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LE TEMPS PASSE, ON PASSE AVEC LUI

“Nga a gaba.” (N’gèlègèdma mafahai)

 « Nous sommes sous l’arbre à palabres » (proverbe mafa 

“We are under the palaver tree.” (Mafa proverb)

Signification: Nous ne sommes que de passage sur la terre.

 Parallélisme biblique

L’arbre à palabres est célèbre dans de nombreuses cultures sahéliennes. C’est un arbre sous lequel les notables de village se réunissent pour échanger des idées, discuter, juger, ou se pencher sur divers problèmes de la vie en société. C’est aussi un lieu de rassemblement. Chaque village mafa a son arbre à palabres sous lequel se trouve souvent grand un roc sur lequel les gens peuvent s’asseoir sans se salir.

 L’arbre à palabres est plein de symboles dans la société mafa. Tout y passe : les nouvelles, les plaintes, les joies, les peines, les conflits, la réconciliation, les médisances, le rétablissement de la vérité, la politique,  l’éducation, les stratégies, les contes, les proverbes, la religion, la philosophie, l’économie, le mysticisme, les rêves, l’organisation des travaux champêtres,  les projets, bref tout ce qui se rapporte de près ou de loin à la vie du village. Mais, au-delà de tous ces symboles,  l’arbre à palabres représente la précarité de la vie sur la terre. En effet, l’arbre à palabres ne rassemble les gens que pour un temps bien limité. Après les réunions, chacun rentre chez soi pour un sommeil bien mérité en vue de mieux affronter les durs labeurs du lendemain si Dieu permet qu’on y arrive. Nombreux sont ceux qui sont partis d’un petit sommeil à un sommeil et chacun attend son tour. Face à cette réalité existentielle, les Mafa affirment, sur une note philosophique assez profonde que nous (les êtres humains) sommes sous l’arbre à palabres. Nous ne sommes que des étrangers sur cette terre. La mort nous attend à tout moment. Il est alors aisé de comprendre pourquoi c’est l’un des premiers proverbes que les Mafa citent pour évoquer un décès dans la communauté.

 En cette fin d’année où nous sommes souvent surpris par la rapidité avec laquelle les mois se sont écoulés il nous arrive parfois de dire tout haut : « comme le temps passe si vite ! » Mais, n’oublions pas  que ce n’est pas seulement le temps qui passe. Nous passons aussi avec lui. L’écrivain français Paul-Jean Toulet (1867-1920) exprime cela en des termes qui n’ont pas perdu leur éloquence après près d’un siècle : « Le temps passe. Ah, si on pouvait le regarder passer. Mais hélas, on passe avec lui. ». Au-delà du temps qui passe, c’est donc nous qui passons.

 C’est justement ce que nous rappelle de nombreux textes bibliques. Retenons-en un, l’un des plus vieux psaumes de la Bible, attribué à Moise l’homme de Dieu :

  1 Prière de Moïse, l’homme de Dieu.
      O Seigneur, d’âge en âge
      tu as été notre refuge.

    2 Avant que soient nées les montagnes,
      et que tu aies créé la terre et l’univers,
      de toute éternité et pour l’éternité, toi, tu es Dieu.

   
    3 Tu fais retourner l’homme à la poussière,
      et tu dis aux humains: «Retournez-y!»

     4 Car mille ans, à tes yeux,
      sont comme le jour d’hier qui est déjà passé,
      comme une seule veille au milieu de la nuit.

        5 Tu balaies les humains comme un peu de sommeil qui s’efface à l’aurore.
      Ils sont pareils à l’herbe

    6 qui fleurit le matin, qui passe
      et qui, le soir, se fane et se flétrit.

    7 Nous sommes consumés par ta colère,
      ta fureur nous effraie:

    8 tu as mis devant toi tous nos péchés,
      et tu mets en lumière tout ce qui est caché.

    9 Tous nos jours disparaissent par ta colère,
      et nos années s’effacent comme un murmure…

      10 Le temps de notre vie? C’est soixante-dix ans,
      au mieux: quatre-vingts ans pour les plus vigoureux;
      et leur agitation n’est que peine et misère.
      Car le temps passe vite et nous nous envolons.

