a mis en pratique ce que lui-même a enseigné.

Effectivement, pendant son ministère terrestre, Jésus a beaucoup prêché sur le thème du pardon. Le texte de Matthieu 18 :21-35, par exemple donne une grande illustration sur la manière de pardonner. Le pardon, selon le plan de Dieu, n’obéit pas à la logique du « premier avertissement, deuxième avertissement, blâme ». Christ nous invite à pardonner soixante-dix fois, sept fois, c’est-à-dire indéfiniment.  Dans  Luc 6 :35-42, le Christ recommande aussi d’aimer les ennemis, de leur faire du bien et de pardonner.

Le Seigneur n’est pas arrêté là. Dans Matthieu 6 :14-15, il a clairement souligné que celui ou celle qui refuse de pardonner n’obtiendra pas de pardon non plus : « En effet, si vous pardonnez aux autres leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos fautes. »  La même vérité est soulignée en Marc 11 :25 en ces termes : « Quand vous priez, si vous avez quoi que ce soit contre quelqu’un, pardonnez-lui, pour que votre Père céleste vous pardonne, lui aussi, vos fautes. » Refuser de pardonner est donc d’un gravité extrême car cela équivaut à couper le pont du pardon divin.

Mais, peut-on objecter, c’est plus facile au Seigneur de pardonner car il est Dieu. N’est-ce pas demander l’impossible à l’homme ? C’est vrai dans une certaine mesure. Se venger est la chose la plus facile du monde. Même le plus faible des êtres humains a une grande capacité nuisance. Mais pardonner n’est pas  une tâche facile. Il nécessite beaucoup de volonté, d’humilité et de sacrifice. Parfois, il est difficile de se pardonner soi-même. Cependant le pardon n’est pas impossible. Abraham a eu des démêlés avec son neveu. Il a dû prendre des dispositions pratiques pour qu’ils ne vivent pas en perpétuelle situation conflictuelle, mais il lui a pardonné ce qui pourrait être interprété comme le manque de respect envers l’aîné, surtout quand a il choisi tout le vert pâturage pour lui-même (Genèse 13 :10-11).  Mais Abraham lui a pardonné. La preuve c’est qu’il l’a secouru quand il a été amené captif avec tous les autres habitants de sa ville (Genèse 14 :1-24) et a intercédé pour Sodome et Gomorrhe quand ces deux villes étaient sous le coup du jugement divin (Genèse 18). Grâce à cette intercession, Lot et ses deux filles ont eu la vie sauve (Genèse 19). Joseph a pardonné à ses frères qui l’ont vendu la preuve de la sincérité de son pardon est qu’il a pris soin d’eux (Genèse 45 :1-15 et 50 :15-21). Abigaïl, la femme de Nabal, a pardonné à son mari  dont la dureté et la méchanceté sont légendaires et qui l’a certainement fait souffrir, au point d’intercéder en faveur de celui-ci quand David était sur le point de le tuer et d’exterminer sa famille au passage (1 Samuel 25 :1-35). Elle n’a pas cherche à profiter de l’occasion pour se venger de son  mari et se débarrasser de lui. Etienne était un homme de la même nature que nous, mais il implora le pardon de Dieu en faveur de ses ennemis au moment même où ils étaient en train de lui ôter littéralement la vie. [Mettre les références]. On pourrait multiplier des exemples tant dans la Bible que dans la vie courante, mais ceux-là démontrent à suffisance qu’il est possible de pardonner. Force est aussi de relever que dans chacun des cas, le pardon est accompagné d’actes d’amour et de gentillesse.

