ETHIQUE DU TRAVAIL

“N’kurèce hwad na ausa ara wuda wa ?” (N’gèlègedma mafahai)

« Qui déchire son ventre comme le grillon? » (Proverbe mafa)

“Who torns his or her belly like the cricket?” (Mafa proverb)

Signification: Il ne faut jamais négliger la source de sa subsistance.


Parallélisme biblique

L’un de nos meilleurs souvenirs d’enfance est la « chasse aux grillons » dans les champs. Cette chasse intervenait généralement au mois d’août. C’était l’occasion pour nous de démontrer aux adultes que les enfants sont aussi capables de braver la nuit noire, les scorpions, les serpents et bien d’autres dangers. Armés de lampes torches et de houe, il ne nous restait plus qu’a être attentifs aux chants des grillons qui nous orientaient vers la bonne direction.  Nous nous servions alors des lampes torches pour aveugler ces insectes et de houes pour creuser les trous où ils se réfugiaient. Nous revenions rarement bredouilles.

Ici, notre proverbe parle aussi du grillon mais sous un autre angle. Le but est d’attirer l’attention des gens qui sont négligents sur le danger qu’ils courent quand ils prennent à la légère la source de leur subsistance. Ce proverbe est plus profond que ce que d’aucuns appelleraient « la politique du ventre ».  Il touche à l’attitude envers les bienfaiteurs et les patrons. Il se rapporte également à l’éthique du travail et au danger de la négligence.  Nous ne sommes donc pas loin de Proverbes 27 :18 où il est écrit : « Qui soigne son figuier jouira de ses fruits, et qui prend soin de son maître sera honoré. » (La Bible du Semeur).

Dans l’esprit de ce proverbe, un travailleur sage ne saurait donc s’amuser à faire son travail à la légère ou à  manquer de respect envers son patron ou sa patronne. La Bible semble même élever particulièrement la barre de l’éthique du travail pour les chrétiens. C’est ainsi que nous lisons : « Vous, esclaves obéissez à vos maîtres terrestres avec crainte et respect, avec droiture de cœur, et cela par égard pour le Christ. N’accomplissez pas votre tâche seulement quand on vous surveille, comme s’il s’agissait de plaire à des hommes, mais agissez comme des esclaves du Christ, qui accomplissent la volonté de Dieu de tout leur cœur. Faites votre travail de bon gré, et cela par égard pour le Seigneur, et non par égard pour les hommes. Car vous savez que chacun, qu’il soit esclave ou libre, recevra ce qui lui revient selon le bien qu’il aura fait.» (Ephésiens 6 :5-8 (La Bible du Semeur).  Le texte de Colossiens 3 :22-24 abonde dans le même sens: « Esclaves obéissez en tous points à vos maîtres terrestres, et pas seulement quand on vous surveille, comme s’il s’agissait de plaire à des hommes, mais de bon gré, parce que vous révérez le Seigneur. Quel que soit votre travail, faites-le de tout votre cœur, et cela par égard pour le Seigneur et non par égard pour des hommes. Car vous savez que vous recevrez du Seigneur, comme récompense, l’héritage qu’il réserve au peuple de Dieu. Le Maître que vous servez, c’est le Christ.» (La Bible du Semeur).

Bien que l’époque d’esclavage soit révolue, les principes qui se dégagent de ces textes restent valables.  Si tous les employés les appliquaient, et si les employeurs agissaient conformément aux recommandations bibliques relatives à la bonté envers les ouvriers et à la rétribution équitable (pour ne citer que ces deux aspects, Cf. Ephésiens 6 :9 ; Colossiens 4 :1), le monde de travail serait beaucoup plus agréable.

Dans le domaine spirituel, quelle que soit notre position au sein de l’église, nous sommes tous des ouvriers du Seigneur.  Le texte de 1 Pierre 2 :9-10 l’exprime clairement: « Mais vous, vous êtes une race élue, une communauté de rois-prêtres, une nation sainte, un peuple que Dieu a libéré pour que vous célébriez bien haut les œuvres merveilleuses de celui qui vous a appelés à passer des ténèbres à son admirable lumière. Car vous qui autrefois n’étiez pas son peuple, vous êtes maintenant le peuple de Dieu. Vous qui n’étiez pas au bénéfice de la grâce de Dieu, vous êtes à présent l’objet de sa grâce. » (La Bible du Semeur). En tant qu’ouvriers du Seigneur gardons-nous de faire négligemment notre travail avec tout ce que cela comporte comme conséquences. Soyons plutôt du nombre de ceux qui sont fidèles et seront félicités au retour du Christ (cf. Matthieu 24 :45-51).

Dans la vie courante comme dans le monde spirituel, la négligence est désastreuse.  Un homme ou une femme sage doit savoir éviter le chemin de la négligence et emprunter celui de la vigilance, surtout quand sa subsistance et sa récompense céleste sont en jeu.

© Copyright by Moussa Bongoyok, 2010.

4 responses to this post.

  1. Posted by Hodekwem on juillet 5, 2010 at 5:35

    Bonsoir,
    Ah cela me rappelle ma tendre enfance et je peux lire le message de Dieu a travers cela.
    Que Dieu vous benisse frere.
    En Jesus

    Répondre

    • Posted by bongoyok on juillet 5, 2010 at 9:30

      Cher Richard,
      C’est encourageant de savoir qu’on n’est pas « le seul à Jérusalem » ! Je suis heureux d’apprendre que le petit récit introductif vous rappelle aussi votre tendre enfance. Veuillez me faire parvenir des proverbes du terroir. Je me chargerai de les commenter et de les porter sur l’internet. Encouragez vos amis à faire de même. Daigne le Seigneur vous combler de ses multiples bénédictions.
      Paix, joie et espoir en Christ,
      Moussa.

      Répondre

  2. Posted by Hodekwem on juillet 6, 2010 at 5:55

    Pasteur,
    j’ai deux ou trois que je peux vous proposer, je le fais de que possible.
    En Jesus.
    Richard

    Répondre

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :