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L’ETRE HUMAIN N’EST PAS PLUS INTELLIGENT QUE DIEU

“Mangarasl ndo nara mangarasl medǝwa » (N’gèlègèdma mafahai)

« Le cerveau de l’être humain est comme le cerveau du rat. » (Proverbe mafa)

« Human brain is like rat brain. » (Mafa proverb)

Signification : Oublier ses origines et ses bienfaiteurs c’est agir comme un rat.

 

Parallélisme biblique

 

Le rat n’a pas bonne presse en pays Mafa. Il s’attaque aux maigres récoltes des paysans qui, à leur tour, lui livrent une guerre sans merci. Mais, le rat semble aussi avoir un autre défaut : Il stocke les provisions volées dans des cachettes et  les oublie souvent. Par exemple, au début de la saison de pluies, il n’est pas rare de tomber sur des arachides enfouies sous terre. C’est ainsi qu’il est frequent d’entendre les Mafa dire de quelqu’un qui oublie souvent les choses : «gèd nenga’a nara ged medǝwa » (sa tête  est comme la tête du rat). Notre proverbe va plus loin en faisant de l’oubli un mal qui ronge tous les êtres humains : « Le cerveau de l’être humain est comme le cerveau du rat».  Il est interessant de noter qu’au lieu d’utiliser le mot « gèd » (tête), l’adage mafa utilise le mot « mangarasl » (cerveau), ce qui dénote d’une plus grande profondeur car, dans la pensée mafa, le cerveau est le centre de la réflexion. C’est ainsi qu’on entend souvent dans les conversations « mangarasl a te gèd ngaya be dè ? » (Est-ce que tu ne réfléchis pas ? Littéralement, « Est-ce que le cerveau n’est pas dans ta tête ? »).

Si la profondeur de cette parole de sagesse mafa est frappante, les véritables enjeux se trouvent au niveau de ses implications. C’est vrai qu’il nous arrive souvent d’oublier des noms, des dates, des leçons apprises, des objets, des rendez-vous, voire des bienfaiteurs et leurs bienfaits. Mais, ce proverbe peut aussi s’appliquer à une dimension plus profonde : notre origine. D’où venons-nous ? Nous avons malheureusement tendance à oublier ou à négliger la source même de notre existence. Le premier chapitre du livre de Genèse indique clairement que nous avons été créés par Dieu. Le créateur a fait de nous des êtres capables de réfléchir,  de choisir, voire de créer dans une moindre mesure. Mais, cela fait-il de nous des égaux du Créateur ?  Loin de là.  De nombreux personnages bibliques l’ont compris. C’est ainsi que le psalmiste disait dans Psaume 8 :4-5 : « Quand je contemple le ciel que tes doigts ont façonné, les étoiles et la lune que tes mains ont disposées, je me dis: Qu’est-ce que l’homme, pour que tu en prennes soin, et qu’est-ce qu’un être humain pour qu’à lui tu t’intéresses?” (la Bible du Semeur). Le prophète Esaïe est encore plus précis quand il dit: “Une voix interpelle: ‘Va, proclame un message!’ Une autre lui répond: ‘Que dois-je proclamer?’ ‘Que tout homme est pareil à l’herbe et toute gloire humaine comme la fleur des champs; car l’herbe se dessèche et la fleur se flétrit quand le souffle de l’Eternel passe dessus. En vérité: les hommes sont pareils à de l’herbe.” (la Bible du semeur). Nous pourrions multiplier les références bibliques, mais ces deux textes suffisent pour nous montrer que nous ne saurons nous comparer au Dieu Créateur, ni encore moins le rivaliser.

Et pourtant, l’humanité a de plus en plus tendance à pousser Dieu hors de sphères des décisions humaines et à placer la raison sur un gigantesque piédestal. Cela se voit dans nos universités, nos congres, nos sénats, nos parlements, nos assemblées nationales et nos gouvernements. Cela se ressent même dans certains contextes religieux ou des prédicateurs influencés par les balbutiements d’un rationalisme déséquilibré en arrivent à remettre en cause la sagesse divine et à dire haut et fort que les miracles et les guérisons miraculeuses n’existent plus.  En agissant ainsi ils tombent dans le même piège que les soi-disant intellectuels qui se vantent de tout connaître, de tout expliquer, et de tout résoudre, au point de se passer de Dieu. Et pourtant, la sagesse de l’homme si elle est détachée de sa divine source, n’est que folie aux yeux de Dieu (voir 1 Corinthiens 1 :18-29). S’appuyer sur ses seules capacités intellectuelles pour naviguer sur l’océan déchaîné des réalités existentielles tout en ignorant Dieu – la source de la vie, de l’intelligence et de la sagesse – c’est avoir un cerveau de rat.