Corrie Ten Boom, l’une des championnes du pardon (lire son livre Dieu en enfer pour plus de détails), disait : « Pardonner c’est libérer un prisonnier et vous apercevoir que le prisonnier c’était vous » De ce fait, pardonner c’est non seulement obéir à Dieu mais c’est aussi  se faire du bien. Beaucoup de gens souffrent de problèmes de santé liés au refus de pardonner (insomnie, hypertension, ulcères gastrites, arthrite etc.) A ces problèmes physiques s’ajoutent la perturbation de la communion avec Dieu et la rupture du pont du pardon. Or, nous avons tous besoin de ce pont d’autant plus que  nul n’est parfait. En refusant de pardonner, on maintient le couteau dans la plaie avec tout ce que cela peut entrainer comme conséquences. Pire,  bien souvent certains individus se poignardent eux-mêmes car celui ou celle qui les a offensé ne s’en est même pas rendu compte ou n’avait pas du tout l’intention de leur faire du mal. Cela arrive facilement quand un humour est mal placé ou quand les préjugés déforment la réalité, pour ne citer que ces deux cas. C’est si facile de blesser quelqu’un…

Sans encourager qui que ce soit à faire du mal à son prochain, car c’est contraire à la volonté de Dieu (3 Jean verset 11), nous voulons souligner avec force l’importance du pardon. Pardonner n’est pas un exercice facile, comme nous l’avons relevé plus haut, mais c’est la voie de la guérison et de la libération. Dieu nous encourage à marcher sur cette voie. Mieux encore, il chemine avec tous ceux et celles qui empruntent ce chemin et met à leur disposition la force nécessaire. Tournons-nous vers Dieu, implorons sa force, et il nous aidera. A tous ceux et celles qui ont de la peine à pardonner, nous recommandons vivement la prière.  Dieu donne la force de pardonner à quiconque la lui demande sincèrement. Nous encourageons aussi la lecture du livre Dorothée et Samuel Hatzarkortian intitulé Le pardon une puissance qui libère et publié aux  éditons compassion. C’est l’un des meilleurs livres sur le pardon. Nous l’avons lu il y a de cela plus de vingt ans et il nous a fait beaucoup de bien.

En somme, pardonner n’est pas facultatif. C’est une nécessité. Le pardon n’est pas un signe de faiblesse ou de lâcheté. Au contraire, il faut faire preuve de beaucoup de force et de courage pour pardonner. Le pardon n’est pas une défaite non plus. C’est plutôt une grande victoire sur la vexation, le ressentiment, la colère, et la soif de vengeance. Un proverbe arabe dit à juste titre: « Le pardon est la plus belle fleur de la victoire. ». Implorons le secours de Dieu et faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour l’acquérir. Le doux parfum de la fleur du pardon nous fera du bien et réjouira au passage ceux et celles qui nous entourent. Par-dessus tout, son odeur sera agréable au Dieu Miséricordieux et  Compatissant.

© Copyright, Moussa Bongoyok, 2010.

SECRETS DU BONHEUR CONJUGAL

« Yom asal, yom basal”. (Proverbe arabe d’Egypte)

“Jour de miel, jour d’oignon.” (Proverbe arabe d’Egypte)

« Someday honey, someday onion. » (Arab proverb from Egypt)

Sens : Dans le mariage, il y a des jours de rires et des jours de larmes.

Proverbe envoyé par: une américaine d’origine égyptienne.

Parallélisme biblique

La beauté du proverbe cité ci-dessus n’a pour unique rivale que sa profondeur. En quatre mots, la sagesse arabe a pu résumer ce que quatre gros volumes ne sauraient décrire de manière exhaustive.

Le mariage, car c’est de cela qu’il s’agit ici, est incontestablement un sujet qui a fait et fera encore couler beaucoup d’encre. Mais l’originalité de ce proverbe réside dans le fait qu’en deux mots clés et hautement symboliques (miel et oignon), il nous permet d’aborder l’essentiel du sujet avec réalisme.

Parlons d’abord du miel. La douceur du miel est légendaire. Son goût sucré est très apprécié. Des plats à base de miel ont éclairé bien de visages. Son pouvoir curatif n’est plus à démontrer, tellement la médicine naturelle en a exposé les mille et une vertus. Ce n’est donc pas exagéré de parler de « lune de miel » pour designer les premiers jours de la vie conjugale. Le miel est une excellente image pour désigner tout ce que le mariage a de meilleur et célébrer les joies de l’union entre l’homme et la femme.