     11 Qui peut connaître l’intensité de ta colère,
      qui te respecte assez pour tenir compte de ton courroux?

        12 Apprends-nous donc à bien compter nos jours,
      afin que notre cœur acquière la sagesse!

(Psaume 90 :1-12, La Bible du Semeur)

Daigne le Seigneur nous accorder la sagesse de bien compter nos jours de nous rappeler chaque jour que nous ne sommes que sous l’arbre à palabres de la condition humaine. Daigne le Dieu unique, saint, et juste nous aider à comprendre que nous pouvons quitter cette terre à tout moment et que nous avons intérêt à la quitter quand nous sommes en bons termes avec lui. En cette fin d’année, examinons-nous. Faisons la paix avec Dieu et avec nos prochains. Et surtout, engageons-nous à vivre chaque jour de telle sorte que, même si c’était la fin de notre pèlerinage terrestre, nous partions avec la ferme assurance que notre vie et dans les tendres bras du Bon Berger avec qui nous passerons l’éternité dans un bonheur parfait. C’est aujourd’hui qu’il faut se repentir et confier la direction totale de sa vie au Seigneur Jésus-Christ. C’est aujourd’hui qu’il faut demander pardon à ceux qui ont été offensés.  C’est aujourd’hui qu’il faut honorer Dieu. C’est aujourd’hui qu’il faut aimer le prochain comme soi-même. C’est aujourd’hui qu’il faut pratiquer des œuvres dignes de la repentance. Demain peut être trop tard car nous ne savons pas si nous le verrons et il serait irresponsable de prendre un si grand risque avec son avenir éternel. Or, la Bible déclare que «le sort de tout homme est de mourir une seule fois – après quoi il est jugé par Dieu. » (Hébreux 9 :27, La Bible du semeur). Soyons donc sages et sachons nous rendre à l’évidence que ce n’est pas seulement le temps qui passe mais que c’est aussi nous qui passons car la vie sur terre n’est qu’une éphémère réunion sous un arbre à palabres. « Nga a gaba ! »   

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2010.

ECOUTER LES AUTRES

“Maya a n’za a gèd ndo staɗ genè kabai.” ( N’gèlèdma mafahai)

« La sagesse ne demeure pas dans la tête d’une seule personne. » (proverbe mafa)

“Wisdom does not dwell in the head of one person. » (Mafa Proverb)

Signification: Il faut savoir écouter les autres et demander conseil.

Parallélisme biblique

La société traditionnelle mafa est organisée d’une manière très intéressante. La structure est assez dynamique pour favoriser des  décisions communes et favoriser la solidarité. C’est ainsi que l’alternance entre la saison du dau-dau a gèɗ (littéralement « vrai mil », sorgho jaunâtre) du n’temas (mil à chandelle, millet pénicillaire, ou petit mil) est pratiquement respectée de tous. La fête des taureaux (maray) est célébrée selon des règles préétablies depuis de nombreuses  générations. Le calendrier des festivités et des grands travaux agricoles est observé même si avec l’avènement de l’islam et du christianisme il y a eu quelques petites modifications.  Quand un mafa est frappé par un malheur, toute la communauté sympathise avec la personne éprouvée. Les grands succès font aussi  l’objet d’une réjouissance populaire. Quand une maison brûle, tous apportent leur assistance pour éteindre le feu. Ceux qui ont de la peine à terminer la culture de leurs champs peuvent inviter les autres membres de la communauté à leur porter secours (wuza) sans leur proposer un salaire. Ils offrent tout simplement à manger aux personnes qui répondent à l’invitation et se rendent disponibles pour apporter aussi un coup de main aux autres en temps opportun.

La particularité de la société traditionnelle mafa est que, dans ce contexte où la solidarité est indéniable, chacun conserve une large marge de liberté, d’indépendance. En cela, Jean-Yves Martin a vu juste quand il a écrit : « Le système social combine à la fois rigidité et souplesse. » Les Matakam du Cameroun (Paris : ORSTOM, 1970) p. 196. Cette souplesse permet au Mafa d’organiser sa vie sans grande pression au niveau familial ou communautaire et avec une aisance qui n’a rien à envier aux sociétés occidentales. Seulement, le danger de basculer dans un individualisme débilitant   est omniprésent, d’où l’interpellation de notre proverbe : « La sagesse ne demeure pas dans la tête d’une seule personne. » L’être humain, si intelligent et cultivé soit-il, a besoin des autres. Personne ne peut se vanter de tout connaitre ou d’être suffisamment sage.

Dans la Bible, Dieu lui-même nous montre l’importance des conseillers. Il est écrit dans Proverbes 15 :22 : « Quand on ne consulte personne, les projets échouent, mais lorsqu’il y a beaucoup de conseillers, ils se réalisent. » (La Bible du Semeur). Il est donc sage de consulter d’autres personnes avant de prendre une décision importante ou de lancer un projet.

Même quand on est célèbre et respecté de tous, il faut se garder de fermer les oreilles aux remarques ou aux propositions des autres, si modestes soient-elles. Moïse était un grand prophète. Il avait l’approbation de Dieu et le respect de ses compatriotes. Toutefois, quand Jéthro, son beau-père, lui a fait des reproches sur son style de leadership et lui a proposé un autre style, il n’a pas balayé du revers de la main ses propositions. Il les a mis en pratique et cela a été une grande bénédiction tant pour Moïse que pour la communauté (Exode 18.21-23).  Ceci est un exemple à suivre pour les leaders chrétiens d’aujourd’hui.