Pourtant, de plus en plus, les sociétés occidentales veulent gérer leurs nations, résoudre les nombreux problèmes auxquels elles sont confrontées et contribuer au développent international sans Dieu. Tout se passe comme si subitement l’être humain était devenu plus intelligent que Dieu au point de s’offrir le luxe de se passer de lui. Pire, certains dirigeants veulent imposer à tout l’univers cette vision du monde dominée par un athéisme ouvert ou déguisé.  Ils ignorent qu’en agissant ainsi, ils vont droit vers la destruction car de même qu’un homme sensé n’utilise pas un appareil complexe sans se référer au manuel d’utilisation, nous ne saurons vivre notre vie qui en encore plus compliquée sans nous référer aux directives de notre Créateur contenus dans la Bible. Lisons-la, étudions-la, méditons-la, donnons-lui une place de choix dans nos institutions éducatives et dans nos vies. C’est alors que nous  serons constamment connectés à Dieu, la véritable source d’intelligence et de sagesse. C’est alors que, loin des dérives de l’extrémisme religieux  violent ou de la démesure antireligieuse (qui est tout aussi intolérante et violente),   nous nous engagerons résolument sur la voie de la guérison, du vrai succès, de la réussite dans toutes les sphères de la société, et d’une vie qui honore Dieu et constitue une source de bénédiction pour tous les êtres humains sans distinction aucune.

 

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2014.

D’OU VENONS-NOUS?

« To a andaa haa njahta, andu haa iwda .» (balndol fulbe)

“Si tu ne sais pas où tu vas, sache d’où tu viens.” (proverbe fulbe)

« If you do not know where you are going, know where you come from. » (Fulbe proverb)

signification: Quand on est perdu, il faut savoir revenir à la case départ et repartir à zéro. Pour mieux connaitre sa destinée, il faut connaitre son origine.


Parallélisme biblique

Les Fulbe nomades sont de véritables maîtres de la brousse. Ils n’ont besoin ni de routes, ni de boussole pour se déplacer à travers d’immenses brousses où le paysage est  d’une monotonie déroutante. Pour survivre  dans un tel contexte il faut avoir des repères. Aussi longtemps que les bergers savent d’où ils viennent et ce qu’il faut faire pour revenir au campement, ils peuvent se moquer de l’immensité de la brousse.  C’est à cette réalité que se rapporte premièrement notre proverbe.

Ce proverbe a aussi une dimension philosophique captivante.  Il est d’ailleurs intéressant de relever qu’il ressemble étrangement  à ce que le Talmud enseigne car nous y lisons : “Si tu veux savoir où tu vas, sache d’où tu viens.” La connaissance de son origine est un élément important pour la détermination de sa destinée. La personne qui ne sait pas  d’où elle vient court le risque d’être complètement déboussolée dans la vie. Malheureusement, c’est ce qui arrive à des centaines de millions de personnes dans notre monde postmoderne. Chaque année, le nombre de personnes qui se veulent athées, même dans des régions connues pour leur religiosité, ne fait  qu’augmenter. Notre monde est prêt à embrasser des philosophies et des idéologies on ne peut plus insolites. Mais il veut écarter Dieu des  écoles, des institutions étatiques, et des grandes décisions politiques. Est-il  étonnant que l’éthique s’évanouisse, que le désordre s’installe,  et que l’avenir soit toujours plus incertain ? Décidément, une grande partie de la population humaine ne sait pas où elle va.

Nous pensons qu’il est grand temps de revenir à Dieu, la source de notre existence, de notre vie. Darwin et ses disciples se sont efforcés tant bien que mal d’enseigner que Dieu n’est pas notre créateur, mais aujourd’hui très peu de scientifiques respectables (même irréligieux) s’accrochent à la théorie de l’évolution. De nombreux savants reconnaissent la véracité de l’enseignement scripturaire. La Bible ne laisse planer aucun doute sur notre origine.  Nous ne sommes pas le fruit d’une évolution douteuse, nous avons été créés par Dieu (Genèse 1 :26-31 ; 2 :18-25). Vivre sa vie sans Dieu c’est courir le plus gros risque de sa vie, c’est se lancer sur la voie de la perdition éternelle. Dieu est notre Créateur. Il sait de quoi nous sommes faits. Il sait ce que nous devons faire pour vivre pleinement la vie qu’il a bien voulu nous prêter. Il sait la voie que nous devons suivre pour passer l’éternité dans un bonheur parfait. Au terme de notre aventure humaine sur cette planète, c’est Dieu qui aura le dernier mot. Il jugera l’humanité. A l’issue de ce jugement, les rachetés passeront l’éternité au paradis tandis que les autres souffriront éternellement en enfer (Apocalypse 20 :1-22 :16) Lui tourner le dos est donc aussi suicidaire qu’abandonner la source d’eau vive pour creuser des citernes crevassées qui retiennent pas l’eau (Jérémie 2 :12-13.  Mais se tourner vers Dieu et le prendre pour appui, c’est aller à la source du vrai bonheur (Psaume 4 :7-9 ; Apocalypse 21 :1-4).

Nous venons de Dieu et nous allons à Dieu. Il serait absurde de vivre notre vie sans ce Créateur qui nous aime pourtant d’un amour éternel. Vivre sans Dieu ou vivre sans tenir compte du fait que nos origines se trouvent en lui, c’est avancer les yeux fermés sur la voie de l’égarement. Ne commettons jamais cette erreur fatale. Croyons en Dieu, plaçons-le au cœur de nos vies, suivons la voie qu’il nous indique dans les Saintes Écritures, marchons sur les traces du Seigneur Jésus-Christ, et laissons le Saint-Esprit remplir nos cœurs. C’est alors que nous avancerons avec assurance sur le chemin de la vie, sachant d’où nous venons et où nous allons.

© Copyright, Moussa Bongoyok, 2010.

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