Mais, parlons aussi de l’autre côté de la médaille conjugale : l’oignon. L’oignon est utile. On peut rarement imaginer une cuisine africaine sans oignon. Seulement, l’oignon n’est pas du tout tendre. Il fait pleurer ceux qui le découpent et même parfois ceux qui sont dans les environs. C’est justement l’image de larmes qui est soulignée dans le proverbe égyptien. En clair, le mariage a aussi ses frustrations, ses douleurs, ses peines et ses blessures de toute nature.

Voilà un résumé du mariage. Seulement, il convient d’ajouter tout de suite qu’on peut être mariés et heureux. De nombreux couples chrétiens sont heureux et peuvent le confirmer. Mon épouse Priscille et moi venons juste de célébrer le vingt-unième anniversaire de notre mariage le 31 décembre dernier, et nous sommes infiniment reconnaissants au Seigneur pour nos merveilleuses années de vie conjugale. Par la grâce de Dieu, nous sommes aussi mariés et heureux.

Le mariage vient avec ses joies et ses peines mais, somme toute, il vaut la peine d’être vécu. Justement, la Bible ne passe pas sous silence les contraintes du mariage (1 Corinthiens 7 : 1-7, 25-35), mais elle souligne avec force qu’il n’est pas bon que l’homme soit seul (Genèse 2 :18) et célèbre le bonheur de la vie conjugale (Genèse 2 : 18-24 ; Proverbes 18 :22 ; 19 :22.).

La Bible donne aussi de nombreux conseils pour aider ceux qui sont unis par les liens du mariage à surmonter leurs différences, à braver les frustrations, et à vivre dans la joie. Le texte suivant semble résumer tous ces conseils en des termes simples mais combien significatifs : « Veillez donc avec soin à votre manière de vivre. Ne vous comportez pas comme des insensés, mais comme des gens sensés. Mettez à profit les occasions qui se présentent à vous, car nous vivons des jours mauvais. C’est pourquoi ne soyez pas déraisonnables, mais comprenez ce que le Seigneur attend de vous. Ne vous enivrez pas de vin – cela vous conduirait à une vie de désordre – mais laissez-vous constamment remplir par l’Esprit: ainsi vous vous encouragerez mutuellement par le chant de psaumes, d’hymnes et de cantiques inspirés par l’Esprit, vous louerez le Seigneur de tout votre cœur par vos chants et vos psaumes; à tout moment et pour toute chose, vous remercierez Dieu le Père au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, et parce que vous révérez le Christ, vous vous soumettrez les uns aux autres, vous femmes, en particulier, chacune à son mari, et cela par égard pour le Seigneur. Le mari, en effet, est le chef de sa femme comme le Christ est le chef, la tête de l’Eglise qui est son corps et dont il est le Sauveur. Mais comme l’Eglise se soumet au Christ, de même la femme se soumet en toute circonstance à son mari. Quant à vous, maris, que chacun de vous aime sa femme comme le Christ a aimé l’Eglise: il a donné sa vie pour elle afin de la rendre digne de Dieu après l’avoir purifiée par sa Parole, comme par le bain nuptial. Il a ainsi voulu se présenter cette Eglise à lui-même, rayonnante de beauté, sans tache, ni ride, ni aucun défaut, mais digne de Dieu et irréprochable. Voilà comment chaque mari doit aimer sa femme comme si elle était son propre corps: ainsi celui qui aime sa femme s’aime lui-même. Car personne n’a jamais haï sa propre chair; au contraire, chacun la nourrit et l’entoure de soins, comme le Christ le fait pour l’Eglise, parce que nous sommes les membres de son corps. C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme et les deux ne seront plus qu’une seule chair. Il y a là un grand mystère: je parle de ce que je viens de dire au sujet du Christ et de l’Eglise. Quant à vous, que chaque mari aime sa femme comme lui-même, et que chaque femme respecte son mari. » (Ephésiens 5 :15-33, La Bible du Semeur).