Face à la délicate relation entre les pagano-chrétiens et les judéo-chrétiens, la première communauté chrétienne a eu la brillante idée de convoquer un concile à Jérusalem (voir Actes 15). Ce concile a permis de trancher le débat avec une sagesse évidente.   Quand plusieurs personnes invoquent la sagesse divine et se penchent sur un problème, la solution est plus facile à trouver.

Dieu nous a donné des dons différents. Il a aussi mis une mesure de sagesse en chacun. Sachons écouter les autres. Bien entendu, faisons preuve de discernement et  examinons tout conseil à la lumière des Saintes Écritures. Car, faut-il le souligner, Dieu demeure le meilleur conseiller. C’est lui  qui a dit : «Je vais t’instruire et t’indiquer le chemin que tu devras emprunter. Je serai ton conseiller, mes yeux veilleront sur toi.» (Psaume 32 :8).

En somme, ne nous replions jamais sur nous-mêmes car, comme l’ont si bien dit les Mafa, « La sagesse ne demeure pas dans la tête d’une seule personne. ». Sachons demander conseil aux autres. Sachons examiner les critiques, les remarques, et les propositions des gens que Dieu place sur notre chemin à la lumière de la Bible. Que Dieu nous vienne en aide !

(c) Copyright, Moussa Bongoyok, 2010

CONSEILS ET CONSEILLERS

« Ndo a da nzi auda genè a n’da ngredakinè maya ɗè ? » (N’gèlègèdma mafahai)

« Est-ce que les gens vont toujours rester dehors pour vous apprendre à être sages ? » (Proverbe mafa)

« Will people always remain outside in order to teach you to be wise? » (Mafa proverb)

Signification: Il faut apprendre à être sage pour être une personne prompte à réagir face aux situations délicates. Les bons conseillers ne seront pas toujours disponibles.


Source
: Proverbe envoyé par  Hodekwem Keufkeuf Richard, missionnaire (Cameroun).


Parallélisme biblique

Les parents Mafa ne se contentent pas de donner des conseils à leurs enfants.  Ils veulent les amener à intérioriser les conseils et à s’en servir en temps opportun sans qu’on ait besoin de les répéter. Mieux encore, ils veulent les amener à développer une philosophie de la vie qui les guidera vers de bonnes décisions même si personne n’est autour d’eux pour les orienter. C’est ainsi qu’ils ne cachent pas leur mécontentement quand un enfant oublie les conseils, commet toujours les mêmes erreurs, ou retombe souvent dans les mêmes pièges. Devant une telle situation, il n’est pas rare de les entendre  dire avec indignation: « Est-ce que les gens vont toujours rester dehors pour vous apprendre à être sages ? » Sous-entendu, est-ce que les parents seront toujours vivants pour vous donner des conseils ou pour vous guider sur la voie de la sagesse ?

En réalité, ce proverbe couvre des dimensions plus profondes. Il renferme des concepts eschatologiques intéressants et frôle un peu le lien entre la vie sur terre et l’au-delà dans la religion traditionnelle mafa. Le cadre actuel de notre réflexion ne nous permet pas d’approfondir l’étude de ces aspects. Nous allons donc nous limiter à la leçon principale que nous pouvons tirer de notre proverbe. Notamment, les parents Mafa attirent l’attention leur progéniture sur le fait que les conseillers ne seront pas présents dans toutes les circonstances de la vie. En outre, certaines circonstances exigent une décision rapide. Il faudrait donc que les enfants retiennent les conseils des parents, des amis, ou des encadreurs, et apprennent à s’en servir en temps opportun. Ainsi, même quand les conseillers ne seront plus disponibles, ils sauront naviguer avec succès dans l’océan de la vie.

N’importe quel parent responsable souhaite que sa progéniture se conduise avec sagesse et mette en pratique les bons conseils reçus. L’un des chapitres de la Bible qui peint un beau tableau d’une descendance idéale est Jérémie 35 :1-19. Ce chapitre décrit comment le clan des Rékabites a pris au sérieux le conseil donné par leur ancêtre Yonadab, fils de Rékab.  En effet, ce dernier avait donné le conseil suivant à ses enfants : «Vous ne boirez jamais de vin, ni vous, ni vos descendants, à perpétuité. Vous ne construirez pas de maisons, vous ne cultiverez pas la terre, vous ne planterez pas de vignes et vous ne posséderez rien de cela; pendant toute votre vie, vous habiterez sous des tentes, afin que vous viviez longtemps sur la terre où vous n’êtes que des étrangers.» (Jérémie 34 :6b-7, La Bible du Semeur). Ses descendants ont appliqué ce conseil à la lettre au point où, même quand le prophète Jérémie testa leur fidélité en leur offrant du vin, ils déclinèrent fermement l’offre. Ils ne voulaient en aucun cas se détourner de la voie tracée par leur ancêtre. On comprend alors pourquoi Dieu les cita en exemple (vv. 12-17) et les bénit (vv.18-19).

Bien entendu, en tant que chrétiens, nous devons toujours examiner les conseils que nous recevons à la lumière des Saintes Ecritures. Tous les conseils de parents ou des aînés ne sont pas nécessairement bons. Mais, les bons conseils doivent être mis en pratique et communiqués aux générations suivantes. Les recommandations du Seigneur méritent encore davantage d’attention. Le Seigneur veut que nous mettions en pratique tout ce qu’il nous a prescrit (Matthieu 28 :20). Et, pour que nous n’oubliions pas ses commandements, il a mis en nous le Saint-Esprit. Le Saint-Esprit nous aide, nous rappelle les saintes instructions, et nous donne la force de les mettre en pratique (Jean 14 :15-30 ; 16 :5-15 ; et Ephésiens 3 :16). Daigne le Seigneur nous accorder la force et la sagesse de prendre très au sérieux ses conseils et d’en tenir compte dans toutes les circonstances de notre pèlerinage terrestre !


© Copyright, Moussa Bongoyok, 2010.

ETHIQUE DU TRAVAIL

“N’kurèce hwad na ausa ara wuda wa ?” (N’gèlègedma mafahai)

« Qui déchire son ventre comme le grillon? » (Proverbe mafa)

“Who torns his or her belly like the cricket?” (Mafa proverb)

Signification: Il ne faut jamais négliger la source de sa subsistance.


Parallélisme biblique

L’un de nos meilleurs souvenirs d’enfance est la « chasse aux grillons » dans les champs. Cette chasse intervenait généralement au mois d’août. C’était l’occasion pour nous de démontrer aux adultes que les enfants sont aussi capables de braver la nuit noire, les scorpions, les serpents et bien d’autres dangers. Armés de lampes torches et de houe, il ne nous restait plus qu’a être attentifs aux chants des grillons qui nous orientaient vers la bonne direction.  Nous nous servions alors des lampes torches pour aveugler ces insectes et de houes pour creuser les trous où ils se réfugiaient. Nous revenions rarement bredouilles.

Ici, notre proverbe parle aussi du grillon mais sous un autre angle. Le but est d’attirer l’attention des gens qui sont négligents sur le danger qu’ils courent quand ils prennent à la légère la source de leur subsistance. Ce proverbe est plus profond que ce que d’aucuns appelleraient « la politique du ventre ».  Il touche à l’attitude envers les bienfaiteurs et les patrons. Il se rapporte également à l’éthique du travail et au danger de la négligence.  Nous ne sommes donc pas loin de Proverbes 27 :18 où il est écrit : « Qui soigne son figuier jouira de ses fruits, et qui prend soin de son maître sera honoré. » (La Bible du Semeur).

Dans l’esprit de ce proverbe, un travailleur sage ne saurait donc s’amuser à faire son travail à la légère ou à  manquer de respect envers son patron ou sa patronne. La Bible semble même élever particulièrement la barre de l’éthique du travail pour les chrétiens. C’est ainsi que nous lisons : « Vous, esclaves obéissez à vos maîtres terrestres avec crainte et respect, avec droiture de cœur, et cela par égard pour le Christ. N’accomplissez pas votre tâche seulement quand on vous surveille, comme s’il s’agissait de plaire à des hommes, mais agissez comme des esclaves du Christ, qui accomplissent la volonté de Dieu de tout leur cœur. Faites votre travail de bon gré, et cela par égard pour le Seigneur, et non par égard pour les hommes. Car vous savez que chacun, qu’il soit esclave ou libre, recevra ce qui lui revient selon le bien qu’il aura fait.» (Ephésiens 6 :5-8 (La Bible du Semeur).  Le texte de Colossiens 3 :22-24 abonde dans le même sens: « Esclaves obéissez en tous points à vos maîtres terrestres, et pas seulement quand on vous surveille, comme s’il s’agissait de plaire à des hommes, mais de bon gré, parce que vous révérez le Seigneur. Quel que soit votre travail, faites-le de tout votre cœur, et cela par égard pour le Seigneur et non par égard pour des hommes. Car vous savez que vous recevrez du Seigneur, comme récompense, l’héritage qu’il réserve au peuple de Dieu. Le Maître que vous servez, c’est le Christ.» (La Bible du Semeur).

Bien que l’époque d’esclavage soit révolue, les principes qui se dégagent de ces textes restent valables.  Si tous les employés les appliquaient, et si les employeurs agissaient conformément aux recommandations bibliques relatives à la bonté envers les ouvriers et à la rétribution équitable (pour ne citer que ces deux aspects, Cf. Ephésiens 6 :9 ; Colossiens 4 :1), le monde de travail serait beaucoup plus agréable.

