HONNEUR AUX MERES BIOLOGIQUES ET SPIRITUELLES

“Andre iri yo.” (proverb ewe/ Ghana et Togo)

“Il n’y a pas deux mères. » (proverbe ewe)

“There are no two mothers.” (Ewe proverb)

Signification: La tendresse d’une mère est unique.

Source : http://www.docstoc.com/docs/28350472/Weekly-African-Proverbs/ website accédé le 9 mai 2010.


Parallélisme biblique

Les Ewe l’ont bien perçu; une mère est irremplaçable. Le rôle qu’elle joue dans la vie d’un enfant est unique. Ni le père, ni les frères et sœurs, ni les amis, ni les membres de la famille élargie, ne peuvent réellement se substituer à elle. La tendresse, l’engagement et l’amour d’une mère semblent être inimitables. Il est vrai que certaines mères sont plus gentilles que d’autres, mais toutes méritent notre respect car sans elles nous n’existerions pas. Ceux qui ont pu observer de près les femmes pendant leur état de grossesse ou au moment de l’accouchement peuvent avoir une idée de ce qu’une mère endure courageusement  par amour pour sa progéniture.

D’ailleurs, tout ne s’arrête pas là car, dans les conditions normales, une mère ne jette son enfant aussitôt après sa naissance. Au contraire, elle l’embrasse avec une joie débordante et un soin méticuleux. Elle ne considère pas du tout ses multiples sacrifices comme un fardeau car l’affection qu’elle a pour son enfant devient pratiquement une partie de sa nature. Il n’est donc pas étonnant de la voir manifester le même attachement vis-à-vis de son enfant même quand celui ou celle-ci grandit au point de devenir à son tour un parent. L’affection maternelle ne connait pas du tout la retraite. Elle demeure inébranlable. Même si parfois une mère peut sembler être dure ou insensible, au plus profond d’elle-même, l’amour qu’elle a pour son enfant défie les adversités de la vie.

On comprend alors pourquoi Dieu lui-même cite l’amour maternel en exemple. C’est ainsi que nous lisons en Esaïe 49 :15 : «Une femme oublie-t-elle l’enfant qu’elle nourrit? Cesse-t-elle d’aimer l’enfant qu’elle a conçu? Et même si les mères oubliaient leurs enfants, je ne t’oublierai pas! » (La Bible du Semeur). Dieu déclare ici que, de la même manière qu’une mère physique ne cesse pas d’aimer l’enfant qu’elle a conçu, Dieu aimera toujours ses enfants spirituels.

Dans une autre image similaire et très significative, le Christ Jésus se compare à la mère poule. C’est ce que nous apercevons à travers cet extrait de sa lamentation sur Jérusalem : « Ah, Jérusalem! Jérusalem! toi qui fais mourir les prophètes et qui tues à coups de pierres ceux que Dieu t’envoie! Combien de fois j’ai voulu rassembler tes habitants auprès de moi comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes! Mais vous ne l’avez pas voulu!” (Matthieu 23:37 La Bible du Semeur cf. Luc 13:34).

De la même manière que la poule veille sur ses poussins, une mère veille sur son enfant.  Mais, qui est « mère » ? Le proverbe ewe ne doit pas nous faire perdre de vue une autre dimension de cette notion. Dans presque tous les  groupes ethniques africains, le vocable « mère » ne s’applique pas seulement à la mère biologique.  Il peut designer une tante, une nourrice, une marâtre, une grande sœur, ou n’importe quelle femme, qui prend soin (ou a pris soin) d’un enfant avec  un amour sincère. Une telle femme est non seulement appelée mère, mais elle est traitée et respectée au même pied d’égalité qu’une mère biologique.

Force est de relever que la Bible nous invite aussi à prendre  au sérieux cette dimension.  C’est ainsi que Timothée fut exhortée à traiter les femmes âgées comme des mères (1 Timothée 5 :2).  Dans ce domaine, le Seigneur Jésus-Christ a laissé un modèle. Il n’a pas négligé sa mère biologique. Avant de mourir sur la croix, il a pris le soin de recommander Marie aux bons soins de Jean qui devait la traiter comme sa propre mère (Jean 19 :26-27). Mais, il a refusé de s’enfermer dans la logique d’une conception charnelle et égoïste de la famille. C’est ainsi qu’il pouvait dire haut et fort : « …celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, ou une mère. » (Marc 3 :35, La Bible du Semeur).

Soyons reconnaissants  au Seigneur pour nos mères biologiques et spirituelles mais aussi pour toutes celles qui, à cause de leur amour pour nous,  sont dignes d’être considérées comme nos propres mères. Exprimons-leur notre gratitude en parole et en actes. Au cas où, pour une raison ou autre, nous avons été blessés par elles, accordons-leur notre pardon de la même manière que le Seigneur nous a pardonné. Et si c’est nous qui sommes fautifs, dépêchons-nous de leur demander sincèrement pardon et de leur témoigner notre amour. Si elles ont déjà terminé leur pèlerinage terrestre, souvenons-nous de leurs qualités et demandons au Seigneur la grâce d’imiter ces qualités et même de faire mieux pour le plus grand bonheur de nos prochains et la gloire de Dieu.

© Copyright, Moussa Bongoyok, 2010.

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