De nombreux autres textes sont tout aussi éloquents en la matière. Nous vous en offrons une petite sélection sous le thème des dix secrets du bonheur conjugal dans l’espoir qu’ils aideront les célibataires à entrer dans le mariage par la bonne porte et donneront aux mariés plus de miel dans leur vie conjugale :

Les dix secrets du bonheur conjugal

1. Avant tout, avoir une foi commune en Jésus-Christ. (2 Cor 6 :14 ; 1 Cor 7 :39)

2. Maintenir et cultiver le respect mutuel. (1 Cor 10 :24 ; Phil 2 :2-4 ; 1 Pi 3 :1-9)

3. Chercher le bonheur du conjoint (de la conjointe) (Cant 8:7; 1 Cor 13: 4-7; Col 3:14)

4. Comprendre les différences (physiologiques et psychologiques) qui existent entre l’homme et la femme et en tenir compte. (1 Pi 3:7, Eccl 4:9-12)

5. Communiquer régulièrement.(Eph 4:15 + 25-27)

6. S’accorder sur les finances et la gestion des biens de la famille. (Gen 2:24; Prov. 31:10-31; 1 Tim 5:8)

7. Faire le planning familial et s’entendre sur l’éducation des enfants. (Luc 14 :28; 1 Cor 7:29-30; Deut 6:1-7; Prov. 3:11-12; Eph. 6:4)

8. Entretenir de bons rapports avec les beaux-parents.

(Gn 2:24; Eccl 7:11-12; Jac 3:13-18)

9. Cultiver les intérêts communs et participer aux mêmes activités. (Mt 18:19-20; 1 Pi 3:1-7)

10. Continuer à faire la cour à sa femme/son mari et à la/le satisfaire dans le domaine intime. (Gn 2 :24 ; Prov 5 :18-19 ; Cant 7 :1-14 ; 1 Cor 7 :3-5 ; Heb 13 :14)

N.B: Ces dix secrets de la vie conjugale sont inspirés de Paul Hoff Le pasteur et la cure d’âme (Deerfield : Vida, 1986) pp. 87-102

Fort de ce qui précède, nous voulons encourager les célibataires qui n’ont pas le don du célibat à ne pas avoir peur du mariage. Le mariage a ses oignons, certes, mais n’est-pas le cas pour la vie tout court ? Si vous entrez dans le mariage sous la direction de Dieu et avec sa bénédiction, vous n’avez rien à craindre. Tant que le Seigneur est dans la barque de votre vie commune, vous braverez les intempéries. Cependant, nous vous conseillons de ne pas vous laisser emballer par l’aveuglement du faux amour. Quelqu’un disait à juste titre, « si l’amour rend aveugle, le mariage ouvre les yeux. » Il est dangereux de s’aventurer dans le mariage sans avoir prié intensément et réfléchi mûrement. Il est périlleux de fonder le mariage sur le sable mouvant de la beauté physique, de la position sociale, et des richesses matérielles au risque de laisser le trône aux larmes dans le foyer conjugal. Il est plus sage de donner la priorité à des valeurs morales et spirituelles telles que la nouvelle naissance, la maturité spirituelle, l’excellente moralité, la sincérité et la réciprocité de l’amour, l’accord sur les points fondamentaux de la vie chrétienne.