Dans le domaine spirituel, quelle que soit notre position au sein de l’église, nous sommes tous des ouvriers du Seigneur.  Le texte de 1 Pierre 2 :9-10 l’exprime clairement: « Mais vous, vous êtes une race élue, une communauté de rois-prêtres, une nation sainte, un peuple que Dieu a libéré pour que vous célébriez bien haut les œuvres merveilleuses de celui qui vous a appelés à passer des ténèbres à son admirable lumière. Car vous qui autrefois n’étiez pas son peuple, vous êtes maintenant le peuple de Dieu. Vous qui n’étiez pas au bénéfice de la grâce de Dieu, vous êtes à présent l’objet de sa grâce. » (La Bible du Semeur). En tant qu’ouvriers du Seigneur gardons-nous de faire négligemment notre travail avec tout ce que cela comporte comme conséquences. Soyons plutôt du nombre de ceux qui sont fidèles et seront félicités au retour du Christ (cf. Matthieu 24 :45-51).

Dans la vie courante comme dans le monde spirituel, la négligence est désastreuse.  Un homme ou une femme sage doit savoir éviter le chemin de la négligence et emprunter celui de la vigilance, surtout quand sa subsistance et sa récompense céleste sont en jeu.

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2010.

NON A L’OISIVETE

“Nzi ambali a gi mè?” (N’gèlègèdma mafahai)

“A quoi sert-il d’être inactif?” (Proverbe mafa)

“What is the point of being inactive?” (Mafa proverb)

Signification: Au lieu de rester inactif, il vaut mieux exercer une activité. Une activité, même peu attrayante ou non lucrative, permet de maintenir sa dignité. Par contre, l’oisiveté avilit l’être humain.

Parallélisme biblique

Les Mafa ont une éthique du travail particulièrement  solide. Ils ont plusieurs proverbes qui encouragent l’ardeur au travail et condamnent la paresse. Par ailleurs, dans la société traditionnelle Mafa, même les vieillards et les personnes handicapées participent aux divers travaux d’une manière ou d’une autre. Dans ce contexte, il est inconcevable qu’une personne valide et en bonne santé soit oisive. Le proverbe sur lequel nous réfléchissons aujourd’hui est souvent cité pour encourager ceux et celles qui se sentent gênés par  le type d’activité qu’ils mènent pour leur survie. Cela nous fait penser à l’érudit français M. Le Roux de Lincy (1806-1869) qui disait  à juste titre : « Il n’y a pas de sots métiers, il n’y a que de sottes gens. »

L’idée que véhicule le proverbe  mafa est que, comparativement à l’oisiveté, l’activité est noble. Avec une pointe d’humour et de paradoxe Potom Ndouva, le célèbre animateur du programme en langue Mafa sur les antennes de Radio Maroua (Extrême-Nord Cameroun), est allé jusqu’à que « celui ou celle qui achète un article à trente francs et le revend à vingt francs fait bien ». Bien entendu, dans l’esprit du proverbe Mafa, ce qui louable ici n’est pas la perte mais  l’esprit d’initiative. En réalité, éviter de se croiser les bras n’est-ce pas déjà se projeter dans le cercle de ceux et celles qui finiront par gagner?

Une chose est sûre, la Bible condamne l’oisiveté avec énergie. Dieu nous a créé à son image (Genèse 1 :26) et l’un des aspects de cette imago dei, c’est le travail. Il n’est donc pas étonnant de voir que, même quand il plaça l’homme et la femme dans le merveilleux jardin d’Eden, il prit le soin de leur donner un cahier de charges bien précis : cultiver et garder le jardin (Genèse 2 :15). Le travail est donc un mandat divin. Il précède la chute et ses conséquences. Il n’est pas une malédiction. C’est plutôt un bien précieux, conformément à ce que nous lisons dans Proverbes 12 :27 : « Le paresseux ne fait pas rôtir son gibier; le bien le plus précieux de l’homme, c’est l’activité. » (La Bible du semeur). Un peu plus loin, dans le même livre, nous lisons ceci : « J’ai passé près du champ d’un paresseux et le long du vignoble d’un homme sans courage, et voici que les orties avaient tout envahi, les ronces recouvraient le sol et le muret de pierres était en ruines. En voyant cela, je me suis mis à réfléchir et j’ai tiré une leçon de ce que j’ai observé : ‘Je vais juste faire un petit somme, dis-tu, juste un peu m’assoupir, rien qu’un peu croiser les mains et rester couché un instant,  mais pendant ce temps, la pauvreté s’introduit chez toi comme un rôdeur, et la misère comme un pillard. » (Proverbe 24 :30-34, La Bible du Semeur). Dans 2 Thessaloniciens 3 :10, la Bible déclare avec une rigueur sans faille: «Que celui qui refuse de travailler renonce aussi à manger»! (La Bible du semeur). L’oisiveté n’a donc pas sa place parmi nous.

Mais, est-on en droit de se demander, que faire quand on cherche en vain du travail ? Que faire quand on a perdu son emploi ? Ce sont des situations bien difficiles et nous n’avons pas de recette à proposer. Cependant, le Seigneur n’abandonne pas ses enfants. Il est donc sage de se tourner premièrement vers Dieu afin d’implorer son secours et sa sagesse. Il peut faire jaillir de l’eau même au milieu du désert du marché de travail. Ensuite, il est aussi recommandé de contacter des services compétents ou des amis qui pourraient indiquer des possibilités d’emploi. Parfois, si les moyens et les circonstances le permettent, on peut repartir à l’école pour mieux s’équiper dans son domaine de spécialisation ou même se former dans un autre domaine où il est plus facile de trouver un emploi.   Nous avons connu des diplômés de grandes écoles qui se sont reconvertis en plombiers, infirmiers ou vendeurs de vêtements d’occasion (et la liste est loin d’être exhaustive) et qui gagnent honnêtement leur vie. Certaines personnes s’engagent comme volontaires dans certaines organisations et finissent par y trouver un débouché ou par y rencontrer des personnes qui leur donnent des indications précieuses qui leur ouvrent des portes d’emplois décents. D’autres trouvent leur compte dans la création de leurs propres entreprises, même modestes.  Dans tous les cas, il est mille fois préférable de se battre dans la vie en s’appuyant sur le Seigneur que de rester les bras croisés.

© Copyright, Moussa Bongoyok, 2010.

L’HOSPITALITE

« Ndo a ndehè a gai azbai. »  (N’gèlègèdma mafahai)

« Les êtres humains ne peuvent jamais remplir une maison. » (Proverbe mafa du Cameroun)

“Humans can never fill a house.” (There is always room for one more)  (Mafa Proverb)

Signification: Il y a toujours de la place pour une personne de plus dans la maison. Il faut être hospitalier.

Source : Proverbe envoyé par Gabriel Slanwa, Coordinateur Régional MTN pour l’Ouest et le Nord Ouest, un Mafa du Cameroun.

Parallélisme biblique :

L’univers entier est encore sous le choc de la grande tragédie qui frappe de plein fouet Haïti depuis le violent séisme du 12 janvier 2010. De centaines de milliers de personnes ont péri sous les décombres des maisons et des édifices publiques. Les survivants sont torturés par la douleur, la faim, la soif et diverses autres formes de souffrance. Plus d’un million de personnes sont sans abri. Voilà un grand test de générosité, de solidarité  et d’hospitalité pour l’univers tout entier. Volons au secours de nos frères et sœurs haïtiens.

Juste avant le séisme, Gabriel Slanwa nous a envoyé le proverbe susmentionné où il est justement question d’hospitalité.   Dieu veut certainement attirer notre attention sur cette vertu très importante et qui tend à disparaitre dans notre monde rongé par le matérialisme et l’individualisme.

Dans la société traditionnelle Mafa, l’hospitalité est de rigueur. Même le plus pauvre membre de la société fait de son mieux pour loger et nourrir un parent, un ami, ou un hôte de passage, même étranger, sans s’attendre à quoi que ce soit en contrepartie. Il convient de noter que, dans ce contexte, les visiteurs n’annoncent pas leur arrivée. Parfois, leur nombre peut dépasser l’entendement des occidentaux. Cinq, Dix, vingt ou même plus de personnes peuvent débarquer à l’improviste et à une heure tardive et la culture Mafa exige qu’on leur offre de l’eau à boire, de la nourriture et un endroit où elles peuvent dormir. Quand nous étions enfant, nous avons surpris plusieurs fois notre mère au moment où elle entrait dans la cuisine au milieu de la nuit pour préparer de la nourriture à des visiteurs, mais jamais nous ne l’avons entendu murmurer. Pour elle, comme pour toute la société Mafa, c’est tout à fait normal d’exercer l’hospitalité même si ces visiteurs doivent rester pendant plusieurs semaines.

Il faudrait quand même reconnaitre tout de suite que certaines personnes ont abusé de cette hospitalité et  sont devenues des « parasites », des gens qui s’accrochent mordicus à l’hospitalité pour vivre aux dépens des autres.  Ceci est surtout perceptible dans les grandes villes. Jean-Jacques Rousseau pensait peut-être à des situations pareilles quand il a écrit « C’est l’affluence des hôtes qui détruit l’hospitalité. »  En réalité des abus existent. Ils doivent être dénoncés et réprimés car on ne saurait encourager indirectement la paresse et l’escroquerie sous le couvert de l’hospitalité.  Seulement, ces déviations ne cadrent pas avec la culture Mafa. En réalité, même si  les familles qui recevaient et hébergeaient les visiteurs n’exigeaient rien en retour, les visiteurs ne venaient pas les mains vides. Même quand une fille mariée rendait visite à ses parents, elle leur apportait toujours de la farine de mil (parfois enrichie) et un coq. En repartant, les parents lui donnaient du mil et parfois de la viande de chèvre. Ceux et celles qui prolongeaient leur séjour dans la famille participaient aux divers travaux qu’effectuaient les membres de la famille  hôte et ne se croisaient jamais les bras. Ainsi, il y avait une sorte de compensation volontaire qu’elle soit directe ou indirecte. Mais, même quand (dans des cas rares) cette compensation faisait défaut, la joie de rendre service dépassait toute récompense matérielle.  On comprend alors pourquoi l’hospitalité est restée d’actualité chez les Mafa et dans la quasi-totalité des groupes ethniques du continent africain, même au vingt-unième siècle.