A ceux qui sont mariés, nous voulons rappeler que les différences sont nombreuses dans un couple : éducation, expériences de la vie, culture, appartenance ethnique ou raciale, psychologie, dons, personnalité et tant d’autres encore. Dans un tel contexte, il n’est pas surprenant qu’il y ait des frottements. Un autre proverbe africain dit d’ailleurs à juste titre: « La langue et les dents ne sont pas des ennemis, mais il arrive de temps en temps que les dents mordent la langue. » Nos différences sont manifestes, mais elles ne doivent pas pour autant nous diviser. Elles doivent plutôt nous enrichir en vue d’une vie plus fructueuse et plus heureuse. L’un des plus grands secrets de succès dans la vie conjugale est la recherche continuelle du bonheur de sa conjointe ou de son conjoint. En cherchant le bonheur de votre partenaire, vous serez aussi heureux ou heureuse car, faut-il le souligner, le bonheur est contagieux. Mais, pour y arriver, il est recommandé d’aimer sa conjointe ou son conjoint, d’être honnête avec soi-même, de reconnaître sincèrement ses propres défauts, de vivre dans l’humilité, de faire toujours du bien à l’âme sœur, de demander promptement pardon à sa conjointe ou à son conjoint quand on a mal agi ou parlé, de rompre avec les sources de troubles dans le foyer et de poursuivre la paix en invoquant toujours le soutien du Seigneur. Dans le même ordre d’idées, nous encourageons vivement les couples chrétiens à lire la Bible et à prier ensemble chaque jour. Un proverbe anglais dit : « Les couples qui prient ensemble restent unis ». Les moments de lecture biblique et de prière en commun offrent d’excellentes occasions de dialogue, de réconciliation et de redynamisation spirituelle.

A ceux qui sont au bord du divorce, nous disons qu’il est encore possible d’éviter la déchirure avec ses atroces conséquences si vous revenez aux prescriptions bibliques. Mettez en avant l’humilité, le pardon et la fidélité à vos engagements devant Dieu et devant les hommes. Le même conseil est valable pour ceux qui sont déjà divorcés. En comptant sur la grâce, la guérison et la transformation du Seigneur, la réconciliation est toujours possible.

Si nous plaçons Dieu au centre de la vie conjugale, les larmes seront rares et toujours dominées par les cris de joie. Le bonheur brillera de tous ses éclats en dépit des défis de la vie commune. Il ne nous reste donc plus qu’à lui laisser la direction totale de nos vies et de nos foyers afin que les élans agressifs de l’oignon de nos peines soient quotidiennement dominés par la douceur joyeuse du miel de l’amour.

(c) Copyright by Moussa Bongoyok, 2010.

ATTAQUER LE MAL A LA RACINE

« Wudin  i’al a sendiraa bee buubi.” (balndol fulbe)

“Jette l’os et tu te débarrasseras des mouches. » (proverb fulbe)

“Throw away the bone and you get rid of the flies.” (Fulbe proverb)

Signification: La meilleure façon de résoudre un problème est d’attaquer le mal à la racine. Débarrasse-toi de ce qui peut t’attirer des ennuis.


Parallélisme biblique

Le conseil combien pratique du proverbe susmentionné est pourtant difficilement appliqué dans la vie quotidienne. L’être humain dépense beaucoup d’énergie pour nier, camoufler ou justifier les problèmes au lieu d’y faire face avec tout le courage et le sérieux que cela implique. Dans le domaine spirituel, par exemple, la Bible cite de nombreux cas. Dès le jardin d’Eden (Genèse 3 :1-24), juste après la chute, nous voyons Adam accuser Eve d’être à l’origine de la désobéissance et ignorer sa propre part de responsabilité. Eve a aussitôt rejeté le tort sur le serpent. Et pourtant, la sentence divine n’a épargné personne puisque les trois étaient coupables. On s’attendrait à ce que l’humanité en tire des leçons.  Malheureusement, le même jeu continue encore de nos jours et semble même prendre des proportions plus inquiétantes. Il n’y a qu’à observer de près ce qui se passe dans certains milieux diplomatiques. Même quand un homme ou une femme se résout à solutionner un problème clairement identifié il ou elle se borne souvent à s’attaquer aux symptômes. Il n’est donc guère étonnant que ses efforts ne soient pas couronnés de succès. Des moyens énormes sont gaspillés chaque année dans des réunions, des consultations ou des dialogues infructueux tandis que le mal continue inexorablement son effet dévastateur. En cela le proverbe peul a raison, tant que l’os est conservé, les mouches ne bougent pas d’un pouce.

Et pourtant, la Bible recommande une solution simple mais efficace : il faut s’attaquer à la source du problème. Dans le domaine du péché, par exemple, il ne sert à rien de justifier son forfait ou même de blâmer les autres.  Il vaut mieux reconnaitre simplement sa transgression et la confesser. Les Saintes Ecritures sont formelles : « Celui qui cache ses fautes ne prospérera pas, celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde. » (Proverbe 28 :13, Bible du semeur). Le psalmiste a donné un témoignage qui abonde dans le même sens : « Heureux l’homme dont la faute est effacée, et le péché pardonné! Heureux l’homme au compte de qui l’Eternel ne porte pas le péché et qui est exempt de mauvaise foi! Tant que je taisais ma faute,  je m’épuisais à gémir sans cesse, à longueur de jour. Sur moi, le jour et la nuit, ta main s’appesantissait,  ma vigueur m’abandonnait comme l’herbe se dessèche lors des ardeurs de l’été. Je t’ai avoué ma faute, je n’ai plus caché mes torts,  j’ai dit: «Je reconnaîtrai devant l’Eternel les péchés que j’ai commis. Alors tu m’as déchargé du poids de ma faute. » (Psaume 32 :1-5, Bible du Semeur).

Quand le fils prodigue de la parabole (Luc 15 :11-31) a compris l’énormité de sa bêtise, il n’a pas cherché à faire semblant que tout allait bien. Il n’a pas non plus cherché à accuser les autres ou encore moins à justifier son péché. Il est allé vers son père et a demandé sincèrement pardon. Les bénédictions reçues en retour étaient au-delà de ce qu’il pouvait imaginer.

De même, quand le message de l’apôtre Pierre dans Actes 2 :14-36 a touché les auditeurs et qu’eux-mêmes ont demandé ce qu’il fallait faire, le prédicateur a répondu sans détour : « Changez, et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus-Christ, pour que vos péchés vous soient pardonnés. Alors, vous recevrez le don du Saint-Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour ceux qui vivent dans les pays lointains, tous ceux que le Seigneur notre Dieu fera venir à lui. » (Actes 2 :38, Bible du Semeur.

Chers amis, ne cherchons pas à camoufler ou à justifier nos péchés. Si nous le faisons, les « mouches » du remord, de la culpabilité, de la mauvaise conscience, de la malédiction, du jugement divin et de la condamnation nous poursuivront toujours. Et pourtant, Dieu est prêt à nous accorder son pardon (1 jean 1 :8-9) et à nous donner la force de ne plus patauger dans même boue spirituelle. Sachons-donc nous débarrasser de « l’os qui attire les mouches » en demandant clairement  pardon à Dieu et aux prochains offensés.  C’est alors que nous obtiendrons miséricorde et expérimenterons la paix de Dieu.

(c) Copyright by Moussa Bongoyok, 2009

LE VOYAGE ELARGIT LES HORIZONS

« Lingu bundu andaa jaajerka maayo. » (balndol fulbe)

« Le poisson qui vit dans un puits ne connait pas la longueur de la rivière. » (Proverbe peul)

« The fish that dwells in a well does not know the length of the river. » (Fulbe proverb)

Signification: Celui ou celle qui  se limite à son contexte,  qui n’élargit pas ses horizons, qui ne voyage pas, ne peut pas faire reculer les frontières de l’ignorance.

LA PERSEVERANCE PAIE

« Cent glissades n’empêchent pas la tortue d’entrer dans le marigot. » (Proverbe ivoirien)

« A hundred slides will not prevent the tortoise from going into the river. » (Proverb from Ivory Coast)

Signification: Il ne faut jamais se décourager car la persévérance finit par payer.

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