Ce n’est que normal d’ailleurs, surtout quand on sait que l’hospitalité est conforme à la volonté de Dieu à l’égard de ses créatures.  Il est écrit dans Romains 12 :9-13 :

« L’amour ne sait pas mentir. Ayez donc le mal en horreur, attachez-vous de toutes vos forces au bien, notamment en ce qui concerne:
— l’amour fraternel: soyez pleins d’affection les uns pour les autres;
—l’estime mutuelle: faites passer les autres avant vous;
— l’ardeur: n’hésitez pas;
—l’Esprit: soyez bouillants;
—le Seigneur: soyez de bons serviteurs;
— l’espérance: qu’elle soit votre joie;
—l’épreuve: qu’elle vous trouve pleins d’endurance;
—la prière: qu’elle soutienne votre persévérance;
— les besoins de ceux qui appartiennent à Dieu: soyez-en solidaires, toujours prêts à pratiquer l’hospitalité. » (La Bible du Semeur)

Le texte de 1 Pierre 4 :9 ajoute une précision très importante sur la manière de pratiquer l’hospitalité : « Exercez l’hospitalité les uns envers les autres, sans vous plaindre. » (La Bible du semeur).  L’auteur de l’épitre aux Hébreux indique que celui ou celle qui exerce l’hospitalité peut même héberger des anges sans le savoir : « Ne négligez pas de pratiquer l’hospitalité. Car plusieurs, en l’exerçant, ont accueilli des anges sans le savoir. » (Hébreux 13 :2, La Bible du Semeur). Ce texte fait certainement allusion à Abraham qui a effectivement accueilli des anges (Genèse 18 :1-8). Lot a aussi fait la même expérience (Genèse 19 :1-11). En dehors de ces deux, la Bible cite en exemple de nombreuses personnes qui ont exercé l’hospitalité : le pharaon (Genèse 12 :16),  Abimélek (Genèse 20 :14-15), les Hittites (Genèse 23 :6-11), Laban (Genèse 24 :31 et 29 :13-14), Isaac (Genèse 26 :30), Joseph (Genèse 43 :31-34), Jéthro (Exode 2 :20), Rahab (Josué 2 :1-16), le vieillard de Guibea (Juges 19 :16-21), David (2 Samuel 9 :7-13), la veuve de Sarepta (1 Rois 17 :10-24), la Sunamite (2 Rois 4 :8), Elisée (2 Rois 6 :22), Job (Job 31 :32), Martha (Luc 1038 et Jean 12 :1-2), Zachée (Luc 19 :1-10), Simon le tanneur (Actes 10 :6-23), Lydie (Actes 16 :15), Onésiphore (2 Timothée 1 :16) et Gaius  (3 Jean 1 :5-8).  Cette liste est d’ailleurs loin d’être exhaustive ;  mais elle prouve à suffisance que riches et pauvres, hommes et femmes, étrangers et autochtones,  peuvent exercer l’hospitalité chacun dans la limite de ses possibilités. Par ailleurs, Dieu sait récompenser ceux qui exercent l’hospitalité. A cause de son hospitalité, la veuve de Sarepta a été bénie (1 Rois 17 :10-24). Rahab et tous les membres de sa famille ont eu la vie sauve pour la même raison (Josué 6 :17-25). Même le moindre geste fait avec une bonne disponibilité intérieure est pris en compte et sera tôt ou tard récompensé par le Seigneur (Marc 9 :37,41 ; Matthieu 25 :31-40).

Tout en agissant avec discernement, exerçons l’hospitalité. Faisons-le par amour et sans murmurer car c’est pour la gloire de Dieu et le bonheur de nos prochains.

© Copyright, Moussa Bongoyok, 2010.

LARMES INVISIBLES DES ORPHELINS

Kud mbelawa a hada a hwad. (N’gelegedma mafahai)

Les larmes de l’orphelin coulent dans le ventre. (proverbe mafa)

The tears of the orphan run inside. (Mafa proverb)

Sens: Les orphelins souffrent silencieusement. Les gens se soucient peu des conditions difficiles dans lesquelles ils se trouvent.

Parallélisme biblique

Dieu, notre Créateur, nous connait parfaitement. Il sait que l’être humain a tendance à mépriser, voire à exploiter les faibles et les pauvres. La condition des orphelins est souvent pire car leurs parents qui les aimaient et qui auraient pu au moins plaider leur cause auprès des autorités compétentes ne sont plus. Même quand l’un des parents vit, le problème n’est pas nécessairement résolu car le plus souvent ce sont les femmes qui survivent, et elles n’ont pas du tout la tâche facile. Les frustrations, les humiliations, les injustices, et les larmes occupent une bonne partie de leur lot quotidien. Voilà pourquoi Dieu se dresse contre l’exploitation des orphelins.

En effet, Dieu ne néglige nullement les orphelins. Au contraire, il se présente lui-même comme étant le père des orphelins et le défenseur des veuves (Psaume 68 :5). Il condamne avec énergie les injustices perpétrées contre les orphelins et punit les coupables. Le texte d’Exode 22 :21-23 déclare :

« Vous n’opprimerez jamais ni la veuve ni l’orphelin. Si vous les opprimez de quelque manière, et qu’ils fassent monter leur plainte vers moi, je ne manquerai pas d’écouter leur cri, je me mettrai en colère contre vous et je vous ferai périr par la guerre, de sorte que vos femmes deviendront elles-mêmes veuves et vos fils orphelins. »

Beaucoup d’autres versets bibliques abondent dans le même sens (voir Deut. 10 :18, 24 :17-21). Il faudrait donc se garder d’opprimer les orphelins et les veuves. Tôt ou tard Dieu punira la personne coupable si elle ne se repent pas et ne se détourne pas de la mauvaise voie avant qu’il ne soit tard. Mais, l’idéal n’est pas de se garder de faire du mal aux orphelins par crainte de châtiment mais de leur faire du bien par motif de conscience, par égard pour des êtres créés à l’image de Dieu, mieux encore par amour sincère. C’est d’ailleurs ce que Dieu attend de quiconque se dit religieux. J’en veux pour preuve le texte de Jacques 1 :27 où il est écrit :    « La religion authentique et pure aux yeux de Dieu, le Père, consiste à aider les orphelins et les veuves dans leurs détresses et à ne pas se laisser corrompre par ce monde. » Voilà un texte qui devait transformer la vie sur notre planète quand on sait que l’écrasante majorité de la population humaine se veut religieuse. Et pourtant, les Mafa ont raison de dire que « les larmes de l’orphelin coulent dans le ventre » car les orphelins sont souvent victimes de nombreuses in justices.

Cette semaine et tout au long de notre pèlerinage terrestre, nous qui avons accepté Jésus comme notre Sauveur et Seigneur et craignons Dieu, engageons-nous à marquer la différence. Aimons les orphelins et prenons soin d’eux de la meilleure manière possible car telle est la volonté de Dieu à notre égard. En le faisant, nous honorerons notre Créateur, et nous rendrons d’énormes services à l’humanité.

N.B : Toutes les citations bibliques sont tirées de la Bible du Semeur.

The explanation of the above proverb is available in English at this link:

http://www.afriprov.org/index.php/african-proverb-of-the-month/29-2003proverbs/189-may-2003-proverb-qthe-tears-of-the-orphan-run-insideq-mafa-cameroon-nigeria-and-niger-.html

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2009.

LA HONTE TUE

« Ndza’a a horai a gèd a m’metsai. » (N’gèlègèdma  mafahai)

« Shame hurts more than death. » (Mafa Proverb)

“La honte fait plus mal que la mort.” (Proverbe mafa)

Sens : Il n’est pas bon de se retrouver dans une situation humiliante.

HUMILITE COMME AUTOROUTE DE LA SAGESSE

« Ta kda ndo n’rezla’a man a tètèkè maya azbai. » (n’gelègdma mafahai).


« On ne tue pas l’ignorant qui mendie la sagesse. » (Proverbe mafa).


« Nobody kills an ignorant who begs for wisdom. »  (Mafa proverb).

Sens: Au lieu de prétendre qu’on connait quelque chose et de demeurer dans l’ignorance, il vaut mieux être assez humble pour se renseigner ou s’instruire.

P.S: For detailed explanation of this proverb in English please visit:

http://www.afriprov.org/index.php/african-proverb-of-the-month/42-2009proverbofthemonth/467-august2009proverbofthemonth.html

LE PIEGE DE L’IMITATION

“Ka slu dimesh ndo bai, ka gotso n’gèce ndo bai.” (n’gèlegèdma mafahai)

« Ne chante pas le chant d’autrui, ne danse pas la danse d’autrui. » (Proverbe Mafa)

« Do not sing someone’s song, do not dance someone’s dance. » (Mafa Proverb)


Signification: Sois naturel. Tu es original(e), pourquoi voudrais-tu etre une mauvaise photocopie?

Victor Hugo a dit, dans le même esprit,  « N’imitez rien ni personne. Un lion qui copie un lion devient un singe.« 

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